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Blaise Cendrars

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Blaise Cendrars
Blaise Cendrars vers 1931 photographié parJindřich Štyrský.
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Paris (France)
Sépulture
Nom de naissance
Frédéric Louis Sauser
Surnom
Freddy Sausey, Frédéric Sausey, Jack Lee, Diogène, Blaise Cendrars
Pseudonymes
Jack Lee, Freddy Sausey, DiogeneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française(à partir de)
suisseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Enfant
Autres informations
Arme
Unités
Conflit
Genre artistique
Distinction
Grand Prix littéraire de la Ville de Paris (1961)
Œuvres principales
signature de Blaise Cendrars
Signature.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Frédéric Louis Sauser,ditBlaise Cendrars[blɛzsɑ̃dʁaːʁ][1], est unécrivainsuisse[2] etfrançais, né le àLa Chaux-de-Fonds,canton de Neuchâtel enSuisse et mort le àParis. À ses débuts, il utilise brièvement les pseudonymesFreddy Sausey,Jack Lee etDiogène.

Dès l'âge de17 ans, il quitte la Suisse pour un long voyage en Russie puis, en 1911, il se rend à New York où il écrit son premier poèmeLes Pâques (qui deviendraLes Pâques à New York en 1919). Il le publie à Paris en 1912 sous le pseudonyme de Blaise Cendrars, qui fait allusion aux braises et aux cendres permettant la renaissance cyclique duphénix. En 1913, il fait paraître son poème le plus célèbre,La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France. Dès le début de laguerre de 1914-1918, il s'engage comme volontaire étranger dans l'armée française avant d'être versé dans laLégion étrangère. Gravement blessé le, Cendrars est amputé du bras droit et en conséquence réformé. Il écrit sur cette expérience son premier récit en prose : il s'agit d’une première version deLa Main coupée.

Le, il est naturalisé français, à la suite de son engagement à la guerre. Il travaille dans l'édition et délaisse un temps la littérature pour lecinéma, mais sans succès. Lassé des milieux littéraires parisiens, il voyage auBrésil à partir de 1924.

En 1925, il s'oriente vers leroman avecL'Or, où il retrace le dramatique destin deJohann August Sutter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres enCalifornie. Ce succès mondial va faire de lui, durant lesannées 1920, un romancier de l'aventure, que confirmeMoravagine en 1926. Dans lesannées 1930, il devientgrand reporter.

Correspondant de guerre dans l'armée anglaise en 1939, il quitte Paris après la débâcle et s'installe àAix-en-Provence[a]. Après trois ans de silence, il commence en 1943 à écrire ses Mémoires :L'Homme foudroyé (1945),La Main coupée (1946),Bourlinguer (1948) etLe Lotissement du ciel (1949). De retour à Paris en 1950, il collabore fréquemment à la Radiodiffusion française. Victime d'une congestion cérébrale le, il meurt des suites d'une seconde attaque le.

L'œuvre de Blaise Cendrars, poésie, romans, reportages et mémoires, est placée sous le signe du voyage, de l'aventure, de la découverte et de l'exaltation du monde moderne où l'imaginaire se mêle au réel de façon inextricable. Le fonds d'archives de Blaise Cendrars a été créé en 1975 parMiriam Gilou-Cendrars (1919-2018), sa fille, et se trouve auxArchives littéraires suisses àBerne[3].

Biographie

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Les années d'apprentissage

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Blaise Cendrars en 1907.

Frédéric-Louis Sauser naît le àLa Chaux-de-Fonds (canton de Neuchâtel), dans une famille bourgeoise d'originebernoise francophone. Frédéric, appelé Freddy, grandit au sein d'une famille désunie dans un climat d'insécurité. Les voyages de son père, un homme d'affaires un peu niais et instable, font mener à la famille une vie itinérante, notamment àNaples. Sa mère, elle, est neurasthénique et néglige ses enfants. Le jeune Freddy souffre de la mésentente de ses parents et de l'instabilité familiale[4]. Envoyé en pension enAllemagne, il fugue. Ses parents l'inscrivent à l'École de commerce deNeuchâtel, pour des études qui ne lui plaisent pas.

En 1904, dans sa dix-huitième année, au vu de ses mauvais résultats scolaires, il est envoyé en apprentissage àMoscou et surtout àSaint-Pétersbourg, alors en pleine effervescence révolutionnaire. Jusqu'en 1907, il y travaille chez un horloger suisse. À la Bibliothèque impériale, dont il devient l'habitué, un bibliothécaire, R. R., l'encourage à écrire. Freddy commence à noter ses lectures, ses pensées, il aurait alors écritLa Légende de Novgorode, de l'or gris et du silence. Pour lui faire une surprise, R. R. l'aurait traduit en russe et fait imprimer à14 exemplaires en blanc sur papier noir. Du vivant de Cendrars, personne n'a jamais vu ce livre qu'il a pourtant fait figurer en tête de toutes ses bibliographies à partir deSéquences (1913). Beaucoup doutaient de son existence, lorsqu'un poète bulgare en découvre un exemplaire, en 1995, chez un bouquiniste de Sofia. Depuis lors, l'authenticité de cette plaquette fait l'objet de controverses, ce qui enrichit la mythologie du poète de nouveaux épisodes. Vers la fin de son séjour, il se liera à une jeune femme russe, Hélène Kleinmann, à laquelle il donne des cours de français.

En 1907, Frédéric-Louis Sauser revient en Suisse. Quelques mois après son retour, Hélène meurt brûlée vive dans un incendie[5]. Sur cet accident a toujours plané le fantasme du suicide.

Étudiant en médecine à l'université de Berne, il rencontreAdolf Wölfli, interné à l'asile de la Waldau. Ce schizophrène violent, dessinateur de génie, pourrait être un des modèles deMoravagine, le « grand fauve humain » qui va obséder Cendrars comme un double pendant de longues années. Quant aux études universitaires, elles apportent peu de réponses aux questions qui le hantent sur l'homme, son psychisme, son comportement. Sous l'influence duLatin mystique deRemy de Gourmont, il écrit ses premiers poèmes :Séquences.

Après un court séjour à Paris, il retourne en 1911, pour quelques mois, à Saint-Pétersbourg. Il y écrit son premier roman,Moganni Nameh qui ne paraîtra, en feuilleton, qu'en 1922 dans la revueLes Feuilles libres. Il se plonge dansSchopenhauer ; une formule de ce philosophe illumine son rapport à la réalité : « le monde est ma représentation ». Désormais, la vie et la poésie seront pour lui desvases communicants.

Entrée de la modernité

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Blaise Cendrars en 1912 par Richard Hall[6].
Portrait de Blaise Cendrars parModigliani (1917).

Fin 1911, Freddy s'embarque pourNew York afin de rejoindre Fela Poznańska, étudiante juive russo-polonaise rencontrée à Berne. Il l'épousera par la suite et elle sera la mère de ses enfants Odilon et Rémy[7], et deMiriam. Ce séjour aux États-Unis lui montre la voie, nouvelle et soumise aux lois de la mécanique, de la vitesse, de la modernité, dans lequel le monde s'engage. Au sortir d'une nuit d'errance, il rédige son premier long poème,Les Pâques à New York, texte fondateur de la poésie moderne. Pour le signer il s'invente le pseudonyme deBlaise Cendrart, qui sera ensuiteCendrars.

Pour Cendrars, l'acte de création artistique a lieu lorsque le poète est telle une braise, qui se consume au cours de la création, puis s'éteint pour se transformer en cendres. C'est pourquoi il choisit le pseudonyme de Blaise comme braise, et Cendrars comme cendre[8],[9].

Couverture de la revueLes Hommes nouveaux, 1912.

Il revient à Paris pendant l'été1912, convaincu de sa vocation de poète. Avec sa femme, il demeure au 4 de larue de Savoie. AvecEmil Szittya, écrivainanarchiste, il fondeLes Hommes nouveaux, revue et maison d'édition où il publieLes Pâques, puisSéquences, recueil de poèmes plus anciens d'inspiration décadente, marqués par l'influence deRemy de Gourmont qu'il admire comme un maître.Séquences appartient davantage à Freddy Sauser qu'à Cendrars, même s'il le signe de son pseudonyme.

Il se lie d'amitié avec des personnalités de l'avant garde artistique et littéraire :Apollinaire et les artistes de l'école de Paris,Chagall,Léger,Survage,Modigliani,Csaky,Archipenko,Delaunay,Kisling. En1913 il publieLa Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, avec des compositions en couleur deSonia Delaunay-Terk. Dans ce premier livre simultané, le texte et l'image sont étroitement imbriqués pour créer une émotion artistique nouvelle, qui sera à l'origine d'une vive polémique. Ce poème-tableau de deux mètres de hauteur, présenté sous forme de dépliant, est reconnu aujourd'hui comme une contribution majeure à l'histoire du livre d'artiste.

L'amitié liant Cendrars à certains artistes de l'École de Paris le conduit à la création de poèmes abstraits révolutionnaires, qui constituent aussi, pour certains, des hommages directs à des peintres commeChagall etLéger : il s'agit desDix-neuf poèmes élastiques publiés en 1919.

Dès le début de laPremière Guerre mondiale, Cendrars lance, avec l'écrivain italienRicciotto Canudo, unAppel aux artistes étrangers qui vivent en France, et s'engage à laLégion étrangère pour la durée de la guerre dans le régiment de marche du camp retranché de Paris. Il est affecté à la6e compagnie du3e régiment de marche du1er étranger. Parmi ses compagnons d'armes de la Légion, figure notammentEugene Jacques Bullard, premier pilote de chasse noir des forces alliées à partir de 1917[10][réf. à confirmer].

Après son baptême du feu sur laSomme en, il est promu légionnaire de1re classe après six mois d'engagement puiscaporal pour son courage au feu le. Son régiment est dissous en et il est alors affecté au2e régiment de marche du2e étranger.

Le, meurtRemy de Gourmont, son « maître en écriture »; le lendemain, durant la grandeoffensive de Champagne, il est gravement blessé au bras droit par une rafale de mitrailleuse et amputé au-dessus du coude (Cendrars est droitier). Il est alorscité à l'ordre de l'armée, décoré de lamédaille militaire et de lacroix de guerre avec deux palmes, avant d'être réformé[11].

Le poète de la main gauche

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Dossier de naturalisation de Fréderic Louis Sauser, dit Blaise Cendrars, en application de la loi sur la naturalisation des étrangers, votée le 4 août 1914 (Archives nationales de France).

Après une « année terrible » où il n'écrit plus, le poète manchot apprend à écrire de la main gauche. Le, il est naturalisé français. Vers la fin de l'année il rencontreEugenia Errazuriz (en), grande mécène chilienne qui recevra, jusqu'à la « drôle de guerre », Cendrars, « son poète » dans sa villa de Biarritz, de même quePicasso,Rubinstein ouStravinsky. Fin 1916, il publieLa Guerre au Luxembourg. Au cours de l'été 1917, qu'il passe àMéréville (Seine-et-Oise, aujourd'huiEssonne), il découvre son identité nouvelle d'homme et de poète de la main gauche, en rédigeant, au cours de sa « plus belle nuit d'écriture », le,La Fin du monde filmée par l'Ange N.-D. Commence alors une période d'activité créatrice intense placée sous le signe tutélaire de la constellation d'Orion, dans laquelle la main droite du poète s'est exilée. De ce renouveau créateur naissent aussi des œuvres commeL'eubage ou encoreProfond aujourd'hui. AvecProfond aujourd'hui (1917), le poète de la main gauche publie son manifeste en présentant une vision poétique de la modernité.

Cendrars posant en uniforme de la Légion étrangère, en 1916, quelques mois après son amputation.

DansJ'ai tué (1918), premier livre illustré parFernand Léger, il écrit quelques-unes des pages les plus fortes et les plus dérangeantes[non neutre] qui aient été écrites sur la guerre :

« Mille millions d'individus m'ont consacré toute leur activité d'un jour, leur force, leur talent, leur science, leur intelligence, leurs habitudes, leurs sentiments, leur cœur. Et voilà qu'aujourd'hui j'ai le couteau à la main. L'eustache de Bonnot. « Vive l'humanité ! » Je palpe une froide vérité sommée d'une lame tranchante. J'ai raison. Mon jeune passé sportif saura suffire. Me voici les nerfs tendus, les muscles bandés, prêt à bondir dans la réalité. J'ai bravé la torpille, le canon, les mines, le feu, les gaz, les mitrailleuses, toute la machinerie anonyme, démoniaque, systématique, aveugle. Je vais braver l'homme. Mon semblable. Un singe. Œil pour œil, dent pour dent. À nous deux maintenant. À coups de poing, à coups de couteau. Sans merci. Je saute sur mon antagoniste. Je lui porte un coup terrible. La tête est presque décollée. J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J'ai frappé le premier. J'ai le sens de la réalité, moi, poète. J'ai agi. J'ai tué. Comme celui qui veut vivre. »

Paraissent également des poèmes écrits avant-guerre : son troisième poème « homérique » ou « whitmanien »,Le Panama ou les aventures de mes sept oncles (1918), ainsi que lesDix-neuf poèmes élastiques (1919).

S'éloignant de Paris, il prend congé des milieux littéraires d'avant-garde (Dada, puissurréalisme) dont les polémiques lui paraissent dépassées et gagneBruxelles, où il donne des conférences à l'U.L.B. (Université Libre de Bruxelles), s'y liant d'amitié avecRobert Goffin. Attiré par le cinéma, qui incarne pour lui la modernité de l'expression artistique, il devient l'assistant d'Abel Gance pourJ'accuse, où il tient également un rôle de figurant, puis pourLa Roue. En 1921, par l'entremise deCocteau, il passe lui-même à la réalisation, à Rome où il réaliseLa Venera Nera (La Vénus Noire), un film aujourd'hui perdu, mais l'expérience est un échec.

Comme beaucoup d'artistes et d'écrivains à cette époque, il se passionne pour l'Afrique et compile dans sonAnthologie nègre (1921) des contes de tradition orale, qu'il est le premier à considérer comme de la littérature. Pour lesBallets suédois, il tire de ce recueil l'argument deLa Création du Monde (1923), avec une musique deDarius Milhaud, des décors et costumes deFernand Léger[12].

Découverte du Brésil

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En, il se rend auBrésil à l'invitation dePaulo Prado (pt), homme d'affaires et mécène despoètes modernistes deSão Paulo, parmi lesquelsOswald de Andrade etMário de Andrade. Dans un pays où la nature aussi bien que la population s'accordent à ses aspirations profondes, il découvre son « Utopialand » qu'il célébrera souvent dans ses livres. Il y retournera par deux fois, de janvier à et d' à. Il s'y lie notamment avec les poètesOswald de Andrade (qui lui dédia son recueilPau Brasil, publié en 1925au Sans Pareil),Mário de Andrade,Sérgio Milliet,Luis Aranha, Manuel Bandeira etCarlos Drummond de Andrade, ainsi qu'avec les peintresCícero Dias et surtoutTarsila do Amaral, qu'il nomme « la plus belle Pauliste du monde ».

En 1924, il publieKodak (Documentaire). Il faudra attendre les années 1970 pour découvrir que Cendrars avait composé ces poèmes par collage en découpant et réaménageant des fragments duMystérieux docteur Cornélius, un roman populaire deGustave Le Rouge. Il voulait ainsi montrer à son ami qu'il était lui aussi un poète. La même année, paraîtFeuilles de route, son dernier recueil de poèmes, illustré parTarsila do Amaral.

Du roman au journalisme

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Au retour duBrésil, il se lance dans le roman. En quelques semaines, il écritL'Or (1925), où il retrace le tragique destin deJohann August Suter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres enCalifornie. Ce succès mondial va faire de lui, durant lesannées 1920, un romancier de l'aventure. Suivent bientôtMoravagine (1926), puisPetits contes nègres pour les enfants des blancs etDan Yack qui rate leGoncourt.

Une vie romancée de l'aventurierJean Galmot (Rhum - L'aventure de Jean Galmot, 1930) lui fait découvrir le monde du journalisme. Dans les années 1930, il devientgrand reporter pour explorer les bas-fonds (Panorama de la pègre, 1935). Son amiPierre Lazareff, le patron deParis-Soir, l'envoie prendre part au voyage inaugural du paquebotNormandie, puis visiterHollywood, la Mecque du cinéma. Pendant la même période, il recueille dans trois volumes d'« histoires vraies » les nouvelles qu'il a publiées dans la grande presse.En, il rencontreHenry Miller qui deviendra un de ses amis.

Entre 1937 et 1938, il se retire dans lesArdennes, sur la propriété d’Élisabeth Prévost, une jeune femme baroudeuse de vingt-sept ans qu'il a rencontrée à Paris et à laquelle il dédieraL'Homme foudroyé[13]. En 1939, lorsque la guerre éclate, il s'engage comme correspondant de guerre auprès de l'armée britannique. Ses reportages paraissent notamment dansParis-Soir et le livre qu'il en tire,Chez l'armée anglaise, sera pilonné par lesAllemands. Profondément affecté par la débâcle, il quitteParis et le journalisme pour se retirer àAix-en-Provence pendant toute l'Occupation[14]. Durant trois ans, il cesse d'écrire.

Le rhapsode des mémoires

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À la suite d'une visite du romancierÉdouard Peisson, il sort enfin du silence le et commenceL'Homme foudroyé (1945) que suivrontLa Main coupée,Bourlinguer etLe Lotissement du ciel. Ces volumes de « mémoires qui sont des mémoires sans être des mémoires » forment une tétralogie marquée par deux grands traumatismes : la perte de sa main droite et le suicide d'une jeune fille profondément amoureuse de lui. Ils sont composés comme des rhapsodies par Cendrars qui renoue ainsi avec la formation musicale de sa jeunesse.

À l'occasion de ce retour à l'écriture, un jeune photographe inconnu,Robert Doisneau, est envoyé à Aix pour faire un reportage sur Cendrars. Il illustre l'article queMaximilien Vox publie en 1945 dansLa Porte ouverte, la revue de la chambre de commerce franco-suédoise, sous un titre qui résume bien ces années de guerre :Cendrars, un éléphant solitaire. Quatre ans plus tard, en1949, Cendrars écrit le texte du premier album de Doisneau :La Banlieue de Paris, qui révèle un grand photographe.

En 1944, Cendrars, qui n'écrit plus de poèmes depuis vingt ans, a recueilli sesPoésies complètes chez Denoël, avec l'aide et une préface de son ami Jacques-Henry Lévesque resté à Paris.

En, il quitteAix-en-Provence pourVillefranche-sur-Mer. De jeunes poètes viennent lui rendre visite : André Miguel,Frédéric Jacques Temple.

L'année suivante, le, il se marie avecRaymone Duchâteau, àSigriswil dans l'Oberland bernois. Depuis qu'il a rencontré cette jeune comédienne en, il lui voue un amour idéalisé, non sans ambivalence, traversé de nombreuses crises[14].

La même année 1949, il publieLe Lotissement du ciel, dernier volume des mémoires, qui réunit les deux figures deJoseph de Cupertino, le saint volant duXVIIe siècle, et Oswaldo Padroso, un fazendeiro brésilien qui s'est pris d'un amour fou pourSarah Bernhardt. Le prière d'insérer du volume tient de la profession de foi :

« Je voulais indiquer aux jeunes gens d’aujourd’hui qu’on les trompe, que la vie n’est pas un dilemme et qu’entre les deux idéologies contraires entre lesquels on les somme d’opter, il y a la vie, la vie, avec ses contradictions bouleversantes et miraculeuses, la vie et ses possibilités illimitées, ses absurdités beaucoup plus réjouissantes que les idioties et les platitudes de la « politique », et que c’est pour la vie qu’ils doivent opter, malgré l’attirance du suicide, individuel ou collectif, et de sa foudroyante logique scientifique. Il n’y a pas d’autres choix possibles. Vivre ! »

Retour à Paris

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En 1950, il retourne définitivement àParis et s'installe auno 23rue Jean-Dolent[15], derrière laprison de la Santé. À l'initiative de son amiPaul Gilson, qui y dirige les programmes artistiques, il collabore fréquemment à laRadiodiffusion française en compagnie notamment deNino Frank et Albert Rièra. Ses entretiens radiophoniques avecMichel Manoll connaissent un grand succès. Il se lie avec de jeunes écrivains qu'il recommande aux éditions Denoël :René Fallet,Robert Giraud,Jean-Paul Clébert,Jacques Yonnet.

Après un travail long et difficile, il publie, en 1956,Emmène-moi au bout du monde !…, un roman à clefs sous couvert d'une intrigue policière. La truculence de cette chronique théâtrale qui doit beaucoup à la vie de la comédienneMarguerite Moreno, une amie de Raymone, fait scandale.

Ce sera sa dernière œuvre car il est victime d'une premièreattaque cérébrale le 21 juillet 1956, puis d'une seconde en 1958[16]. En janvier 1959, c'est un grabataire qu'André Malraux fait Commandeur de laLégion d'honneur. Il se convertit au catholicisme le et épouse religieusementRaymone à l'église Saint-Dominique[16]. Le couple emménage en août au rez-de-chaussée d'un immeuble de larue José-Maria-de-Heredia.

Il meurt le en son domicile au5 rue José-Maria-de-Heredia dans le7e arrondissement deParis[17], après avoir reçuin extremis la seule récompense littéraire officielle qu'il ait obtenue de son vivant : le grand prix littéraire de la Ville de Paris.

Hommages et postérité

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Tombe de Blaise Cendrars auxBatignolles, à Paris (jusqu'en 1994).
Tombe de Blaise Cendrars auTremblay-sur-Mauldre (depuis 1994).

Blaise Cendrars a reposé de 1961 à 1994 aucimetière des Batignolles àParis.

Depuis 1923, il disposait d'une résidence, sa « maison des champs », auTremblay-sur-Mauldre dans lesYvelines. En 1994, ses cendres ont été transférées dans le cimetière de ce village. En 2005, un Espace Blaise-Cendrars y est inauguré et la sente Blaise-Cendrars mène à la « maison des champs » où il écrivitL'Or.

Après sa mort, un lycée prend son nom dans sa ville natale deLa Chaux-de-Fonds et àSevran (Seine-Saint-Denis), ainsi qu'un collège de la ville deBoissy-Saint-Léger[18]. La médiathèque deConflans-Sainte-Honorine (Yvelines) porte aussi son nom. Le train RABDe 500 011-2 desCFF porte le nom de Blaise-Cendrars.

En 2011, le cinquantième anniversaire de la mort de Cendrars est inscrit en France parmi les célébrations nationales par le ministère de la Culture et de la Communication.

En, lesŒuvres autobiographiques complètes de Blaise Cendrars entrent, en deux volumes, dans laBibliothèque de la Pléiade chez Gallimard et l'album de la Pléiade lui est dédié à cette occasion. Suivent, en 2017, deux volumes d'Œuvres romanesques précédées desPoésies complètes.

Une fresque a été réalisée au marteau-piqueur par l'artisteTelmo Guerra en àLa Chaux-de-Fonds sur la façade arrière de l’ancien cinéma Corso.

Le romanLes Pêcheurs d'étoiles de Jean-Paul Delfino, paru en octobre 2017 aux Éditions Le Passage Echo :Érik Satie et Blaise Cendrars traversent la nuit parisienne à la recherche de l'amour de l'un (Suzanne Valadon) et de l'ennemi des deux (Jean Cocteau).

Lemusée de la Légion étrangère d'Aubagne a inauguré en juin 2018, une nouvelle exposition : « Zinoview - Cendrars : regards croisés de deux légionnaires sur la Grande Guerre », mettant en regard l’œuvre de guerre des deux artistes passés par la Légion étrangère[19].

Œuvres

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AnnéeŒuvreGenre littéraire
1945L'Homme foudroyéRoman autobiographique
1946La Main coupéeRoman autobiographique
1948BourlinguerRoman autobiographique
1949Le Lotissement du cielRoman autobiographique

Poèmes

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  • La Légende de Novgorode ouLa Légende de Novgorode, de l'Or gris et du Silence. Dans ses bibliographies, Cendrars présente ainsi ce premier poème qui aurait été publié en Russie à son insu : « traduit en russe par R. R. sur le manuscrit ; tirage en blanc sur papier noir ;14 exemplaires numérotés et signés. Moscou, Sozonov,1909. Un volume in-12 carré ». Un exemplaire de cette plaquette longtemps introuvable a été découvert en1995 àSofia (Bulgarie) et il a fait l'objet de deux traductions en français (Montpellier,Éditions Fata Morgana, 1996, puis 1997). Il est désormais établi qu'il s'agit d'un faux.
  • Les Pâques. Avec un dessin de l'auteur en frontispice. Paris, Éditions des Hommes nouveaux, 1912.
    • DevientLes Pâques à New-York inDu monde entier. Paris, Editions de la Nouvelle Revue française, Gallimard, 1919.
    • Les Pâques à New-York. Avec huit bois deFrans Masereel. Paris, René Kieffer, 1926. Réédition en fac-similé, postface de Claude Leroy, Paris, Denoël, 2025.
  • Séquences. Paris, Éditions des Hommes nouveaux, 1913 (recueil exclu par Cendrars de sesPoésies complètes).
    • Recueil repris en appendice desPoésies complètes, Denoël,Œuvres complètes, t. I, 1963,
    • Recueil repris en appendice desPoésies complètes parmi les « Poèmes de jeunesse », Denoël, coll. « Tout autour d'aujourd'hui », tome 1, 2001.
  • La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France. Avec des couleurs simultanées deSonia Delaunay-Terk. Paris, Éditions des Hommes nouveaux, 1913.
    • Le Transsibérien. Avec un portrait inédit de l'auteur et les reproductions en fac similé des épreuves corrigées du poème. Paris, Seghers, 1957.
  • La Guerre au Luxembourg. Avec 6 dessins deMoïse Kisling. Paris, D. Niestlé, 1916.
  • Le Panama ou les Aventures de mes sept oncles. Couverture deRaoul Dufy, avec 25 tracés de chemins de fer américains et un prospectus publicitaire. Paris, La Sirène, 1918.
  • Dix-neuf poèmes élastiques. Avec un portrait de l'auteur parAmedeo Modigliani (deux dans le tirage de tête). Paris, Au Sans Pareil, 1919.
    • Édition critique par Jean-Pierre Goldenstein. Paris, Méridiens-Klincksieck, 1986.
  • Du monde entier, recueil comprenantLes Pâques à New York,Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France etLe Panama ou les aventures de mes sept oncles. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1919.
  • Feuilles de route, I. Le Formose. Avec 8 dessins deTarsila do Amaral. Paris, Au Sans Pareil, 1924.
  • Kodak (Documentaire). Couverture deFrans Masereel. Avec un portrait de l'auteur parFrancis Picabia. Paris, Stock, 1924.
  • Poésies complètes. Préface de Jacques-Henry Lévesque. Paris, Denoël, 1944.
    • Poésies complètes. Préface de Jacques-Henry Lévesque. Nouvelle édition revue et corrigée. Paris, Denoël, 1947.
    • Du monde entier au cœur du monde. Poésies complètes. Denoël, 1957.
    • Poésies complètes, avec 41 poèmes inédits. Denoël, coll. « Tout autour d'aujourd'hui », t. 1, éd. de Claude Leroy, 2001 ; nouvelle édition 2005. Reprise des versions originales des recueils avec leurs illustrations.
    • Du monde entier au cœur du monde. Poésies complètes. Préface dePaul Morand, éd. de Claude Leroy. Poésie/Gallimard, 2006.

Publication posthume :

Romans, contes, nouvelles, pièces radiophoniques

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Publications posthumes :

Reportages

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  • Rhum. L'aventure deJean Galmot. Paris, Grasset, 1930.
    • La Vie secrète deJean Galmot. Rhum. Nouvelle édition revue et augmentée. Paris, Les Éditions de France, 1934.
  • Panorama de la pègre. Couverture deCassandre. Avec des photographies en héliogravure. Grenoble, Arthaud, 1935.
    • Panorama de la pègre et autres reportages. Textes recueillis par Miriam Cendrars et Francis Lacassin. Préface et bibliographie par Francis Lacassin. UGE, coll. « 10/18 », série « Grands reporters », 1986.
  • Hollywood, la Mecque du cinéma. Avec 29 dessins par Jean Guérin. Paris, Grasset, 1936.
  • Chez l'armée anglaise. Illustré de photographies. Paris, Corrêa, 1940. Édition pilonnée par les Allemands.

Publication posthume :

  • À bord du Normandie. Journal transatlantique (29 mai-2 juin 1935), Blaise Cendrars, Colette, Claude Farrère, Pierre Wolff. Photographies de Roger Schall. Préface de Patrick Deville. Nantes, Le Passeur, 2003.

Écrits autobiographiques

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Publications posthumes :

Entretiens et interviews

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  • Blaise Cendrars vous parle… Propos recueillis parMichel Manoll. Paris, Denoël, 1952.
  • Le Paysage dans l'œuvre de Léger. Entretien de Cendrars avecFernand Léger et Louis Carré. Paris, Galerie Louis Carré, 1956.
  • Dites-nous, monsieur Blaise Cendrars… Réponses aux enquêtes littéraires de 1919 à 1957, recueillies, annotées et préfacées par Hughes Richard. Lausanne, Éditions Rencontre, 1969.
  • Blaise Cendrars. En bourlinguant… Entretiens avecMichel Manoll (version radiodiffusée, 1950). INA/Radio France, coll.Les grandes heures, 4 CD, 2006. Nouvelle édition, 2011.
    • Entretiens avecMichel Manoll (transcription de la version radiodiffusée du 15 octobre au 15 décembre 1950), dansLes Grandes Heures, Paris, La Table Ronde/ INA/Radio France, 2013.
  • Rencontres avec Blaise Cendrars. Entretiens et interviews (1925-1959) (éd. Claude Leroy). Paris, Non Lieu, 2007.
  • Entretiens avec Blaise Cendrars – Sous le signe du départ. [Cendrars à Radio-Lausanne et Radio-Genève de 1949 à 1957], 2 CD, livret de Christine Le Quellec Cottier. Radio Télévision Suisse, Éditions Zoé et Centre d’Études Blaise Cendrars (coproduction), Lausanne, 2013.

Essais

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  • Aujourd'hui. Grasset, 1931. En frontispice : dessin de la main gauche de l'auteur parConrad Moricand.
    • Nouvelle édition présentée et annotée par Claude Leroy, Gallimard, coll. "Folio essais", n° 684, 2022.

Préfaces, postfaces

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  • Jean Epstein,La poésie d’aujourd’hui : un nouvel état d’intelligence. Lettre-postface de Blaise Cendrars, Paris, La Sirène, 1921.
  • Le Livre d'enfant en U.R.S.S.. Catalogue de l'exposition organisée par Cendrars et Povolovsky pour les Éditions Bonaparte, 27 avril-22 mai 1929. Préface de Blaise Cendrars. Recueillie dansAujourd'hui (1931).
  • Martín Luis Guzmán,L'Aigle et le serpent. Traduction de Mathilde Pomès. Préface de Blaise Cendrars. Paris, J.-O. Fourcade, 1930. Recueilli dansHistoires vraies (1937).
  • Le Spectacle est dans la rue, album d'affiches deCassandre. Préface de Blaise Cendrars. Montrouge, Draeger Frères, 1935.
  • Charles Baudelaire,Les Fleurs du mal. Préface de Blaise Cendrars. Paris, Union Bibliophile de France, coll. « Vox », 1946.
  • Honoré de Balzac,Ferragus. Préface de Blaise Cendrars. InL'Œuvre de Balzac, Paris, Le Club français du livre, t. 2, 1950.
  • José Lins do Rêgo,L'enfant de la plantation. Traduction de J.-W. Reims. Préface de Blaise Cendrars. Paris, Éditions des deux Rives, 1953. Recueilli dansTrop c'est trop (1957).
  • Instantanés de Paris, 148 photographies deRobert Doisneau. Préface de Blaise Cendrars. Présentation d'Albert Plécy. Paris, Arthaud, coll. « Les Imaginaires »,no 4, 1955.
  • Georges Bauquier,Peintures. Dessins. Catalogue de l'exposition du 11 au 30 juin 1955. Galerie Bernheim Jeune. Présentation de Blaise Cendrars.
  • Douglas Cooper,Dessins de guerre (1915-1916) deFernand Léger. Préface de Blaise Cendrars. Paris, Berggruen, 1956. Recueilli dansTrop c'est trop (1957).
  • Erich von Stroheim,Poto-Poto. Traduit de l'américain par Renée Nitzschke. Préface de Blaise Cendrars. Paris, Éditions de la Fontaine, 1956.
  • Eric Newby,Bourlingueur des mers du Sud. Traduit de l'anglais par Robin Livio. Présentation de Blaise Cendrars. Paris, La Table ronde, 1958.
    • Eric Newby,La Dernière Course du blé. Traduction nouvelle par Alain Bories. Préface de Blaise Cendrars. Paris, Éditions Payot, 1992.

Adaptations et traductions

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Correspondance

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  • « Lettres à Sven Stelling-Michaud, éditeur deVol à voiles », Vevey, Éditions Bertil Galland,Écriture,no 11, 1975.
  • AvecPaul Gilson, inPaul Gilson. Hommage et contribution bio-bibliographique proposés parFrédéric Jacques Temple, Lausanne, Éditions Le Front Littéraire, 1983.
  • Avec Jacques-Henry Lévesque,Correspondance 1924-1959 : « J'écris. Écrivez-moi. » (éd. Monique Chefdor), Denoël, 1991.
    • Correspondance 1922-1959 : « Et maintenant veillez au grain! » (éd. Marie-Paule Berranger), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2017.
  • AvecHenry Miller :
    • Correspondance 1934-1979 :45 ans d'amitié (éd. établie et présentée par Miriam Cendrars, introduction deFrédéric Jacques Temple, notes de Jay Bochner), Denoël, 1995.
    • Correspondance 1934-1959 : « Je travaille à pic pour descendre en profondeur » (éd. Jay Bochner), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2013.
  • Avec Ferreira de Castro,Correspondance (éd. Adrien Roig), Champion,Continent Cendrarsno 10, 1995-1996.
  • AvecIgor Stravinsky, « Correspondance au sujet deRagtime », Champion,Continent Cendrarsno 10, 1995-1996.
  • Avec Élisabeth Prévost,Madame mon copain. Une amitié rarissime (éd. Monique Chefdor), Nantes, Éditions Joca Seria, 1997.
  • AvecRobert Guiette,Lettres 1920-1959 : « Ne m’appelez plus… maître » (éd. Michèle Touret), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2013.
  • « Douze lettres àVladimir Pozner (1930-1937) », présentées par Claude Leroy,Europe,no 1017-1018, janvier-février 2014.
  • AvecHenry Poulaille,Correspondance 1925-1961 : « Je travaille et commence à en avoir marre » (éd. Christine Le Quellec Cottier et Marie-Thérèse Lathion, préface de Doris Jakubec), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2014.
  • AvecRaymone Duchâteau,Correspondance 1937-1954 : « Sans ta carte je pourrais me croire sur une autre planète » (éd. Myriam Boucharenc), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2015[14].
  • Avec Georges Sauser-Hall,Correspondance 1904-1960 : « J'ai pleine confiance. Tout brûler, voilà le mot d'ordre» (éd. Jehanne Denogent et Christine Le Quellec Cottier), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2025.
  • Avec Auguste Suter,Correspondance 1911-1958 : « Vous me paraissez souverain. Simple, fort, solide» (éd. Jean-Carlo Flückiger), Genève, Éditions Zoé, coll. « Cendrars en toutes lettres », 2025

Œuvres complètes

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  • Paris, Denoël, IX volumes, 1960-1964, 1991.
  • Paris, LeClub français du livre, 15 volumes précédés d'un volume d'Inédits secrets hors série présentés par Miriam Cendrars, 1969-1971. Chaque volume est précédé d'une préface parRaymond Dumay, de témoignages et d'une iconographie.
  • Paris, Denoël, coll. « Tout autour d'aujourd'hui » (dir.Claude Leroy), 15 volumes, 2001-2006 :
    • 1 :Poésie complètes, avec 41 poèmes inédits. Édition de Claude Leroy. XXX + 434 p., 2001.
    • 2 :L'Or — Rhum — L'Argent. Édition de Claude Leroy. XXIV + 360 p., 2001.
    • 3 :Hollywood, La Mecque du cinéma — L'ABC du cinéma — Une nuit dans la forêt. Édition de Francis Vanoye. XXII + 234 p., 2001.
    • 4 :Dan Yack. Édition de Claude Leroy. XXXIV + 334 p., 2002.
    • 5 :L'Homme foudroyé — « Le Sans-Nom ». Édition de Claude Leroy. XXXII + 448 p., 2002.
    • 6 :La Main coupée — La Main coupée (1918) — La Femme et le soldat. Édition de Michèle Touret. XXX + 370 p., 2002.
    • 7 :Moravagine — La Fin du monde filmée par l'Ange N.-D. — « Le Mystère de la Fin du monde » —L'Eubage. Aux antipodes de l'unité. Édition de Jean-Carlo Flückiger. XXXII + 398 p., 2003.
    • 8 :Histoires vraies — La Vie dangereuse — D'Oultremer à Indigo — « Un bel éclat de rire ». Édition de Claude Leroy. XXXII + 528 p., 2003.
    • 9 :Bourlinguer — Vol à voile. Édition de Claude Leroy. XXXII + 512 p., 2003.
    • 10 :Anthologie nègrePetits Contes nègres pour les enfants des BlancsComment les Blancs sont d'anciens Noirs — « N'KÎi, l'attrape-nigauds » — « La Création du Monde » — Conférences sur la littérature des Nègres. Édition de Christine Le Quellec Cottier. XXXII + 544 p., 2005.
    • 11 :Aujourd'hui — « Jéroboam et La Sirène » — « Sous le signe deFrançois Villon » — Préface àBourlingueur des mers du Sud d'Eric Newby — « Paris par Balzac » — Préface àForêt vierge de Ferreira de Castro —Le BrésilTrop c'est trop. Édition de Claude Leroy. XXXII + 560 p., 2005.
    • 12 :Le Lotissement du ciel — La Banlieue de Paris — Préface àInstantanés de Paris, album deRobert Doisneau. Édition de Claude Leroy. XXXIV + 510 p., 2005.
    • 13 :Panorama de la pègre — Contrebandiers — « À bord deNormandie » — Articles (1935-1938) —Chez l'armée anglaise — Reportages de guerre (1939-1940). Édition de Myriam Boucharenc. XXX + 450 p., 2006.
    • 14 :Emmène-moi au bout du monde !… — « Le Mystère de la création » —Films sans images — Danse macabre de l'amour. Édition de Claude Leroy. XXX + 556 p., 2006.
    • 15 :Blaise Cendrars vous parle… Entretiens avecMichel Manoll — Qui êtes-vous ? — Réponses au « Questionnaire Marcel Proust » — « Pour une bibliothèque idéale » — Préface auxFleurs du mal deBaudelaireLe Paysage dans l'œuvre de LégerJ'ai vu mourirFernand Léger — « Les peintres du dimanche » — « Georges Bauquier ». Édition de Claude Leroy. XXXVI + 412 p., 2006
  • Paris, Denoël, coll. « Tout autour d'aujourd'hui » (dir.Claude Leroy), nouvelle édition revue et actualisée, 15 volumes, 2022-2024.
  • Partir (Poèmes, romans, nouvelles, mémoires), Gallimard, coll. « Quarto ». Édition établie et commentée par Claude Leroy, 2011. Nouvelle édition, 2017.
  • Œuvres autobiographiques complètes, Paris, Gallimard,Bibliothèque de la Pléiade, 2 vol. sous la direction deClaude Leroy, avec la collaboration de Michèle Touret (t. I), de Jean-Carlo Flückiger et de Christine Le Quellec Cottier (t. II), 2013 :
    • t. I :Sous le signe deFrançois Villon (« Lettre dédicatoire à mon premier éditeur » – « Prochronie 1901 : Vol à voile » – « Prochronie 1911 : Le Sans-Nom » — « Prochronie 1921 : Une nuit dans la forêt ») –L’Homme foudroyéLa Main coupée - Textes et documents.
    • t. II :BourlinguerLe Lotissement du cielJ’ai vu mourirFernand LégerEntretiens et propos rapportésÉcrits de jeunesse (« Moganni Nameh » – « Mon voyage en Amérique » – « Hic, haec, hoc » – « Séjour à New York » – « New York in flashlight » – « Le Retour ») - Textes et documents.
  • Œuvres romanesques précédé de Poésies complètes, 2 vol. sous la direction deClaude Leroy avec la collaboration de Jean-Carlo Flückiger et Christine Le Quellec Cottier (t. I), Marie-Paule Berranger, Myriam Boucharenc, Jean-Carlo Flückiger et Christine Le Quellec Cottier (t. II), Paris, Gallimard,Bibliothèque de la Pléiade, 2017.
    • t. I : Poésies complètes :Du monde entier au cœur du monde -Autres poèmes. Œuvres romanesques (1917-1929) :Profond aujourd'hui -J'ai tué -La Fin du monde filmé par l'ange N.-D. -L'Or -Moravagine -Éloge de la vie dangereuse -L'ABC du cinéma -L'Eubage -Dan Yack - Textes épars 1910-1917. Autour des œuvres de Blaise Cendrars : Textes et documents.
    • t. II : Œuvres romanesques (1930-1957) :La Vie secrète de Jean Galmot [Rhum] -Histoires vraies -La Vie dangereuse -D'Oultremer à Indigo -Emmène-moi au bout du monde !… -Trop c'est trop. Textes épars 1927-1959. Autour des œuvres de Blaise Cendrars : Textes et documents.

Bibliographie critique

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Monographies

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Ouvrages collectifs, numéros spéciaux de revues

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Catalogues d'exposition

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Revues spécialisées

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L'AIBC adressait également à ses adhérentsSéquence, une lettre semestrielle d'informations.

Iconographie

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Adaptations musicales

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Notes et références

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Notes

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  1. Il va rester pendant la durée de la guerre àAix, qu'il quitte ensuite pourVillefranche-sur-Mer en 1948.

Références

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  1. Prononciation enfrançais de Franceretranscrite selon lanorme API cfJean-Marie Pierret,Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994,p. 103.
  2. Son origine suisse fut révélée pour la première fois parJean Buhler dans son livreBlaise Cendrars : Homme libre, poète au cœur du monde. Bienne, Éd. du Panorama et Paris, Éditions Louis Soulages « Le livre ouvert », 1960.
  3. CEBC, « Centre d'Etudes Blaise Cendrars : Fonds Blaise Cendrars », surcebc-cendrars.ch(consulté le).
  4. Roch Carrier, « Blaise Cendrars : un début dans la vie »,Études françaises, vol. 2,no 2, 1966,p. 188 (lire en ligne).
  5. Julien Bogousslavsky, Laurent Tatu, « LE POÈTE DE L’AVANT-GUERRE », surnumilog.com,.
  6. LesPâques à New-York sont dédiées à Agnès, la fille du peintre, qui épousera le frère de Cendrars.
  7. . Aviateur durant la Seconde Guerre mondiale, Rémy se tuera dans un accident d'avion le 26 novembre 1945. Cendrars évoque la mort de ce fils au début deLa Main coupée.
  8. Blaise Cendrars, « Hollywood ; la Mecque du cinéma », surchapitre.com(consulté le).
  9. Un jeune homme insaisissable.
  10. Voir la biographie romancée de Bullard :Laurent Missoffe,Tout sang coule rouge, Marjorine Classics,, 164 p.(ISBN 978-1-291-98539-9,lire en ligne), présentation.
  11. Archives de laSociété des amis du musée de la Légion étrangère.
  12. GuyPoitry,« Un souffle autre : le « nègre » dans les Petits Contes de Blaise Cendrars », dansL'Autre de l'œuvre, Presses universitaires de Vincennes,coll. « L’Imaginaire du texte »,(ISBN 978-2-84292-930-5,lire en ligne),p. 322–332.
  13. Alain Garric, « Cendrars & Bee and Bee (fin), in Le Journal littéraire (1986-1987) »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  14. ab etcAlain Paire, « En direct | Années 40 à Aix : un écrivain renaissant du nom de Cendrars », surLa Provence,(consulté le).
  15. Album de la Pléiade : Cendrars, Laurence Campa,bibliothèque de la Pléiade,éditions Gallimard, 2013,(ISBN 978-2-07-013431-1),p. 194.
  16. a etbin Album Cendrars,p. 203-207.
  17. Archives de Paris7e, acte de décèsno 74, année 1961 (page 8/31).
  18. « Blaise cendrars », surCollège Blaise Cendrars(consulté le).
  19. « Legion Etrangère », surlegion-etrangere.com(consulté le).
  20. « Ce texte est entièrement authentique et de Bringolf. Budry a traduit et, moi, je me suis borné à couper, couper, couper pour des raisons de librairie. Le texte de Bringolf était deux fois plus long » Lettre àRobert Guiette, 19 juillet 1930.
  21. Sommaire du numéro.
  22. Actes en ligne :https://self.hypotheses.org/journees-dagregation/cendrars
  23. Feuille de routes.
  24. Continent Cendrars.
  25. Baron Samedi par Bernard Lavilliers, Barclay/Universal Music France 375 750-2.

Voir aussi

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Famille

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Notices

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Liens externes

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