Géographiquement, le territoire de la commune de Beaurepaire se positionne dans le sud-est de la France à l'est de lavallée du Rhône, dans le territoire deBièvre-Valloire qui est un des treize territoires de l'Isère.
Le territoire communal est situé dans le Sud-Est de laFrance, et plus précisément dans la partie occidentale du département de l'Isère, en régionAuvergne-Rhône-Alpes.
Petite ville de la Valloire, vallée sans rivière notable, mais ancienne zone marécageuse, la cité de Beaurepaire, ancien bourg fortifié avec un plan en damier propre aux villes nouvelles du Moyen-Âge entourant son église, possède quelques reliques architecturales anciennes[3].
Malgré la disparition progressive de sa ligne de chemin de fer qui la reliait àSaint-Rambert-d'Albon etRives, le déclassement des deux grandes routes nationales qui la traversaient, et la perte du siège de sa communauté de communes, la ville a su garder un certain dynamisme avec ses zones d'activités périphériques.
Le territoire de Beaurepaire se situe dans une large vallée dénomméeBièvre-Valloire par les géographes. Il s'agit d'une vallée ouverte sans cours d'eau important positionnée entre celle de l'Isère, au sud et dont elle est séparée par lePlateau de Chambaran, la vallée du Rhône, à l'ouest, ainsi que la plaine du bas-Dauphiné située plus au nord, quelques collines boisées dénomméesBalmes viennoises la séparant de cette dernière. La Bièvre est la partie la plus orientale de cette vallée mais aussi la plus élevée en altitude, la Valloire où se situe Beaurepaire étant la partie la plus occidentale et la moins élevée.
Les cartes de Pierre Mandier, professeur de géologie à l'université de Lyon indiquent que levallum morainique frontal datant de laGlaciation de Riss du glacier de l'Isère se situait quatre kilomètres à l'est de la ville de Beaurepaire. Le tracé des courbes de niveau relevé dans les environs du territoire de la commune de la Côte-Saint-André permet de comprendre que le glacier du Rhône confluait, à ce niveau de la plaine de Bièvre, avec celui de l'Isère. La Valloire fut donc le déversoir de cet ensemble glaciaire remplissant ainsi le secteur d'alluvions datant du quaternaire. Petit à petit avec le recul, puis la disparition des glaciers la Valloire s'est transformée en vallée morte sans cours d'eau vraiment notable[4].
Le territoire beaurepairois est traversé par de nombreuses axes routiers.
La route départementale 519 (RD519) dénommée ainsi entreDavézieux etBeaucroissant se dénommaitRoute nationale 519. Cette ancienne route nationale reliait Annonay à Grenoble a été déclassée en1972
La route départementale 538 (RD538) dénommée ainsi entreVienne etSalon-de-Provence se dénommaitRoute nationale 538. Cette ancienne route nationale reliait Vienne à Marseille a été déclassée en1972.
La route départementale 73 (RD73) qui sert de déviation afin d'éviter le transit des véhicules dans le bourg central de Beaurepaire.
Leréseau interurbain de l'Isère, connu sous l'appellation localeTransisère (malgré son renommage en 2021 enCars Région Isère en raison du transfert de compétence du service du département vers la région) relie la ville de Beaurepaire à d'autres communes iséroises[16].
Beaurepaire est dotée d'une gare routière où convergent la plupart de ces lignes. Les lignes scolaires effectuent elles l'acheminement des élèves des communes alentour vers le collège de Beaurepaire.
La gare SNCF de Beaurepaire, située sur la ligne entre Saint-Rambert-d'Albon dans la Drôme et Rives, n'a plus été utilisée uniquement que de façon ponctuelle pour le transport de fret, puis fut totalement abandonnée, certaines portions du rail étant démantelées.
Au, Beaurepaire est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle appartient à l'unité urbaine de Beaurepaire[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle estville-centre[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaurepaire, dont elle est la commune-centre[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (68,3 %), zones urbanisées (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (10,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), forêts (2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'agglomération se présente sous la forme d'un centre urbain de taille relativement importante, dont les constructions (petits immeubles et maisons individuelles) se sont progressivement installées le long d'un réseau routier en étoile et dont le centre correspond au vieux bourg central.
Voici, ci-dessous, la liste la plus exhaustive possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Beaurepaire, présentés selon les références toponymiques fournies par le sitegéoportail de l'Institut géographique national[18].
Le logement se compose principalement dans le centre de petits immeubles et de maisons individuelles, complété par l'existence de complexesHLM, ainsi que de nombreux lotissements pavillonnaires en périphérie.
L'ensemble du territoire de la commune de Beaurepaire est situé enzone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme l'ensemble des communes de la plaine de Bièvre-Valloire et de la vallée du Rhône[19].
Selon André Planck, spécialiste en toponymie des villes du département de l'Isère, le nom de Beaurepaire dériverait du latin « Belli Riparii » signifiantbelles rives qui pourrait désigner une élévation surplombant une vallée[23].
Il existe de nombreuxBeaurepaire dans la zone de langue française, tous formés sur l'adjectifbeau et le motrepaire, avec le sens en ancien français de « séjour, demeure, logis »[24]. C’est aussi le sens de l’arpetanByo Rœpeyrœ[21].
Durant leNéolithique moyen, des agriculteurs ayant migré du sud de l'actuel territoire français métropolitain actuel remontent vers le nord et colonisent la région. Des individus appartenant à la civilisationchasséenne qu'ils diffusent rapidement, de la Méditerranée jusqu'au nord de la Bourgogne.
Trois sites d'habitat préhistoriques datant de cette période situés à proximité de Beaurepaire ont été révélés : sur le sitela Croix Trouva à Bressieux, sur le territoire des communes voisinesLapeyrouse-Mornay et deMoras-en-Valloire. ÀPrimarette, soit quatre kilomètres au nord de la commune un nucléus à lamelles de silex a été découvert[25].
DesCeltes parviennent sur le territoire de ce qui sera le bas-Dauphiné. Une de ces tribus, les Allobroges (terme signifiant : lesgens venus d'ailleurs) arrivent autour duVe siècle av. J.-C. Le territoire contrôlé par cette peuplade dont la capitale sera Vienne, s'étendra deGenève aumont Pilat, en passant parCularo (future ville deGrenoble).
Des fouilles archéologiques menées depuis 2017 dans la plaine de Champlard par l'Institut National de Recherche Archéologique d'Auvergne-Rhône-Alpes ont révélé la présence d'un habitat rural organisé autour de l'An Mil. Beaurepaire est une ville nouvelle fondée en juin 1309 par leDauphinJean II de Viennois, par détachement de terres de lachâtellenie de Moras[26], à travers unecharte de franchises octroyée aux habitants. Elle représente un exemple typique deville nouvelle du XIVè siècle, entourée de remparts érigés en 1347. Au Moyen Âge, le bourg prospéra à son emplacement actuel[27]. Elle devient rapidement centrale, succédant en importance au château deRevel.
Des vestiges de cette période perdurent dans la structure urbaine, notamment le centre historique doté d'unplan en damier, comprenant des rues principalement orientées Est-Ouest, des ruelles étroites, des "trezannes" et de nombreusesmaisons gothiques pourvues defenêtres à meneaux[27].
Beaurepaire est une des premières communes d'Europe à avoir bénéficié de l'éclairage électrique. Dès 1883, un artisan-mécanicien, Louis Michel-Villaz, utilisa sa machine à vapeur de battage, une dynamo et des lampes à arc pour éclairer quelques rues de la ville. L'inauguration de l'équipement muni de lampes à incandescenceEdison eut lieu le. Ce dispositif a fonctionné jusqu'en 1902.
Stèle en hommage à Louis-Michel Villaz à Beaurepaire, édifiée en 1959. Le buste, en bronze, est une oeuvre du sculpteur lyonnaisFrancisque Lapandery[28] (1910-1961).
Louis-Antoine Michel-Villaz, né àTullins,Isère, en1843, décédé à Beaurepaire en1911, fut donc un pionnier de l'éclairage électrique. Il est connu pour son installation Rue de la République ayant fait de Beaurepaire la première commune de France à être éclairée publiquement à l'électricité, dès le, date de signature officielle du contrat de sa concession avec la mairie. Son fils Louis né en1883 participa avec lui à la gestion du réseau beaurepairois et réalisa l'électrification de très nombreuses communes du Bas Dauphiné et de l'Ardèche (Saint-Agrève,Saint-Martin-de-Valamas…). Il est à l'origine de la SHED (Société Hydroélectrique de laDurance). Enfin, il conserva la concession de la commune deLa Tronche près deGrenoble de1929 jusqu'à la nationalisation de l'électricité en 1946-1947.
Sa tombe au cimetière de Beaurepaire présente un médaillon rappelant son souvenir. Un immeuble et une avenue de Beaurepaire portent le nom de ce pionnier, et une fresque représentant l'éclairage des rues de Beaurepaire orne un mur à l'une des entrées de la ville[29]. La commune l'a également honoré par une stèle où figure son buste. La commune deTullins, dont il est originaire, a aussi honoré sa mémoire par un monument comportant son buste. La commune conserve précieusement son matériel électrique d'origine, notamment la locomobile à vapeur (exposée dans la Tour Florie Richard), une dynamo et divers souvenirs légués par la famille Michel-Villaz. Un projet de musée a été évoqué pour mettre en valeur ces souvenirs dont les Beaurepairois sont si fiers.
Le 20 mai 1894, à Beaurepaire, le tueur en sérieJoseph Vacher assassina puis viola Eugénie Delhomme, 21 ans.
La Rue de la République le29 août 1944, après qu'une colonne allemande en provenance deChanas-Jarcieu soit à nouveau entrée dans la ville, occasionnant des incendies rue Victor Hugo et vers la gare[30].
Le docteurGaston Barbier, né en 1889 et décédé en 1973, est désigné maire de Beaurepaire par legouvernement de Vichy le 8 avril 1941. Pendant son mandat, tout en suivant les directives gouvernementales, il œuvre en faveur de la résistance en fournissant des soins gratuits auxmaquisards, en facilitant la fabrication de faux documents pour les personnes recherchées, et en assurant la sécurité de nombreux juifs.
Dans la nuit du au, sur un terrain clandestin un parachutage a lieu comportant des armes et des explosifs pour le maquis deRatières[31].
Le 5 août 1944, en représailles à la résistance locale soupçonnée d'avoir abrité à plusieurs reprises des combattants desFFI, les Allemands encerclent Beaurepaire. Le maire Gaston Barbier se rend à leur rencontre, tentant de négocier avec le chef nazi en offrant sa vie en échange de celle des jeunes maquisards. Les allemands rassemblent les hommes de 17 à 50 ans sur la place Yves Pagneux, et après de longs interrogatoires, exécutent quatre résistants, dont deuxroybonnais. Gaston Barbier continue par la suite à parlementer pour limiter le nombre de prisonniers, avec succès, et obtient pour ceux qui ont été emmenés qu'ils puissent emporter des vêtements et de la nourriture.
Les troupes allemandes quittent Beaurepaire le 6 août 1944, après avoir perquisitionné des maisons, détruisant six d'entre elles, et exigé des biens et des provisions. Les corps de deux résistants furent enterrés à Roybon par leur groupe de maquis, tandis que les deux autres furent inhumés à Beaurepaire. Une quarantaine d'hommes parmi les otages est transféré à laprison de Montluc àLyon, mais certains sont libérés pour des raisons de santé et d'autres s'évadent. Enfin, 33 sont déportés en Allemagne, où ils travaillent dans divers secteurs jusqu'à leur libération par l'armée soviétique en avril et mai 1945[33].
À la Libération, le Dr. Barbier est remplacé par un administrateur provisoire, et reprend alors ses activités de médecin. Il joue un rôle actif dans la création de la piscine municipale, achevée en 1945, et est à l'origine de la création de l'espace des sports. Le 20 mai 1973, la commune de Beaurepaire décide de baptiser le stade du nom du Dr. Gaston Barbier en sa mémoire[34].
Leconseil municipal de la commune de Beaurepaire compte vingt-six membres dont treize hommes et treize hommes, dont un maire, sept adjoints au maire, deux conseillères municipales déléguées, et seize conseillers municipaux[35].
En 2020, tous les sièges ont été pourvus dès le premier tour puisqu'une seule liste s'est portée candidate. Cette liste, conduite par l'adjoint aux finances de la précédente mandature, se voulait une liste de renouvellement, citoyenne etsans-étiquette, voulant agir selon des valeurs "républicaines, humanistes, sociales, solidaires, environnementales et sans discrimination", afin de mener à bien des "projets réfléchis, accessibles à toutes et tous et visibles en fin de mandat"[36]. On remarque un très fort taux d'abstention pour ce scrutin, s'étant tenu dans le contexte de lapandémie du Covid-19.
On peut noter qu'en ce qui concerne les deux tours de ce scrutin, la candidate duRassemblement national a effectué un meilleur score à Beaurepaire qu'au niveau national. On remarque également un taux d'abstention supérieur au national.
Instituteur puis directeur du CCB et CEG à Beaurepaire de1943 à1966, officier de laLégion d'honneur, officier despalmes académiques, fondateur de plusieurs associations dont le club de tennis (1933)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[41].
En 2023, la commune comptait 5 010 habitants[Note 5], en évolution de +1,81 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La ville abrite le collège Jacques Brel, ainsi que le collège privé Saint Jean Baptiste (rattaché à l'Institution Luzy-Dufeillant), qui accueillent la plupart des élèves des villages alentour.
La commune est rattachée au secteur du lycéeHector Berlioz[45] à La Côte St André. Il propose entre autres, en plus des 7 spécialités communes à la plupart des lycées généraux, la spécialitéSciences de l’Ingénieur, unesection Européen Anglais, unesection Européen Italien, un Bac Français International[46] Anglais-Italien, une préparation "Sciences Po".
un cinéma, l'Oron, rénové en 2023, composé de deux salles de projection et depuis 2023 d'une salle de rencontres culturelles, et qui accueille chaque année les Rencontres Internationales du Cinéma de Beaurepaire[58],[59],[60]
De très nombreuses associations animent la vie locale, culturelle et sportive de la ville. En plus des nombreux clubs sportifs (rugby, basket, football, badminton, musculation, vélo, twirling, boules, gymnastique, pétanque, handball…), il existe également plusieurs regroupements culturels dans différents domaines, tels que :
l'Association Culturelle Turque du Pays de Beaurepaire ;
Autour du Cinéma l'Oron, qui organise chaque année le festival de cinéma de Beaurepaire ;
Notre Belli Ripari, qui a pour objectif la mise en valeur du patrimoine historique et architectural de Beaurepaire ;
le Centre Social et culturel de l'île du Battoir, qui propose une large variété d'activités aux jeunes du territoire ;
le Comité de Jumelage Beaurepaire-Auenwald, qui organise régulièrement les échanges et voyages avec la commune jumelée ;
l'Ensemble Vocal de la Valloire, la chorale locale ;
Faites de la Musique, à l'organisation de la Fête de la musique chaque année ;
Hit Musique, harmonie intercommunale issue de la fusion entre les orchestres Beaurepairois etJarcieurois ;
L'Oiseau Lire, qui organise chaque année le festival des Carnets de Voyages ;
le Sou des Écoles, association des parents d'élèves qui organise chaque année la kermesse des écoles[61].
Beaurepaire est également marqué par la présence de plusieurs associations caritatives : un comité local duSecours Populaire, une antenne duSecours Catholique, duTéléthon, et le Potager Solidaire (cultures maraîchères bénévoles vendues à bas prix aux personnes précaires).
Enfin, plusieurs associations regroupent les amateurs d'activités de plein air comme la chasse, la pêche, ou le ski.
Historiquement, le quotidien à grand tirageLe Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris ledimanche, dans son édition deVienne Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
La communauté catholique de Beaurepaire et son église (propriété de la commune) sont rattachées à laparoisse Saint Benoît du pays de Beaurepaire qui regroupe treize églises de la région. Cette paroisse dont le siège (maison paroissiale) se situe à Beaurepaire, est rattachée auDiocèse de Grenoble-Vienne[62].
La ville compte deuxmosquées : l'une intégrée aux locaux de l'Association Culturelle Turque du Pays de Beaurepaire, ainsi qu'une deuxième établie par l'Association Culturelle des Musulmans de Beaurepaire au cœur du bourg de la commune.
Les commerces locaux jouent un rôle essentiel dans la vitalité de la commune de Beaurepaire, offrant une gamme variée de services, notamment des boulangeries, des coiffeurs, des établissements bancaires, des assurances, des fleuristes, des boucheries, des poissonneries, des épiceries, des magasins de thé, des opticiens, des bars, des restaurants, et bien plus encore. Un marché hebdomadaire bien établi, qui a lieu chaque mercredi matin, propose une grande variété de produits, allant des produits alimentaires biologiques locaux aux articles manufacturés.
L'activité économique à Beaurepaire est diversifiée, couvrant des secteurs tels que lesservices, l'agroalimentaire, la distribution, la construction, la sous-traitance automobile, la filière aluminium et la mécanique de précision. Les activités industrielles se développent principalement dans les zones sud et est de Beaurepaire, dans les zones industrielles telles que Les Fromentaux, La Maladière, et la zone de Champlard[63]. Le dynamisme économique de la commune attire l'implantation d'entreprises innovantes, notamment dans la production de matériaux nouveau pour le secteur BTP : lemix béton-bois.
L'association des commerçants locaux, connue sous le nom d'"Élan cœur de Beaurepaire" vise à renforcer le tissu commercial local et améliorer l'offre pour les clients. Cette association est à l'origine depuis 2019 de l'organisation du salon de l'habitat.
L'agriculture dans la commune compte environ quinze exploitations installées localement, ainsi qu'une dizaine d'autres situées en dehors de la commune. Ces exploitations se caractérisent par leur diversité en termes de taille et de type de production. Certaines se consacrent aumaraîchagebiologique ouraisonné avec vente directe, d'autres se spécialisent dans lesvergers ou l'élevage, mais la grande majorité des terrains sont utilisés pour lesgrandes cultures céréalières, notamment la production desemences. Il faut noter que la production traditionnelle detabac a fortement diminué ces dernières années[63].
Beaurepaire possède diverses structures d'accueil, tels que des hôtels et un camping, ainsi que plusieurs restaurants. La ville est par ailleurs sur la voie de divers circuits de randonnée cyclistes et pédestres[64].
Maison dans laquelle s'est cachéLouis Mandrin (1725 - 1755), le célèbre brigand et contrebandier dauphinois de l'Ancien Régime. Aujourd'hui détruite, cette maison qui se trouvait près de la salle du Rocher a laissé place à un parking.
Château De Barrin sur les hauteurs de la ville, propriété de la vieille famille beaurepairoise De Barrin.
Maison delphinale, dans laquelle aurait pu séjourner ledauphinLouis XI[66]. Dotée de fenêtres à meneaux et d'un escalier en colimaçon, la bâtisse, située dans le centre-ville, est remarquable par sa porte gothique cloutée, sur laquelle sont visibles ce qui seraient les marques de coups de canon de fusil laissés par des soldats prussiens en 1871.
La Tour Florie RIchard à Beaurepaire (Isère) avant ses travaux de rénovations
Imposante bâtisse, probablement la plus ancienne de Beaurepaire, construite au XIVe siècle sous le règne deJean II le Bon, est l’un des monuments les plus emblématiques de Beaurepaire. Elle doit son nom à l'un de ses propriétaires attestés en 1595. Sa façade ouest conserve encore les vestiges d'une fenêtre géminée de style roman.
Propriété de la commune depuis plus de vingt ans, dans un état critique et menacée d'effondrement, elle est restaurée durant des travaux de consolidation entre 2020 et 2023[67], dans le cadre de laMission Patrimoine. Aujourd'hui, la tour abrite un espace d’exposition dédié à son histoire et à celle de Beaurepaire, incluant la locomobile de Louis-Michel Villaz, premier générateur électrique ayant permis à la ville de devenir la première commune française éclairée publiquement à l'électricité en 1886.
Une grandevogue annuelle de six jours est célébrée au cœur de la ville à chaque rentrée de septembre[68]. Un marché de Noël est également organisé en décembre en centre-ville, ainsi qu'une brocante mensuelle, dans le secteur de la gare.
La fête de la musique anime aussi chaque année les rues de Beaurepaire, occasionnant différents concerts et représentations de styles variés.
La période du carnaval occasionne aussi souvent des manifestations, à l'initiative des écoles ou de compagnies artistiques locales.
Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire
Chaque année depuis 1989, à la mi-octobre, la ville accueille lesRencontres Internationales du Cinéma de Beaurepaire, organisées par l'associationAutour de l'Oron (l'Oron est la rivière passant sous Beaurepaire qui a donné son nom à la salle de cinéma qui reçoit le festival). À cette occasion, l'association a pu inviter et recevoir de nombreux acteurs et réalisateurs, venus présenter leurs derniers films, tels que (entre autres) :
Organisé par l'association "L'Oiseau Lire", le week-end du Carnet de Voyage réunit chaque année depuis 2007 des artistes voyageurs qui viennent présenter leurs œuvres et réalisations produites durant leurs pérégrinations. Ce court festival donne lieu le plus souvent à des expositions, des dégustations, des ateliers, des lectures, ou encore des projections au cinéma. Il est par ailleurs souvent en lien avec les élèves des écoles alentour, et notamment ceux d'art plastique au collège qui présentent chaque année leurs productions[70].
Christian Nucci, né le àSabra (Algérie), responsable politique,enseignant,maire de Beaurepaire de1977 à2008. Il a été député socialiste de l’Isère (1978-81), réélu en 1986, ministre de la Coopération et du Développement de1982 à1986.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Beaurepaire, il y a une ville-centre et une commune de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Nicolas Payraud,Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu duXIIIe siècle à la fin duXVe siècle, Thèse de doctorat d'Histoire, dirigée par Étienne Hubert, Université Lyon-II, Lyon, 2009,p. 195[lire en ligne].
↑Jean Garcin,De l'Armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940 - 20 août 1944. Chronique : essai sur l'histoire de la Résistance avec un prologue 1935-1940 et un épilogue 1944-1945, Digne : Imprimerie B. Vial, 1990.p. 248.
↑Jean-LucMarquer,« Beaurepaire (Isère), 5 et 29 août 1944 », dansLe Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier,(lire en ligne)