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Bernard de Fallois, né le àParis et mort le àNeuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est unéditeurfrançais, président-fondateur desÉditions de Fallois.
Bernard de Fallois naît le dans le16e arrondissement de Paris[1].
Il est envoyé par ses parents auMans en classe de troisième, vers 1940. À la fin de la guerre, il est élève aulycée Janson-de-Sailly (Paris)[2].
Il suit des études de lettres. Il est reçu premier à l'agrégation de lettres en 1948[3] et enseigne pendant près de quinze ans, notamment aulycée Stanislas[4].
À l'âge de vingt-six ans, il publie chezGallimardJean Santeuil en 1952, puis leContre Sainte-Beuve en 1954, œuvres inachevées deMarcel Proust, d'après les manuscrits de l'auteur.
Entre 1959 et 1962, il a une activité de critique de cinéma sous le nom de plume de« René Cortade »[5], choisi en référence au héros du roman deRobert Brasillach,Comme le temps passe.
En 1962, il entre au groupeHachette Livre, où il contribue au développement duLivre de poche sous la direction deGuy Schoeller. Cette année-là, il est l'exécuteur testamentaire deRoger Nimier au décès de ce dernier.
Passionné par lecirque, il produit la troupeLos Muchachos auGrand Palais en 1969, compagnie de cirque espagnole créée àOrense en 1956 par le père Jésus Silva Mendez.
Bernard de Fallois devient le directeur général d'Hachette Livre en 1975. La même année, il entre au groupe desPresses de la Cité (propriété du groupe espagnolGrupo Planeta depuis 2008). Il y est nommé directeur général. Aux Presses de la Cité, il édite entre autres les collections dePresses Pocket ou desÉditions Julliard, entités du groupe.
En, Bernard de Fallois prend son indépendance et fonde sa propre maison d'édition à l'âge de soixante et un ans : les Éditions de Fallois.
Grand patron de l'édition française réputé modeste, cultivant le goût de la discrétion et surnommé« le patriarche le plus secret de l'édition », Bernard de Fallois refusait depuis de nombreuses années de figurer dans leWho's Who ou leBottin mondain, considérant le fait d'être mentionné dans ces annuaires de personnalités comme« un inutile artifice ». Lorsque lui fut proposée la Légion d'honneur au début des années 1980, il répondit de même« ne pas en comprendre l'intérêt ».
Ami personnel d'Emmanuel Berl, deGeorges Simenon, deMarcel Pagnol, deVladimir Volkoff, il publie leurs livres d'abord au sein du groupe de la Cité, puis aux Éditions de Fallois. Parmi ses auteurs, on peut citerAlain Peyrefitte,Valéry Giscard d'Estaing, lecardinal Lustiger,Hubert Monteilhet,Robert Merle,Fernand Braudel,Raymond Aron,Jacqueline de Romilly,Marc Fumaroli,Hugo Claus,Charles Zorgbibe,Rose Tremain ouFrançoise Chandernagor.
Bernard de Fallois édite également les ouvrages d'auteurs des pays de l'Est ou deSuisse, telsFriedrich Dürrenmatt ouJoël Dicker, dont le romanLa Vérité sur l'affaire Harry Quebert, traduit en trente langues, obtient legrand prix du roman de l'Académie française en 2012. L’œuvre de Pagnol (33 titres), fait aussi partie du catalogue des Éditions de Fallois.
Il meurt le[6] à l'hôpital américain de Paris de Neuilly-sur-Seine.
Le suivant, le président de la RépubliqueEmmanuel Macron et la ministre de la CultureFrançoise Nyssen, rendent hommage à Bernard de Fallois dans un communiqué de presse[7],[8].
Une de ses dernières découvertes, Joël Dicker, lui rend hommage en le citant de nombreuses fois et en racontant leur histoire et des anecdotes, dans son livreL'Énigme de la chambre 622, sorti en mai 2020[9].
Bernard de Fallois a rédigé les préfaces, postfaces, introductions, présentations de plusieurs ouvrages deJoachim du Bellay,Emmanuel Berl,Robert Brasillach,Marcel Jouhandeau,Prosper Mérimée,Hubert Monteilhet,Marcel Proust[10],Tristan Rémy,Paul Valéry.
Il est également l'auteur de trois livres : l'un consacré au cirque, l'autre à Georges Simenon et le dernier, publié en, est une introduction à Marcel Proust, accompagnée du choix de maximes et de pensées de Proust que Bernard de Fallois avait publiées, précédées d’un essai sur Proust moraliste[11].
En 2009, Bernard de Fallois reçoit leprix de la critique de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre critique[12].
Bernard (Marie Michel Édouard) de Fallois, est le petit-fils d'Armand de Fallois, officier de l'Armée de terre française. Il est issu d'une famille de noblesse de robe lorraine ayant engendré une longue lignée de militaires.
« Il s’agit d’une étude approfondie du premier livre publié par Proust (Les Plaisirs et les jours), en parallèle avec des textes écrits à la même période et que Proust avait conservés en manuscrits ou publiés dans des revues sans les retenir pour ce recueil. On verra que ces textes révèlent le secret et l’aveu présents dans toute l’œuvre de Proust. »