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| La Bièvre | |
La Bièvre àFresnes. | |
Cours de la Bièvre. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 34,6 km[1] |
| Bassin | 200,5 km2[réf. nécessaire] |
| Bassin collecteur | laSeine |
| Débit moyen | 0,2 m3/s[réf. nécessaire] |
| Nombre de Strahler | 3 |
| Organisme gestionnaire | SIAVB en amont[2] etSIAAP en banlieue. |
| Régime | pluvialocéanique |
| Cours | |
| Source | dans leparc des sources de la Bièvre àGuyancourt |
| · Localisation | Guyancourt |
| · Altitude | 150 m |
| · Coordonnées | 48° 46′ 49″ N, 2° 02′ 56″ E |
| Confluence | laSeine |
| · Localisation | Paris13e et5e |
| · Altitude | 37 m |
| · Coordonnées | 48° 50′ 41″ N, 2° 21′ 55″ E |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | laSygrie,ru des Godets,ru des Morteaux |
| · Rive droite | ru de Vauhallan,ru de Rungis |
| Pays traversés | |
| Départements | Paris,Yvelines,Essonne,Hauts-de-Seine,Val-de-Marne |
| Régions traversées | Île-de-France |
| Principales localités | Paris |
| Sources :SANDRE:« F70-0400 »,Géoportail,OpenStreetMap | |
| modifier | |
LaBièvre est unerivière qui prend source àGuyancourt et qui se jette dans le collecteur principal deségouts de Paris.
La Bièvre se jetait autrefois dans laSeine àParis (au niveau de lagare d'Austerlitz) après un parcours de 35 km[1] dans les départements desYvelines, de l'Essonne, desHauts-de-Seine, duVal-de-Marne et de Paris[1].
La Bièvre, qui était la deuxième rivière parisienne et courait à travers les13e et5e arrondissements, est entièrement recouverte, à Paris depuis 1912, et dans la banlieue, d'Antony àGentilly, depuis le milieu des années 1950, à l'exception de courtes sections remises au jour auXXIe siècle[3]. Son cours, de sa source jusqu'à laréserve naturelle régionale du bassin de la Bièvre à Antony est, pour l'essentiel, à l'air libre.
Ce cours d'eau tire peut-être son nom de l'ancien termebiber, bièvre, désignant jadis lecastor, disparu auXIIIe siècle dans ce secteur. Toutefois, aucun texte ancien ne mentionne la présence de l’animal sur le site. Aucun ossement n’a été retrouvé dans les tourbières proches de la rivière. Le faible débit, notamment en saison estivale, n’est pas propice à son installation[4].Beber signifie aussi : de couleur brune, comme ses eaux. En 1787, la dénomination de cette rivière était « ruisseau desGobelins ». La Bièvre est indiquée sous ce nom sur le plan d'Intendance, issu ducadastre de Bertier de Sauvigny, deGuyancourt[5]. Cependant, plutôt qu'à ces êtres de légende, la rivière doit son surnom à Jean Gobelin, un flamand qui s'installa au bord de la Bièvre en 1443 et qui fut le premier d'une longue dynastie de teinturiers à l'origine du quartier de laManufacture des Gobelins[6],[7].
Une légende entoure la naissance de la rivière. Une nymphe d’une beauté merveilleuse, appelée « Gentilia », parcourt plaines et bois, un carquois à l’épaule et l’arc tendu. Elle attire l’attention du jeune Troyen Arcolius, héritier d’Hector, venu fonder la nouvelleTroie, sur les rives de la Seine. Celui-ci lui déclare sa flamme et la poursuit. La chasseresse s’enfuit. Lorsqu’il la rattrape, elle disparaît en fumée et réapparaît à ses pieds, moqueuse, sous la forme d’un filet d’eau. Furieux, Arcolius annonce qu’il élèvera, sur son passage, des arcs majestueux qui porteront son nom et sous lesquels elle coulera éternellement (voiraqueduc d'Arcueil)[8].
De 34,6 km de longueur[1], la Bièvre prend source àGuyancourt à 150 m d'altitude. Elle conflue dans laSeine àParis à la limite des5e et13e arrondissements, à 37 m d'altitude.
De l'amont vers l'aval, la Bièvre parcourt cinq départements et traverse quinze communes et trois arrondissements de Paris :
La Bièvre a creusé sa vallée dans plusieurs plateaux.
68 % du territoire de la Bièvre sont en espace urbain, dont 54 % construits. Les espaces ruraux moins représentés (32 %) se situent dans sa partie amont. La proportion des espaces urbains ouverts et des espaces ruraux diminue, particulièrement ceux de terres agricoles. Cette évolution augmente l'apport des eaux de ruissellement et des pollutions[9].

Le Syndicat mixte du bassin versant de la Bièvre (SMBVB) créé le regroupe la région Île-de-France, la Ville de Paris, les départements, les syndicats d’aménagement et les établissements publics concernés. Son territoire s’étend sur l’ensemble de la vallée. La réduction des rejets d’eaux usées par le développement d’un réseau séparatif et la remise au jour de plusieurs tronçons sont les deux axes d’action principaux du SMBVB.
La partie amont de Buc à Antony, la haute vallée avec ses affluents, ru de Saint-Marc, Sygrie, ru de Vauhallan, ru des Gains souterrain à Massy, ru des Godets, ru de Rungis et ru des Glaises, est gérée par le SIAVB.
En 1954, le SIAVB a mis en place un réseau séparatif : des canalisations distinctes recueillent les eaux usées et les eaux pluviales pour éviter la pollution de la rivière. Pour limiter les inondations dans la vallée, des bassins de retenue ont été aménagés, en aval de Buc, l’étang de la Geneste en 1948, les étangs de la Minière dans les années 1960. Après la crue de 1982, des bassins supplémentaires ont été créés, les Bas Prés à Jouy-en-Josas, les Damoiseaux à Bièvres, les Sablons sur un affluent, le ru de Vauhallan. Pour augmenter les capacités de stockage, un système de régulation des crues avec des sondes évaluant le débit de sortie des bassins et des vannes automatisées a été mis en place en 1993. Chaque bassin est équipé à son aval d’un chalet permettant la gestion à distance du niveau de l’eau[10].
La partie aval en banlieue est gérée par leSyndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP). Par ailleurs, lamétropole du Grand Paris est depuis, la collectivité compétente en matière de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations de la Bièvre aval.
La Bièvre reçoit successivement les affluents suivants :
Donc sonrang de Strahler au confluent est de deux selon leSandre et de trois selon la description précédente par le ru de Rungis ou le ru des Morteaux[pas clair].
Avant sa canalisation, au cours duXIXe siècle, la vallée de la Bièvre subit de nombreuses crues et inondations.
L’importante déclivité, entre la source et lapoterne des Peupliers, provoque une brusque montée des eaux en aval où la pente est faible. Les raisons des débordements sont multiples : pluies fréquentes et/ou abondantes, vidange des étangs de la haute vallée tous les 5 ans, curages insuffisants, dérivations trop nombreuses renforçant l’étendue des inondations.
Certaines inondations sont remarquables :


AuNéolithique, le cours de la Bièvre à Paris correspondait, entre lepont d'Austerlitz et lepont de l'Alma, à celui de la Seine actuelle. À cette époque, la Seine formait un arc de cercle au nord, des environs de l'actuelle gare de Lyon et de la Bastille jusqu'au pont de l'Alma en suivant la ligne desgrands boulevards, l'avenue Matignon et l'avenue Montaigne. Lors de crues successives, la Seine aurait capté l'ancien cours de la Bièvre du pont d'Austerlitz au pont de l'Alma. Les deux rivières auraient balayé les limons qui les séparaient entre les actuelles gares de Lyon et d'Austerlitz et le bras de la Seine à l'est de l'actuel quartierdu Marais fut progressivement comblé. Le confluent actuel de la Bièvre et de la Seine se forma ainsi à l'est de lamontagne Sainte-Geneviève dans un marais en delta entre deux bras de la Bièvre aboutissant à l'emplacement des ponts actuels del'Archevêché et d'Austerlitz. Après avoir divagué, le confluent se serait établi en amont du pont d'Austerlitz[15].
Ce marais rive gauche est peut-être celui dontTitus Labienus parle dans sa tentative de conquête deLutèce (52 avant notre ère), hypothèse depuis longtemps discutée (en 1852 par Quicherat par exemple[16]).
La rivière constituait une limite naturelle au développement à l'est de la ville gallo-romaine qui s'est construite sur la Montagne-Sainte-Geneviève. Sa largeur était considérable. L'archéologue et conducteur de travauxThéodore Vacquer l'a évaluée à 18 ou 20 m lors des travaux de construction de larue Monge vers 1860. Le passage de la voie romaine de Lutèce à Lyon est établi à côté de l'actuelleéglise Saint-Médard à l'endroit où son franchissement par un pont ou par un gué était le plus aisé.
Une nécropole, aufaubourg Saint-Marcel, accompagnée de quelques habitations et d'un lieu de culte s'est créée à partir duIVe siècle, peut-être de la fin duIIe siècle, au-delà de ce passage, de part et d'autre de la voie, au sud de la rivière. Un cimetière chrétien prendra la suite de cette nécropole, ce qui conduira à la fondation d'une basilique qui pourrait dater duVe siècle[17].

AuXIIe siècle, venant deSaint-Médard, la Bièvre traverse lefaubourg Saint-Marcel et les terres de l'abbaye de Sainte-Geneviève, serpente au milieu demarais (entre les actuellesrue Poliveau etBuffon) et se jette dans laSeine au niveau dupont d'Austerlitz.
La largeur du cours aval Bièvre a diminué depuis l'Antiquité ce qui est dû à l'abaissement progressif du niveau des eaux moyennes de la Seine de 30 m à l'époque romaine, à 29 m au Moyen Âge, 28 m actuellement, et surtout à sa régularisation par creusement de bras, doublé en amont du gué de la voie romaine par un bras surélevé parallèle pour alimenter des moulins[18].
AuXVIe siècle, dans la nuit du au, une brutalecrue de la Bièvre, ultérieurement qualifiée de « déluge dufaubourg Saint-Marcel », emporte douze bâtisses, noie des dizaines d'habitants surpris dans leur sommeil, et endommage gravement le domaine deNicolas Houël, herboriste, pharmacien et philanthrope. Pendant cette crue, l'eau monta de 4 à 5 m, atteignant le deuxième étage des maisons[19]. Outre le fait que l’on ait construit en zone inondable, cette crue peut être due à la rupture d’anciens dépôtssédimentaires meubles antérieurement retenus par les barrages desbièvres, qui, jusqu’à leur disparition auxXIIe – XIIIe siècles, ont dû peupler (et peut-être créer) les largesmarais deGuyancourt[20]. Les bièvres, autrefois abondants dans une grande partie de l’Eurasie, ont été chassés depuis l'antiquité (pour leur fourrure, leurcastoréum et leur viande). Cependant dans les régions densément habitées et cultivées de France, ils ne sont plus signalés après lesXIIe – XIIIe siècles.


Aux portes mêmes du Paris de l'époque, sur la « terre d'Alez », à proximité de son embouchure naturelle dans laSeine, la Bièvre a été détournée de son cours naturel en 1148 par un canal creusé pour alimenter l’ancienneabbaye Saint-Victor, irriguer ses jardins et vergers descendant vers la Seine et alimenter son moulin à farine[21]. La dérivation était située aupont Didier où fut construit un barrage à l'emplacement d'une dépendance que depuis leXVIIIe siècle leMuséum national d'histoire naturelle possède entre les rues Poliveau et Buffon. Le canal suivait l’alléeJeannel du « clos Patouillet »[22], classé, avec l'ensemble des bâtiments,monument historique le[23], l’allée desBecquerel et le jardin alpin dans le Jardin des plantes, passait sous le ponceau de larue du Ponceau (ultérieurement rue de Seine, aujourd'huiCuvier), puis suivait le fossé ouest ducampus de Jussieu jusqu’à larue du Cardinal-Lemoine. L'arche de l'enceinte de Philippe Auguste lui permettait de franchir la muraille. Elle existe toujours (visite un mercredi par mois) sous le bureau de poste sis au coin de larue des Écoles, à −10 m, altitude 17 m, ce qui donne une idée de l’érosion de lamontagne Sainte-Geneviève en cinq siècles[note 2]. Son tracé se poursuivait au nord de la rue Saint-Victor, passait au mitoyen sud de l'ancien collège des Bernardins où l'égout vouté souterrain existe, tournait à droite au niveau de l’actuelleéglise Saint-Nicolas-du-Chardonnet, suivait l’actuellerue des Bernardins, passait à l’entrée de larue de Bièvre, qui lui doit son nom, pour se jeter dans la Seine aux « Grands Degrés », face à l’archevêché. Ce canal n’a jamais complètement tari le cours naturel débouchant sur la Seine entre le viaduc du métro et le pont Charles-de-Gaulle en passant par larue Nicolas-Houël.
En 1356,Étienne Marcel fit creuser un fossé le long de l'enceinte de Philippe-Auguste jusqu'à la Seine qui fut doublé quelques années plus tard par un deuxième fossé plus large dans le cadre des travaux ordonnés parCharlesV pour les fortifications de Paris. Ces fossés absorbant l'eau du canal des Victorinsintra muros, les religieux furent autorisés à construire un nouveau canal parallèle à ceux-ci jusqu'à proximité de la porte Saint-Bernard. Son parcours était situé à l'est de la rue des Fossés-Saint-Bernard, l'embouchure où était installé le moulin d'Aletz à proximité de la porte Saint-Bernard, actuellement à l'emplacement de l'Institut du monde arabe.
À la fin duXIVe siècle, la Bièvre avait donc trois confluents, le débouché primitif à l'emplacement de l'actuelle gare d'Austerlitz qui n'était pas totalement tari, celuiintra muros près de la rue de Bièvre qui n'était plus alimenté et celui près de la porte Saint-Bernard[24].
Le canal des Victorinsintramuros asséché devint un réceptacle d'immondices et fut par la suite peu à peu comblé jusqu'auXVIIe siècle. Celui qui aboutissait près de la porte Saint-Bernard fut également comblé par application d'arrêtés royaux du et du. À partir de cette date, le cours aval unique de la Bièvre qui ne sera supprimé qu'à la finXIXe siècle est celui qui coule à l'est du Jardin des plantes et se jette dans la Seine à proximité de l'actuel viaduc du métro (ligne 5)[25] Jusqu'à l'intégration en 1724 du faubourg Saint-Marcel à la ville, le cours de la Bièvre est en dehors de Paris. Bien que traversant un faubourg industrieux les rives ne sont bordées de constructions continues qu'auXIXe siècle après la vente comme bien national des propriétés nobiliaires et religieuses, notamment le domaine du couvent des cordelières.


Les bords de la Bièvre connurent un afflux d'activités industrielles. Les mégissiers et tanneurs expulsés des alentours de la place de Grève (place de l'Hôtel-de-Ville) par un édit royal de s'installèrent faubourg Saint-Marcel rejoignant les teinturiers. Les premiers considéraient la rivière comme un égout alors que les teinturiers avaient besoin d'une eau pure. Des riverains clôturèrent leurs propriétés, plantèrent des poteaux dans le lit pour étendre les peaux. Un syndicat des corporations fut constitué en 1678 pour régler les litiges et réglementer l'entretien de la rivière.
Un arrêté royal du créa deux gardes chargés de la surveillance de la rivière, l'un pour la partie de la source à Antony, l'autre pour la partie aval. Des impositions furent levées pour financer les opérations d'entretien. Les propriétés riveraines furent numérotées et toisées avec une pierre encastrée dans le mur du côté de la rivière précisant la longueur de la rive. On peut voir une pierre gravée sur le mur de la manufacture des Gobelins 8 rue Berbier-du-Mets porte l'inscription « No 66 70 T 4 P » signifiant que l'entretien de la Bièvre lui incombait sur70 toises et4 pieds. La réglementation fut mal respectée, les réparations négligées[26]. L'extrême pollution était causée non seulement par les125 établissements riverains recensés en 1822 mais aussi par les évacuations des habitants des rues environnantes, par celles de cinq hôpitaux, de quatre casernes, de laprison Sainte-Pélagie, d'écoles, de couvents[27].

La rivière suscitait plaintes et récriminations contre les pestilences desabattoirs, des hôpitaux, deségouts, destanneurs, corroyeurs,mégisseurs et autresteinturiers, qui tous se plaignaient à leur tour desmoulins provoquant de fréquentes interruptions du débit sur une si faible pente. Le docteurHallé constate les ravages de l'insalubrité des lieux sur la santé des riverains et propose en 1790 dans un rapport à l'Académie de médecine de daller la rivière, de rectifier son cours, de la curer chaque mois et de déplacer les moulins en dehors de la ville. Une étude de 1822 confirme les conclusions du docteur Hallé et propose en outre, la création d'un barrage à l'emplacement de l'actuellepoterne des Peupliers pour créer un réservoir de chasse. S'ils ne furent pas totalement appliqués, ces rapports amenèrent le Conseil municipal à décider en 1826 la canalisation de la Bièvre.
Les travaux lancés en 1828 furent achevés en 1844. Le canal maçonné large de 3,6 m avec des piédroits d’une hauteur de 2 m était bordé de berges larges de 4 m d’accès libre sauf dans la ruelle des Gobelins (actuellerue Berbier-du-Mets) où leur largeur était limitée à 1,5 m. Deux biefs avec vannes et déversoirs furent créés sur la Bièvre morte, quatre sur la Bièvre vive[28].
La canalisation n'améliora guère la situation, les établissements riverains continuant à déverser leurs déchets s'ajoutant aux eaux usées des rues voisines. Dans sonGrand Dictionnaire universel duXIXe siècle,Pierre Larousse indique :« La Bièvre pénètre dans Paris entre lesportes d'Italie et deGentilly traverse par plusieurs bras, qui ne sont que des ruisseaux infects, lesfaubourgs Saint-Marcel etSaint-Victor, et finit sous forme d'égout recouvert sur lequai de l'Hôpital. Cette rivière alimente de nombreuses tanneries, blanchisseries, teintureries et, entre autres, la fameuse manufacture des Gobelins. Bien que la largeur de la Bièvre ne dépasse pas 3 m, cette rivière était redoutable par ses inondations. » Haussmann et Belgrand constatent dès 1860 que la seule solution possible est la suppression de la Bièvre à l'air libre. Les travaux de couverture se prolongèrent sur une cinquantaine d'années se heurtant à beaucoup d'oppositions et nécessitant de coûteuses expropriations. Les derniers biefs encore à l'air libre dans Parisintra-muros, Croulebarde, Glacière et Valence sous les rues homonymes furent recouverts en 1912. La plupart des biefs supprimés furent remblayés[29].
Latopographie d'une partie des5e et13e arrondissements de Paris a été totalement bouleversée par un immense chantier de comblement de la vallée du boulevard Blanqui et au-delà au nord et jusqu'au sud de la ville de la place de Rungis à la porte des Peupliers. Ainsi, larue de Tolbiac ouverte de 1863 à 1892 était à l'origine établie sur un remblai dominant les quartiers environnants et l'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles est construite18 mètres au-dessus du niveau d'origine[30]. Il est donc difficile aujourd'hui de suivre l'ancienne vallée dans Paris.
La toponymie du5e arrondissement, et surtout du13e, est indissociable de l’histoire de cette rivière. Citons lapoterne des Peupliers, voûte de passage sous les fortifications de l'enceinte de Thiers, larue de la Fontaine-à-Mulard, la longuerue du Moulin-des-Prés, les terrains du quartierGlacière, où l'eau gelée en hiver était entreposée pour servir de glace en été, larue Croulebarbe (du nom du moulin), lamanufacture des Gobelins (du nom d'une des nombreuses familles de teinturiers, « l'écarlate » des Gobelins), larue des Cordelières, larue du Fer-à-Moulin. La rue de Bièvre rappelle le confluent du Moyen Âge à l'époque du canal des Victorins. Le tracé de plusieurs rues épouse celui de l'ancienne rivière : larue Brillat-Savarin ancienne rue du Pot-au-Lait, larue Berbier-du-Mets, ancienne ruelle des Gobelins qui longe l'arrière de lamanufacture des Gobelins, lesquare Adanson, larue Nicolas-Houël[31].
La Bièvre, alors déjà fortement modifiée par l'homme (curage, réfection des berges, etc.) est plusieurs fois évoquée dans la jurisprudence des années 1700 concernant les eaux et forêts[32].
Au cours desannées 1780, des travaux de construction d’un canal qui aurait détourné une partie des eaux de l’Yvette et de la Bièvre pour les conduire dans un réservoir à Paris dans le quartier de l’Observatoire furent menés par l’Entreprise de l'Yvette créée parNicolas Defer de la Nouere (1740-1794). Cette entreprise qui reprenait un projet présenté en 1775 par l’ingénieurJean-Rodolphe Peronnet était destinée à alimenter Paris en eau potable.Le canal aurait eu deux branches l’une captant l’eau de l’Yvette en amont deSaint-Rémy-lès-Chevreuse, l’autre l’eau de la Bièvre àBièvres, qui auraient conflué à Massy à l’emplacement de l’actuel quartier de la Poterne. Ils furent interrompus par des arrêts du Parlement des,, et qui ordonnent la suspension des travaux à la requête du syndic de la paroisse deVerrières Vitalis de Migneaux et ordonnent« la remise en état de la Bièvre dans son ancien cours ainsi que de toutes les sources, fontaines et ruisseaux y affluant. » Un arrêt duconseil d’État du annule ces arrêts mais les travaux ne furent pas repris[33]. D'autres paroisses riveraines de la Bièvre, Antony, Gentilly et Longjumeau riveraine de l'Yvette, protestent contre ce projet dans leurscahiers de doléance de 1789. Seule la paroisse de Massy qui n'a pas d'activité économique dépendante de la rivière y est favorable car ce canal lui aurait évité des inondations[34].

Le26 fructidor anIII (),Oberkampf s'est porté acquéreur de l'ancienne ferme royale deBouviers àGuyancourt, son objectif étant de contrôler la qualité des eaux de la Bièvre dont la source se trouvait sur les terres de cette ferme. Jusqu’auXVIIe siècle, les terrains en aval de la source de la Bièvre étaient des zonesmarécageuses. Lacarte de Cassini ne mentionne pas les étangs ; seul le tracé de la Bièvre apparaît[35]. Un premier étang, dénommé étang de la Minière, apparaît sur le plan d'intendance de la paroisse deGuyencourt en 1787[36]. Les étangs se construisent au fil du temps. Les problèmes de l'envasement des étangs et de l'entretien des berges et des digues sont permanents. Par exemple en1819, leConseil de salubrité de Paris, présidé par le préfet, confie une étude à monsieur Pariset afin de rechercher les causes des basses eaux permanentes de la Bièvre dans Paris. Celui-ci indique dans son rapport[37] :
« On ne peut nier que, dans ses parties supérieures, le lit de la Bièvre ne soit fort négligé. Depuis sa première source jusqu'au village deBuc, […] ce lit est bourré d'une prodigieuse quantité d'herbages grossiers et parasites, qui consomment par leur végétation un volume d'eau considérable. […] Dans toute la vallée du Moulin-Renard, il y a des portions de terrain noyées, des fondrières, des marais, où l'eau qui les forme séjourne en pure perte. […] par les crevasses qui se sont faites dans les berges, l'eau fuit de son lit […]. »
En 1879, labatterie du Ravin-de-Bouviers est construite au sommet du ravin de Bouviers surplombant la vallée de la Bièvre. La batterie est implantée dans l'actuelleforêt de Versailles en limite du secteur militaire deSatory. La batterie est construite sur l'emprise de l'aqueduc situé entre l'étang de Saint-Quentin etVersailles. Certaines traverses s'appuient sur les structures de l'aqueduc.
Plusieurs parties du cours de la rivière, à Antony, Cachan, Gentilly ont été canalisées à la fin duXIXe siècle et au début duXXe siècle.
En proche banlieue, la rivière est administrée depuis 1906 par la Préfecture de la Seine qui impose le curage annuel.
La Bièvre est entièrement recouverte d’Antony à Verrières, partiellement avant 1914, en totalité au cours des années 1950. Des tronçons sont remis à l'air libre en 2003 à Fresnes[réf. souhaitée], à Cachan en 2006, à l'Hay-les-Roses en 2016, à Arcueil en 2022.
De 1959 à 1965, un collecteur des eaux usées est construit d'Antony à Amblainvilliers (limite des communes d'Igny, Verrières-le Buisson et Massy). Les biefs de Jouy, Buc, Bièvres, d'Amblainvilliers et de Migneaux sont supprimés de 1959 à 1966. Les eaux de la Bièvre sont canalisées à Massy dans une galerie souterraine de 1 200 mètres de long sous la voie de la Vallée de Bièvre (route départementale 60) duparc de Vilgénis au pont de Migneaux (intersection entre la rue de Migneaux et la D 60), l'ancien bief étant remblayé[38].
En 2000, un bief à faible débit est recréé en aval du moulin de Grais le long de la D 60 à la limite communale entre Massy et Verrières-le-Buisson par dérivation d'une partie des eaux de la Bièvre souterraine. Cette rigole, généralement considérée comme la Bièvre remise à l'air libre est prolongée en aval en 2017[39].
En 2003, la Bièvre est découverte sur 140 m dans le Parc des Prés de la Bièvre, sur la commune deFresnes[40].
En 2022, la rivière est découverte, sur 600 m, sur les communes d’Arcueil et deGentilly[41].
La Bièvre fut intensivement exploitée à Paris jusqu’à sa couverture en 1912, en proche banlieue jusqu’aux années 1930.
Les moulins étaient situés sur les bras vifs artificiels surélevés. Leur roue était actionnée par le haut en amont jusqu’à Antony où la dénivellation permettrait l’aménagement d’une chute, par le bas en aval en banlieue et à Paris. Les moulins étaient généralement destinés à moudre le grain. Quelques-uns ont eu d’autres fonctions, sciage de pierres papeterie (Moulin du Ponceau au confluent sur la Seine) force motrice pour une usine de meubles à Fresnes. Le faible débit de la Bièvre ne permettait qu’une utilisation intermittente : à Paris, les moulins ne fonctionnaient que quelques heures par jour.
Sept moulins ont existé à Paris, le Petit Moulin dans le quartier Saint-Médard disparu avant 1715, les moulins du Ponceau près du confluent avec la Seine, Coupeau rue Geffroy-Saint-Hilaire, Saint-Marcel, Croulebarbe achetés par la Ville de Paris en 1826 et détruits vers 1840, le moulin des Prés acquis puis démoli par la Ville en 1881, le moulin d'Aletz à l'emplacement de l'Institut du monde arabe sur la dérivation du canal des Victorins disparu auXVIIe siècle avec celle-ci[42]. Leur emplacement est indiqué par des plaques au sol.
Un ou plusieurs moulins étaient implantés dans chaque village riverain de Buc à Gentilly.
Contrairement à Paris où tous les moulins ont disparu, les bâtiments d’une grande partie des moulins de la haute vallée et de la banlieue subsistent, quelques-uns délabrés tel le moulin de Marienthal à Igny ou méconnaissables (le moulin Migneaux à la limite de Verrières et de Massy dont la rue de l’allée du moulin à Verrières conserve le souvenir), le moulin de Berny qui est un immeuble d’habitation, d’autres bien restaurés et mis en valeur, haras de Vauptain, moulin de Vauboyen à Bièvres, moulin de Grais à Verrières-le-Buisson, moulin d'Antony, moulin de l’Haÿ-les-Roses.
Les tanneurs installés au bord de la Seine près de la place de la Grève dont lequai de la Mégisserie conserve le souvenir furent expulsés et s’installèrent auXVIIe siècle sur les rives de la Bièvre principalement dans le quartier Saint-Médard. Les tanneries étaient également nombreuses à Gentilly. Les tanneurs étaient parmi les principaux pollueurs. Les peaux étaient trempées dans un bain de chaux, lavées à grande eau puis empilées couvertes de tan ensuite mises à sécher sur des lattes de bois fixées sur les murs des bâtiments. Les tanneries traitaient les gros cuirs, les peaux de bovin, les mégisseries les peaux de mouton, de chèvre et d’agneau blanchies dans des bains de farine et d’œufs[43].
À la fin duXIXe siècle, les méthodes de travail évoluèrent avec la généralisation des machines à vapeur. De nombreux bâtiments d’anciennes mégisseries datant de cette époque sont visibles, quelques-uns un peu à l’écart des anciennes berges[44].
Jean Gobelin, teinturier d’origine flamande qui a donné son patronyme au quartier, à la manufacture et à la rivière, s’est installé au bord de la Bièvre le. Les Gobelin cédèrent leur teinturerie à une famille italienne qui ajoutèrent une tapisserie de haute lisse. Colbert racheta les bâtiments en 1662 et développa la Manufacture. La teinturerie concentrée entre le moulin de Croulebarbe et la rue Saint-Hyppolite activité la plus prestigieuse n’était pas la plus importante :6 teinturiers recensés en 1734, 2 en 1850, activité disparue en 1861[44].
Quatre cents blanchisseuses exerçaient leur activité au début duXIXe siècle, autant que possible en amont des industries les plus polluantes, particulièrement dans leClos Payen près de l’actuel boulevard Blanqui. Sur le plan établi en 1789 par la Société royale de médecine plusieurs blanchisseries figurent cependant en aval du faubourg Saint-Marcel. Le linge trempé dans une eau très sale causait des maladies de la peau. Ce métier épuisant et insalubre était le plus mal payé de ceux de la Bièvre. Les blanchisseuses gênaient les teinturiers par la pollution d’eaux savonneuses et les retenues d’eau en amont. L’administration réglementa la dimension des tonneaux qui devaient être cadenassés en dehors des heures de travail.
L’activité déclina à Paris à la fin duXIXe siècle mais ne disparut qu’avec la couverture du bief Pau en 1904 près de la place de Rungis[45].
En proche banlieue, la blanchisserie était très développée à Gentilly (52 établissements en 1900) et à Cachan (une centaine en 1923, encore 75 en 1937). Après 1900, l’eau de la Bièvre n’était plus utilisée pour le lavage et le rinçage mais pompée dans la nappe phréatique, les eaux usées étant cependant encore déversées dans la rivière. Le linge était amené de Paris et rapporté repassé[46]. Les bâtiments d’anciennes blanchisseries sont visibles à Cachan où cette activité était la principale industrie.
Des lavoirs existaient par ailleurs dans chaque commune de la source à Gentilly pour l'usage des habitants. La plupart ont disparu mais quelques-uns ont été restaurés.
La Bièvre traverse quinze communes :Guyancourt,Buc,Les Loges-en-Josas,Jouy-en-Josas,Bièvres,Igny,Massy,Verrières-le-Buisson,Antony,Fresnes,L'Haÿ-les-Roses,Cachan,Arcueil,Gentilly, et entre dansParis à lapoterne des Peupliers entre lesanciens bastionsnos 85 et 86 de l'enceinte de Thiers.
Dans les communes traversées à partir de Buc, et également à Paris, la Bièvre est divisée en deux bras, un bras artificiel, qui était généralement nommébras vif, dont la pente est moindre ce qui crée en aval une dénivellation avec une chute qui actionnait les roues de moulins et un bras correspondant au cours naturel de la rivière, nommébras mort, à pente régulière. À chaque embranchement, le niveau de l'eau de chaque bras est régulé par des vannes.
Le bras mort a souvent été lui-même réaménagé au fil des siècles. Les deux bras se rejoignent par endroits en aval des moulins pour former un bras unique qui se divise plus loin formant ainsi un chapelet jusqu'à la Seine.
On peut distinguer deux parties jusqu'à l'entrée à Parisintramuros :
Sur ce parcours amont, la Bièvre qui coule à ciel ouvert est longée en grande partie par le sentierGR 11 apprécié des promeneurs. Elle y est entretenue par leSyndicat intercommunal pour l'assainissement de la vallée de la Bièvre (SIAVB)[2]. ÀGuyancourt, elle traverse lesétangs de La Minière situés dans laforêt domaniale de Versailles. La haute vallée de Guyancourt à Verrières-le-Buisson est classée depuis le parmi les sites protégés.
Au cours duXXe siècle, la Bièvre a été progressivement recouverte de Gentilly à Antony en partie avant 1914, pour le reste au début des années 1950. En 1956, la Bièvre avait disparu du paysage dans la banlieue sud. Cette couverture était motivée par des raisons hygiéniques, la rivière très polluée par les rejets des activités industrielles, tanneries et blanchisseries, dégageant des odeurs pestilentielles[47],[48]. À partir duparc Heller d'Antony, la Bièvre, canalisée et enterrée sur presque tout son parcours, fait alors partie des réseaux duSyndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne[49]. L'emplacement de la rivière souterraine est matérialisé sur certains tronçons par des dallages en béton. À d'autres endroits, son parcours a disparu dans l'urbanisation. L’eau de la Bièvre arrive à Paris dans une canalisation mélangée à des eaux usées des communes de banlieue.
Le parcours détaillé s'établit comme suit des sources à la Seine.

La Fontaine des Gobelins à une altitude de 134 m en contrebas du hameau desBouviers dans la commune de Guyancourt est indiquée comme source de la Bièvre. Un panneau indique que le site fait partie de la Vallée de la Bièvre inscrite à l’inventaire des sites protégés de 1971 et qu’un décret du classe la Fontaine des Gobelins parmi les sites de la vallée de la Bièvre, également comprise dans le périmètre de protection du grand parc du château de Versailles. D’autres sources existent ou existaient en amont.
Une partie des écoulements des plateaux environnants qui se déversaient auparavant dans la Bièvre fut captée auXVIIe siècle pour alimenter les fontaines de Versailles.

L’alimentation de Versailles en eau par la nouvellemachine de Marly installée en 1859 étant apparu suffisante, un aqueduc de 3 km fut réalisé en 1860 de l’étang de Saint-Quentin à la fontaine des Gobelins. Cette rigole pouvait déverser 10 000 m3 par jour en été. Ces prélèvements cessèrent en 1870 car la République ne voulut pas reconnaître les engagements du gouvernement impérial. Cet aqueduc fut détruit lors de l’urbanisation de la ville nouvelle de Saint-Quentin. On peut en deviner des vestiges dans le parc de l’aqueduc à Guyancourt[50].

Le cours amont disparu de la Bièvre est mis en valeur àMontigny-le-Bretonneux, centre urbain de la ville nouvelle deSaint-Quentin-en-Yvelines (actuellement communauté d’agglomération) aménagé dans les années 1980. L’avenue de la source de la Bièvre, le canal urbain, l’église Saint-Quentin des sources et le parvis des sources en sont une évocation. À l’angle de l’avenue des Prés et de la rue des Coquelicots à Montigny-le-Bretonneux près de la voie ferrée de la ligne Paris-Rambouillet, la source est matérialisée symboliquement par un disque de 25 m de diamètre conçu en 1992 par le sculpteurNissim Merkado comprenant un dispositif qui puise dans le sous-sol un filet d’eau déversé dans un canal. Ce canal a été modifié de sa conception originelle par la construction des bâtiments de l’université à la place de l’ancien square des Sources. De cette sculpture jusqu’auparc des sources de la Bièvre à Guyancourt, un ensemble de canaux dans le centre de la ville nouvelle correspondrait au cours de l’ancien ruisseau. Un filet d’eau qui s’écoule de l’autre source officielle dans le parc des sources se déverse dans l’étang des Roussières. Un exutoire de cet étang passe sous l’avenue des Garennes alimente un ruisseau qui descend en forte pente jusqu’au pont sous la rue Allviger et Lanot ce qui lui donne un aspect de torrent. Après ce pont, la rivière parcourt le bois de la Garenne dans un cours plus calme jusqu’à la fontaine des Gobelins.
Deux-cents mètres en aval la rivière alimente l’étang Braque qui fait partie d’un seul plan d’eau de15 ha avec l’étang du Moulin Renard. La Bièvre alimente ensuite deux autres étangs en aval, l’étang de la Minière et l’étang du Val d’Or. Ces plans d’eau forment l’ensemble desétangs de la Minière aménagé de 1960 à 1965 sur une ancienne zone marécageuse. Seul l’étang de la Minière, le moins étendu des trois, avait été créé en 1688 parColbert pour participer à l’alimentation en eau du château de Versailles[52].En aval de l’étang du Val d’Or, la Bièvre passe sous la D 91 puis à côté d’une station d’épuration et parcourt la forêt domaniale de Versailles.
La Bièvre quitte le territoire communal de Guyancourt dans la forêt 600 m en aval de l'étang du Val d'Or et alimente l'étang de la Geneste creusé en 1948 pour protéger Buc des inondations. En aval de ce plan d'eau la rivière longée par le sentier de randonnée pédestre traverse une partie de la forêt domaniale de Versailles puis se sépare en deux bras à l'entrée du pré Saint-Jean où étaient installées auxXVIIe et XVIIIe siècles des blanchisseries travaillant pour la Cour de Versailles[53]. Le chemin longe le bras vif qui passe sous la place de la République dans le village. Les deux bras se rejoignent 200 m en aval. Le bras unique passe sous le remblai de l'aqueduc de Buc par un canal voûté de 60 m de long. Le chemin de randonnée quitte les bords de l'eau pour monter sur ce remblai.En aval de l'aqueduc, la Bièvre se sépare en deux. Le bras vif alimentait la roue du moulin de Vauptain, actuellement un haras, puis rejoignait le bras mort.À l'est de l'aqueduc où les bords de la rivière ne sont pas accessibles, le sentier domine la vallée puis redescend à côté de l'ancien moulin[54].
La Bièvre coule en contrebas du village assez éloigné. En aval du moulin de Vauptain, le bras unique longé par le chemin de randonnée, se divise peu avant son passage sous la route du Petit-Jouy aux Loges-en-Josas où se situait le lavoir communal disparu. Le bras naturel à gauche est enterré. En aval de la route, le bras vif, à l'air libre, n'est pas longé par un sentier. L'itinéraire de randonnée quitte donc la rivière et passe sous le pont du RER.Le bras vif passe sous la voie ferrée 300 m en aval de la route et pénètre dans le parc des Bas Prés[55]. Le bras naturel passe derrière les propriétés du Petit-Jouy, partie de la commune des Loges qui jouxte le centre de Jouy-en-Josas.
En arrivant des Loges-en-Josas, la Bièvre entre sur le territoire communal de Jouy divisée en deux bras.
Les deux moulins furent achetés par Oberkampf. Les deux bras se rejoignent près de la Mairie. Le bras unique longe le côté nord de la rue Jean-Jaurès et pénètre dans le domaine de l’INRA où il se divise encore. Le bras vif alimentait le moulin de Vauboyen sur la commune de Bièvres. Une centaine de mètres en amont de ce moulin, à la limite entre Jouy et Bièvres la rivière reçoit sur sa rive gauche un petit ruisseau qui prend sa source dans le bois de Monteclin.La partie sud du territoire communal est parcourue par un affluent de la Bièvre, le ru Saint-Marc, qui prend sa source àToussus-le-Noble au lieu-ditle Trou salé, traverse le golf de Saint-Marc, le campus HEC et jette dans la Bièvre par une petite chute à la limite du domaine du château (HEC)[56].

La rivière entre à l’extrême ouest du territoire au niveau de l’ancienmoulin de Vauboyen, où se rejoignent les deux bras distincts en amont. Quelques mètres en aval, son débit est augmenté par un petit ruisseau qui prend sa source comme celui en amont du moulin, dans le bois de Monteclin. Ce ruisseau est peu visible. En contrebas duchâteau des Roches, la rivière est à nouveau divisée, en deux bras.
Les deux bras se rejoignent à proximité de la gare. La Bièvre reçoit un affluent laSygrie, qui prend sa source à l’extrême nord du territoire communal à proximité du lieu-dit « Clairbois ».Le centre-ville s’est développé un peu en amont de la confluence entre la Bièvre et la Sygrie.La rivière est longée par le chemin des Prés de Vauboyen fermé à la circulation auto puis limité à des accès locaux. Le parcours de circulations douces est interrompu dans le centre de Bièvres jusqu'au-delà du pont de la N 118. La promenade reprend son cours à la limite de la commune d'Igny près du bassin des Damoiseaux[57].

Le bras surélevé qui longeait la voie ferrée (chemin de l'écluse) actionnait la roue du moulin de Marienthal, actuellement bâtisse délabrée, (impasse du moulin). Ce bras recouvert dans les années 1950 rejoignait le bras naturel à l'angle de la rue de Marienthal et de la rue du Moulin.Le bras naturel alimente le bassin des Damoiseaux aménagé par le SIAVB à la limite avec la commune de Bièvres et d’Igny pour limiter les inondations. En aval de cet étang, le bras unique est longé par un chemin piétonnier partie du GR 11 dans un cadre agréable.Après 500 m, la rivière se divise encore en contrebas de la gare d'Igny. Le bras naturel s'écoule au sud-ouest et quitte le territoire communal au pont Monseigneur pour pénétrer dans le golf de Verrières.
Ce bras naturel est bordé par l'espacela vallée comestible qui rassemble des bénévoles ayant pour but de valoriser le site de la Bièvre et de préserver l'environnement par l'arboriculture, l'agroforesterie et lapermaculture.
Le bras vif destiné à alimenter des moulins à Verrières est longé par le chemin piétonnier GR 11 qui forme la limite avec la commune de Verrières.La promenade au bord de l'eau est donc continue du bassin des Damoiseaux à la limite de la commune de Bièvres jusqu'à celle de Verrières-le-Buisson.La partie sud de la commune est parcourue par un affluent de la Bièvre, leru de Vauhallan alimenté par lesétangs de Saclay. La confluence est située sur le territoire de Verrières[58].
Deux bras parcourent Verrières.
À son entrée à Massy par l’ouest à la limite de Verrières, la Bièvre comprend les deux bras dans le prolongement de ceux s'écoulant à Verrières
De la rue du Pré à la rue du Pont-de-Pierre à la limite des trois communes de Massy, de Verrières et d’Antony, ce bras unique à l’air libre canalisé entre des rives cimentées longe le square de la Bièvre puis passe derrière les pavillons de la rue des Bleuets.La rivière quitte le territoire municipal, juste après la traversée souterraine de la voie à grande vitesse pour ressortir sur le territoire d’Antony dans le parc du Breuil et de la Bièvre[60].

À la limite des communes de Verrières-le-Buisson et d'Antony, la Bièvre entre par un passage d’une centaine de mètres sous la rue du Pont-de-Pierre, lacoulée verte du Sud-parisien, leTGV Atlantique et la rue Marius-Hue. L'eau ressurgit après ce parcours souterrain dans une prairie où fut réalisé dans les années soixante-dix un bassin de retenue devenu en 2009 laRéserve naturelle régionale du bassin de la Bièvre.En aval de ce plan d’eau, la Bièvre est souterraine à partir de la traversée de larue Georges-Suant.La Bièvre parcourait la propriété du marquis de Castries où est aménagé leparc Heller. Le confluent avec leru des Godets était situé un peu en aval près de l’étang du Soleil dans ce parc. Ce confluent est encore visible. La Bièvre se divisait ensuite en deux bras.
Les deux bras se rejoignaient en aval du moulin à l’entrée du parc Michalon au bord de la rue du Pont-aux-Ânes actuellementrue Prosper-Legouté.


La Bièvre traversait ce parc qui s’étendait au nord de cette rue jusqu’au-delà de l’actuelle rue de l’Abreuvoir. Le parc et le château Michalon ont été transformés en œuvre socialeLes enfants heureux au début duXXe siècle. Des logements ont été ensuite édifiés sur ces terrains.La Bièvre enterrée sous larue de l’Abreuvoir passait sous la voie ferrée à l’emplacement de l’actuel passage piétonnier. Le lavoir de la Grande-Pierre était situé en amont de ce pont. Dans le prolongement, le cours de la rivière correspond au passage piétonnier et cyclable parallèle qui donne accès à la rue Coustou. La rivière coulait ensuite entre les rues actuelles Madeleine et de la Bièvre et passait sous la route nationale 20 une cinquantaine de mètres au sud du carrefour avec l’actuelleavenue Gabriel-Péri. Après ce pont, se situait un abreuvoir qui fut supprimé en 1928 pour élargir la route et doubler la voie de l’Arpajonnais. Cinquante mètres au-delà, la Bièvre virait à gauche et croisait l'emplacement de la rue du 11-Novembre.Son cours correspondait ensuite à l’actuelle rue des Iris.Une centaine de mètres au-delà, la rivière se divisait en deux bras :
Ce parc occupé par des haras auXIXe siècle fut loti en 1905.
Un autre affluent de la Bièvre, leru des Morteaux s’écoulait de l’extrémité sud du grand canal duparc de Sceaux, passait sous les voies du RER sous un pont, actuellement passage piétonnier entre l’allée des Peupliers et la rue des Morteaux puis sous la route nationale 20 (avenue Aristide-Briand) à l’angle de la rue Paul-Bourget et se jetait dans la Bièvre au sud de la promenade du Barrage[61].

Le bras mort divisé en multiples dérivations serpentait dans les prairies où ont été aménagés au cours des années 1960-1970 des ensembles d’immeubles collectifs La Peupleraie et le Domaine du Moulin de Berny.Le confluent avec leru de Rungis affluent qui prend sa source àRungis au lieu-dit la Colline Cacao, était situé dans ces prairies à proximité de l’emplacement du carrefour de la rue Yvon avec le boulevard Pasteur.La Bièvre recevait également au sud-ouest du domaine de la Peupleraie le ru de Morteau qui s’écoulait de l’extrémité sud du grand canal du parc de Sceaux, traversait le territoire de la commune d’Antony et un très modeste ruisseau, le ru de Fresnes qui prenait sa source près de la rue de la Source. Son cours était situé entre les actuelles rues Ambroise-Roux et de Verdun, traversait cette rue et se jetait dans la Bièvre près de l’avenue Pasteur. Le ru de Fresnes a disparu vers 1925 dans les lotissements pavillonnaires.Le bras mort et le bras vifs se rejoignaient près de la RN 186.Au nord de la RN 186, la Bièvre s’écoulait dans des prairies entre les futures rues de la Cité Jeanne d’Arc et du Professeur Bergonié à l’arrière des pavillons, croisait la rue Louis-Lépine, traversait la zone d'activités des Prés où le parcours de la rivière, non accessible, correspond au dallage[62].En aval de cette zone, Fresnes a financé en 2003 la création duparc des Prés de la Bièvre[63] avec mise au jour d'un tronçon de 200 m de la Bièvre pour un coût de construction d'un demi-million d'euros[64].


La rivière est enterrée sur une centaine de mètres au nord du parc des Prés de la Bièvre, sous les jardins de pavillons puis sous l’avenue Victor-Hugo. La Bièvre enterrée au début des années 1950 a été remise au jour en 2016 sur 600 m dans le parc La Fontaine le long de l’avenue Flouquet.
Plus en aval dans le parc de la Bièvre, le bras vif, bief artificiel qui alimentait un moulin est encore enterré en 2018. Ce moulin restauré accueille une maison des associations, des salles d'exposition et d'activités culturelles. L'ancien parcours de la Bièvre est cependant matérialisé par un dallage jusqu’à l’avenue Larroumés à côté de l’ancien moulin. À l’emplacement de ce parc, un bras mort à l’ouest se séparait du bras vif.
En aval du moulin, la Bièvre fut enterrée dès 1910 le long de l’avenue Henri-Barbusse. La rivière recevait sur sa rive gauche, à l’angle avec larue de la Cosarde, un petit affluent, le ru de Blagis ou ruisseau de la Fontaine du Moulin. Ce ruisseau qui prenait sa source auPlessis-Robinson et passe sous larue de la Bièvre à Bourg-la-Reine est entièrement enterré[65].
La partie amont de la Bièvre à partir du territoire de l'Haÿ-les-Roses fut recouverte en 1910 jusqu'au moulin de Cachan. Son parcours correspond à l’avenue de la Division-Leclerc, passe sous les ensembles d’immeubles entre cette avenue et l’avenue de Lattre-de-Tassigny puis sous cette avenue et gagnait un moulin disparu dont la rue du Moulin de Cachan conserve le souvenir.À partir de ce moulin, la Bièvre se divisait en deux bras.Le bras vif en ligne droite dans l’axe de l’actuelle rue du Parc de Cachan, passait sous la place Eustache-Descamps, à l’arrière de la rue Cousté, s’orientait à gauche, croisait cette rue, puis la rue du Docteur-Hénouille où l'on peut voir l'arche d'un ancien pont. La rivière longeait ensuite la rue du Fief-des-Arcs jusqu’à l’aqueduc.Le bras mort coulait entre l’avenue Dumontel et l’avenue Camille-Desmoulins (ZAC Desmoulins). Cette partie recouverte en 1952 a été mise en valeur en 2006 par la promenade paysagère des rives de Bièvre comprenant un petit tronçon mis en eau.De nombreuses blanchisseries étaient établies le long de la rivière.Les deux bras se rejoignaient à l’entrée d’Arcueil sous l’aqueduc. Les deux bras sont réunis et enterrés en 1900 de la rue Guichard jusqu'à Arcueil[66].Le passage de la Bièvre et son rôle dans l’économie sont rappelés par des panneaux.
Le parcours de la Bièvre correspondait à celui de la rue de la Convention ouverte en 1900 sur le parcours de la rivière ainsi couverte de l’aqueduc à la rue de l’Ardenay. La rivière fut canalisée en 1913 puis recouverte au début des années 1950 en aval de la rue d’Ardenay jusqu’à son entrée à Gentilly. Son cours situé entre l’avenue Raspail et la rue de la Division-Leclerc est matérialisé par un dallage visible du pont de l’avenue Paul-Doumer. Le dallage se poursuit en contrebas de la rue de la Division-du-Général-Leclerc.Après le pont de l’A 6a, la Bièvre parcourait des prairies à l’emplacement du parc du Coteau où était situé le moulin à eau de la Roche détruit en 1959. Il existait également un moulin à vent[67].
En 2022 une partie du tronçon de la Bièvre fut de nouveau découvert[68].


Après le parc du Coteau, la Bièvre croisait la rue Gandilhon (ancienne rue des Chasses) puis l’avenue Raspail, passait à gauche du gymnase et du stade Maurice-Baquet, croisait la rue de la Chamoiserie. Les pelouses du parc Picasso recouvrent la Bièvre. En aval, la rue Nicolas-Debray fut construite sur son lit. La Bièvre passait sous la rue du Parroy, actuellement rue de la Division-du-Général-Leclerc où l'on voit le parapet de l'ancien pont, puis en bas de la poste et de la bibliothèque. À proximité, le tracé de la Bièvre est matérialisé par un dallage à l’arrière des maisons de l’avenue Raspail derrière une grille. À partir de l’ancien pont sur la Bièvre de l’avenue Jean-Jaurès, le site de la rivière recouverte est aménagé en promenade piétonnière, l’allée René-Cassin, jusqu'à la rue de la République.La rivière longeait l’église Saint-Saturnin passait sous l’avenue Raspail puis sous la rue de Verdun où est situé un parapet de l’ancien pont.Un deuxième bras artificiel, la Bièvre vive, s’écoulait de l’autre côté (sud-est) de l’avenue Raspail.Le bras de la Bièvre vive et la partie aval du passage sous l'avenue Raspail après l'église jusqu'aux fortifications de Paris furent recouverts avant 1900, le reste de la rivière de son entrée dans la commune jusqu’à l’église au début des années 1950[69].
DuXVIIe siècle au début duXIXe siècle, la Bièvre était longée en bordure du village de Gentilly (grand Gentilly) par une grande propriété en longueur, approximativement de l'emplacement de l'actuelle rue de Verdun jusqu'au delà de l'actuelle rue de la Chamoiserie, qui était la maison de campagne des jésuites, lieu de repos des élèves ducollège Louis-le-Grand. La Bièvre alimentait un canal et un plan d'eau à l'intérieur de ce domaine.

La Bièvre est enterrée dans son ensemble à Parisintra-muros depuis 1912 et son eau détournée dans deux égouts dont le parcours diffère de celui de l’ancienne rivière. Sur certaines parties, les galeries voutées souterraines sur l’ancien lit canalisé subsistent avec les arches d’anciens ponts.La vallée ayant été remblayée sur une profondeur variable pouvant atteindre près de 20 m dans le sud du13e arrondissement, les traces de la rivière sont assez ténues.Comme dans la plupart des anciens villages à partir de Buc, la Bièvre était divisée à Paris en deux bras, la Bièvre morte, son cours primitif, et la Bièvre vive, bras surélevé parallèle à l’est qui actionnait la roue de plusieurs moulins. Les deux bras qui se séparaient à Gentilly en amont de Paris, se rejoignaient en un bras unique près de l’église Saint-Médard dans le5e arrondissement.

La Bièvre entre sur le territoire de la ville Paris sous leparc Kellermann qui était situé en dehors de l’enceinte fortifiée de Thiers dans l’ancien parc des Lazaristes dépendant d’une communauté religieuse et faisant ensuite partie de la zonenon aedificandi après la construction en 1844 de l’enceinte de Thiers. Cette partie de la commune de Gentilly ne fut annexée à la capitale qu’en 1925. La Bièvre fut recouverte à cet endroit en 1935 alors que la rivièreintra-muros avait disparu depuis 1912. Le parc Kellermann aménagé en 1937 a fait disparaître les traces de l’ancienne rivière[70].
En aval du parc, le parcours de l’égoutcollecteur Pascal recueillant les eaux de la Bièvre avec les eaux usées de la banlieue correspond encore à celui de l’ancienne Bièvre vive de la limite communale avec Gentilly jusqu’à larue du Docteur-Leray dans le13e arrondissement, successivement sous le boulevard périphérique, le parc Kellermann, leboulevard Kellermann à lapoterne des peupliers, lapetite ceinture et la rue de l’Interne-Loeb.Au-delà, le parcours de cet égout s’écarte de celui de l’ancienne rivière[71].

Le bras vif passait sous lapoterne des peupliers, larue de l’Interne-Loeb, coupait larue Dieulafoy, arrivait au Moulin des prés dont l’emplacement est signalé sous le 98 de la rue actuelle établie sur 12 m de remblai. La rivière longeait larue du Moulin-des-Prés côté pair, passait sous la rue de Tolbiac formant une boucle au nord de cette rue revenant à l’angle de larue Bobillot.Après la création de larue de Tolbiac en 1875, la boucle fut supprimée et remplacée par une dérivation qui longeait cette rue, en contrebas au sud, (sous l’actuel square des Peupliers). Les terrains autour de la rue de Tolbiac furent remblayés à la fin duXIXe siècle pour aménager un nouveau quartier avec des rues se croisant à niveau[72].Le terrain dans le prolongement dupassage Vandrezanne avec une maison en rez-de-chaussée en contrebas est un vestige de l’ancien niveau de la rue du Moulin-des-Prés qui fut remblayée après expropriations. Après acquisition par la ville en 1881 et destruction du moulin des Prés, la dérivation le long de la rue de Tolbiac fut remplacée par un égout, lecollecteur Pascal, sous la rue du Docteur-Leray et larue de la Colonie, se prolongeantrue Vergniaud,rue Vulpian,rue Pascal etrue Censier[73].Avant sa suppression en 1881 dans cette partie du13e arrondissement, la Bièvre vive formait un deuxième méandre au sud de la rue de Tolbiac puis de la rue de la Colonie jusqu’à l’angle de larue Auguste-Lançon et de larue Boussingault et remontait ensuite au nord parallèlement à l’actuelle rue Vergniaud. Ce bras croisait l’actuellerue Daviel auno 13. Le fond de la vallée a été remblayé de 14 m au cours des années 1880 ce qui a réduit la pente entre la rue Vergniaud et larue Barrault de 40 % à 10 % et a ainsi permis le prolongement jusqu’à laButte-aux-Cailles de la rue Daviel, auparavant limitée au bord du bras vif. L'ancien lit comblé est occupé par des jardins et dépendances à l'arrière des grands immeubles du côté des numéros impairs de la rue Vergniaud[74].
L'égout rond qui correspond au cours de la Bièvre morte sous la rue de la Poterne-des-Peupliers ne reçoit que les eaux des égouts du département du Val-de-Marne, non ceux de la Bièvre. Au-delà, le parcours de l’égout diffère de celui de l’ancienne rivière.
L’ancien cours de la Bièvre morte correspondait à la rue des Peupliers puis formait un méandre au nord de l’actuelleplace de l’Abbé-Georges-Hénocque, ancienne place des Peupliers, coupait larue Charles-Fourier, lepassage Trubert-Bellier et larue Bellier-Dedouvre, la rue de la Colonie et se rapprochait de la rue de la Fontaine à Mulard. Cette rue déplacée, élargie et située11 mètres au-dessus de son ancien niveau a conservé son ancien nom lié à une source à l’emplacement de l’actuel square Pierre-Grimault.La rue du Pot-au-Lait qui suivait sa rive droite est l’actuellerue Brillat-Savarin se prolongeant par larue Wurtz. Lors de son ouverture en 1875, la rue de Tolbiac enjambait la vallée sur un viaduc. Cette partie en demi-cercle de laplace de Rungis à la rue Daviel fut recouverte de 1881 à 1885.

Le cours de la rivière s’écartait de la rue Wurtz et passait sous la rue Saint-François-De-Salles, actuelle rue Daviel puis formait successivement deux angles droits pour passer sous l’actuelle rue Vergniaud et le boulevard Blanqui. Le bief de la Glacière situé sous la partie sud dumail de Bièvre près du Théâtre 13 fut parmi les derniers recouverts en 1912[75].
Les deux bras de la Bièvre vive et morte étaient très proches sous l’actuelboulevard Auguste-Blanqui, anciennement boulevard d’Italie. Ce boulevard était l’ancienmur des Fermiers-Généraux sous lequel les premiers passages souterrains de la Bièvre, une double poterne d’eau, ont été construits en 1784[76].Jusque vers 1880, les terrains entre les deux bras, de Gentilly au boulevard Blanqui, étaient des prairies inondables, des étangs, des excavations résultant de l’extraction de l’argile dans lesquelles l’eau gelait en hiver. La glace entreposée dans des puits maçonnés était conservée en été pour être livrée à la demande par les entrepreneurs glaciers. Cette exploitation disparut sous la concurrence de la production industrielle avec la liquidation de la Société des glacières réunies de Saint-Ouen et Gentilly en 1890[77].Lacité florale entre les rues Brillat-Savarin, Auguste-Lançon et Boussingault a été aménagée sur un étang asséché.
Après la galerie souterraine sous lemur des Fermiers généraux (ensuite boulevard d’Italie, actuel boulevard Auguste-Blanqui), le bras mort passait sous l’actuellerue Paul-Gervais, le bras vif sous larue Edmond-Gondinet.Ce secteur actuellement délimité par le boulevard Blanqui, le square René-Le Gall, larue du Champ-de-l’Alouette à l’ouest, larue Corvisart à l’est était jusqu’au milieuXIXe siècle le clos Payen du nom d’un ancien propriétaire du terrain Noël Payen.
A l’angle de la rue Edmond-Gondinet et du boulevard Blanqui, fut construit en 1762 un hôtel particulier, la Folie Neufbourg ou Hôtel de Le Prêtre de Neufbourg détruit en 1913[78].Le moulin Croulebarbe était situé à l’angle de la rue Edmond-Gondinet et de la rue Corvisart.
Les deux bras délimitaient l’île aux Singes correspondant approximativement ausquare René-Le Gall, le bras vif longeant le mur du square côtérue Croulebarbe puisrue Berbiet-du-Mets, le bras mort la partie ouest du square matérialisé par un mur.La partie sud de l’île aux Singes était occupée par les jardins des ouvriers de laManufacture des Gobelins. La partie nord de l’île entre la ruelle des Gobelins où coulait le bras vif à l’arrière de la manufacture et le bras mort et au-delà jusqu’à larue des Cordelières était un quartier déshérité et insalubre habité par les ouvriers des mégisseries et tanneries installées sur le bord de la rivière. Une ruelle étroite, le passage Moret, reliait la ruelle des Gobelins à larue des Cordelières avec un pont sur le bras mort. Le bâtiment d’une ancienne mégisserie 29 rue des Cordelières est visible du square René-Le Gall. Le bief des Cordelières sur la Bièvre morte et le bief des Gobelins sur la Bièvre vive ne furent couverts qu’en 1912.Après couverture de la rivière, la ruelle Gobelins fut remblayée pour la mettre au niveau du boulevard Arago puis élargie par démolition des bâtiments côté impairs et renommée rue Berbiet-du-Mets. Cette rue avec la rue Croulebarbe est l’une de celles où le parcours de l’ancienne Bièvre se devine.Tout ce quartier a disparu dans les années 1930 avec l’aménagement du parc René-le Gall et la construction du bâtiment duMobilier national.L’îlot de la Dame-Blanche, Hôtel de la fin duXVe siècle et ses dépendances fut occupé au cours des siècles suivants par des teintureries et des mégisseries. Il reste un vestige de ces installations industrielles de la deuxième moitié duXIXe siècle. Les façades de bâtiments récents sur la rue Berbiet-du-Mets sont ornées de panneaux de bois évoquant les lattes de séchage de peaux des anciennes tanneries[79].
Le passage du bras vif de la Bièvre est visible au 12boulevard Arago par une porte basse d’accès privé, entre deux bâtiments. La rivière disparue correspond aux cours entre les immeubles. Cet espace dégagé débouche sur leboulevard de Port-Royal au cinéma l’Escurial.

Le passage du bras mort sous le boulevard au mitoyen des 23 et 23bis et au 18bis n’est pas perceptible dans le bâti mais son emplacement est indiqué par des médaillons sur les trottoirs.Ce bras passait à l’arrière de larue Pascal traversée du numéro 35 où le bâtiment dans la cour est une ancienne mégisserie au 40 où d’anciens bâtiments industriels sont visibles dans le passage reliant la rue Pascal à larue Broca[80].
Le passage de la Bièvre vive sous le boulevard de Port-Royal sur le côté opposé au cinéma l’Escurial est marqué par une trouée entre les immeubles des 12bis et 14 donnant une vue sur l’ancien bief Valence derrière la rue homonyme.
La rivière bifurquait à gauche à l’emplacement de l’avenue des Gobelins et coulait devant lesno 4 et 2.
Lemoulin Saint-Marcel, nommé égalementGrand Moulin oumoulin de la collégiale, qui était lemoulin banal dufaubourg Saint-Marcel dont les habitants étaient tenus de se servir moyennant une redevance seigneuriale, était situé à l’angle de larue de Valence et de l’avenue des Gobelins. Ce moulin fut détruit vers 1829.
Les entrées du bief Pascal du bras mort sont visibles par des trouées auno 28 du boulevard, à l’autre extrémité, rue Pascal à l’angle de larue Claude-Bernard. Le mur construit au milieu du lit de la rivière lors de sa couverture en 1905 existe encore, délimitant les propriétés riveraines[81].
Contrairement à ce qu'indiquent les médaillons au sol dans la rue Pascal, sous le pont du boulevard de Port-Royal, et plus loin sur le trottoir des numéros pairs, la Bièvre ne passait sous la rue, mais à l'arrière des bâtiments et ne croisait celle-ci qu'à l'angle avec la rue Claude-Bernard.
Les deux bras se rejoignaient au carrefour des rues Claude-Bernard, Monge et avenue des Gobelins. Le confluent fut recouvert en 1868 lors de la création du carrefour entre les rues Monge, Claude-Bernard et de l’avenue des Gobelins, et les alentours furent remblayés. La chaussée du numéro 2 larue Édouard-Quénu en contrebas témoigne du niveau ancien du quartier. Les rues Pascal et Broca ont également été relevées pour déboucher à niveau sur la rue Claude-Bernard. LePetit-Moulin, signalé par une plaque au sol, était situé sur le bras unique juste en aval du confluent à l’angle des actuellesrues Monge etde Bazeilles. Ce moulin qui appartenait à l’abbaye Sainte-Geneviève a disparu avant leXVIIIe siècle[82].

Le bras unique traversait la rue Bazeilles (anciennement rue Mouffetard) entre les numéros 4 et 5 sous l’ancien Pont-aux-tripes, passait sous la rue Monge et entrait à l’emplacement dusquare Adanson dans le Bief de la photographie, ainsi nommé depuis le milieu duXIXe siècle par la présence d’un atelier de photographe. Ce square fut ouvert en impasse lors de la couverture en 1899 d’un premier tronçon destiné à être prolongé jusqu’à la rue de la Clef. Le mur au bord de l’entrée d’un garage au fond de cette impasse fut construit au milieu du lit de la rivière lors de sa couverture en 1903 comme séparation des propriétés riveraines. Le projet de prolongement étant abandonné le square est resté en impasse. On aperçoit à droite au fond, à l’arrière de larue du Fer-à-Moulin, deux anciens bâtiments industriels dont une mégisserie avec des murs en colombages[83]. À l’autre extrémité, l’ancien cours se devine par une maison basse au numéro 13 de la rue de la Clef et par la porte du 11 entre des bâtiments plus élevés. Larue de la Clef, rue du Pont-aux-Biches sur ce tronçon avant 1868, franchissait la rivière par le Pont-aux-Biches que l'on devine par le léger bombement de la chaussée. Les bâtiments universitaires duCampus Censier entre les rues de la Clef et deSanteuil ont pris la place de l’ancienne Halle aux cuirs inaugurée en 1866 et détruite par un incendie en 1906. La rivière a été recouverte à cet endroit avant la construction de la Halle. Plus en aval, le mur au bord de la voie d’accès au garage souterrain du 25rue Geoffroy-Saint-Hilaire est celui construit dans le lit de la rivière lors de son remblaiement en 1904.

Le moulin Coupeau démoli en 1826[84] est signalé sur le trottoir du 30 rue Geoffroy-Saint-Hilaire par une plaque au sol. Cependant, l'emplacement de cette plaque est erroné car le moulin était situé sur le cours principal de la rivière à l'entrée de la maison de la Sœur-Rosalie et non à la porte d'accès à l'annexe du Jardin des plantes où s'écoulait le faux ru.[85].
En aval de larue Geoffroy-Saint-Hilaire, la rivière coulait entre les ruesPoliveau etBuffon traversant un domaine de3,5 ha acheté en 1779 parBuffon pour leJardin du Roi (devenu en 1793 leMuséum)[86]. En 1895, ce parcours fut recouvert et devint pour quelques années une rue nomméeNicolas-Houël, reliant larue Geoffroy-Saint-Hilaire auboulevard de l'Hôpital et traversant le « campus Buffon » (ancien « clos Patouillet »)[87]. En 1902, cette rue, aussi appelée « de la Bièvre », fut partagée en trois tronçons : le plus à l'ouest est devenu la cour de l'école privée « Sœur Rosalie » au fond de laquelle l'on voit deux grands bâtiments qui sont d'anciennes mégisseries de la fin duXIXe siècle[88] et le plus à l'est est l'actuelle rue Nicolas-Houël. Entre les deux, le Muséum a alors enclos pour des raisons de sécurité ses laboratoires et collections (« clos Patouillet »). La courbe de la rue Nicolas-Houël, devenue impasse en 1902, épouse le dernier méandre de la rivière qui passait ensuite sous le boulevard de l'Hôpital pour se jeter dans la Seine.
À l'extrémité est du boulevard de l'Hôpital, la Bièvre se divisait en plusieurs bras entourant un ou plusieurs ilots suivant les époques. Le bras le plus septentrional passe sous laplace Valhubert et rejoint la Seine juste en aval dupont d'Austerlitz ; le plus méridional passait sous lagare d'Austerlitz et rejoignait la Seine entre le viaduc du métro et l’actuelpont Charles-de-Gaulle non sans avoir reçu l’égout à ciel ouvert de l’hôpital de la Salpêtrière, déversoir des pollutions de celui-ci[89]. Le moulin du Ponceau était installé à l’embouchure située de ce côté. Ce tronçon du boulevard de l’Hôpital à la Seine fut un des premiers recouvert en 1833 en prévision de la construction de la gare d'Austerlitz ; la gare d'Austerlitz a été ouverte en 1840 et fut agrandie en 1862-1867[90].
Un projet de renaissance de la Bièvre est porté par de nombreux acteurs, associatifs, en particulier par l'association des Amis de la Vallée de la Bièvre et par des syndicats d'aménagement regroupant les collectivités concernées, le Syndicat mixte du bassin versant de la Bièvre SMBVB pour l'ensemble de la vallée et le SIAVB pour la partie amont.
« (U)ne commission extra-municipale du maire de Paris et de son adjoint chargé de l'environnement, de l'eau, de l'assainissement et de la valorisation du site de la Seine, a présenté aux associations de quartier, le, un plan de renaissance de la Bièvre. » Il s’agit de faire réapparaître la Bièvre à la lumière du jour en trois endroits : à lapoterne des Peupliers, dans lesquare René-Le Gall au pied de lamanufacture des Gobelins et dans l'îlot Buffon-Poliveau duMuséum national d'histoire naturelle (entre les ruesBuffon et laPoliveau, sur 400 m). Les études s'étant poursuivies, la mairie de Paris présente, le, le projet d'aménagement retenu pour perpétuer« la mémoire et le fil de la Bièvre ». Mais le coût (plus de100 millions d'euros) d'une station d'épuration de la rivière à son entrée sur le territoire communal, d'ouvrages de franchissement deslignes de métro et d'autres ouvrages de voirie, conduit à l'abandon du projet.

Un nouveau projet est élaboré par l'architecte urbaniste Benoît Jullien avec le concours de Camille Jullien, paysagiste, et du bureau d'études AEP Normand. Il comprend la réalisation de sept haltes-fontaines, de marquages au sol, d'un éclairage bleuté des ponts et des frontières historiques, ainsi que la modification, par le Comité régional de la randonnée pédestre d'Île-de-France, du chemin de grande randonnéeGR 11 (qui fait le tour deParis) afin qu'il suive la vallée de la Bièvre jusqu'auPont d'Austerlitz[91]. La réalisation de ces aménagements commence en 2008. Leparc Kellermann est remodelé afin de devenir une lagune par son organisation et les plantes d'eau qui y sont disposées, et dans laquelle on trouve d'une manière spontanée descolverts et des hérons. Un plan d’eau est aménagé en 2015 dans le13e arrondissement dans lejardin Charles-Trenet en bordure de l’éco-quartier Gare-de-Rungis en souvenir du passage de la Bièvre à proximité.
La nouvelle majorité municipale « rose-verte » élue à Paris en 2020 souhaite honorer sa promesse de campagne de faire revivre la Bièvre en plein Paris à ciel ouvert à l'horizon 2026. Adoptées par leConseil de Paris le, la mise à jour des études de faisabilité et des études complémentaires est prévue pour 2021[92].
| Photo | Description | Adresse | Arrt | Coordonnées géographiques |
|---|---|---|---|---|
| Plaque :« emplacement du Pont de l'île aux Singes » | 26rue Croulebarbe 2rue Berbier-du-Mets | 13e | 48° 50′ 00″ N, 2° 21′ 06″ E | |
| Plaque :« Bâtiments implantés sur la courbe de la rivière » | 12rue Berbier-du-Mets | 13e | 48° 50′ 06″ N, 2° 21′ 03″ E | |
| Plaque :« Ici confluaient les deux bras de la rivière » | Place Georges-Moustaki 2rue de Bazeilles 1rue Pascal | 5e | 48° 50′ 21″ N, 2° 21′ 00″ E | |
| Plaque :« La rivière coulait entre les Bâtiments du 32 » | 32rue Geoffroy-Saint-Hilaire | 5e | ||
| Plaque :« Dernier méandre du bras unique. Cette petite porte ouvrait sur le quai » | 16rue Nicolas-Houël | 5e | 48° 50′ 31″ N, 2° 21′ 41″ E | |
| Plaque :« emplacement du Moulin Saint-Marcel » | rue Claude-Bernard | 5e | ||
| Plaque :« emplacement du Moulin des Prés » | 18rue Henri-Pape 94rue du Moulin-des-Prés | 13e | 48° 49′ 28″ N, 2° 21′ 16″ E | |
| Plaque :« Pan de mur implanté sur le lit même de la rivière » | 38-40rue de la Colonie | 13e | 48° 49′ 28″ N, 2° 20′ 51″ E | |
| Plaque :« emplacement du Moulin Croulebarbe » | rue Croulebarbe | 13e | ||
| Plaque :« emplacement du Moulin Coupeau » | 28rue Geoffroy-Saint-Hilaire | 5e | 48° 50′ 25″ N, 2° 21′ 23″ E | |
| Plaque :« emplacement du Petit Moulin » | 5rue de Bazeilles 118rue Monge | 5e | 48° 50′ 20″ N, 2° 21′ 02″ E | |
| Médaillon :« bras unique » | rue Nicolas-Houël | 5e | ||
| Médaillon :« bras vif » | rue Croulebarbe | 13e | ||
| Médaillon :« bras vif » | rue du Moulin-des-Prés | 13e | ||
| Médaillon :« bras mort » | rue Pascal, sous le pont duBoulevard de Port-Royal | |||
| Médaillon :« bras mort » | rue Wurtz | 13e | ||
| Médaillon :« bras mort » | rue des Peupliers | 13e | 48° 49′ 18″ N, 2° 21′ 09″ E |

Durant l'automne 2010, une consultation est organisée àArcueil etGentilly par leConseil général du Val-de-Marne, portant sur la reconstitution du lit naturel de la Bièvre, afin de la faire réapparaître partout où cela sera possible[93]. Des travaux de réouverture d'un tronçon de 600 m ont débuté en 2019[94],[95], avec une inauguration au printemps 2022[96],[3].
Quelques tronçons ont été remis à l’air, 200 m àFresnes en 2003, une centaine de mètres àCachan dans la ZAC Camille-Desmoulins en 2006, 600 m dans le parc La-Fontaine le long de l’avenue Flouquet àL’Haÿ-les-Roses en 2016.

Une branche du GR 11, sentier du tour de l’Île-de-France qui existait depuis de nombreuses années, a été modifiée en 2008 pour se rapprocher autant que possible du cours de la Bièvre de sa source (point de départ du sentier à la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines) à son confluent à Paris (arrivéeplace Valhubert à l’entrée du pont d’Austerlitz dans le5e arrondissement). Le chemin de randonnée qui longe la Bièvre à l'air libre dans la haute vallée a été aménagé en grande partie par le Syndicat Intercommunal pour l'Assainissement de la Vallée de la Bièvre. Certains tronçons du sentier sont destinés exclusivement aux piétons, l’accès des cyclistes étant entravé par des dispositifs anti-intrusion, à d’autres endroits, par des marches. Une certaine tolérance pour les cyclistes existe de fait à condition de garder une allure très modérée et de respecter la priorité aux piétons. Les voies forestières et les chemins longeant les bassins de la partie amont de la rivière sont accessibles à tous les usagers non motorisés. En banlieue et à Paris, l’itinéraire alterne traversées de parcs et parcours dans des rues secondaires[97].
Chaque année au printemps, une marche de la Bièvre qui réunit près de 2 000 participants est organisée de la Seine à la source à avec plusieurs formules de distances[98].

Plusieurs artistes ont été inspirés par le cours de la Bièvre :


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