Pour les articles homonymes, voirBlanc-Sablon (homonymie).
| Blanc-Sablon municipalité | |
Baie-Blanc-Sablon, Détroit de Belle-Isle | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Côte-Nord |
| Subdivision régionale | Le Golfe-du-Saint-Laurent |
| Statut municipal | Municipalité |
| Maire Mandat | Colin Shattler 2025-2029 |
| Code postal | G0G 1C0 (Blanc-Sablon), G0G 1E0 (Brador) et G0G 1W0 (Lourdes-de-Blanc-Sablon) |
| Constitution | |
| Démographie | |
| Gentilé | Blanc-Sablonnais et Blanc-Sablonnaise |
| Population | 1 122 hab.() |
| Densité | 3 hab./km2 |
| Code géographique | 2498005 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 51° 24′ 48″ nord, 57° 12′ 06″ ouest |
| Superficie | 37 650 ha = 376,5 km2 |
| Localisation | |
![]() Dans laMRC :Le Golfe-du-Saint-Laurent. | |
| modifier | |
Blanc-Sablon est une municipalité située sur la rive de laBaie de Blanc-Sablon, dans leDétroit de Belle-Isle, MRCLe Golfe-du-Saint-Laurent,Côte-Nord, province deQuébec,Canada[1].
La municipalité est constituée de la fusion des villages Lourdes-de-Blanc-Sablon, de Blanc-Sablon et de Brador[2].
Les premiers explorateurs européens désignaient l'endroitblanc sablon en raison du sable fin qu'on y trouvait. Le vocable "sablon" signifie « sable » envieux français. Il est possible que ce toponyme soit inspiré de l'anse des Blancs-Sablons, àSaint-Malo enBretagne, ville natale de l'explorateurJacques Cartier.


Le site archéologique de Blanc-Sablon révèle la présence depuis 9 000 ans de diverses populations sur ce lieu historique[3]. Des vestiges d'occupation du territoire par lesAutochtones et les premiers Européens arrivés en Amérique, même avantJacques Cartier[4]. Les artefacts trouvés sur la soixantaine de sites archéologiques présents sur le territoire communal de Blanc-Sablon y compris l'île au Bois situé en face de Blanc-Sablon, permettent d'identifier la présence d'autochtones de larégion subarctique et de celle depaléoesquimaux anciens[5].
Les fouilles archéologiques qui se poursuivent attestent de la présence européenne dès leXVIe siècle.Jacques Cartier en mentionne le nom à plusieurs reprises durant son premier voyage en1534.
Durant lesXVIe et XVIIe siècles, des pêcheursbasques,bretons,normands etportugais fréquentent la région. Ils y pêchent lamorue et y chassent labaleine. Ils y font sécher leurs pêcheries de morues et au dépeçage des baleines, avant de s'en retourner vers l'Europe. Ils ont des contacts avec les autochtones,Amérindiens etInuits.
Le, l'officier destroupes de marine,Augustin Le Gardeur de Courtemanche, obtenait dugouverneur de la Nouvelle-France, le sieurLouis-Hector de Callière et de l’intendant des armées navales, le sieurFrançois de Beauharnois de La Chaussaye une concession auLabrador pour une durée de dix ans située sur la baie de Brador, sur la côte orientale de la baie du même nom, à sept kilomètres au nord du village de Blanc-Sablon en bordure dudétroit de Belle-Isle[6]. Il obtint le privilège de la pêche à la morue et de la baleine[7].
En1704, Augustin Le Gardeur de Courtemanche, devenu propriétaire foncier de laBasse-Côte-Nord, érigea avec l'aide de son beau-filsFrançois Martel de Brouague, le fort Pontchartrain dans la baie de Phélypeaux devenue la baie de Brador. Il s'agit d'unposte de traite fortifié qui protège la côte Nord-Est dudétroit de Belle-Isle le long de la côte méridionale duLabrador. Ils baptisèrent ce fortin en l'honneur deJérôme Phélypeaux de Pontchartrain qui étaitsecrétaire d'État de la marine. Ce fort comprenait notamment des logements pour le personnel, une chapelle pour laquelle Le Gardeur de Courtemanche fait venir un prêtre qu’il installe dans son fort pour qu’il assure le service religieux des pêcheurs français de morue et de loup marin et des traiteursInuits. Dans lesannées 1970 et1980, des archéologues exhumèrent ce qu’on croit être le fort Pontchartrain ; ils y découvrirent plusieursartéfacts témoignant de la vie quotidienne dans unposte de traite français auXVIIIe siècle[8].
En1714, le roiLouis XIV lui concédait la baie de Phélypeaux (baie de Brador) et le nommait commandant de la côte du Labrador et du fort Pontchartrain du Labrador.
En1718, à sa mort, son beau-fils,François Martel de Brouague lui succédera comme commandant de la place forte. Ce poste fortifié était identifié sous les noms de « fort de Pontchartrain du Labardor » ou « fort de la baie de Phélypeaux ».
Cependant, il faudra attendre au début duXIXe siècle pour voir des colonscanadien-français etacadiens s'y établir en plus grand nombre. En1858, la Mission de Longue Pointe de Blanc-Sablon est fondé. Elle prendra les noms de Lourdes-de-Blanc-Sablon et de Notre-Dame-de-Lourdes vers la fin du siècle. En1884, unbureau de poste y est ouvert.
En1963, le village est incorporé comme une partie de la municipalité deCôte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent. Le, elle devient une municipalité à part entière.
La municipalité de Blanc-Sablon est située sur lacôte-nord dugolfe du Saint-Laurent, près de l'entrée dudétroit de Belle Isle. Blanc-Sablon est à environ 800 km à l'est deSept-Îles et à environ 2 230 km deMontréal (par la route). Elle est située entre les municipalités deBonne-Espérance auQuébec etL'Anse-au-Clair auLabrador.
Avec une population de 1 118 habitants[9], Blanc-Sablon est la municipalité la plus peuplée de lamunicipalité régionale de comté (MRC)Le Golfe-du-Saint-Laurent.
La municipalité est composée de trois villages, le bourg de Blanc-Sablon, et les villages de Brador et deLourdes-de-Blanc-Sablon.
La municipalité compte trois rivières importantes : larivière Brador se déversant dans labaie de Brador, larivière Brador Est se déversant dans labaie de Brador et larivière de Blanc-Sablon se déversant dans laBaie de Blanc-Sablon. Le promontoire qui sépare ces baies est dominé par le mont Parent, d'une élévation de cent mètres avec un sommet plat. Ce toponyme rend hommage à Martin Parent, un pêcheur local au milieu deXIXe siècle[10].
L'estuaire de larivière Brador et de larivière de Blanc-Sablon comporte unelagune, désignéebarachois, séparée de la mer par unbanc de sable ou de gravier. L'eau de mer y entre à marée haute.
Face au village de Blanc-Sablon, plusieurs îles parsèment le golfe, et aussi dans la baie de Brador, formant l'archipel de Blanc-Sablon, dont l'île au Bois, Longue, du Bassin et les îles aux Perroquets et l'île Greenly qui abritent lerefuge d'oiseaux de la baie Brador.
La municipalité de Blanc-Sablon compte plusieurs pointes s'avançant dans legolfe du Saint-Laurent (énumérées d'est en ouest) : pointe Saint-Charles, pointe à Morel, pointe Lazy, pointe à la Chasse, pointe à la barque, cap Crow et pointe Jones.
| Petit-Mécatina | ||||
| Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent | N | L'Anse-au-Clair ( | ||
| O Blanc-Sablon E | ||||
| S | ||||
La municipalité de Blanc-Sablon comporte trois localités : le village de Blanc-Sablon (est), le village de Lourdes-de-Blanc-Sablon (centre) et le village de Brador (ouest).
Le village de Blanc-Sablon a été aménagé sur labaie de Blanc-Sablon. Il compte116 habitants en 2016[11].
Peuplée de près de850 personnes,Lourdes-de-Blanc-Sablon est la plus grande communauté de la municipalité. Elle est située sur la péninsule qui sépare labaie de Brador de labaie de Blanc-Sablon. L'endroit est un promontoire originellement connu sous le nom de « Longue-Pointe ». L'hôpital de Blanc-Sablon est situé dans le village de Lourdes-de-Blanc-Sablon.
Brador se trouve sur la côte est de labaie de Brador, à sept kilomètres au nord du village de Lourdes-de-Blanc-Sablon. Il compte une centaine d'habitants. Connu auXVIIIe siècle sous le nom de Fort Pontchartrain, son nom actuel vient du nomLabrador. Le toponyme était alors décortiqué enLa Brador.François Martel de Brouague, commandant du Roy pour le Labrador, désignait d'ailleurs l'endroit ainsi : « À la baye de Phélipeaux [Baie de Brador], coste de la Brador ».
À l'instar du reste de laBasse-Côte-Nord et malgré sa proximité avec leLabrador etTerre-Neuve, Blanc-Sablon vit à l'heure normale de l'Atlantique toute l'année[12],[13].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | −16,6 | −16 | −11 | −4 | 0 | 4,4 | 8,6 | 9,4 | 5,5 | 1,1 | −4,5 | −11 | −3 |
| Température moyenne (°C) | −11,8 | −11,3 | −6,4 | −1 | 3,8 | 8,6 | 12,7 | 13,5 | 9,4 | 4,6 | −1 | −7 | 1 |
| Température maximale moyenne (°C) | −7,1 | −7 | −2,5 | 2,5 | 8 | 12,5 | 16,1 | 17,2 | 13,3 | 7,5 | 2,4 | −3,1 | 5 |
| Record de froid (°C) date du record | −32,8 1971 | −34,1 1994 | −32,5 1986 | −23 1994 | −11,7 1972 | −3,6 1994 | 0 1987 | −0,8 1981 | −4,8 1982 | −10,6 1969 | −18,9 1992 | −30,6 1970 | −34,1 1994 |
| Record de chaleur (°C) date du record | 9,1 2006 | 8,3 1996 | 10,4 1979 | 19,2 1979 | 25 2005 | 27,1 2012 | 27,1 2007 | 28,1 2010 | 24,7 2003 | 21 2014 | 16,2 1996 | 11 2020 | 28,1 2010 |
| Ensoleillement (h) | 94 | 106,7 | 111,7 | 137,6 | 157,5 | 165,3 | 141,9 | 159 | 128,9 | 106,2 | 85,1 | 75,8 | 1 469,4 |
| Précipitations (mm) | 765 | 812 | 912 | 533 | 67,7 | 783 | 940 | 912 | 1 018 | 85 | 83,8 | 98,4 | 6 444 |
| dont neige (cm) | 85,4 | 75,7 | 68,6 | 29,1 | 7,4 | 0,66 | 0,02 | 0 | 0,03 | 6 | 26,9 | 75,5 | 375,3 |
| Nombre de jours avec précipitations | 17,5 | 16,9 | 17 | 13,9 | 15,1 | 16 | 17,4 | 15,1 | 14,5 | 15,5 | 15,8 | 17,9 | 192,7 |
| Nombre de jours avec neige | 16,5 | 15,9 | 15,1 | 8,7 | 2,9 | 0,32 | 0,04 | 0 | 0,04 | 2,3 | 8,6 | 15,6 | 86,1 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
−7,1 −16,6 765 | −7 −16 812 | −2,5 −11 912 | 2,5 −4 533 | 8 0 67,7 | 12,5 4,4 783 | 16,1 8,6 940 | 17,2 9,4 912 | 13,3 5,5 1 018 | 7,5 1,1 85 | 2,4 −4,5 83,8 | −3,1 −11 98,4 |
| Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm | |||||||||||
Étant à l'extrémité orientale de laCôte-Nord, Blanc-Sablon est desservi par une navette maritime reliant notammentRimouski etSept-Îles[26],[27]. Cette liaison maritime, fournie par le navireBella-Desgagné, est subventionnée par le gouvernement du Québec et dessert les localités le long de la rive nord dugolfe du Saint-Laurent: Blanc-Sablon,Saint-Augustin (Le Golfe-du-Saint-Laurent),La Tabatière,Tête-à-la-Baleine,Harrington Harbour,La Romaine (village),Kegaska,Port-Menier (L'Île-d'Anticosti). Blanc-Sablon est également le terminus nord d'un service de traversier à travers ledétroit de Belle-Isle entre l'île deTerre-Neuve et leLabrador qui est la partie continentale de la province deTerre-Neuve-et-Labrador[28]. Ce service est subventionné entièrement par le gouvernement deTerre-Neuve-et-Labrador et se connecte avec un terminus sud àSainte-Barbe, dans labaie de Sainte-Barbe àTerre-Neuve-et-Labrador. Ce service de traversier est en opération de mars à janvier. La distance est de 28 km.

Route 138
Jusqu'à maintenant, la municipalité de Blanc-Sablon reste inaccessible directement au reste du réseau routier duQuébec. Provenant de l'ouest, laRoute 138 est construite jusqu'au village deKegaska; puis un autre segment de 69 km de route repart du village de Vieux-Fort jusqu'à Blanc-Sablon. Un tronçon de laroute 138 d'environ 330 à 350 km (selon le tracé) est requis entreKegaska et Vieux-Fort.
Pour relier le reste du Québec, à partir de Blanc-Sablon, il est possible d'emprunter sur 1 128 km laTranslabradorienne via laroute 510 qui relieWabush à la limite duLabrador et duQuébec; puis laroute 389 de 594 km relieWabush etBaie-Comeau auQuébec, en passant du côté Est duréservoir Manicouagan. Ce trajet par le nord (entreBaie-Comeau et Blanc-Sablon) est de 1 722 km. Tandis que le trajet entreBaie-Comeau etKegaska est de 648 km, par la route. Une fois laRoute 138 complétée, la distance routière entreBaie-Comeau et Blanc-Sablon est estimée à entre 1045 à 1 067 km; diminuant ainsi la distance d'environ 38%. Annuellement, legouvernement du Québec investit pour le prolongement de laRoute 138 vers Blanc-Sablon.
Services de traversiers
Pour se rendre à Blanc-Sablon à partir de Sept-Îles, il faut prendre laroute 138 jusqu'àPointe-Parent, tout juste à l'est deNatashquan). De là, quiconque ne désirant pas prendre d'avion pour l'aéroport Lourdes-de-Blanc-Sablon (YBX) doit embarquer sur un navire duRelais Nordik pour une nuit et deux jours, passant par les communautés isolées deKégaska,La Romaine (village),Harrington Harbour,Tête-à-la-Baleine,La Tabatière (Gros-Mécatina) etSaint-Augustin.
Blanc-Sablon est également accessible par un service aérien régulier par l'aéroport Lourdes-de-Blanc-Sablon.
Plusieurs îles de Blanc-Sablon sont desréserves ornithologiques et des lieux de vie pour lesoiseaux migrateurs. Elles constituent unezone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO de la Baie de Brador)[29]. Ces îles sont situées à l'ouest de la municipalité sur labaie de Brador. La baie de Brador comprend plusieurs îles et îlots, notamment, pour les trois plus importantes, l'île du Bassin, l'île aux Perroquets et l'île Verte/île Greenly, ces deux dernières îles étant des sanctuaires pour lerefuge d'oiseaux de la baie Brador[30]. On y trouve la grande colonie deMacareux moines du Québec[31].
| 1991 | 1996 | 2001 | 2006 | 2011 | 2016 | 2021 | |||||
| 1 211 | 1 248 | 1 201 | 1 263 | 1 118 | 1 112 | 1 122 | |||||
| Source :Statistique Canada | |||||||||||

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[32].
| Blanc-Sablon Maires depuis 2002 | |||
| Élection | Maire | Qualité | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2002 | Alexandre Dumas | Voir | |
| 2005 | Armand Joncas | Voir | |
| 2009 | Anthony Dumas | Voir | |
| 2013 | Armand Joncas (2) | Voir | |
| 2017 | Wanda Beaudoin | Décédée en fonction | Voir |
| juin 2021 | Vacant | ||
| 2021 | Vacant | Aucune candidature | Voir |
| nov. 2021 | Gabrielle Landry | Voir | |
| août 2022 | Colin Shattler | Intérim | Voir |
| sept. 2022 | Andrew Etheridge | Voir | |
| aut. 2023 | Jarvin Joncas | Intérim | Voir |
| déc. 2023 | Colin Shattler | Voir | |
| 2025 | Voir | ||
| Élection partielle enitalique Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises | |||
LaCommission scolaire du Littoral administre les écoles[33] :
Sur les autres projets Wikimedia :
| Municipalités principales | ||
|---|---|---|
| MRC et territoires équivalent (*) | ||
| Municipalités autochtones horsMRC | ||
| Subdivisions par région : | ||