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Bergues

50° 58′ 00″ nord, 2° 26′ 00″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirBergues (homonymie).

Bergues
Bergues
L'hôtel de ville reconstruit en 1871.
Blason de Bergues
Blason
Image illustrative de l’article Bergues
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionHauts-de-France
DépartementNord
ArrondissementDunkerque
IntercommunalitéCommunauté de communes des Hauts de Flandre
(siège)
Maire
Mandat
Paul-Loup Tronquoy
2020-2026
Code postal59380
Code commune59067
Démographie
GentiléBerguois, Berguoises
Population
municipale
3 525 hab.(2023en évolution de −3,5 % par rapport à 2017)
Densité2 670 hab./km2
Géographie
Coordonnées50° 58′ 00″ nord, 2° 26′ 00″ est
AltitudeMin. 0 m
Max. 22 
m
Superficie1,32 km2
TypePetite ville
Unité urbaineBergues
(ville-centre)
Aire d'attractionDunkerque
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Coudekerque-Branche
LégislativesQuatorzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Bergues
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Bergues
Géolocalisation sur la carte :Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Bergues
Géolocalisation sur la carte :Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Bergues
Liens
Site webbergues.fr
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L'église Saint-Martin reconstruite en 1959.

Bergues, anciennementBergues-Saint-Winoc[Note 1], est unecommune française, située dans ledépartement duNord enrégionHauts-de-France. Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu aucomté de Flandre et auxPays-Bas méridionaux (en latin,Belgica Regia) et relèvent de la zone linguistiqueflamande.

Bergues est notamment connue depuis 2008 pour avoir accueilli le tournage du filmBienvenue chez les Ch'tis deDany Boon[1].

Géographie

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Carte
Limites communales entre Bergues et ses communes adjacentes.

Localisation

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Bergues se situe dans leBlootland, à environ 10 km au sud deDunkerque et 55 km au nord-ouest deLille[2], ainsi qu'à 10 km de la frontière avec laBelgique.

Bergues est une place fortifiée parVauban, qui peut inonder par ses écluses la plaine marécageuse où elle est située (des inondations préventives auraient ainsi été provoquées en 1573, 1646, 1793[3]) ; elle a pour ouvrage détaché leFort Français (parfois autrefois aussi nomméPort françois), situé sur le canal de Bergues à Dunkerque, et qui, en se liant auFort Louis, fait des deux villes un même système de défense. Bergues est traversé par lecanal de la Colme qui part deWatten et va àFurnes[4].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

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Communes limitrophes deBergues
Téteghem-Coudekerque-Village
BierneBerguesHoymille
SocxQuaëdypre

Géologie et relief

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La place deszones humides et cours d'eau (watringue) à Bergues et dans la communauté de communes fait de cette sous-région un lieu important pour la trame bleue, et la trame verte et bleue du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que pour les corridors demigration aviaire[5].

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans lebassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de la Basse Colme, le canal de la Haute Colme, le canal de Bergues, l'Houtgracht, la Shelvliet, le canal de Coudekerque, la Nouveau Bierendyck[6]divers bras de décharge de la Haute-Colme[7] et divers autres petits cours d'eau[8],[Carte 1].

Lecanal de la Basse-Colme, est uncanal reliant Bergues àHondschoote. Il fait partie ducanal de la Colme[9].

Lecanal de la Haute-Colme relie l'Aa àWatten aucanal de Bergues et aucanal de la Basse-Colme à Bergues. Il fait partie ducanal de la Colme, et correspond à la partie occidentale, la seule encore accessible à lanavigation fluviale[10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bergues[Note 2].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Delta de l'Aa ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 208 km2 de superficie, délimité par lebassin versant de l'Aa. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'Institution intercommunale des Wateringues[11].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par lesagences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat des Hauts-de-France etClimat du Nord-Pas-de-Calais.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[14] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[15]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 720 mm, avec12,6 jours de précipitations en janvier et0,8 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deDunkerque à9 km àvol d'oiseau[18], est de11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de41,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−18 °C, atteinte le[Note 3].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Bergues est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21].Elle appartient à l'unité urbaine de Bergues[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle estville-centre[Note 5],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[23]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (69,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (69,4 %), forêts (20,7 %), prairies (9,5 %),terres arables (0,5 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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La Gare.

Bergues est reliée à l'autoroute A25 (Dunkerque-Lille).

Elle abrite également unegare SNCF desservie par desTER Hauts-de-France effectuant des missions entre les gares deDunkerque et d'Arras, ou d'Hazebrouck ou deLille-Flandres.

La ville est traversée par la véloroute des Flandres V364, aménagée par le département du Nord en 2021, qui relieArmentières àDunkerque sur une longueur de 89 km et permet de parcourir la partie française de la plaine des Flandres, en empruntant essentiellement un réseau de petites routes très peu fréquentées. Les principales gares proches de ce parcours sont jalonnées pour faciliter l'intermodalité train + vélo. Ce parcours recoupe en partie leréseau points-nœuds déjà mis en place par le département du Nord en 2018. La véloroute des Flandres V364 permet de rejoindre la Vélomaritime (EuroVelo 4) qui débute àDunkerque et se termine àRoscoff enBretagne.

La plateforme multimodale de la gare de Bergues est desservie par les lignes 902, 903, 905, 921 et 924 du réseauArc-en-Ciel 1[27].

Dans le cadre du projet Interreg-V Transmobil, laCCHF a installé dans le cadre d'un hub de mobilité : train, bus, vélo, voiture partagée un abri/stationnement vélo permettant la recharge de Vélo à Assistance Electrique.

Toponymie

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On y fait allusion en 857 sous le nom deGruono(m)bergou qui devientGroen Berg en 877,Bergan en 944[28].

Le nom de la ville vient dunéerlandaisgroene berg qui signifie « colline verte »[29].

Le nom se ditSint-Winoksbergen ennéerlandais[30] (littéralement« Monts-Saint-Winoc »), etBergen (/bœ.rgn/) enflamand occidental.

En 1646, la ville était appeléeBergue-Saint-Vinox[31].

Pendant laRévolution française, pour gommer la référence à l'église contenue dans le nom Berghes-Saint-Winoc, la ville est rebaptisée Bergues-sur-Colme[32].

Histoire

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Sous le sol deQuaëdypre, Bergues et deWormhout, ont pu être mis au jour à l'état defossiles des restes de pachyderme (éléphant ou mammouth) de même type que ceux retrouvés àArques et datant de lapréhistoire[33].

Bergues a eu une riche histoire, fut une place politique longtemps importante, avant que le développement de Dunkerque ne l'éclipse quelque peu. Ce passé glorieux se marque entre autres par le passage par la ville de nombre de personnages illustres tout au long de son histoire : comtes de Flandre, roi d'Angleterre, rois de France, empereurs (Charles Quint, NapoléonIer),....

Bergues a changé au moins cinq fois de maître au cours de son histoire depuis leMoyen Âge : elle a appartenu pendant 522 ans auxcomtes de Flandre, puis 93 ans auxducs de Bourgogne et comtes de Flandre, 79 à lamaison d'Autriche, 111 ans à l'Espagne (Pays-Bas espagnols), avant de devenir définitivement française en 1668[32].

Antiquité

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Sous l'Empire romain, ce qui sera la ville de Bergues faisait partie de laGaule belgique et était habitée par lesMénapiens.

Selon laChronique de Bergues-Saint-Winoc, Bergues existait déjà auIIIe siècle, on y adorait le dieuBaal jusqu'à une première évangélisation (il est probable que la référence au dieu Baal soit ici une des multiples appellations du dieu gauloisBelenos plutôt qu'une référence au dieuBaal desPhéniciens). L'évangélisation de Bergues aurait eu lieu à la fin duIIIe siècle sous l'empereur romainDioclétien. Elle aurait été l'œuvre de plusieurs saints :Victoric d'Amiens,Saint Fuscien, envoyés par Rome, avecSaint Quentin,Crépin et Crépinien,Piat de Seclin[34].

Lecartulaire de saint Bertin, écrit par les moines de l'abbaye de Sithiu à partir duVIIe siècle (actuellementSaint-Omer) confirme que Bergues était jadis appelée le « Mont Baal », ce qui pourrait dénoter l'existence d'un culte païen antérieur à l'installation de religieux chrétiens.Baal aurait été une divinité invoquée aux sommets des collines.

Lors de leur invasion de la Gaule en 451,Attila et lesHuns dévastent Bergues, alors appeléeGroenbergh et plusieurs villes de la région,Arras,Thérouanne,Tournai, etc.,Wormhout,Esquelbecq, avant de se diriger versAmiens etParis[35].

Moyen Âge

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Selon la légende, Winoc (ou Winox), fils de roi breton (c'est-à-dire de Grande-Bretagne selonFrançois-Joseph Grille), accompagné de trois amis anglais, aurait été envoyé parsaint Bertin évangéliser les cantons maritimes, alors souvent des marais[36].

Winoc se serait retiré entre665 et675 avec quelques compagnons sur le « Groenberg (Le mont vert) », une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Il alla ensuite diriger un monastère fondé àWormhout, détruit par les Vikings[37].

Vers 800, sur une carte deJacques Malbrancq qui représente la partie orientale du delta de l'Aa, le villageGrunberga (Bergues) est indiqué, entouré deBurgus in broco (Bourbourg),Ecclesia in broco (Brouckerque),Saint-Wilbrordi (Gravelines),Koudekerke (Coudekerque-Village),Spikere (Spycker) ouLoo berga (Looberghe)[38].

Vers 900 ou dans la deuxième moitié duIXe siècle, alors que les Normands commençaient leurs incursions dans cette région, lecomte de FlandreBaudouin II le Chauve construit une fortification primitive (Berg-Saint Winox, ouMont Saint Winoc) et y fonde une église dédiée à saint Martin et saint Winoc sur le lieu de l'ancienne chapelle de Winoc. Il y fait déposer en 910 (ou 902[39]) le corps de saint Winoc, les moines survivants de Wormhout s'y installent et il donne le nom de Saint-Winoc au bourg qui se développe à proximité[40],[39]. Le comte de Flandre multiplie les donations à l'église et le culte de Saint-Winoc commence à se répandre, notamment lors deneuvaines[39]. Selon la légende, des miracles eurent lieu, dont une jeune fille tombée dans la Colme qui réapparut saine et sauve lorsqu'on plaça la châsse du saint dans un cercueil de plomb sur la rivière[41].

La ville sera attaquée et prise par lesvikings en 918 et 928, les fortifications rétablies en 931 ou 932 par Everard, châtelain et vicomte de Bergues, puis de nouveau détruite en 942[42].

Baudouin III de Flandre, dit Baudouin le jeune, fortifie (murailles en terre, fossés) de nouveau Bergues,Furnes,Ypres,Bruges,Bourbourg, en 958. Il meurt à Bergues en 961 et sera enterré dans l'abbaye de Saint-Bertin deSaint-Omer[43].

Plus tard, vers1022, le comteBaudouin IV le Barbu, réforme les chanoines de Saint-Martin aux mœurs dissolues, les chasse, fait venir desbénédictins deSaint-Omer et érige l'abbaye Saint-Winoc sur les cendres laissées par les normands, lui donne les biens des chanoines de Saint-Martin et le village deWormhout et y fait déposer les ossements du saint[43]. L'église des chanoines devient une simple église paroissiale.

La châtellenie de Bergues daterait de cette époque[44]. Folcran, châtelain de Bergues participe en 1096 à lapremière croisade. Son nom figure dans la1resalle des croisades duchâteau de Versailles.

Lors de l'affrontement en 1071 entreRobert Ier de Flandre, dit Robert le Frison, etRichilde de Hainaut pour la possession ducomté de Flandre, Bergues comme la plupart des villes flamandes prend parti pour Robert[45]. Celui-ci érige à Bergues, qui s'est développée, une seconde paroisse dédiée à Saint-Pierre[44], en reconnaissance de la victoire qu'il vient de remporter lors de labataille de Cassel[34].

En 1072, Philippe, deuxième fils de Robert le Frison, meurt à Bergues des suites d'une chute et sera enterré à Saint-Winoc[46].

Un incendie (les maisons sont en bois, les toits en chaume, les rues étroites, tous facteurs qui favorisent les incendies jusqu'à la construction des bâtiments en pierre ou brique, bien plus tard) ravage la ville et l'abbaye de Saint-Winoc en 1083. Entre 1123 et 1125, Bergues connait la famine, le ComteCharles le Bon secourut les pauvres[46].

En 1150, Baudouin, fils aîné du comte de FlandresThierry d'Alsace meurt à Bergues[47].

En 1206, Bergues est assiégée par une faction flamande opposée àMathilde de Portugal, veuve dePhillippe d'Alsace comte de Flandre (affrontement entre lesIngrekins soutenus par Mathilde et lesBlavoetins; ceux ci viennent assiéger Bergues qui fait partie dudouaire de Mathilde). Les assiégeants menés par Herbert deWulveringhem et Walter d'Hondschoote sont écrasés par les partisans de Mathilde sous les murs de Bergues[48].

Bergues est de nouveau ravagée par des incendies en 1212-1215, les manufactures de toile et de serge florissantes sont détruites[48].

En 1225, le chevalier Guillaume de Bergues est le vassal de du chevalier Walter, seigneur deVoormezele, lequel confirme le don fait par Guillaume d'une demi-poisse (unité de mesure) d'anguilles par an, à l'abbaye de Saint-Winoc[49].

En 1237, comme de très nombreuses villes et de très nombreux seigneurs de Flandre, les échevins et la ville de Bergues déclarent qu'ils soutiendront le roi de France (Louis IX autrement dit saint Louis) si la comtesse de Flandre (Jeanne de Constantinople) n'observe pas les conditions du traité récemment conclu à Péronne (traité de Péronne 1200)[50]. Ce genre de déclaration est fréquent : depuis 1214 et sa victoire lors de labataille de Bouvines, le roiPhilippe-Auguste a introduit cette obligation pour les villes et seigneurs de Flandre de se déclarer fidèles au roi; il s'agissait pour eux d'éviter ainsi des déboires ou taxations supplémentaires mais ils ne se sentaient pas plus engagés que cela par cette promesse, même si les rois de France comptaient bien s'en servir pour les déclarer parjures le cas échéant s'ils revenaient dessus. La ville dut renouveler la promesse en 1238 après le mariage de Jeanne de Constantinople avecThomas II de Piémont dit Thomas de Savoie[51].

En 1240, la ville de Bergues obtient, en même temps que Bourbourg, une « keure » (charte, c'est-à-dire un ensemble de lois, établi en accord avec le comte, établissant des échevins, ancêtres des conseillers municipaux et accordant certaines libertés) du comte Thomas de Savoie (Thomas II de Piémont) et de la comtesseJeanne de Flandre[38], donnant ainsi à la ville un élan supplémentaire. Cette charte sera confirmée en 1406 parJean Sans Peur, duc de Bourgogne et comte de Flandre[52]. Elle dispose donc à cette époque de libertés communales, d'un conseil d'échevins, d'une maison commune, ancêtre des mairies, et sans doute d'un beffroi primitif, symbole de ces libertés communales.

En 1250, Giselbert de Bergues accompagneSaint Louis dans laseptième croisade, se retrouve captif avec lui, de même que Guillaume châtelain de Saint-Omer et ils participent à payer la rançon demandée pour qu'ils retrouvent la liberté[53].

Le châtelain de Bergues est l'un des héros duTournoi de Chauvency qui eut lieu en1285. Le trouvèreJacques Bretel raconte ses exploits lorsqu'il est aux prises avecJoffroi d'Âpremont, pendant la mêlée générale qui opposa plus de 500 chevaliers venus se mesurer lors de ces fêtes et jeux guerriers. Le châtelain se trouve en compagnie des seigneurs deHondschoote,Haussy,Fléchin,Ligne,Lalaing,Montigny,Auberchicourt, ainsi que du fils du comte deFlandres, et du fils deJean d'Avesnes,Florent de Hainaut.

Guy de Dampierre, fils de Marguerite de Constantinople, rassemble, sous la pression du roi de France, en 1286 à Bergues Saint-Winoc les délégués des villes et pays de Flandre pour leur faire approuver la paix deMelun signée en 1225 entre la France et la Flandre (paix survenant après la défaite de la Flandre lors de labataille de Bouvines) en présence des envoyés du roi de France,Philippe IV le Bel. Cette approbation les amène à s'engager à prendre le parti du roi si le comte ne respectait pas les dispositions du traité. Ce comte de Flandre, conscient que la guerre avec la France pouvait reprendre, fortifie de nouveau Bergues[54]. En 1297, Philippe le Bel entre en Flandre, les français remportent labataille de Furnes, le châtelain de Bergues qui tenait pour les français, livre la ville sans combattre, ce qui vaut à Bergues de voir le roi lui confirmer la même année ses anciennes franchises mais lui impose de verser une rente annuelle[55]. Philippe le Bel visite Bergues lors de sa tournée en Flandre en 1301 et il ordonne des réparations pour renforcer ses défenses[56].

XIVe et XVe siècles

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Au début duXIVe siècle, Bergues se retrouve partie prenante dans l'opposition de la Flandre à la volonté de mainmise de la France, à l'incarcération du comte Guy de Dampierre, à la confiscation du comté de Flandre et à l'autorité mal supportée du représentant du RoiJacquesIer de Châtillon.

La Flandre se révolte dès 1301. Les français subissent en 1302 deux défaites : lesMatines de Bruges, et labataille des Éperons d'Or àCourtrai. Bergues gardée par un gouverneur français avec une forte garnison est assiégée parGuillaume de Juliers. La population favorable à la cause flamande favorise la prise de la ville, le gouverneur français doit s'enfuir[57]. Pendant l'année 1303, les escarmouches plus ou moins meurtrières se poursuivent : les flamands gagnent un affrontement àPont à Vendin mais sont vaincus ensuite par les Audomarois : 1000 berguois des milices de Bergues figurent parmi les victimes flamandes[58]. L'épisode se conclut par la victoire française lors de labataille de Mons-en-Pévèle en 1304 et letraité d'Athis-sur-Orge en 1305.

En 1325, Bergues fait partie des opposants menés par la ville deBruges au nouveau comte Louis de Nevers (LouisIer de Flandre), les villes concernées sont excommuniées. L'affaire se termine par labataille de Cassel de 1328, où les flamands sont écrasés par le roi de FrancePhilippe VI de Valois, venu porter secours à Louis de Nevers. L'intercession de Nicolas abbé de l'abbaye des Dunes évite à Bergues le pillage par les Français[57]; en 1329, le roi autorise l'archevêque de Reims, l'évêque de Senlis et le doyen deRouen à lever l'interdit (l'excommunication) encouru du chef d'infraction à la paix[59]. En 1350, LouisIer de Flandre confirme à la ville de Bergues ses privilèges et coutumes octroyées par ses prédecesseurs[60].

À cette époque, en 1326, les documents disponibles montrent que la châtellenie de Bergues ne dispose pas de sceau communal et qu'elle utilise celui de la commune de Bergues pour authentifier un acte, le sceau communal pouvant se prêter[61].

Par la suite, la ville est prise dans les tourments de laguerre de Cent Ans.

La ville de Bergues est encore retrouvée aux côtés des Flamands et des Français cette fois en 1340, à l'époque de Guillaume van Artevelde, ausiège de Tournai ou encore au siège de Saint-Omer[57]. Celui-ci est mené parRobert III d'Artois, prétendant au comté d'Artois, il se conclut par un échec[62].

Le, ont lieu à l'abbaye Saint-Winoc, les fiançailles du comteLouis II de Flandre également connu sous le nom deLouis de Male, avec Isabelle, fille du roi d'Angleterre,Édouard III, lequel compte sur la Flandre dans son opposition au roi de France. Le roi et la reine d'Angleterre y assistent ainsi que les grands seigneurs de la Flandre. Louis de Male qui n'a accepté que sous la pression de la ville deGand, s'enfuit dès que possible versParis afin d'éviter la conclusion du mariage et il épousera finalement Marguerite, fille du duc de Brabant (Marguerite de Brabant)[57].

Louis de Male revient à Bergues le 30 août 1350 pour se faire reconnaitre comte de Flandre par les notables flamands. Il promet à la ville de respecter et faire respecter ses privilèges[57].

En 1381-1382, les représentants des châtellenies de Bergues, Cassel, Bourbourg sont tentés un temps de rejoindrePhilippe van Artevelde, leader deGand, en guerre contre Louis de Male. À l'arrivée des français de Charles VI roi de France, venu soutenir le comte, ils se rangent derrière ce dernier et font ainsi partie des vainqueurs lors de labataille de Roosebeke où les flamands révoltés sont écrasés[63].

En 1383, les Français mettent la ville à sac dans le cadre de lacroisade d'Henri le Despenser : la ville prise d'abord par les Anglais arrivés en Flandre est ravagée par les Français à la suite du repli anglais, quelques édifices restèrent debout dont l'abbaye de Saint-Winoc, le couvent des Dominicains, l'église Saint-Martin[57],[64].

L'année suivante, le ducPhilippe II de Bourgogne, ditPhilippe le Hardi, comte de Flandre par son mariage avecMarguerite III de Flandre, fille et héritière de Louis de Male, restaure la ville, fait revenir les habitants réfugiés à Saint-Omer et confirme ses privilèges. Les fortifications sont refaites au début duXVe siècle et financées au moyen de taxes spécifiques[65]. La ville et l'abbaye de Saint-Winoc favorisées par le duc et ses successeurs purent se développer[66].

En 1470, le ducCharles II de Bourgogne dit Charles le Téméraire, prête le serment de comte de Flandre à Bergues[67].

En 1486, c'est au tour de l'archiduc d'Autriche Maximilien (MaximilienIer), comte de Flandre par son mariage avecMarie de Bourgogne, fille et héritière du duc de Bourgogne et comte de Flandre Charles le Téméraire de venir à Bergues pour se faire reconnaitre comte de Flandre. Quelques années plus tard, en 1509, il accorde à Bergues le droit de tenir une franche foire (foire ou marché avec exemption de certains droits et taxes ce qui favorise le succès de cette manifestation). Cette décision va contribuer à assurer le développement économique de Bergues[68].

Bergues connait un nouvel grand incendie en 1494[69].

La Cité marchande

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La proximité de la mer, d'une région agricole et de la présence d'un centre spirituel important tel que l'abbaye ont stimulé la croissance de la ville. L'indépendance administrative a trouvé son expression dans lebeffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240. Les comtes flamands ont également renforcé les fortifications de tours. Les personnes qui gèrent la ville sont appelées le Magistrat.

Bergues devint un port et un centre textile d'importance régionale et produit, à partir de 1276 son propre marché delaine. Au cours des siècles suivants elle produit également des étoffes et toiles réputées. AuXIe siècle, la ville possède un atelier monétaire et auXIIIe siècle, elle fait partie de laHanse de Londres et, ses métiers à tisser battant avec entrain, ses marchands tentent le grand commerce.

La situation défavorable à la frontière avec la France ennemie n'a pas eu véritablement d'influence économique, bien que la guerre soit manifeste dans l'histoire de saint Winoksbergen cf. mise à sac de 1383 déjà citée ; en 1494, le coq rouge a crié au-dessus du centre.

Un des plus importants moyens de défense de Bergues, outre ses fortifications fut la possibilité d'inonder les alentours en manœuvrant les écluses ou autres moyens de régulation des marais (des inondations préventives auraient ainsi été provoquées en 1573, 1646, 1793[3]) cf.watringue.

Les échanges se font longtemps par voie d'eau en raison du mauvais état des routes pendant des siècles : une barque, capable d'emporter marchandises et voyageurs, tractée par des chevaux utilisant le chemin de halage le long des rivières, relie Bergues àSaint-Omer sur la Colme, deux fois par semaine, une autre quotidienne assure la liaison Bergues-Dunkerque[3].

La prospérité de Bergues est également liée à l'obtention par ses suzerains d'une franche foire (foire où les vendeurs et acheteurs sont exonérés de certaines taxes d'où le nom de franche) en octobre pendant une durée de 9 jours et d'un marché hebdomadaire le lundi[70].

XVIe siècle

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AuXVIe siècle, Bergues comme toute la Flandre, est prise dans l'affrontement entre la France et la Maison d'Autriche puis l'Espagne, devenus comtes de Flandre, après les ducs de Bourgogne.

Elle reçoit la visite dePhilippe IV le Beau en 1500, et encore la visite deCharles Quint en 1549, après avoir reçu en ses murs sa sœurMarie de Hongrie,gouverneure des Pays-Bas espagnols en septembre 1534. Le 27 juillet 1549, Charles Quint vient donc à Bergues pour un double motif : voir le nouvel hôtel de ville dont il avait autorisé la reconstruction en 1541, le bâtiment abritant également entre autres une prison, et surtout pour y faire reconnaitre son fils Philippe II (Philippe II (roi d'Espagne)) en tant que comte de Flandre. Le lendemain, l'empereur et son fils continuèrent leur tournée effectuée dans ce but en se rendant àDunkerque, àGravelines,Bourbourg, avant de gagnerSaint-Omer[71].

En 1554, l'abbé de Saint-Winoc est présent à la réception dans la cathédrale de Saint-Omer des chanoines fugitifs deThérouanne rasée sur ordre de Charles-Quint en 1553. Du fait de la disparition de l'évêché de Thérouanne à cette même date, Bergues est rattachée au diocèse d'Ypres[72] où elle est le siège d'un doyenné[73].

Le 4 juillet 1558, Bergues subit le passage duMaréchalde Thermes à la tête des troupes françaises : la France arepris Calais en 1558 aux Anglais, alliés de Charles Quint, et depuis cette base, le Maréchal mène une expédition en Flandres : il prend Dunkerque, puis après un siège de deux jours, Bergues. Comme partout lors de cette équipée, les Français pillent et ravagent : la ville est incendiée et l'abbaye de Saint-Winoc n'est pas épargnée[74]. L'affaire se terminera par labataille de Gravelines où les Français sont battus.

Bien qu'aux mains des Français, Bergues sera rendue à l'Espagne par letraité du Cateau-Cambrésis du 3 avril 1559. Le nouveau comte de FlandrePhilippe II, fils de Charles Quint la fortifie de nouveau. Bergues connait quelques années de prospérité (draps, serge...)[75].

En1566, Bergues est au cœur des violentes manifestations iconoclastes (furie iconoclaste), nées du développement du protestantisme, qui s'acharnèrent sur les objets de culte catholique. Par deux fois, en 1566 et 1578, la ville reçoit la visite d'iconoclastes fanatiques[76].

En 1570, Bergues participe aux débats tenus par les Flamands, outrés de la dureté de la mainmise espagnole, des excès de l'Inquisition et de la répression anti protestante, qui conduisirent à vouloir s'affranchir de cette tutelle, ce qui amena laguerre de Quatre-Vingts Ans, également appelée révolte des Pays-Bas[77].

La France ne reste pas inactive et cherche à profiter de cette situation pour reprendre des territoires à l'Espagne : en 1579-1580, pour éviter une destruction par les Français, Bergues se met sous la protection de la France[77].
Dans ce contexte, Bergues est assiégée en 1583 parAlexandre Farnèse, duc de Parme, qui agit pour les Espagnols et qui la prend. Bergues reste donc à l'Espagne. Le roi d'Espagne,Philippe II, a permis sa reconstruction (un acte qui détermine fortement encore à présent l'aspect de Bergues) et fait reprendre ses fortifications et en 1586 a rétabli ses privilèges en même temps qu'il fusionnait en un seul organisme la ville et la châtellenie, dirigées désormais par un seul « magistrat » au lieu de deux entités séparées auparavant[78]. Cette fusion correspondait à une demande de la ville, la châtellenie y étant opposée; Bergues connut cette évolution à la même époque queFurnes[78]. Selon Henri Piers, la ville reçut ses armoiries à cette date[79].

La ville conserve néanmoins une fonction administrative et juridique, et reste un centre spirituel florissant. Elle loge une garnison. L'implantation de familles nombreuses dans de magnifiques maisons de maître en a été une conséquence. Le port sur la Colme a pu héberger à ce moment-là 40 à 50 navires, reliés à la mer par lecanal de Bergues.[réf. nécessaire]

LeXVIIe siècle

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Au début de ce siècle, plusieurs membres du magistrat de Bergues bénéficient de mesures d'anoblissement. En 1613, des lettres d'anoblissement sont données à Bruxelles pour Guillaume Hardevulst,bourgmestre des villes et châtellenie de Berghes-Saint-Winoc, fils de Pierre et de Jeanne Ziloff. Il a pour armes « D'or, à l'aigle d'azur, membrée de gueules, casque à treilles ouvertes, les lambrequins et bourlet d'or et d'azur »[80]. En 1626, c'est au tour de Marc Stappens, receveur de la ville et châtellenie de Bergues-Saint-Winoc depuis 26 ans de recevoir des lettres d'anoblissement venant de Madrid. Son père a été pendant les troubles (furie iconoclaste déjà évoquée) 14 ou 15 fois échevin de Bergues jusqu'en 1578, où il fut chassé et dut se réfugier à Bourbourg, puis est revenu en 1583 à Bergues, après la cessation des troubles et fut de nouveau échevin[81]. Marc Stappens a épousé Anne de Zinneghem, fille de Gilles de Zinneghem; il possède en ce début deXVIIe siècle des fiefs dans lachâtellenie de Bourbourg, et il est seigneur d'Harnes (voirListe des seigneurs de Zinneghem,Seninghem et un fichier en ligne sur les seigneurs de Seninghem[82]). Marc Stappens avait pour armes : « D'argent, à une fasce d'azur accompagnée de sept mouchetures d'hermines posées 4 en chef 3 en pointe; les lambrequins et bourlet d'argent et d'azur »[81]. En 1633, Vigoureux Rape est élevé chevalier, en récompense de ses services : plusieurs fois membre du magistrat de la ville et châtellenie et bourgmestre de la ville[83].

La ville arme en 1623 et 1624 des navires de guerre, dont un mené parJacques Colaert, corsaire dunkerquois[84].

La région de Bergues est ravagée par lapeste en 1635, et l'année suivante par une « fièvre noire »[85].

Mais ce siècle est aussi celui de nouveaux affrontement entre la France et l'Espagne pour la maîtrise de la région. Le 30 juillet 1646, Bergues, alors appelée « Bergue-Saint-Vinox »[31], estassiégée et prise par les Français menés par leduc d'Orléans,Gaston de France, qui y nommèrent comme gouverneur lemaréchal de FranceJosias Rantzau[86].

L'Espagne profite des années troubles de laFronde en France pour reprendre l'avantage et les villes perdues dont Bergues en octobre 1651[87].

Bergues auXVIIe siècle (parAntoine Sandérus dansFlandria Illustrata - 1641).

Les armées deLouis XIVreprennent la ville en1658 (bataille des Dunes remportée parTurenne). Dans le même temps, Dunkerque devient anglaise. La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque là relevaient de la châtellenie de Bergues (voir ci-dessous) :Mardyck,Grande Synthe,Petite Synthe, une partie d'Armbouts-Cappel,Cappelle la Grande, une partie deCoudekerque,Téteghem,Uxem,Ghyvelde,Leffrinckoucke,Zuydcoote. En 1662,Louis XIV racheta ce territoire aux Anglais. Les communes dépendant de la châtellenie de Bergues comprises dans ce territoire deviennent donc françaises alors que le reste de la châtellenie reste espagnol[87].

Letraité des Pyrénées du 7 novembre 1659 rend Bergues à l'Espagne, les Français en sortent le 3 mars 1660, pour quelques années[87].

La châtellenie doit affronter une épidémie de peste en 1666.

La France reprend Bergues en1667. La ville est définitivement rattachée à laFrance par lapaix d'Aix-la-Chapelle en1668.

À cette date, la châtellenie de Bergues contient 30 paroisses :Armbouts-Cappel,Bambecque,Bierne,Bissezeele,Brouckerque,Capelle,Coudekerque,Crochte,Esquelbecq,Ghyvelde,Herzeele,Hondschoote,Houtkerque,Hoymille,Killem,Leffrinckoucke,Looberghe (en partie),Oost-Cappel,Pitgam,Quaëdypre,Rexpoëde,Socx,Spycker,Steene,Téteghem,Uxem,Warhem,West-Cappel,Wormhout,Wylder. Ces paroisses relevaient toutes du diocèse d'Ypres, saufBrouckerque,Pitgam etSpycker qui dépendent dudiocèse deSaint-Omer[38]. Mais une partie d'entre elles sont incluses désormais dans le territoire de Dunkerque (voir ci-dessus).

Le 28 mai 1670, Bergues reçoit la visite duroi soleil lors de sa tournée d'inspection en Flandres. Il accorde à la ville un marché franc (marché avec réduction des droits perçus sur les commerçants pour faciliter le commerce) hebdomadaire le lundi[88]. Il y revient en avril 1677 après avoir signé la capitulation de Saint-Omer à Thérouanne[89]. Dans l'intervalle il a chargéVauban de fortifier la ville, décision qui structure encore aujourd'hui la commune. La porte sud de la ville porte la marque de cette période : elle porte le soleil de Louis XIV[32].

Le fort François proche de la ville est pris par Vauban, qui sera nommé plus tard commandant de Bergues[89], en1676[90] ; il revoit largement les fortifications de Bergues en 1679. La ville se voit confirmé le droit d'avoir des armoiries qui sont proches de celles d'aujourd'hui :« d'argent au lion de sable, au champ parti, coupé et fascé de sable, au1er canton d'or au lion de sable et à la bordure de gueules»[88].

La paix rétablie, Bergues pourra continuer de prospérer.

LeXVIIIe siècle

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Blason de la Châtellenie de Bergues en1696 parCharles d'Hozier[91]

En 1701, la châtellenie de Bergues compte 12 893 habitants (contre 37 969 àCassel et 13 084 àBailleul)[38].

La paix revenue, la ville ne doit plus compter qu'avec les aléas du climat ou des épidémies : un hiver très rigoureux en 1740, où il gela fortement quasi sans interruption du 6 janvier au 7 mars, le grain mourut en terre, la population connut la misère en raison d'une forte hausse du prix du blé; en 1744, une épizootie frappe la châtellenie et provoque une forte mortalité du bétail[92].

Bergues, qui abritait en 1714 sept cent quatre-vingt-six maisons et trois mille cent soixante-quinze habitants, est restée le chef-lieu d'unechâtellenie jusqu'à laRévolution, celle ci ayant aboli toutes les anciennes circonscriptions ou divisions du territoire.

Le 22 juin 1741, Bergues reçut en grande pompe un membre de la famille royaleLouis-Philippe d'Orléans,duc de Chartres, accompagné de toute une suite, venant d'Ypres et se rendant à Dunkerque. L'équipage passa la nuit à l'abbaye de Saint Winoc[93].

Est également signalée la visite le 27 novembre 1754 de l'intendant des Flandres, représentant du roi, avec son épouse. Ils passèrent la nuit à Saint-Winoc. Comme à chaque passage de notabilité, la ville était parée pour l'occasion[93].

En 1763, deux navires, l'un de Nantes, l'autre de Rotterdam arrivant de la mer parvinrent jusqu'à Bergues sans rupture de charge à Dunkerque, en utilisant lecanal de Bergues. Cette possibilité représentait une ancienne revendication de la ville combattue par Dunkerque qui voyait le danger de cette rivalité. Cette situation ne dura qu'une vingtaine d'années : en 1788, une ordonnance de l'intendant de Flandres interdit la navigation maritime de Bergues à la mer : Dunkerque développée par Louis XIV pour en faire une grande base maritime et une ville portuaire avait définitivement gagné la partie dans la longue compétition entre les deux villes[94].

Uneépizootie frappe le canton de Bergues en 1770[95].

Le 19 juillet 1774, ce fut au tour du roiLouis XV de faire un bref passage par Bergues, il descendit la Colme pour se rendre à Saint-Omer[93].

Les années suivantes, Bergues fut encore visitée par des membres de la cour royale : en juin 1775, le comte d'Artois futur roi sous le nom deCharles X, en juillet 1788 leprince de Condé (Louis V Joseph de Bourbon-Condé) avec son petit-fils[96].

Dans les années précédant la Révolution française, furent signalés à Bergues de légers tremblements de terre sans grandes conséquences : en 1756, 1760, 1776[96].

La Cour féodale ou Perron de Bergues

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Sur Bergues se trouvait également une particularité, la Cour féodale (seigneurie faisant partie du domaine du roi) appelée le Perron de Bergues. Étroitement imbriquée avec la châtellenie, elle ne dépendait pas de cette dernière. En 1350,Louis de Male, lors de sa venue à Bergues, régla son fonctionnement[97].

Elle s'étendait sur plusieurs paroisses faisant partie de la châtellenie ou relevant de la châtellenie deCassel, et englobait :

  • la prévôté de Saint-Donat, appartenant à l'évêque de Bruges possédant des domaines sur Bissezeele, Looberghe, Killem, Hondschoote, Warhem, Quaedypre, Wylder, Téteghem, Uxem, Wormhout.
  • la seigneurie et baronnie d'Esquelbecq.
  • la seigneurie de Ledringhem appartenant au baron d'Esquelbecq.
  • la seigneurie d'Hondschoote.
  • la seigneurie d'Houtkerque.
  • la seigneurie de Pitgam.
  • la seigneurie de Capple à West-Cappel (Seigneurs de Capple).
  • deux seigneuries sur Bambecque dont une appartenant au chapitre de Saint-Omer.
  • la seigneurie de l'évêque d'Ypres sur Herzeele.
  • la seigneurie et la prévôté de Saint-Winoc à Wormhout ainsi que deux autres seigneuries sur la même paroisse.
  • la seigneurie d'Aring à Wylder.

Il faut rappeler que les seigneuries étaient de taille très variable à l'époque, parfois très petites et ne donnant pas toujours droit à un titre de noblesse, mais cet enchevêtrement de pouvoirs conduisait inévitablement à des conflits incessants entre les différentes parties prenantes, chacune cherchant à défendre ou étendre ses prérogatives[98].

L'enseignement primaire à Bergues avant 1789

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Édifices religieux à Bergues avant 1789

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Gravure de l'ancienne abbaye de Saint-Winoc de Bergues (vers 1635)

Avant la Révolution française, Bergues comptait 10 édifices religieux : deux églises paroissiales (Saint-Martin et Saint-Pierre), deux abbayes (Saint-Winoc et les filles de Saint-Victor, abbaye appelée le nouveau cloître), cinq couvents (dominicains, capucins, capucines-pénitentes, annonciades, sœurs noires), un ermitage[102].

  • L'église Saint-Martin, dans le centre historique, fondée auXe siècle par le Comte de Flandre Baudouin le Chauve, rebâtie auXVIIe.
  • L'église Saint-Pierre fondée en 1073 par Robert le Frison, d'abord une chapelle puis une église paroissiale reconstruite en 1563 et qui était le lieu de sépulture des seigneurs de Coudecasteele en Coudekerque.
  • L'abbaye de Saint-Winoc.
  • La maison destempliers : ceux-ci possédaient une maison à Bergues, elle fut détruite après la suppression de l'ordre en 1312[103].
  • L'abbaye des filles de Saint-Victor : il existait àSpycker, un hôpital fondé par Guillaume, seigneur du lieu, en 1227. En 1248,Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre, le transfère à Bergues[53], d'où son nom de nouveau cloître, et le transforme en abbaye de la congrégation de saint Victor, suivant larègle de saint Augustin en 1252[104]. Elle était connue sous le nom de nouveau cloître, dans la mesure où, jusque là, existait déjà à Bergues, l'abbaye de saint-Winoc. Située d'abord hors la ville, incendiée en 1383 lors de l'épisode de lacroisade d'Henri le Despenser, intégrée à la ville en 1591[105], après les troubles liés à laréforme protestante (furie iconoclaste) période pendant laquelle les moniales durent parfois, vers 1566 et 1580 se retirer quelques années à Saint-Omer pour se protéger[106], reconstruite en 1761, fermée le 30 septembre 1793. Louis De Baecker[107] donne une liste succincte des abbesses, et M. A. Bonvarlet[108] en dresse une liste plus détaillée. L'abbaye fut supprimée le 21 septembre 1792, elle comptait alors 19 religieuses et possédait un revenu de 15 000 francs[109].
  • Le couvent des Capucins, religieux appelés à Bergues en 1611 par Pierre de Cupère, greffier pensionnaire de la ville et châtellenie de Bourbourg, monastère construit en 1612, les moines suivant larègle de Saint-François, vivant d'aumônes, prêchant la foi. En 1731, se tint dans le couvent le chapitre général de l'ordre. Le couvent fut démoli en 1791. Un membre de cet établissement serait l'auteur de laChronique de Bergues-Saint-Winoc, qui relate les faits intervenus à Bergues et dans une grande partie de laFlandre maritime entre 421 et 1647[110]. Elle ne mentionne pas de nom d'auteur, (Henri Piers l'attribue à Thomas Diacre, qu'il dit être moine à Saint-Winoc[111]) et se termine de façon abrupte au milieu d'une phrase mentionnant que le 16 août 1647, les troupes espagnoles partent pour Courtrai après avoir reçu la reddition des Français qui tenaient la ville deDixmude depuis un mois[112]. L'auteur avait mentionné dans l'avis au lecteur, qui précède le texte de sa chronique, qu'il termine celle-ci à l'époque de la paix tellement attendue entre la France et l'Espagne, soit probablement leTraité des Pyrénées de 1659[112]. Il n'a visiblement pas pu aller au bout de ses intentions.
  • Le couvent des Dominicains, moines également appelés frères-prêcheurs de l'ordre de Saint-Dominique, fondé parMarguerite de Constantinople, comtesse de Flandre en 1240. Leur mission était de prêcher l'Évangile, d'où leur nom. Dans le couvent se trouvait le tombeau de Maximilien de Cupère, écuyer, époux de Charlotte de Wintère. Couvent détruit en 1791.
  • Le couvent des Capucines pénitentes, du tiers ordre de Saint-François, ordre créé parFrançoise de Saint-Omer, ouvert en 1620 sur l'initiative de François Durant de Bergues, les sœurs vivant cloîtrées.
  • Le couvent des Annonciades ou sœurs grises, du tiers ordre de Saint-François, créé parJeanne de France, femme du roiLouis XII, les religieuses vivaient cloîtrées, démoli en 1792.
  • Le couvent des sœurs du Rosendaël ou Sœurs noires de l'ordre de Saint-Augustin, fondé par Philippe deHaverskerque, doyen de chrétienté et curé de Saint-Martin de Bergues, en 1480, les religieuses soignaient les malades[113]. Selon Henri Piers, ce curé aurait fondé le couvent des Sœurs grises et non celui des Sœurs noires[114].

À cela s'ajoutaient plusieurs hôpitaux ou hospices, établissements charitables généralement tenus par des religieuses :

  • L'hôpital Saint-Jean, fondé parMarguerite de Constantinople comtesse de Flandre et Guy de Dampierre son fils[54], en 1251, dirigé par les chanoinesses religieuses de l'ordre de Saint-Augustin, recevait les pauvres malades de la ville.
  • L'hôpital Saint-Jacques, asile pour vieillards, existait déjà en 1480, supprimé en novembre 1789.
  • L'hôpital-léproserie de la Madeleine, situé à l'extérieur de la ville, existait déjà en 1236; placé sous la protection du pape parInnocent IV le 19 septembre 1246, reçoit en 1264 du papeUrbain IV confirmation de ses biens et privilèges[115]; administré par un gouverneur sous la surveillance du magistrat de la ville, supprimé en 1619, ses biens furent donnés aux Jésuites.
  • L'hôpital militaire, construit en 1568, financé par une taxe spécifique sur la bière, desservi par des religieuses, le médecin et le chirurgien étant nommés par la ville, soignait les soldats qui disposaient également d'un cimetière particulier, abandonné au début duXIXe siècle.Louis XIV confirma sa destination d'hôpital militaire[116].
  • La gouvernance des pauvres qui portait assistance aux pauvres.
  • Le Mont de piété, crée en 1629 parWenceslas Cobergher, qui assécha les Moëres, succédait au Lombard ou la table de prêt, créé en 1460, encore en activité auXIXe siècle[117].

Les confréries

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Sont appelées confréries, des regroupements libres de personnes, généralement des bourgeois de la ville, se rassemblant pour des activités communes. Elles étaient très fréquentes en Flandre et peuvent être retrouvées dans de nombreuses villes.

  • Confrérie de Saint-Georges : existait déjà en 1654, société d'arbalétriers.
  • Confrérie de Saint-Sébastien : antérieure à 1446, société d'archers. Le duc de BourgognePhilippeII de Bourgogne, dit Philippe le Hardi, confirme ses privilèges (ex : droit d'être armé lors des déplacements dans le pays) en 1384 contre la promesse de répondre aux convocations du duc pour les combats qu'il aurait à mener[65].
  • Confrérie de Sainte-Barbe : existait déjà en 1509, société d'arquebusiers et couleuvriers.

Ces confréries reçurent en 1512 de Maximilien d'Autriche (MaximilienIer) confirmation de leurs privilèges, (Charles Quint, qui voyait dans ces sociétés les bases de milices locales utiles et entrainées en cas de conflit, avait déjà accordé ce genre de privilèges ailleurs en Flandre à ces organisations).

Peuvent également être mentionnées les communautés oujurandes : elles regroupaient les marchands ou artisans par corps de métier. Destinées à regrouper les personnes disposant d'un savoir-faire, elles étaient devenues au fil du temps des organes bloquant l'évolution de la société, gênant la libre installation de toute personne non affiliée, ce qui explique leur suppression par la révolution française (décret contre lescorporations :Décret d'Allarde)[119].

La Révolution française

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Dès le 24 juillet 1789, à Bergues, tous portent la cocarde tricolore[120].

En octobre 1789, le prix du pain qui avait beaucoup augmenté est source d'agitation populaire. En réaction, pour protéger les biens des possédants, se crée à Bergues une garde bourgeoise composée de 30 compagnies de 40 hommes[121].

LaRévolution française (1789) donne à Bergues un rôle politique important. Dans le cadre de la réorganisation territoriale de la France en 1789-1790, Bergues devient en effet chef-lieu dudistrict qui deviendra plus tard l'arrondissement de Dunkerque (déplacement du chef-lieu en 1803). C'est depuis Bergues que laConvention fait appliquer ses lois en Flandre maritime. Tous les objets du culte, les biens desémigrés et les réquisitions sont envoyés à Bergues. Sous laTerreur, le district de Bergues envoie dans ses prisons, plusieurs maires des communes environnantes qui avaient pris du retard dans les réquisitions de blé qu'il leur avait imposées… jusqu'à ce que le rôle du district décline avec le9 thermidor et la chute deRobespierre.

L'élection des premiers conseillers municipaux eut lieu le 26 janvier 1790. Louis Clays Van der Hulst fut élu et proclamé maire[122].

En 1790, l'Assemblée nationale décrète la vente des biens des couvents, ordonne le recensement de leurs propriétés. Les conseillers municipaux récemment élus sont chargés d'en dresser l'inventaire[122].

Un club des Amis de la Constitution ou des Jacobins, sur le modèle de ce qui s'était passé à Paris, se crée à Bergues en mai juin 1790. Regroupant des citoyens se voulant patriotes et révolutionnaires, il demanda son affiliation auclub des Jacobins parisien. On y débat de divers sujets liés à la révolution, on y vote des motions à l'adresse de l'Assemblée Nationale et toutes les activités communes aux clubs de même type se mettant alors en place en France. En mai 1791, le club reçoit, lors d'une de ses séances,Claude François Marie Primat,évêque constitutionnel. En juin 1791, on y applaudit à la nouvelle de l'arrestation du roi lors de l'affaire de lafuite de Varennes[122]. Après la mort de Louis XVI, la société des amis de la Constitution fut remplacée par la société populaire ou club desMontagnards se voulant plus radicale et plus révolutionnaire[123].

Néanmoins, il demeure une opposition à certaines décisions du nouveau pouvoir, en matière de religion notamment : une partie de la population refuse le principe de laconstitution civile du clergé, et des prêtres faisant le serment de fidélité à la Révolution. En juillet 1791, le nouveau prêtre de la paroisse de saint-Pierre, ayant prêté le serment, déclare ne pas se sentir en sécurité, d'avoir été menacé par un groupe de femmes et pendu en effigie par des enfants[124], une certaine agitation est encore constatée en décembre 1791[124].

Les représentants de laConvention établissent également à Bergues un conseil de surveillance chargé de veiller à la bonne observance des principes de la Révolution. Il n'eut pas d'action déterminante[125].

En octobre 1792, la municipalité de Bergues, jugée trop tiède, est suspendue par les envoyés de laConvention nationale auprès de l'armée du Nord,Antoine Dubois de Bellegarde,Jean-François Delmas etPierre Joseph Duhem. François Bouchette, homme de loi, ancien membre de l'Assemblée Nationale pour letiers-état en 1789, devient et reste maire par intérim jusqu'aux élections générales des 18 et 19 novembre 1792. Celles ci le confirmèrent dans ce poste[126].

Le 15 avril 1793, il est à son tour suspendu puis arrêté par les représentants du peupleJoseph Duquesnoy etLazare Carnot. Il sera réhabilité par la suite[126].

En 1793, lors du siège de Dunkerque, Bergues, commandée par le général Carrion (Martin Jean François de Carrion de Loscondes), résista aux ennemis coalisés cf.Bataille de Hondschoote.

Le représentantJacques Isoré installe le 7 décembre 1793 un comité révolutionnaire inspiré par lesJacobins[127].Durant cette période, les autorités révolutionnaires donnèrent à Bergues-Saint-Winoc le nom de Bergues-sur-Colme.

La Révolution française marque aussi pour Bergues le début d'un effondrement économique, un déclin et un appauvrissement qui dureront. Toutes les institutions ecclésiastiques y sont supprimées et la plupart de leur patrimoine détruit ; à part le commerce des grains, toutes les activités ont disparu et l'ancien port berguois est éclipsé par le port de Dunkerque ; plus aucun navire ne vient à Bergues qui perd en outre l'intérêt militaire séculaire du fait de la proximité de la forteresse dunkerquoise, par laquelle les fonctions redondantes et superflues sont supprimées.

« En 1792. On abattit l'église de son couvent, et l'on n'en conserva que la tour. Une autre église, celle de Saint-Pierre, était placée tout vis-à-vis, on la jeta de même par terre, et de même aussi on en conserva seulement le clocher. Ces deux tours, en face l'une de l'autre, et qui existent encore à présent(en 1825), font un effet extraordinaire au milieu de la place où elles sont demeurées : on les voit jusqu'à cinq ou six lieues en mer, quoique Bergues soit à deux lieues dans les terres ; elles servent de guides aux marins qui cherchent la rade de Dunkerque, ou qui veulent entrer dans le port.À l'endroit où étaient les églises, on élève maintenant un fort. » écrivait en 1825 le chroniqueur François-Joseph Grille.
À noter que des tours, celle dite « pointue » n'est pas celle contemporaine de l'ancienne abbaye. En effet, fragilisée par la destruction des bâtiments attenants, elle s'effondra en 1812 et fut reconstruite sur place avec réemploi des matériaux[réf. nécessaire].

Témoins de la richesse et de la gloire passées de Bergues, plusieurs grandes foires pour toutes marchandises, et aux bestiaux le premier jour, se tiennent encore annuellement à Bergues : en 1801, du1er au 8 et du 16 au 23 brumaire (23 au 30 octobre et 7 au 14 novembre), du1er au 8 et du 16 au 23 germinal (22 au 30 mars et 6 au 13 avril) , du 16 au 23 prairial (5 au 12 juin) et du 16 au 23 thermidor (4 au 11août)[128]. S'ajoutent à cela deux francs marchés (marché où les ventes sont dispensées de taxes) aux bestiaux en brumaire, germinal, prairial et thermidor. Enfin se tient chaque décade (période de dix jours ducalendrier républicain) un marché pour grains, petits animaux et légumes[129]. Les marchés de grains et de bestiaux de Bergues sont encore les plus importants du département à cette date[130].

À cette date, Bergues est une ville de4e ordre et une place-forte de1re classe[130].

Bergues auXIXe siècle

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Au tout début du siècle, Bergues doit à sa splendeur passée d'être siège de lasous-préfecture et le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom :arrondissement de Bergues avec les différentes fonctions administratives liées à ce statut (tribunal d'arrondissement,...).

En 1803,Napoléon Ier, pas encore empereur à cette date, passa par Bergues pour se rendre à Dunkerque. Il semblerait que l'accueil de la ville parut manquer d'enthousiasme par rapport à Dunkerque. Quoi qu'il en fut, en 1803, le Premier Consul prit un décret déplaçant le siège de la sous préfecture de Bergues à Dunkerque[131] et en février 1805 il transfère le siège du tribunal d'arrondissement de Bergues à Dunkerque[3]. Napoléon serait également passé une nouvelle fois à Bergues en 1810, avec sa jeune épouseMarie-Louise d'Autriche[132].

En 1802-1803, Bergues profite de la diligence Dunkerque-Lille qui y fait un arrêt. Chaque jour, deux barques se rendent à Dunkerque, et une à Saint-Omer. Elle y arrive le jour même et en revient le surlendemain[133].

La ville est déjà connue pour ses fromages faits du lait des vaches flamandes : « Aux halles de Bergues, il se vend une quantité considérable de fromages façon de Hollande, et que les correspondants de Paris donnent, au marché des Innocents, pour des fromages deGroningue »[134].

En 1806, n'étant plus chef-lieu d'arrondissement, n'ayant plus non plus le tribunal d'arrondissement, Bergues ne joue plus le premier rôle au niveau local, mais reste cependant un centre important : on y trouve un juge de paix, un commandant d'armes, un magasin militaire de vivres et fournitures (Bergues est encore une place forte fortifiée), des représentants du service des contributions directes, indirectes et du domaine, une poste aux chevaux, un mont de piété, deux hôpitaux civils, un dépôt principal de sûreté (intermédiaire entre les dépôts de sûreté de base et les prisons). Elle se distingue également par une école spéciale communale de peinture et d'architecture, un eécole secondaire communale, 5 foires, 4 francs-marchés, et ses marchés hebdomadaires[135]

Si Bergues a perdu de son éclat, François-Joseph Grille précise que « La ville de Bergues est forte par ses remparts et surtout par ses inondations provoquées ; et ces flaques d'eau qui l'emprisonnent, peuvent aussi parfois la sauver. »
Bergues fait partie d'un dispositif militaire qui la lie à Dunkerque : « De Bergues à Dunkerque, la grande route est tracée le long du grand canal. À l'est de ce canal, au milieu de la distance, entre les deux villes, est le port Saint-François, qui lie les fortifications des deux places. À portée de canon » rappelle JF Grille.
À cette époque Bergues qui réunit 3 canaux (de Dunkerque, de Saint-Omer -canal de la Colme- et de Furnes) est encore un vrai port : « Des embarcations partent à toutes les heures pour ces villes, ou reviennent dans ces directions. On a fait un port intérieur qui fait arriver les marchandises jusqu'à la porte des magasins, et l'on a multiplié les écluses, qui font la fortune du pays, par les irrigations qu'elles facilitent et par la navigation qu'elles assurent : chacune a son numéro ; en les ouvrant toutes à la fois, on submergerait dix lieues de prairies, et on rendrait l'accès de la ville impraticable. Si ces digues venaient à se rompre par quelque circonstance fortuite, on conçoit quel serait le danger. L'habitude fait qu'on vit là-dessus fort tranquille, en attendant le refoulement des vagues de la mer du Nord, et quelque catastrophe du genre de celle deCronstadt et deSaint-Pétersbourg »[136].

C'est aujourd'hui lesyndicat des watringues qui gère grâce à des pompes électriques, qui ont remplacé les moulins à vent, ces niveaux d'eau. Lors de la sècheresse de 1846, ce syndicat a tenté de remédier à la sécheresse des sols en manœuvrant les petites écluses mais rencontra l'opposition de l'administration des ponts et chaussées qui préféra privilégier la navigation[92].

Bergues bénéficie toujours économiquement du renom de son marché et de sa foire des rameaux, foire encore réputée de nos jours.

Louis XVIII confirme le droit pour la ville de Bergues de posséder des armes, celles connues de nos jours, le 11 novembre 1815[137]. À cette date, elle compte une loge maçonnique (Franc-maçonnerie en France) : la Cordialité[138], encore en activité en 1830, où elle se réunit à Dunkerque avec plusieurs loges dunkerquoises (Franc-maçonnerie à Dunkerque), pour fêter la révolution de 1830 (Trois Glorieuses)[139].

Charles X est de passage à Bergues le 14 septembre 1827[140]. Il serait également passé en mai 1829, à l'occasion d'un voyage en Angleterre[114].

En 1830, Bergues compte dans ses murs une loge maçonnique « La Cordialité »(franc-maçonnerie en France).

Le 6 juillet 1831, Paul Lemaire, maire de Dunkerque est désigné député de Bergues[140].

Ce siècle est également marqué par l'élection comme député de Bergues d'un homme illustre :Alphonse de Lamartine en 1833 (le 10-12-1832) et 1834; il avait échoué en se présentant en 1831, et réélu en 1837 à la fois par Bergues et par Mâcon, sa ville natale, il préféra représenter celle-ci à la Chambre des députés.

En 1895, avant le développement de l'automobile, et à l'époque des petits trains dans les campagnes, une voie ferrée ditedes Flandres relie Bergues àHondschoote viaWarhem,Rexpoëde,Killem. Trois trains circulent par jour dans les deux sens, le trajet dure 45 minutes[141]. Il s'agit de la ligne dechemin de fer de Hazebrouck à Bergues et Hondschoote, exploitée en 1894 et 1954. Elle relie Hazebrouck à Honschoote, via Rexpoëde où un embranchement mène à Bergues. Le cahier des charges prévoit que soient desservies à terme les communes deBambecque,Herzeele,Winnezeele,Steenvoorde,Terdeghem,Saint-Sylvestre-Cappel etHondeghem.

Première Guerre mondiale

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Les canons à longue portée et les bombardements aériens ont ravagé la commune, comme une grande partie de la région, au cours de laPremière Guerre mondiale.

La ville a reçu lacroix de guerre 1914-1918 à la suite de ces évènements[142]. Elle a également eu droit à unecitation à l'ordre de la nation à en ces termes :

« Le Ministre de la Guerre cite à l'ordre de l'Armée la ville de Bergues (Nord). Située à l'arrière des fronts Belge et Britannique, a supporté fièrement pendant quatre années de violents bombardements par avions et par pièces de longue portée. Malgré les pertes subies, sa population, digne de son glorieux passé, ne s'est jamais départie de son tranquille courage »

— Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1979 Tome III p. 9517

En janvier 1915, se trouve à Bergues un dépôt d'« éclopés » : on dirige notamment vers ce dépôt des soldats ayant été pris en charge par l'hôpital pour les contagieux, situé àSteenvoorde, et qui sont sortis d'affaire et/ou des soldats ayant été pris en charge dans l'infirmerie du commandement d'étapes situé dans cette même commune. On transporte en général ces personnes par le rail[143].

Bergues est en 1917-1918 le siège d'un commandement d'étapes, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front.Quaëdypre,Socx,Crochte,Esquelbecq,Bierne,Hoymille,Bissezeele,Wormhout,Warhem,Looberghe,Pitgam,West-Cappel,Rexpoëde,Steene,Coudekerque-Village,Uxem,West-Cappel, font partie de ce commandement d'étapes et ont donc accueilli des troupes[144]. Le commandement d'étapes a ensuite été installé pendant un temps à Socx avant de revenir à Bergues[144]. Bergues dépendait également en 1917-1918 du commandement d'étapes dePetite-Synthe installé ensuite àCoudekerque-Branche[144].

Pendant la guerre, les débits de boissons, cafés, estaminets etc. ne disposent pas de la liberté des prix, du moins l'armée fixe-t-elle le prix maximum des boissons, ainsi le 6 novembre 1917 pour les villages dépendant du commandement d'étapes[145].

Seconde Guerre mondiale

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Dans le cadre de la défense de Dunkerque, en 1940 lors de laSeconde Guerre mondiale, Bergues a été la scène de combats vifs, des tirs d'artillerie et des bombardements qui l'ont touchée au cœur. Le Centre d'instruction de la60e division d'infanterie qui s'était établie à Bergues fit barrage plusieurs jours dans les remparts de la ville et repoussa de nombreuses attaques ennemies malgré une grande infériorité et de violents bombardements. Le 2 juin, une brèche a été portée dans la défense, la ville avait été ravagée à 60 %.

La ville, quittée par les Allemands au petit matin, est libérée le, après dix jours de siège et de violents combats par les Canadiens. Mais avant de partir, les Allemands ont dynamité lebeffroi et l'église qui s'effondrent. Et quelques heures plus tard, alors que la population se réjouit et est rassemblée, semble-t-il parce que les F.F.I. (Forces françaises de l'intérieur) s'apprêtaient à tondre deux femmes accusées de « collaboration horizontale », une explosion ravage deux maisons, elles aussi piégées avec volonté de tuer des civils, de la rue Nationale faisant 42 morts et une soixantaine de blessés. À l'issue de la guerre, la ville est détruite à 80%[146],[147].

Ces évènements ont valu à la ville une nouvelle citation à l'ordre de la nation avec attribution de lacroix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent :

« Fidèle à son glorieux passé, déjà citée à l'ordre au cours de la guerre 1914-1918, s'est trouvée à deux reprises sous le feu de l'ennemi - systématiquement incendiée par représailles en Juin 1940, constamment occupée par la troupe ennemie et libérée après un siège de 10 jours - victime d'un attentat particulièrement odieux qui a coûté la vie à 42 de ses habitants et blessé grièvement 52 autres.Ville héroïque dont la conduite peut servir d'exemple à la Nation »

— Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Année 1979 Tome III p. 9517

Le beffroi construit en 1448, incendié en mai 1940, dynamité par les allemands en 1944, est reconstruit en 1961.

Bergues aujourd'hui

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La taverne du filmBienvenue chez les Ch'tis

Bergues n'a plus qu'une importance régionale faible de nos jours entre autres dans le domaine de l'enseignement. À proximité de Dunkerque l'industrieuse, on voit entre les nombreux monuments, les restes d'un passé riche.

La vocation de la ville se trouve maintenant dans le tourisme qui s'est développé fortement ces dernières années, surtout depuis le succès du filmBienvenue chez les Ch'tis deDany Boon.

Politique et administration

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Situation administrative

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Tendance politique

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Administration municipale

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Liste des maires successifs

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En 1795, le maire fut Louis Clays Venderhulst[148].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Maires avant la Libération
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
     
17381744Benoit de Hau de Staplande[149]  
octobre 1792avril 1793François-Joseph Bouchette Membre de l'Assemblée constituante de 1789[150].
septembre 1799septembre 1800Nicolas Vernimmen de Vinckhof Député auConseil des Anciens[151],[152],[153].
septembre 18001803Nicolas-Marie Deschodt Sous-préfet de l'Arrondissement de Dunkerque de 1806 à 1826[154].
18031821Jacques Minart[155]  
18211830Pierre, François, Winocq de Hau de Staplande[156]Majorité ministérielleDéputé du Nord de 1820 à 1823[157],
Conseiller général duCanton de Bergues de 1821 à 1829.
18301832Zyloff d'Obigny[155]RépublicainNoble
18321848Stanislas de Meezemacker[155]  
18481848Louis van de mickeel[155]  
18481852Louis de Hau de Staplande[155]légitimisteDéputé du7e collège du Nord (Bergues) de 1838 à 1851 puis de 1871 à 1876,
Sénateur du Nord de 1876 à 1877,
Conseiller général pour leCanton de Bergues, duCanton d'Hondschoote et duCanton de Wormhout de 1833 à 1848,
Conseiller général pour leCanton de Bergues de 1848 à 1851[158].
18521855Charles Delaroiere[155] notaire
18551861Charles Verleye[155]  
18621870Louis JoosMonarchisteDéputé du Nord de 1876 à 1880[159],
Conseiller général duCanton de Bergues de 1852 à 1880[160].
18711873Auguste Guilbert[155]  
18741875Léonce Guillebert[155]  
18761877Léon ClaeysGaucheSénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général duCanton de Bergues de1880 à1919[161].
18771880Charles de Meuninyck[155]  
18801912Léon ClaeysGaucheSénateur du Nord de 1888 à 1906,
Conseiller général duCanton de Bergues de 1880 à 1919[161].
19121930Louis Sapelier[155] Conseiller général duCanton de Bergues de 1921 à 1931[162],[163]
19301944André Vandroy[155]  
 
19441953Henri BilliaertMRP puisCDConseiller général ducanton de Bergues(1949-1979)
19531995Roger DrapieDVDConseiller général ducanton de Bergues(1985-1998)
juin 1995mars 2001Christian JarolewskiRPRPrésident de laCommunauté de communes du canton de Bergues(1995-2001)[164].
mars 2001mars 2008André DeclercqUMP 
mars 2008mai 2020Sylvie BrachetDVG puisPRG[165]
puisMRSL
Ingénieur
Conseillère communautaire de laCC des Hauts de Flandre de 2014 à 2020[166]
mai 2020en coursPaul-Loup Tronquoy[167]DVD9e Vice-président de la CCHF depuis le 16 juillet 2020[168].
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

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Politique Transition Ecologique et Citoyenne

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Ville fortifiée par Vauban, Bergues est une commune principalement urbaine avec 73% de terres artificialisées. Cependant, la présence des douves et des fortifications boisées fait que le bourg présente un taux de boisements (15%) et de milieux aquatiques (8%) très important au regard des autres communes du territoire.

Entre 2009 et 2013, les évolutions ont été mineures. Elles sont liées d'une part à la réalisation d'un plateau multisport, et, d'autre part, à la mise en valeur des remparts. Sur ce dernier point, il ne s'agit pas d'artificialisation des sols.

Plan de Gestion Différenciées et Écopastoralisme

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Dans le cadre de sa transition écologique, la ville a mis en place un plan deGestion Différenciée de ses espaces naturels périurbains en partie classésZNIEFF dont 10 ha sont consacrés à l'écopastoralisme avec 70 brebis en itinérance.

Un berger et ses chiens de raceborders colie assurent la mobilité du troupeau en suivant la ressource au fil de la saison estivale. La transhumance estivale se situe aux alentours du 1 Mars, la transhumance hivernale au 15 novembre.

Flore

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En l'état des connaissances actuelles, la commune de Bergues abrite 396 espèces végétales.Cela représente près de 40 % des espèces du SCoT et 19 % de la flore sauvage régionale.Bergues est ainsi l'une des communes les plus riches de la région Flandre-Dunkerque en matière de patrimoinevégétal. Cette richesse s'explique par la présence d'habitats diversifiés (remparts, douves et canaux, boisements…).En outre, la forte pression d'inventaires naturalistes et la volonté municipale de mieux connaitre et préserver labiodiversité de son territoire (réalisation d'un atlas de la biodiversité communale en 2013) contribuent à révélercette richesse.Si 76 % des espèces inventoriées sur Bergues sont très communes à assez communes, 5 % de sa floreest très rare à exceptionnelle.La présence de milieux minéraux sur le bourg profite à une végétation singulière. Ainsi, l'Arabettepoilue, rare et menacée, est présente sur les remparts, tandis que la Véronique précoce, exceptionnelledans le Nord et le Pas-de-Calais, s'épanouit dans les ballasts de la gare.Les milieux aquatiques hébergent quant à eux l'Hottonie des marais, quasi-menacée, et le Butome en ombelle.

Faune

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Comme pour la flore, la diversité des milieux rencontrés sur Bergues est favorable à l'accueil d'une faune variée, notamment liée aux milieux humides.La commune abrite ainsi la moitié des espèces d'amphibiens du Nord et du Pas-de-Calais, et bien plus du tiers des espèces d'oiseaux nicheurs, reptiles, papillons de jour et mammifères terrestres. Les groupes lesmoins bien représentés sont les Odonates et les Chauve-souris, même si leur nombre d'espèces est bien plus important que sur la grande majorité des autres communes du territoire.Seuls les groupes des oiseaux nicheurs et des mammifères comptent des espèces réputées menacées.L'espèce emblématique de Bergues est le Lézard des murailles, dont les remparts et fortifications constituent l'habitat. Les casemates et souterrains accueillent les Chauve-souris en hibernation, tandis que les douves et les bastions boisés permettent d'observer la Sitelle torchepot, le Thécla du chêne et une colonie mixte d'Aigrettes garzettes et de Hérons cendrés. Les douves et canaux intérieurs accueillent quant à eux des espèces peu communes d'Odonates : l'Agrion nain et l'Agrion joli.

Les enjeux

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Située au carrefour des coteaux du Houtland et de la plaine wateringuée, les espaces naturels de Bergues permettent d'assurer une liaison entre la vallée de l'Yser et les espaces littoraux. Ils sont aussi un relais du corridor écologique de la Colme, reliant Watten à Hondschoote.La ville fortifiée étant quasiment limitée au périmètre de ses remparts, la trame verte et bleue du bourg se compose principalement du réservoir de biodiversité " ZNIEFF des Remparts de Bergues ". Les canaux des fortifications permettent de liaisonner les corridors écologiques que sont les canaux de la Colme, de la Basse-Colme et de Bergues, ainsi que le Bierendyck et le Schelf Vliet.

Les enjeux pour la commune de Bergues sont les suivants :

  • Préserver et développer l'armature de la trame verte et bleue pour permettre aux espèces d'effectuer leurs déplacements vitaux et de coloniser de nouveaux espaces.
  • Mettre en place une gestion différenciée des espaces verts pour favoriser l'accueil de la nature en ville.
  • Réaliser des opérations urbaines intégrant la biodiversité.
  • Rétablir la continuité transversale sur les RD 916 et 916a, ainsi que sur la voie ferrée. Les bords des routes peuvent jouer le rôle de corridor biologique (s'ils sont gérés " écologiquement "), cependant ces voies restent des barrières infranchissables pour certains groupes d'espèces.
  • Assurer/maintenir la continuité écologique longitudinale des canaux pour les poissons migrateurs comme l'Anguille (au niveau des stations de pompages notamment).
  • Poursuivre et améliorer la connaissance de la biodiversité de Bergues pour une meilleure prise en compte dans l'aménagement du territoire.

Territoire Engagé pour la Nature

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Depuis 2023, Bergues a été labellisée "Territoire Engagé pour la Nature" par l'Office français de la Biodiversité. Ce label reconnaît les efforts soutenus de la ville en faveur de la préservation de l'environnement et de la biodiversité.

Jumelages

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Drapeau de l'Allemagne Erndtebrück (Allemagne), dans laRhénanie-du-Nord-Westphalie[169].

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[170]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[171].

En 2023, la commune comptait 3 525 habitants[Note 7], en évolution de −3,5 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
6 1085 0855 6675 5285 9625 9686 0455 9675 968
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
5 6656 0225 7385 7745 3685 3855 4355 3805 258
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
5 2275 0324 8563 9223 8783 7563 8393 2373 842
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620072012
4 4694 5454 4854 4884 1634 2093 9593 9233 910
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201720222023------
3 6533 5433 525------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[172] puisInsee à partir de 2006[173].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 32,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 33,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 663 hommes pour 1 974 femmes, soit un taux de 54,28 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[174]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
4,3 
8,5 
75-89 ans
16,0 
16,9 
60-74 ans
18,3 
20,3 
45-59 ans
18,4 
16,4 
30-44 ans
14,4 
21,6 
15-29 ans
16,2 
15,1 
0-14 ans
12,4 
Pyramide des âges du département duNord en 2022 en pourcentage[175]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Santé

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Enseignement

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Bergues fait partie de l'académie de Lille, et relève pour le premier degré de la direction des services départementaux de l'éducation nationale du Nord (D.S.D.E.N. Nord) et pour le second degré du Rectorat de Lille

Elle compte dans ses murs, une école maternelle et une école primaire publiques, ainsi que deux écoles maternelles et primaires privées.

Pour l'enseignement scolaire, les élèves sont accueillis dans un collège public ou dans un collège privé[176].

Sports

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Bergues compte de nombreuses associations sportives dans de nombreux domaines : club de football, tennis, badminton, gymnastique, boxe thaïlandaise et sports de combat, etc., mais aussi une école de danse classique.

Dans la lignée de la tradition flamande, on y trouve également une société de tir à l'arc, la Guillaume Tell, héritière de l'ancienne ghilde communale de Saint-Sébastien, mais aussi diverses associations où par exemple, pratiquer le tir sur cible[177].

Média

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Le Journal des Flandres est un hebdomadaire fondé en 1854 à Bergues[178]. Il fait à présent partie du Groupe Nord Littoral lui même intégré au groupe Rossel qui éditeLa Voix du Nord. Le 9 Avril 2021 le Journal des Flandres est de retour à Bergues, la rédaction a emménagé au premier étage du Beffroi.

Cultes

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Économie

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Depuis le Moyen Âge, se tient à Bergues le dimanche des Rameaux (dimanche avant Pâques) la foire des Rameaux très connue dans la région et qui draine de très nombreux visiteurs[179]. En 1893, cette foire ou franc marché durait trois jours[180].

À côté de cette manifestation d'importance régionale, un marché a lieu tous les lundis matin (il existait déjà en 1893, époque où la ville de Bergues comptait deux marchés par semaine : le lundi et le vendredi[180]).

Le tourisme s'est développé à la fin desannées 2000 à la suite du filmBienvenue chez les Ch'tis deDany Boon, la visite des lieux de tournage faisant partie des attractions locales.

Revenu des ménages

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En 2021, lerevenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 21 670 [181]:

Histograme des revenus médians par unité de consommation - département du Nord[182],[183]
10 000
20 000
30 000
40 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025


Culture et patrimoine

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L'office de tourisme de Bergues renseigne les visiteurs sur les activités possibles.

La fête communale avait lieu au mois de juin et le 15 août. De nos jours, en mars se déroule le carnaval de Bergues, lié aucarnaval de Dunkerque.

Depuis plusieurs années se déroule en juillet et en août « Les plus beaux dimanches de Bergues ».

Deux circuits pédestres permettent de faire découvrir la ville :

  • « Bergues une balade de charme », circuit de 4,5 km[184].
  • « Bergues : nature et histoire », circuit de 5,2 km[185].

Lieux et monuments

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LeBeffroi(30 août 2011)
Le monument aux morts des Première et Seconde Guerres mondiales.
  • Les remparts, longs de 5 300 mètres, dont une partie est médiévale et une partie construite sur les plans deVauban. L'enceinte fortifiée est bien conservée dans son ensemble, avec ses différentes portes,courtines et la citerne militaire datant duXVIIIe siècle[32].
Article détaillé :Liste des villes fortifiées du Nord-Pas-de-Calais.

Les portes

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  • La porte d'Hondschoote
    Laporte d'Hondschoote
  • La porte aux boules
    Laporte aux boules
  • La porte de Bierne
    Laporte de Bierne
  • La porte de Dunkerque
    Laporte de Dunkerque
  • La porte de Cassel
    Laporte de Cassel
  • La Porte de Marbre, ancienne porte d'entrée de l'abbaye
    LaPorte de Marbre, ancienne porte d'entrée de l'abbaye
  • Taverne Vauban, Porte du Port.
    Taverne Vauban, Porte du Port.

Autres monuments

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  • L'église Saint-Martin
  • Les remparts
    Les remparts
  • Les tours de l'abbaye Saint-Winoc
    Les tours de l'abbaye Saint-Winoc
  • Les tours de l'abbaye, avec au premier plan la Tour Carrée
    Les tours de l'abbaye, avec au premier plan laTour Carrée
  • Estaminet "Le Bruegel" (1597).
    Estaminet "Le Bruegel" (1597).
  • Le musée municipal
    Le musée municipal
  • L'ancien abattoir (1811).
    L'ancien abattoir (1811).
  • Le Canal de la Basse-Colme, la rue du Port et le quai de la Manutention.
    Le Canal de la Basse-Colme, la rue du Port et le quai de la Manutention.
  • Maison bâtie en 1695, n° 19 de la rue Jean Mermoz
    Maison bâtie en 1695, n° 19 de la rue Jean Mermoz

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Le drapeau de Bergues.

Depuis le 15 novembre 1815[189] et par un arrêt royal deLouis XVIII, les armes de Bergues seblasonnent ainsi :

« Parti : au 1, d'argent au lion contourné de sable, lampassé de gueules ; au 2, d'argent à une fasce de sable, et un franc-quartier d'or, bordé de gueules et chargé d'un lion de sable. ».

  • Blason des châtelains de Berghes Saint-Winoc[191].
    Blason des châtelains de Berghes Saint-Winoc[191].
  • Blason de la ville de Berghes Saint-Winoc avant 1586[191].
    Blason de la ville de Berghes Saint-Winoc avant 1586[191].
  • Blason de la ville de Bergues de 1586 à 1815[191].
    Blason de la ville de Bergues de 1586 à 1815[191].

Culture, folklore et traditions

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Bergues relève de la zone linguistiqueflamande, et les anciens y parlent encore leflamand occidental[192],[193]. Jadis, Bergues a connu troischambres de rhétorique, opérant ennéerlandais :De Baptisten,De Royaerts etWild van zinnen.

L'Électeur de Lamartine estgéantifié en1913. Depuis, il préside, assis dans un fauteuil, toutes les grandes manifestations locales, comme lafoire agricole desRameaux, créée au Moyen-Âge, parLéon Claeys,sénateur-maire de Bergues.

Gastronomie

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La ville a donné son nom aufromage de Bergues, produit dans des fermes des environs. AuXVIe siècle, le fromage ayant déjà une grande renommée était considéré comme un produit de prix[194].

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. En néerlandais, de nos joursSint-Winoksbergen ou familièrementBergen, et anciennementGroenbergen « Monts-Verts » jusqu'au transfert des reliques desaint Winoc deSaint-Omer à Bergues auXe ou XIe siècle.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bergues comprend quatre villes-centres (Bergues,Bierne,Hoymille,Warhem).
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

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Références

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