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Benoît-Joseph Marsollier

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Benoît-Joseph Marsollier
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonymes
M. Mars... des V...., Auteur du Drame de Jenni, M. Benoit, Chevalier Du Grand Nez, Vieillard quelquefois jeune, M. N ***, M. *** N., M. M. D. V.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales

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Benoît-Joseph Marsollier, seigneurdes Vivetières, est unauteur dramatique etlibrettiste d’opéras-comiquesfrançais né en1750 àParis et mort le àVersailles.

Biographie

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Selon son baptistaire du 17 janvier 1750 à l’église de Saint-Eustache à Paris, il est noble de naissance par son père, Benoît Marsollier« écuyer, Secrétaire Conseiller du Roy, Maison et Couronne de France et de ses finances »[1]. Sa mère est Anne Marie Jeanne André de Durville[2]. Il ne se marie pas et n’a pas de descendance[3].

Parfois il emprunte le pseudonyme de « Chevalier Du Grand Nez » comme lors de la publication duConnoisseur[4].

Surtout connu comme fécondlibrettiste d’opéras-comiques, dont la musique fut composée parGaveaux,Méhul et surtoutNicolas Dalayrac, Marsollier fit représenter sur les théâtresFeydeau etFavart la plupart d’entre eux.

SelonGustave Vapereau qui précise prendre à son compte l’analyse de Rabbe :« Le style de ses pièces est négligé, mais naturel : l’intrigue en est généralement bien conduite. On y trouve de jolies scènes, de l’esprit, de la délicatesse et du sentiment uni au comique[5]. ».

En 1810, le F∴ Moulon de La Chesnaye, ex-vénérable de la LogeLes Neuf Sœurs, dans son éloge funèbre à Dalayrac indique que Marsollier est franc-maçon[N 1].

En1814, sousLouis XVIII, il devient membre de la Légion d'honneur[6],[7].

Il meurt, le 22 novembre 1817 à son domicile à Versailles[7] et repose aucimetière Saint-Louis de Versailles[8].

Sa nièce,Anne-Marie de Montgeroult, comtesse d'Hautpoul, publie en 1825 lesŒuvres choisies de Marsollier[9].

Spéléologie

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Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières[N 2] est le premier explorateur qui emmène une expédition à la baume des Fées ougrotte des Demoiselles[N 3], les puis[13].

La découverte, s’effectue en deux étapes. La première, le mercredi 7 juin 1780, comprend huit personnes et faute de moyens s’avère incomplète. En effet Marsollier se décrit coincé pendant un quart d’heure sur une mauvaise échelle de cordes et rapidement à bout de force. Cette frayeur incite le groupe à rebrousser chemin.
Les protagonistes organisent alors une seconde expédition, le samedi 15 juillet 1780, avec une vingtaine de personnes constitués d'érudits, de leurs domestiques et d'habitants locaux. Les passages sont équipés pendant quarante-huit heures. Non sans quelques acrobaties, plusieurs salles sont découvertes et« Chaque pas attiroit un nouvel éloge[14]. ». Par exemple une salle est décrite« grande comme la moitié de Ganges ; nos yeux ne pouvoient en mesurer l’élévation, ni la profondeur[14]. ». Le contenant qui associe stalactites, stalagmites et de nombreux composés géologiques aux formes diverses fascine le groupe. Il est même retrouvé une tête de mort que les participants pensent charriée par les eaux. Au terme d'un séjour de dix heures, l’expédition fait« un procès-verbal de notre descente et les moyens employés pour y parvenir, nous le mîmes dans une bouteille bien scellée, [...] une boite de fer blanc contint nos noms, [...] nous attachâmes une plaque de plomb où nos noms sont inscrits[15]. ».

Marsollier fait une communication à l’Académie de Lyon à propos de cette exploration. Elle l'accueille de« manière flatteuse » ce qui incite son auteur à la faire imprimer en 1785[16].

Œuvres

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Hommages

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Voie

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Article détaillé :Rue Marsollier.

En 1826, une rue est ouverte à Paris en même temps que larue Dalayrac comme rue de pourtour duthéâtre Ventadour. La salle est construite cette année sur l'emplacement de l'Hôtel de Lionne pour y recevoir la troupe de l’Opéra-comique. Située dans le second arrondissement, elle reçoit en 1829 le nom du librettisteMarsollier[17]. La salle Ventadour abrite désormais un des restaurants et une des salles de sports de laBanque de France.

Héraldique

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Son blason est :« De gueules à la bande fuselée d’argent, au chef du même[18]. ».

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références

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Notes

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  1. La phrase du F∴ Moulon de La Chesnaye qui figure en rappel (probable omission de l’imprimeur) en bas de page est :« Le F∴ Marsollier des Vivetières, auteur deNina, duSouterrain, desDeux Petits Savoyards, deGulnare, d’Adolphe et Clara, et tant d’autres pièces agréables, embellies des talens de Dalayrac, ».Cf.Loge desNeuf Sœurs,Éloge funèbre du T∴ R∴ F∴ Dalayrac, chevalier de l’Empire, ancien dignitaire de la Loge des Neuf Sœurs, lu dans cet atelier par le F∴ M. de la Chesnaye, Paris, Adrien-Cesar Egron,, 16 p., in-8°(BNF 35157203),p. 14n. *.
  2. Ces prénom et nom sont associés. Ainsi le compte rendu de l’expédition de« M. Marsollier des Vivetières, Conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances de Montpellier »[10] s'associe par la charge à la dispense de marc d’or qui stipule :« Versailles,. Dispense pour Benoît Joseph Marsollier, […] Conseiller en la Cour des Comptes, Aydes et Finances de Montpellier,« […] baptistaire du […] »[11] »
  3. Les deux noms sont retenus[12].
  4. Le Connoisseur : une reprise, considérée à tort comme une création même parMme la comtesse Hauptoul a eu lieu authéâtre deMlle Montansier le 13 juillet 1791. Elle a fait l'objet d'une publication chez un autre éditeur, (Paris, Brunet, 1793).
  5. Père deLaure de Berny, maîtresse d'Honoré de Balzac.Cf.Commune de Versailles,Registres paroissiaux et d'état civil. Commune Versailles. Paroisse Saint-Louis : Collection départementale. Cote 1112628,Actes B. Dates 1777-1777, Versailles,Archives départementales des Yvelines,, 90 folios – (98 vues)(lire en ligne), folio 36 (vue 42 gauche).
  6. L'ouvrage connu plusieurs éditions à Paris et province :
  7. Issu desDeux aveugles de Bagdad (1782)Cf.Nicole Wild et David Charlton 2005,p. 214-215.

Références

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  1. Robertde Roton et Jeande La Trollière (préf. M. le duc de Lévis Mirepoix),Les arrêts du Grand conseil portant dispense du marc d'or de noblesse, Paris, Société du grand armorial de France (S.G.A.F.),, XXIII-543 p., gr. in-8°(BNF 32586835),p. 51-52.
  2. L’AbbéLebeuf,Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Nouvelle édition annotée et continuée jusqu'à nos jours par Hippolyte Cocheris,vol. 4, Paris,Auguste Durand,, 352 p., 4 vol. ; in-8°(lire en ligne), « Notes et additions. Passy »,p. 295.
  3. Benoît-Joseph Marsollier 1825, t. 1, « Ma carrière dramatique », p. 1.
  4. Antoine-AlexandreBarbier,Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes : composés, traduits ou publiés en français et en latin, avec les noms des auteurs, traducteurs et éditeurs,vol. 1, Paris, Barrois l'aîné,,2e éd. (1re éd. 1806), XLVIII-504 p., 4 vol. in-8°(lire en ligne), « C »,p. 211 col. 1.
  5. GustaveVapereau,Dictionnaire universel des littératures, Paris,Librairie Hachette etCie,, XVI-2096 p., 2 vol. ; 25 cm(lire en ligne),p. 1347 col. 1.
  6. Lefebvre-Cauchy,« Marsollier des Vivetières : Benoit-Joseph », dansLouis-Gabriel Michaud (dir.),Biographie universelle, ancienne et moderne : ou Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, par leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes,vol. 27 :Mare – May., Paris,Louis-Gabriel Michaud,, 632 p., 21 cm(lire en ligne),p. 264 col. 1.
  7. a etbCommune de Versailles,Registres paroissiaux et d'état civil. Commune Versailles : Collection départementale. Cote 1112520,Actes D. Dates 1817-1817, Versailles,Archives départementales des Yvelines,, 182 folios – (166 vues)(lire en ligne), « Acte 241 »,p. 41e folio (vue 62).
  8. Benoît-Joseph Marsollier, vol. 1 1825,p. XXIII.
  9. Benoît-Joseph Marsollier 1825.
  10. Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières 1785,p. de garde.
  11. Robertde Roton et Jeande La Trollière (préf. M. le duc de Lévis Mirepoix),Les arrêts du Grand conseil portant dispense du marc d'or de noblesse, Paris, Société du grand armorial de France (SGAF),, XXIII-543 p., gr. in-8°(BNF 32586835),p. 51.
  12. Pierre Minvielle,Guide de la France souterraine, Paris,Tchou éditeur,coll. « Les guides noirs » (no 11),, 477 p., 22 cm(BNF 35302749),p. 102-105.
  13. Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières 1785,p. de garde, 9 et 17.
  14. a etbBenoît-Joseph Marsollier des Vivetières 1785,p. 19.
  15. Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières 1785,p. 22.
  16. Benoît-Joseph Marsollier des Vivetières 1785,p. 5n. *.
  17. FélixLazare et LouisLazare,Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Felix Lazare,, VIII-702-24, 2 t. en 1 vol.(lire en ligne),p. 171-172.
  18. Robertde Roton et Jeande La Trollière (préf. M. le duc de Lévis Mirepoix),Les arrêts du Grand conseil portant dispense du marc d'or de noblesse,op. cit.,p. 536.

Liens externes

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