Il est étudiant à la William Hulme's Grammar School de Manchester, puis à l'Imperial College de Londres, où il obtient un baccalauréat en sciences physiques et mathématiques en 1958[4].
En juillet 1971, Ben Segal retourne en Europe et travaille comme programmeur système, puis comme spécialiste des réseaux informatiques auCERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), àGenève. Hormis une année sabbatique en 1977 au laboratoire Bell Northern Research dePalo Alto, Ben Segal reste au CERN jusqu'à sa retraite en 2002[8].
Entre 1985 et 1988, Ben Segal coordonne l'introduction au CERN desprotocoles Internet TCP/IP, ce qui permet l'interconnexion des principaux systèmes informatiques du laboratoire avant que le CERN ne rejoigne l'Internet mondial au début de 1989[9],[10],[11],[12],[8].
À partir de 1989, Ben Segal joue un rôle majeur dans le projet « SHIFT », qui remplace les ordinateurs centraux du CERN par des clusters Unix distribués[13],[14].
Segal est alors responsable du réseau informatique haute performance du système. En 2000, SHIFT a multiplié par cent la puissance de calcul installée du CERN. L'architecture SHIFT est ensuite étendue pour construire la grille mondiale de calcul du LHC, utilisée depuis lors pour l'analyse des données expérimentales fournies par legrand collisionneur de hadrons du CERN. En 2001, le CERN a reçu le prixComputerworld Honors duXXIe siècle pour cette application innovante des technologies de l'information au service de la société[15],[16],[17].
Les travaux de Segal sur TCP/IP et l'acceptation d'Internet par le CERN en 1989 ont permis àTim Berners-Lee de développer leWorld Wide Web et ses protocoles associés[19],[20]. Berners-Lee a reconnu en 2014 que Segal était un mentor pendant les années où il a développé le Web[21].
Après sa retraite, Segal est membre honoraire du personnel du CERN jusqu'en 2023. Il a cofondé le projetLHC@home du CERN, dont il continue à être un membre actif[22],[23], et qui a attiré plusieurs centaines de milliers de contributeurs depuis son lancement en 2004[24],[25],[26]. Il est un des membres fondateurs de l'Internet Society (ISOC),(section de Genève), et est élu au conseil d'administration de l'ISOC entre 1997 et 2000[27],[28].
↑B. M.Segal, « Improved calculations of sodium worth in the Enrico Fermi fast reactor »,Transactions of the American Nuclear Society (U.S.),vol. 7,(lire en ligne).
↑ShanthaLiyanage, MarkusNordberg et MarilenaStreit-Bianchi,Big Science, Innovation, and Societal Contributions: The Organisations and Collaborations in Big Science Experiments, Oxford University Press,(ISBN978-0-19-888119-3,lire en ligne),p. 266.
↑« Enormer Schub »,Der Spiegel,(lire en ligne, consulté le)
↑J. P.Baud, J. J.Bunn, F.Cane et D.Foster, « SHIFT: the scalable heterogeneous integrated facility for HEP computing »,Workshop on Detector and Event Simulation in High Energy Physics: Monte Carlo '91, 8–12 Apr 1991, Amsterdam, the Netherlands,,p. 41–56(lire en ligne).
↑The Computerworld Honors Program: The laureate,(lire en ligne).
↑ReginaLenart-Gansiniec,Crowdsourcing and Knowledge Management in Contemporary Business Environments, IGI Global,, 189–194 p.(ISBN978-1-5225-4201-8,lire en ligne)