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Au, Bléré est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle appartient à l'unité urbaine de Tours[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant38 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 5],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[21]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (58,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (8,6 %), zones urbanisées (7,6 %), cultures permanentes (4,1 %), prairies (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales[Note 7] (1,3 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment leCher. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001 et 2016[27],[25].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bléré.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 97,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 209 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1989 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[28],[29].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1990 et par des mouvements de terrain en 1999[25].
De nombreux témoignages archéologiques ont été retrouvés, notamment en ce qui concerne le néolithique. Un atelier de taille de silex a été découvert aux lieux-dits la Folie et Fontenay (à l'ouest de Bléré, en direction de Tours).
Déjà village gaulois, la petite cité s'est développée dès cette époque. D'autres hameaux importants existaient sur les plateaux au sud de Bléré, et les vestiges d'un important village de l'âge de bronze à l'époque gallo-romaine ont été retrouvés sous le bois Gaulpied. Un aqueduc canalisant les eaux des Grandes Fontaines fut construit afin de les conduire jusqu'à la ville de Tours. En 1860, l'abbé Bourassé découvre l'existence, à Athée-sur-Cher, d'une voie romaine qui traverse le Cher à Bléré.
Une première église est bâtie à Bléré par saint Brice, un disciple de saint Martin, en 474. En 838, les Normands en route vers Tours qu'ils souhaitent assiéger brûlent et pillent Bléré ainsi qu'Amboise, avant d'être écrasés sur le site actuel du village de Saint-Martin-le-Beau ("le Beau" venant ici du latin "bellum" signifiant donc : Saint Martin le guerrier). L'église de Bléré est incendiée par les Normands.
Pendant laSeconde Guerre mondiale, Bléré était coupée par laligne de démarcation : le centre ville étaitoccupé tandis que des hameaux au sud se trouvaient enzone libre. Ainsi, des habitants de Bléré sont devenus des passeurs, aidant certaines personnes à passer en zone libre.
Les élections municipales du ont été annulées (Lors du 1er tour) et la ville de Bléré placée sous tutelle provisoire de la préfecture d'Indre-et-Loire (3 anciens fonctionnaires préfectoraux font office de maire pour gérer les affaires courantes et organiser de nouvelles élections. Le maire sortant, Georges Fortier, lors du dépouillement du scrutin, invalide la totalité des bulletins de la liste arrivée à la seconde place, menée par Jean-Jacques Reuillon (divers droite), soit 878 bulletins déclarés nuls. Le motif invoqué est qu'un de ses colistiers était d'origine portugaise et que cela n'était pas mentionné sur le bulletin de vote. L'élection est finalement invalidée quand la totalité des nouveaux élus démissionnent à la veille du premier conseil municipal.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[45].
En 2023, la commune comptait 5 352 habitants[Note 8], en évolution de +1,52 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 28,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 35,5 % la même année, alors qu'il est de 27,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 472 hommes pour 2 778 femmes, soit un taux de 52,91 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,91 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[48]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,4
90 ou +
4,6
12,0
75-89 ans
15,0
18,2
60-74 ans
19,3
20,4
45-59 ans
19,8
16,4
30-44 ans
15,3
14,6
15-29 ans
12,5
17,1
0-14 ans
13,4
Pyramide des âges du département d'Indre-et-Loire en 2022 en pourcentage[49]
Bléré se situe dans l'académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription d’Amboise. La commune compte 4 établissements scolaire : l'école maternelle publique Jeanne-Lecourt, l'école élémentaire publique Balzac, l'école primaire privée Sainte-Jeanne-d'Arc et le collège Le Réflessoir.
La ville possède aussi une école de musique "Christian-Pommard".
Elle se trouve dans le jardin public, près du monument aux morts, qui a remplacé l'ancien cimetière de Bléré. De ce cimetière subsiste cette chapelle funéraire exceptionnelle, classé monument historique dès 1875. Elle fut édifiée en 1526 par Jehan de Seigne à la mémoire de son père, Guillaume de Seigne, trésorier général de l'artillerie du roi, seigneur de la Lande.
Également connu sous le nom d'hôtel Lemaître, ce château était la demeure d'Auguste Lemaître et Françoise Gaberot, une riche famille de Bléré ; ils le firent édifier en 1841 par l’architecte parisien A. Panost. Cette propriété, entourée de hauts murs et dotée d'un parc, fut acquise en 1982 par la commune de Bléré, qui après quelques aménagements en a fait le siège de sa mairie.
Le Belvédère : une copie du château de Bagatelle réalisée pour Henry Marcel.
Cette demeure bâtie en 1832 pour Henry Marcel est une réplique duchâteau de Bagatelle. Elle incarne ce que l'on nomme les "folies", demeures extravagantes bâties pour la grande bourgeoisie, avant tout des résidences secondaires. Cette demeure, sise au 24 rue des Déportés, classée aux Monuments Historiques, est actuellement () une maison d'hôtes.
Demeure reconstruite auXIXe siècle sur le lieu d'unemaison seigneuriale duXVe siècle dont il reste lecolombier, intégré à la construction actuelle, ainsi que deux tourelles d'enceinte. Cette terre seigneuriale était la propriété d'Antoine des Dues, sieur de Crespières, en 1600 et fut vendue à Jacques de Faverolles, chevalier, seigneur de Bléré en 1653 dont ses descendants restèrent propriétaires jusqu'auXVIIIe siècle.
Le moulin des Aigremonts est situé en bordure de la route de Loches. Il est de typemoulin cavier. Construit en 1848 par M. Bergeault, il devient propriété de la commune de Bléré en. Le moulin des Aigremonts a retrouvé son allure grâce à la pose des ailes en. Il est aujourd'hui possible de le visiter sur demande.
Jusqu'en, on connaissait par quelques documents conservés auMusée d'Orsay l'existence d'une tombe réalisée parHector Guimard, représentant majeur de l'Art nouveau en France, que l'on connaît notamment pour les entourages desentrées du métro parisien. Celle-ci a été redécouverte par un correspondant duCercle Guimard à l'entrée du cimetière de Bléré. Hector Guimard a réalisé plusieurs tombes mais ne faisait aucune publicité sur cet aspect de son travail qu'il jugeait probablement secondaire.Quoique dépouillée, la tombe est de style Art nouveau et comporte l'épitaphe « Ici repose Nelly Chaumier (1839-1897) ».
La tombe de Nelly Chaumier par Hector Guimard, située au cimetière de Bléré.
Paul Racault (1881-1956). Né à Bléré, où il est enterré, il fonda en 1932 la Fédération des Œuvres laïques d'Indre-et-Loire.
Jean-Lambert Tallien (1767-1820). Révolutionnaire français, proche de Marat puis de Danton, il est l'un des responsables de la chute de Robespierre en 1794. Il a passé une partie de sa jeunesse à Bléré.
Octave Linet (1870-1962). Né à Bléré, Octave Linet a entamé une carrière de peintre, de restaurateur et de collection d'art.
Dominique Dunois, née Marguerite Lemesle (1888-1969). Écrivaine, prix Fémina 1928 pour son romanGeorgette Garou. Née à Paris, elle a fait ses études à Tours puis a vécu à Bléré aux côtés de sa mère et son frère, le docteur René Lemesle (1874-1951). Une partie de ses romans ont pour cadre le village de Bléré et ses environs.
Charles Bidault (1851-1917). Homme politique français né à Bléré. Maire de Bléré en 1880. Sénateur d'Indre-et-Loire de 1897 à 1917.
Henri Lemaître (1894-1935). Aviateur né à Bléré dans la demeure familiale (l'actuelle mairie).
François Bertrand (1824-1849). Militaire français, avec le grade de sergent, il s'illustre entre 1847 et 1849 dans une série d'affaires de nécrophilie. En 1847, son régiment stationne à Tours et le sergent Bertrand est envoyé en garnison à Bléré où il commet ses premiers actes nécrophiles au cimetière de la ville. Il est arrêté à Paris, après avoir violé plusieurs sépultures aucimetière du Montparnasse.
Stéphanie Hein, première femme meilleure ouvrière de France en boucherie.
↑Le classement en liste 1 est réservé aux cours d'eau qui sont en très bon état écologique, ou identifiés par lesSDAGE des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'un bassin versant, ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs est nécessaire.
↑Ce classement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Tours, il y a une ville-centre et37 communes de banlieue.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Charles LOIZEAU DE GRANDMAISON,ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES ANTÉRIEURES À 1790 Inventaire sommaire de la série H CLERGÉ RÉGULIER H 1 – 987, Tours,, 358 p.,p. 201.