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Bayeux

49° 16′ 46″ nord, 0° 42′ 10″ ouest
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Pour l’article ayant un titre homophone, voirBailleux.

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Cet article possède unparonyme, voirBayas.

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Cet article concerne la ville normande. Pour les autres significations, voirBayeux (homonymie).

Bayeux
Bayeux
Le centre historique, avec l'Aure, l'ancienne halle aux poissons et lacathédrale Notre-Dame en arrière-plan.
Blason de Bayeux
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNormandie
DépartementCalvados
(sous-préfecture)
ArrondissementBayeux
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté de communes de Bayeux Intercom
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Gomont
2020-2026
Code postal14400
Code commune14047
Démographie
GentiléBajocasse
Bayeusain, Bayeusaine
Population
municipale
12 659 hab.(2023en évolution de −3,52 % par rapport à 2017)
Densité1 780 hab./km2
Population
unité urbaine
17 775 hab.(2017)
Géographie
Coordonnées49° 16′ 46″ nord, 0° 42′ 10″ ouest
AltitudeMin. 32 m
Max. 67 
m
Superficie7,11 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineBayeux
(ville-centre)
Aire d'attractionBayeux
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCanton de Bayeux
(bureau centralisateur)
LégislativesCinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Bayeux
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Bayeux
Géolocalisation sur la carte :Calvados
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Bayeux
Géolocalisation sur la carte :Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Bayeux
Liens
Site webwww.bayeux.fr
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Bayeux [bajø][1] est unecommune française et une des troissous-préfectures dudépartement duCalvados et de larégionNormandie, peuplée de 12 659 habitants[2].

Siège d'évêché depuis leIVe siècle et sous-préfecture duCalvados, Bayeux est célèbre poursa tapisserie retraçant, sous forme de broderie, la conquête de l'Angleterre parGuillaume le Conquérant, exposée au Centre Guillaume-le-Conquérant et inscrite depuis 2007 au registreMémoire du monde de l'Unesco.

Capitale duBessin, située à quelques kilomètres desplages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares enNormandie à être restée intacte après les combats, conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.

Géographie

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Localisation

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Bayeux est distante de sept kilomètres des côtes de laManche (plages duDébarquement) et à30 kilomètres à l'ouest deCaen. La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude pour une moyenne de46 mètres, est traversée par l'Aure. Bayeux est située sur les axes routier (RN 13) et ferroviaire Paris - Caen - Cherbourg. Elle est la capitale du pays duBessin au nord-ouest duCalvados.

Les communes limitrophes sontGuéron,Monceaux-en-Bessin,Saint-Loup-Hors,Saint-Martin-des-Entrées,Saint-Vigor-le-Grand,Vaucelles etVaux-sur-Aure.

Carte
Le territoire de la commune et ses communes limitrophes[Note 1].

Géologie

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Article détaillé : géologie du Bassin parisien.
Coupe géologique détaillée montrant la couverture sédimentaire duBassin parisien.

Sur le bâti ancien duMassif armoricain, la région duBessin et de laPlaine de Caen se comportent« durant leMésozoïque comme une bordure soumise aux variations du niveau marin qu'elles soient d'originesépirogéniques oueustatiques. Après un premier comblement des points bas durant leTrias, la conquête de la merjurassique, vers le Sud et l'Ouest, s'affirme petit à petit, au cours de trois grands cycles detransgression de plus en plus large. Tout d'abord, durant leLias, puis auBajocien, enfin au cours duBathonien. Les formations déposées sont essentiellement calcaires dans la Campagne de Caen et plus argileuses dans le Bessin. De nombreux niveaux fossilifères, dont l'épaisseur n'excède parfois pas plus d'un mètre, peuvent se retrouver avec une grande continuité[3] ».

Figures du premier étage
Carte géologique des régions environnant la Manche.
Carte géologique des régions environnant la Manche. 
La dislocation de laPangée oriente l'évolution géodynamique du mésozoïque.
La dislocation de laPangée oriente l'évolution géodynamique du mésozoïque. 

Hydrographie

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La commune est située dans lebassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aure, le cours d'eau 01 du Château de Bellefontaine[4] et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].

L'Aure, d'une longueur de 82 km, prend sa source dans la commune deCaumont-sur-Aure et se jette dans laVire en limite d'Osmanville,Isigny-sur-Mer etCarentan-les-Marais, après avoir traversé26 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bayeux[Note 2].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Normandie etClimat du Calvados.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 754 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deBernières-sur-Mer à 21 km àvol d'oiseau[13], est de11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de−8 °C, atteinte le[Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Bayeux est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17].

Elle appartient à l'unité urbaine deBayeux, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayeux, dont elle est la commune-centre[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,7 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (72,6 %), prairies (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,7 %),terres arables (5,9 %)[22].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Logement

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Sur les 6 900 logements que compte la commune, il y a 2 800 logements individuels[23].

Bayeux a une proportion de logements sociaux de 42 % sur son territoire[24], dont 80 % sont des appartements.

Voies de communication et transports

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Histoire des transports

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À partir de 1899, Bayeux est desservie par unchemin de fer d'intérêt local reliant la ville àPort-en-Bessin et àCourseulles-sur-Mer par leschemins de fer du Calvados. La ligne est prolongée versBalleroy en 1904. Ce réseau est déclassé en 1931 et 1932.

Le premier périphérique construit en France fut celui de Bayeux en 1944. À la suite du débarquement de juin, l'armée britannique cherchait à contourner rapidement le centre-ville et bâtit une rocade, le « By-Pass », en trois semaines[25]. Cet équipement est aujourd'hui communément appelé le « bi-pass » par les habitants de la ville et de ses environs.

Dessertes actuelles

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Article détaillé :Transports en commun de Bayeux.

Lagare de Bayeux se trouve sur la ligneParis-Saint-Lazare - Cherbourg achevée en 1858, et inaugurée parNapoléon III, et la ligneTERCaen-Rennes.

La ville de Bayeux est desservie par le réseau « ByBus » composé de quatre lignes et exploité parKeolis.

Le Bybus dessert la ville et les communes deSaint-Martin-des-Entrées et deSaint-Vigor-le-Grand avec la ligne principale, Chojnice / Saint-Martin-des-Entrées et trois dessertes vers les quartiers. Le réseauBus verts mis en place par le Conseil général permet de se rendre dans les communes voisines (lignes 30, 47, 70, 71, 72, 73, 74, 77). Trois mille places de parking en centre-ville permettent de stationner facilement, la plupart des places étant gratuites. Le By-pass est le périphérique de Bayeux. Un premier tronçon a été construit à la suite dudébarquement par les soldats britanniques car les rues du centre étaient trop étroites pour les chars. Le By-pass prolongeait laroute nationale 13 jusqu'à l'ouverture de la déviation de Bayeux aux normes autoroutières (voir :Autoroute française A13). Le réseau cyclable est encore très limité mais des aménagements sont prévus[26].

L'aéroport le plus proche se situe àCaen-Carpiquet (à 21 km) et la liaison maritime vers l'Angleterre, la ligneCaen - Ouistreham -Portsmouth (à 32 km).

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous la formeAugustodurum auIer siècle av. J.-C.,civitas Baiocassium vers 400,Baiocas vers 410[27],Baieus en 1155[28].

Chef-lieu de l'ancien peuple gaulois desBadiocassi (voir ce nom), il s'agit du transfert du nom de la tribu au nom de leur cité[29], selon un processus fréquemment observé auBas-Empire (cf. Paris, Angers, Limoges, Tours, etc.).

Legentilé semble distinguer lesBajocasses desBayeusains selon que les habitants sont respectivement natifs ou non de la localité[30].

Histoire

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L'Aure.

Antiquité

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Époque gallo-romaine (52av. J.-C. à 313)

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Plan d'Augustodurum.

Fondée à l'époque gallo-romaine, auIer siècle av. J.-C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale duBessin autrefois territoire desBajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dansPline l'Ancien. Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures àCommes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait àCastillon d'une surface de trente-cinq hectares. Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de laDrôme à l'emplacement deSaint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus, à l'est de la ville, où ils célébraient leur culte. César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans leBessin et le soumit à la domination romaine.

Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes. La ville est citée parPtolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom deNoemagus Biducassium (pourNoviomagos Badiocasso : le nouveau marché desBadiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine. Elle a été ensuite désignée sous le nom deBajocassum. La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron-Gérard. La mise au jour auXIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé. La ville a été bâtie à un carrefour important entreNoviomagus Lexoviorum (Lisieux) etAlauna (Valognes), axe que suit ladecumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux etSaint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.

Antiquité tardive (313 à 496)

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La cité s'entoure à la fin duIIIe siècle d'une enceinte quadrangulaire — castra de 450 × 350 mètres —[Note 5], qui sera détruite auXVIIIe siècle[31], pour se protéger des invasions (rue des Chanoines). La cathédrale occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, était à l'angle sud-ouest. Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud (dans le fond de la cour de l'hôtel du Gouverneur) et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification. Bayeux était alors une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra laNormandie. Elle était l'un des points forts duLitus Saxonicum, le système de défense côtier duBas-Empire romain contre les piratessaxons etfrisons. Une garnison romaine delètesbataves y est attestée dans lanotitia dignitatum. Les historiens situent le martyre de saint Floxel sousMaximin le Thrace vers 235-238 sur le mont Phaunus. Bayeux devient unévêché vers 360 avecsaint Exupère[32], son premier évêque, qui y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation.Saint Vigor, évêque de Bayeux, y terrassa un dragon et créa un monastère. AuIVe siècle, après ladéliquescence de Rome, des groupes de saxons originaires deBasse-Saxe parviennent à s'implanter dans la région de Bayeux qu'ils détruisirent[33] ; la région est alors appeléeOtlinga saxonia. À la fin duVIe siècle, la population est christianisée, la ville prospère et devient un centre religieux. AuVe siècle, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, Bayeux est rattachée à laNeustrie, les évêques, parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu deCharles Martel, augmentent leur pouvoir.

Durant l'époque carolingienne, Bayeux possède un importantatelier monétaire d'où sortent desdeniers d'argent. Curieusement, lesÉtats pontificaux créeront quelques siècles plus tard une monnaie de cuivre appeléebaiocco en souvenir de cette pratique impériale[34].

Moyen Âge

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En 847, les Bretons deNominoë, en rébellion contre l'autorité franque et leur roiCharles le Chauve, poussent leurs incursions jusqu'aux environs de Bayeux[35].

Période normande

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En 890, Rollon, à la tête desNormands de Basse Seine, mène une expédition contre le comte de BayeuxBérenger II de Neustrie[36],[Note 6]. On suppose quePoppa, épouse « more danico » de Rollon, est sa fille.

Bayeux est reconstruite au début duXe siècle, sous le règne deBothon, compagnon de route de Rollon et comte du Bessin. En 846, les Bretons mènent un raid contre la ville et parviennent probablement à annexer dans la foulée l'Avranchin[38].

AuXIe siècle, cinq bourgs se créent à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant le développement de la ville pendant la période ducale. Lors de laminorité du duc Richard Ier de Normandie, une forte troupe avec des hommes d'armes duCotentin, s'opposant à la mainmise sur la Normandie par le roi de France, s'était emparée de la place. Le ducHugues vassal du roi mit lesiège devant Bayeux[39],[Note 7]. Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II et de son successeur,Odon de Conteville, demi-frère deGuillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale,dédicacée en 1077. C'est pourtant à cette période que la ville perd de son influence. Guillaume le Conquérant décidant en 1050 d'installer la capitale de son duché àCaen. On peut voir sur lascène 22 de latapisserie de Bayeux une représentation de la ville forte de Bayeux[40].

Extrait de latapisserie de Bayeux.

Le, le roi d'AngleterreHenri Beauclerc, après avoir débarqué àBarfleur afin de conquérir leduché de Normandie possession de son frèreRobert Courteheuse, se présente devant Bayeux. La ville, défendue par Gounier d'Aunay, partisan fidèle de Robert Courteheuse, est prise d'assaut le[41] et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie[42].

Centredrapier normand, la cité épiscopale connaît un essor important auXIe siècle grâce à cette industrie textile. La ville intègre une vaste population d'éleveurs de moutons et une main-d'œuvre qualifiée travaillant la laine (teinturiers, fileurs, tisserands), exportant par la Manche et vers la Méditerranée des produits réputés. Elle est assez riche pour acheter unecharte communale àRichard Cœur de Lion[43].

Sous les rois de France

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L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204 renforce l'importance politique et économique de la ville. Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles. En 1256,Saint Louis lors de sa première venue enCotentin passa par Bayeux[44].

Guerre de Cent Ans et peste noire
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Entre le début duXIIe siècle et la fin de laguerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages, notamment en 1356, où la ville est incendiée parPhilippe III de Navarre, père de Charles le Mauvais[45]. Restée à peu près intacte jusqu'en 1417 contrairement à d'autres villes normandes commeAvranches ouCaen, après lesiège et la prise de Caen par le roi d'AngleterreHenri V, la ville ouvre ses portes aux Anglais[46] qui s'en emparent et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre à « leur » roi.

Alors que la Normandie est en passe d'êtrereconquise parCharles VII, le,Thomas Kyriell débarque àCherbourg à la tête d'une armée de secours dans l'objectif de gagnerCaen où s'est retranchéEdmond Beaufort,2e duc de Somerset, et doit pour ce faire passer par Carentan, tenu par les Français, ou traverser labaie des Veys. Thomas Gough, le capitaine anglais de Bayeux, connaissant bien la région, décida de se porter au devant de l'armée de Kyriell, qui se trouva ainsi renforcée de 1 800 hommes. Les troupes anglaises n'atteindront jamais Caen, et seront battues le, àFormigny. S'ensuit le siège de Bayeux, du au, où Thomas Gough, qui avait échappé à la capture lors de la bataille de Formigny, s'était enfermé[47]. Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie ses habitants. L'année 1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes ayant été décimées par la guerre et les épidémies. On construit des maisons et manoirs à tours dont il reste une soixantaine disséminée dans la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.

Pendant le conflit franco-anglais qui perturbe les échanges commerciaux et entraîne une baisse de la demande pour les textiles de luxe, Bayeux connaît un déclin et ne pourra reconstituer ses ressources industrielles après la guerre[Note 8].

Lapeste noire n'épargne pas la ville. En, autorisation est donnée auxchanoines de Bayeux de se disperser,« à cause de la mortalité »[48].

Temps modernes

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La Renaissance a laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancienpalais épiscopal.

En 1619, lapeste noire s'installe à nouveau à Bayeux[49].

Époque contemporaine

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Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
CharsM4 Sherman etJeep du30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant labataille de Normandie.
Accueilli par une foule enthousiaste, le général de Gaulle marchant dans les rues de Bayeux le 14 juin 1944.
Accueilli par une foule enthousiaste, legénéral de Gaulle marchant dans les rues de Bayeux, le.
Le centre-ville en 2011.
Le centre-ville en 2011.

Bayeux, auXIXe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications. Elle garde toujours son tracé médiéval et s'enrichit de demeures bourgeoises. Dès l'époque, on peut découvrir la célèbretapisserie, dite « de la reine Mathilde», qui en est l'emblème. Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.

La ville n'échappe pas aux bouleversements apportés par les découvertes scientifiques et techniques duXIXe siècle. La ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg est inaugurée le4 août1858 par l'empereurNapoléon III et l'impératriceEugénie, l'éclairage public augaz fait son apparition en 1861, l'eau courante en 1886 et l'électricité en 1913. Le premier cinéma, leCinéma Normandie ouvre en 1923.

La Seconde Guerre mondiale

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En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes, ce qui permet à ces dernières de contrôler les côtes.

Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui deGuillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes duBessin pour transporter des messages.

Le, au lendemain de l'opération Neptune, les troupesbritanniques débarquées sur laplage Gold entrent dans Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville importante etsous-préfecture à être libérée.

Bayeux, miraculée, est épargnée lors desbombardements alliés et des combats de. Elle est en effet suffisamment loin de la côté pour échapper aux bombardements préventifs et a été choisie pour servir de ville-hôpital aux Britanniques afin d'y accueillir et soigner des milliers de blessés victimes des bombardements ou des combats de labataille de Normandie (les victimes militaires qui y décèdent se retrouvent d'ailleurs dans leplus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale. Les écoles, les monastères et les collèges sont transformés en hôpitaux de fortune. C'est ainsi une des rares villes duCalvados à être restée complètement intacte[50].

Le, dès son arrivée sur le sol français àCourseulles, legénéral de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France auxpays alliés. Il installeFrançois Coulet,commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigneRaymond Triboulet sous-préfet après la révocation de Pierre Rochat, nommé par Vichy en 1942[51].

De nombreux monuments commémorent cette période, dontle plus grand cimetière britannique de laSeconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques,17 Australiens, huit Néo-Zélandais, un Sud-Africain,25 Polonais, trois Français, deux Tchèques, eux Italiens, 7 Russes,466 Allemands et un non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques,270 Canadiens et un Sud-Africain.Lemusée mémorial de la Bataille de Normandie présente une riche collection d'uniformes dujour J.[réf. nécessaire]

Charles de Gaulle revient à Bayeux le pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. Il prononce alors lediscours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra laConstitution de 1958.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Patrick Gomont, maire.

Chef-lieu d'arrondissement duBessin, Bayeux est en la première sous-préfecture de France continentale libérée. À sa tête, le général de Gaulle nomme alorsRaymond Triboulet.Depuis le, lesous-préfet de Bayeux est monsieur Gwenn Jeffroy, nommé par décret du président de la République du.[réf. nécessaire]

Anciennement centre de la quatrième circonscription, Bayeux est la principale ville de lacinquième circonscription législative du Calvados dite« Bessin -Côte de Nacre » dont le député estBertrand Bouyx (La République en marche) depuis 2017. Lecanton de Bayeux, redécoupé en2014, comprend trente-quatre communes et est représenté par deux conseillers départementaux :Jean-Léonce Dupont (LC-UDI), ancien maire de Bayeux et ancien sénateur du Calvados, président duconseil départemental depuis 2015 et Mélanie Lepoultier (DVD), maire deSommervieu et vice-présidente du conseil départemental.

Intercommunalité

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Trente-six communes forment lacommunauté de communes Bayeux Intercom. Créée parJean-Léonce Dupont, alors maire-adjoint de Bayeux en 1993, l'intercommunalité comprend l'ensemble ducanton de Bayeux et certaines communes des cantons deBalleroy,Creully etRyes.

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2020 dans le Calvados.
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Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Bayeux.
Articles connexes :Histoire des maires de France etNomination des maires sous laIIIe République.

Depuis l'après-guerre, quatre maires se sont succédé à la tête de la commune.

Liste des maires depuis 1945
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
[52]
(démission)
Henry Jeanne[53]RPFpuisRSpuis
UNRpuisUDR
Chirurgien puis médecin-chef à l'hôpital de Bayeux
Conseiller général de Bayeux(1945 → 1973)
[54]Jean Le Carpentier[55]DVDpuisUDF-PR
puisRPR
Agent général d'assurance puis expert foncier
Conseiller général de Bayeux(1973 → 1979 et 1985 → 1998)
[56][57]
(démission)
Jean-Léonce DupontUDF(PRIL)Directeur d'école de commerce international
Sénateur du Calvados(1998 → 2017)
Conseiller général de Bayeux(1998 → 2015)
1er vice-président duconseil général(2001 → 2011)
Président deBayeux Intercom(1993 → 2000)
[58]en coursPatrick Gomont[59]UDFpuisNC
puisLC-UDI
Expert-comptable
Conseiller régional de Normandie(2015 → )
Vice-président duconseil régional de Normandie[60](2018 → )
Président deBayeux Intercom(2008 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

Finances

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La commune de Bayeux a fortement réduit son endettement depuis 2011 et présente en 2016 une situation financière saine, avec un taux d'endettement de 259 € par habitant, très inférieur aux 941 € par habitant qui est la moyenne dans les communes de 10 000 à 19 999 habitants[61].

Jumelage et villes amies

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Équipements et services publics

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Eau et déchets

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Espaces publics

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Musées

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Centre Guillaume-le-Conquérant
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Extrait de la tapisserie de Bayeux.

Le centreGuillaume-le-Conquérant expose latapisserie de Bayeux (auparavant nommée « de la reine Mathilde »), inscrite auregistre international Mémoire du monde de l'Unesco depuis. Le musée se trouve dans l'ancien séminaire dont la construction a débuté en 1693 sous l'impulsion de l'évêqueFrançois de Nesmond et qui abritait une communauté de frèreslazaristes.

Musée Baron-Gérard
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Lemusée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard qui regroupe une riche collection d'objets d'art et retrace l'histoire de la cité est situé dans l'ancien palais épiscopal, place de la Liberté. On peut y voir entre autres des œuvres deGustave Caillebotte,Jacques Louis David,Jean-Baptiste Corot,Eugène Boudin,Maurice Utrillo,Kees van Dongen,Maurice de Vlaminck… L'établissement porte depuis 1959 le nom du baron Henri-Alexandre Gérard, donateur de nombreuses œuvres présentées au musée (à ne pas confondre avecFrançois Gérard, peintre néoclassique et député de Bayeux qui était son oncle). Le musée a vocation à retracer l'histoire de Bayeux à travers ses collections d'objetsarchéologiques, la peinture, les arts graphiques, le mobilier, la porcelaine et la dentelle.

Musée de la Bataille de Normandie
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Lemusée mémorial de la Bataille de Normandie retrace les76 jours qui suivirent ledébarquement de Normandie qui furent dramatiques pour la région mais dont l'issue victorieuse pour les Alliés annonça la libération de l'Europe. Ce musée est consacré à la mémoire des combattants qui participèrent aux combats, au fronton, une phrase en latin rappelle qu'en 1944, les Britanniques sont venus libérer leurs vainqueurs de 1066 (bataille d'Hastings).

Médiathèque

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Labibliothèque a été créée par l'administrationrévolutionnaire le pour gérer les milliers de documents saisis au clergé[62].

Elle occupait depuis 1983 une partie du Centre Guillaume-le-Conquérant où est exposée latapisserie. Le fonds ancien regroupe environ 40 000 documents, dont sixincunables[63]. La bibliothèque possède aussi un fondsJ.-H. Rosny aîné offert par son petit-filsRobert Borel-Rosny.

Ce service municipal a fermé ses portes au public le pour être remplacé par une médiathèque intercommunale. Géré parBayeux Intercom, l'établissement baptiséLes 7 lieux[64] a ouvert ses portes le[65]. Comme son nom l'indique, la médiathèque dispose de sept espaces : le hall d'entrée avec son coin café et presse, le plateau de lecture, une galerie avec salle d'exposition, une salle de travail, le forum pouvant accueillir80 personnes, l'atelier-découverte et lepatio avec sagrainothèque. L'ensemble se développe sur une superficie de 2 500 m2[66].

Salles de spectacle

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  • La Halle aux Grains (325 places).
  • L'Auditorium (140 places).
  • La salle Saint-Laurent (200 places).
  • La Halle Saint-Patrice (100 places).

Cinéma

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Il ne subsiste aujourd'hui qu'un établissement à Bayeux, le cinéma leMéliès, trois salles, 12 rue Genas-Duhomme. La ville a pourtant compté deux autres cinémas désormais fermés (Le Modern, rue des Bouchers, détruit en 1993, et leCinéma Normandie, impasse Glatigny qui ouvrit en 1923 et fut le premier cinéma bayeusain, fermé en 1975 puis repris par un brocanteur pour sa brocante et fermé depuis à son tour).

La ville de Bayeux a accueilli quelques tournages de films, dont quelques scènes et dont une partie du montage se réalisa au cinémaModern duJour le plus long etLa Petite Voleuse (dont on ne vit que peu de chose : l'entrée vitrée) deClaude Miller, long métrage se déroulant dans lesannées 1950 sorti en 1988 pour lequel se prêtaient bien les anciennes rues du centre-ville. En 2003 y est tournéVirus au paradis d'Olivier Langlois avecRichard Bohringer. En2014, le film deJulie Lopes-Curval,Le Beau Monde, est tourné en partie à Bayeux et sur les plages duBessin[67].

Sports

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  • Huit stades (Henri-Jeanne, Baron-Gérard, Argouges, Laquerbe, Nihault, Saint-Julien, route de Littry et le stade de l'Ouest).
  • Cinq salles omnisports (Laquerbe, COSEC Saint-Julien, Pierre-de-Coubertin, Eindhoven, aire couverte).
  • Quatre espaces multisports (square du Bois-de-Boulogne, quartier Argouges, quartier Saint-Jean et Avenue de la Vallée-des-Prés).
  • Unskate-park.
  • Un practice degolf (3,5 hectares).
  • Une piscine municipale de trois bassins.

Enseignement

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La commune de Bayeux est rattachée à l'académie de Caen. Bayeux compte dix écoles de la maternelle au cours moyen, une école spécialisée pour enfants handicapés, trois collèges, deux lycées d'enseignement général et un lycée technique et professionnel Caumont. Bayeux compte plus de 2000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 3500 collégiens et lycéens[68].

Établissements scolaires :
Écoles maternelles
  • École d'Argouges
  • École Louise-Laurent
  • École Reine-Mathilde
  • École de la Place-aux-Pommes
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles publiques
  • École d'Argouges
  • École Alain-Chartier
  • École Louise-Laurent
  • École Reine-Mathilde
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles privées
  • École Notre-Dame/Saint-Joseph
  • École Saint-Patrice
  • École du Sacré-Cœur
École spécialisée
  • École du Manoir-d'Aprigny
Collèges publics
  • Collège Alain-Chartier
  • Collège Letot
Collège privé
  • Collège Jeanne-d'Arc
Lycée public d'enseignement général
  • Lycée Alain-Chartier
Lycée privé d'enseignement général
  • Lycée Jeanne-d'Arc
Lycée professionnel et technique public
  • Lycée Arcisse-de-Caumont

Le lycée Arcisse-de-Caumont permet de préparer trois BTS (BTS Assistance technique d'ingénieurs, BTS Transport, BTS Comptabilité et gestion des organisations).

Le lycée Arcisse-de-Caumont accueille également la filière générale ES absente dans le lycée Alain-Chartier.

Santé

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La ville de Bayeux compte deux centres hospitaliers :

  • Centre hospitalier de Bayeux, 13 rue de Nesmond ;
  • Clinique de laCroix-Rouge, 2 rue d'Aprigny.

Un Centre de rééducation fonctionnelle (C.R.F.) existe rue Louvière.

Foyers pour personnes âgées :

  • Foyer Georges-Clemenceau ;
  • Foyer Saint-Floxel.

Maisons de retraite :

  • Résidence "Le Champ-Fleury" ;
  • Résidence "Bellevue" ;
  • Résidence "Reine-Mathilde".

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[69],[Note 9].

En 2023, la commune comptait 12 659 habitants[Note 10], en évolution de −3,52 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
10 5789 60010 41910 28010 30310 2429 8409 7659 360
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
9 6679 4839 1388 5368 6148 3578 3478 1027 912
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
7 8067 7367 6387 2067 5257 3517 63710 24610 077
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
9 67811 45113 45714 72114 70414 96114 46613 51113 525
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
12 77512 659-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[70] puisInsee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 36,5 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 919 hommes pour 7 098 femmes, soit un taux de 54,53 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,95 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[72]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3,0 
9,8 
75-89 ans
16,2 
19,0 
60-74 ans
22,4 
20,2 
45-59 ans
17,6 
15,6 
30-44 ans
13,8 
17,8 
15-29 ans
13,3 
16,3 
0-14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département duCalvados en 2022 en pourcentage[73]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
7,5 
75-89 ans
10,4 
18,3 
60-74 ans
19,5 
19,4 
45-59 ans
18,7 
17,6 
30-44 ans
16,9 
19 
15-29 ans
17,1 
17,3 
0-14 ans
15,2 

Manifestations culturelles et festivités

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  • La Fête médiévale (depuis 1987) et le Salon du livre médiéval (depuis 1999) réunissent artisans, artistes de rue et écrivains chaque premier week-end de juillet autour de la cathédrale.
  • Leprix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre récompense les meilleurs reportages sur les conflits du monde. En 2007 a été inauguré un jardin blanc, leMémorial des reporters de Bayeux, dédié aux journalistes tués au cours de l'exercice de leur profession depuis 1944, réalisé parReporters sans frontières et la ville de Bayeux.
  • LeFestival international du cirque, créé en 2005, a lieu tous les deux ans début mars.
  • La ville de Bayeux organisait le festivalCalvadose de Rock àSully chaque année au début du mois d'août de l'an 2000 à 2012.
  • Le Festival des jeux.
  • "Graine de mots" organisé tous les deux ans en février met en valeur les mots, sous toutes les formes, théâtre, contes et chansons.
  • Le Festival Tout un foin.

Sports et loisirs

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L'équipe première duBayeux Football Club évolue pour la saison 2017/2018 enNational 3.

Des associations proposent la pratique de nombreux sports : boxe, gymnastique, escrime,aïkido, athlétisme,badminton, basket-ball,croquet, cyclisme, handball, judo,karaté (kyokushin et shotokan), lutte, musculation, natation, pêche, pétanque, plongée,Qwan Ki Do,taekwondo,tai-chi-chuan, rugby, flag, tennis, tennis de table,tir sportif,tir à l'arc, volley-ball etfootball américain (l'Overlord).

La ville de Bayeux accueille et/ou organise quelques évènements sportifs comme les FouléesLCL-Ville de Bayeux, tous les ans en mars ou la course à la bayeusaine en septembre (VTT-course à pied).

Cultes

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Bayeux fut le siège d'undiocèse catholique dès leIVe siècle, le premier évêque futExupère. En 1855, est créé leDiocèse de Bayeux et Lisieux qui compte huitdoyennés et cinquante et une paroisses, le diocèse appartient à la province ecclésiastique deRouen. L'évêque actuel estJean-Claude Boulanger depuis 2010 et l'évêché est situé rue Lambert-Leforestier à Bayeux. Leséminaire n'existe plus depuis 1969, il abrite désormais le Musée de la tapisserie. Aujourd'hui, Bayeux appartient audoyenné du Pays du Bessin et à laparoisse Notre-Dame du Bessin qui regroupe trente communes et 26 000 habitants[74]. La cathédrale et l'église Saint-Patrice accueillent encore des messes régulières.

Il existe un couvent debénédictines depuis 1648, le monastère de la Sainte-Trinité, un temple protestant, ainsi qu'une église évangélique, l'Église biblique baptiste de Bayeux.

Culte catholique

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  • Cathédrale Notre-Dame, rue du Bienvenu.
  • Église Saint-Patrice, rue d'Étreville.
  • Église de la Sainte-Trinité, rue Saint-Loup (couvent des Bénédictines).
  • Église Saint-Exupère, route de Caen.
  • Église Saint-Laurent, rue Saint-Laurent (auditorium).
  • Église Saint-Pierre-Maubant de Bayeux.
  • Chapelle des Augustines, allée des Augustines (centre hospitalier, ancien Hôtel-Dieu). C'est Marie-Madeleine de la Hunaudière (1619-1680), née àColomby qui fonda en 1644 la communauté des Augustines hospitaliers de Bayeux[75].
  • Chapelle du couvent des Sœurs de la Charité, rue du Marché.
  • Chapelle de l'ancien couvent des Ursulines, rue Saint-Patrice (école primaire Alain Chartier).
  • Chapelle du Grand Séminaire, allée des Augustins (salle d'expositions).
  • Chapelle de la Miséricorde, rue du Général de Dais.
  • Chapelle de la résidence Champs Fleury, rue Saint-Expère.

Culte protestant et évangélique

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  • Temple réformé, impasse Prudhomme.
  • Église biblique baptiste de Bayeux, rue Nesmond.
  • Église néo-apostolique, boulevard d'Eindhoven.

Culte millinariste

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  • Salle du royaume des témoins de Jéhovah, rue d'Argouges.

Médias

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Il existe un journal bi-hebdomadaire,La Renaissance - Le Bessin fondé en 1944 et publié à Bayeux. Il existe égalementLe Bessin libre, hebdomadaire local rattaché àLa Manche libre. Enfin, le quotidienOuest-France publie aussi une édition « Bayeux-Caen ».

Plusieurs titres ont disparu commeLes Nouvelles de Bayeux et du Bessin,L'Indicateur de Bayeux,Le Journal de Bayeux,L'Écho bayeusain etLe Courrier du Bessin.

Économie

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Le territoire de l'agglomération comprend six zones d'activités. Trois sont implantées sur la commune : Zone de la Résistance (37 hectares); zone de la route de Caen (10 ha), Parc Ouest (5,3 ha), ce dernier est réservé aux entreprises dusecteur tertiaire. Le parc deNonant (8 ha) et la ZAC des Lonchamps (35 ha) sont situés à proximité de la ville.

Les secteurs d'activité principaux sont :

  • Agro-alimentaire ;
    • Frial, (plats surgelés) àSaint-Martin-des-Entrées,400 employés,
    • Lactalis,280 employés,
    • Prodis Boissons (commerce de gros de boissons),180 employés,
    • cidrerie Viard.
  • santé (Hôpitaux) : 1 000 employés ;
  • banque (LCL Le Crédit Lyonnais,480 employés) ;
  • industrie ;
    • Etamic,125 employés,
    • SNEC,115 employés,
  • Piercan,90 employés.
  • tourisme : Bayeux est dénommée « commune touristique » depuis[76].

L'usineMoulinex a fermé en, elle employait441 personnes.

Le premier supermarché de l'enseigneChampion a ouvert en 1969 à Bayeux.

Taux de chômage (2009) : 14,2 %[77].

La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP)Beurre d'Isigny etCrème d'Isigny[78].

Culture locale et patrimoine

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Article connexe :Liste des monuments historiques de Bayeux.

Bayeux, ville close médiévale

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Le Bayeux médiéval était la deuxième ville deNormandie ducale aprèsRouen, mais qui a perdu son rang après la création deCaen parGuillaume le Conquérant, devenant alors une ville épiscopale et résidentielle. Épargnée par la Seconde guerre Mondiale, la ville a conservé de nombreux vestiges médiévaux[Note 11] , modifié tout de même à l'époque classique et auXIXe siècle[79].

Bayeux était ceinte d'unemuraille[Note 12] qui avait 5 à 8 mètres de hauteur sur 2 à 4 mètres d'épaisseur selon les endroits, renforcée par18 tours[80]. Le flanc nord suivait parallèlement, à cinquante mètres plus au nord, les rues Saint-Malo (nos 34 et 48) et Saint-Martin (nos 5, 6, 7). Auno 32 rue Saint-Malo, unsauvetage réalisé en 1984-1985, a mis au jour un tronçon dufossé en forme de « V » très évasé d'une quinzaine de mètres de largeur sur 4,80 mètres de profondeur et la benne de l'enceinte qui avait trois mètres de large[81]. Le flanc est se poursuivailt au long de la rue Larcher. Le flanc sud s'allongeait légèrement en retrait au nord de la rue Tardif, jusqu'au centre de la rue des Terres pour se terminer par une tour d'angle. Le flanc ouest passait entre les rues Royale et Général-de-Dais[81].

Il ne subsiste que la tour nord-ouest duXIIe siècle, dans un jardin auno 68bis rue Saint-Malo. L'enceinte était percée de quatreportes et d'unepoterne dont il ne reste rien : la porte Arborée au débouché de la rue des Chanoines, la porte Saint-Vigoret au débouché de l'actuelle rue Lambert-Leforestier (au chevet de la cathédrale), la porte Saint-Martin au débouché de la rue Saint-Martin, une poterne au débouché de l'actuelle rue Genas-Duhomme, la porte Saint-André (surmonté de la chapelle Saint-André) au débouché de la rue Saint-Malo (dans l'axe de la tour nord) et une tour-porte donnant dans le château, au niveau de la place du Château, actuelle place de Gaulle[82]. Des vestiges du rempart sont encore visibles en divers endroits : fragments parallèlement à la rue Bourbesneur et notamment dans la cour de l'hôtel du Gouverneur, dans la rue Général de Dais, où la terrasse d'un hôtel s'appuie sur un morceau du rempart, dans la rue Larcher ou dans le parking de la rue Genas-Duhomme[83], ainsi que dans la rue Saint-Malo, dans les jardins (nos 4, 8 et 8bis).

À l'intérieur de cette enceinte se dressait outre lechâteau qui occupait l'angle sud-ouest, approximativement au centre de la place Charles-de-Gaulle, et le groupe épiscopal divers bâtiments religieux et laïques : l'église Saint-Nicolas des Courtils (vestiges), l'église Saint-Martin (disparue), l'église Saint-Malo (disparue), la chapelle Saint-Étienne (disparue).

Sur le parvis de lacathédrale, dominant la maison « La Lanterne », se dresse une cheminée duXIIIe siècle avec son chapeau de pierre conique. Face à la salle capitulaire, se trouve la Maison du Bienvenu,maison à colombages duXVe siècle décorée de sculptures. En empruntant la rue de la Maîtrise, qui s'ouvre presque en face de la cathédrale et qui menait au château, sur la gauche se dressent des maisons canoniales, dont une, datée duXIVe siècle, arbore desfenêtres à meneaux, et une bordure dequatrefeuilles en haut de la façade. La maison qui suit présente des restes de fenêtre enarcs brisés ainsi qu'un beau portail. En face, dans la cour, unfronton triangulaire, restes d'une chapelle. Auno 7 rue Bourbesneur, un beau porche duXVe siècle et un pignon pointu de la même époque percé d'une fenêtre gothique, et non visible de la rue, sur l'arrière une fenêtre duXIVe siècle. De l'autre côté, auno 10, l'Hôtel du GouverneurXVe siècle, légèrement remanié : fenêtreRenaissance, couronnement de la tourelle d'escalier latérale. C'est ici que logeait le gouverneur du château plutôt que dans la forteresse. Au Moyen Âge, au coin de la rue existait une maison templière, et après avoir tourné à gauche dans la rue des Chanoines, sur la droite, un porche etcontreforts, restes d'un bâtiment médiéval[84].

En empruntant la rue des Cuisiniers, qui était le quartier des rôtisseurs, situé entre la cathédrale et la rue Saint-Martin, sur la droite, une petite maison en pierre de la fin du Moyen Âge (XVe siècle), auno 10, une porte en bois gothique, sur une façade plus récente et un couloir qui mène dans une petite cour médiévale. Plus loin, sur la gauche, une maison en bois en débord sur la rue, puis de nouveau un petit couloir menant à une cour où s'aperçoit la façade arrière (façade sud) d'une maison en bois (la façade sur rue a disparu).

À l'angle de la rue des Cuisiniers et de la rue Saint-Martin, une maison en bois duXIVe siècle, la plus ancienne maison de bois de Bayeux. C'était une ancienne hôtellerie où on logeait à pied car elle ne disposait pas d'écuries[85]. En remontant la rue Saint-Martin, auno 69 se dresse une maison de bois. L'autre angle de la rue était occupé par une importante maison de Templiers détruite auXVIIIe siècle. En poursuivant, rue Saint-Malo, sur la droite, auno 4, se situe la façade en bois dugrand hôtel d'Argouges, décorée de sculptures sur les poteaux de bois, et qui présente sur ses arrières une tour d'escalier avec une porte gothique très sculptée[85]. Aunos 8 et 8 bis, la maison dont la façade a été grattée et repercée auXIXe siècle, mais qui a conservé sa structure présente à l'intérieur plusieurs encadrements de portes médiévales. Un peu plus loin, ce qui est de nos jours lesno 10, 10 bis et ter,no 12, se dressait l'ancienne église Saint-Malo, détruite à la Révolution. Plus loin, auxnos 60-62, face au débouché avec la rue Général de Dais, dans une cour, se situe le petit manoir d'Argouges-Gratot de la fin duXVe siècle, près de la tour Nord de l'enceinte.

Rue du Général-de-Dais, se trouve un fragment de maison médiévale dans un hôtel duXVIIIe siècle, et plus loin, sur la gauche, dans une cour, le bras nord dutransept de l'ancienne église Saint-Nicolas des Courtils[86]. À l'angle de la rueQuincangrogne et de la Juridiction se dressait le tribunal et les prisons[86]. À l'angle des rues Franche et de la Juridiction se trouve le manoir de Gilles Buhot, massive maison médiévale. Le manoir de Rubercy auno 5 rue Franche, un peu avant la maison de bois duno 69 rue Saint-Martin, arbore une tour de la fin duXVe siècle. Rue de la Juridiction, au fond d'une cour, subsiste une fenêtre médiévale réincorporé dans une construction. Au Bout de cette dernière rue, sur la droite, auno 6 de la rue du Bienvenu, se dresse une maison de bois de la fin du Moyen Âge, dont la façade regarde la salle capitulaire, et dont les deux grandes fenêtres ont perdu leursmeneaux[86].

Hors les murs se dressaient les églisesSaint-Patrice, Saint-Laurent, Saint-Jean, La Madeleine. Ils ne restent que Saint-Laurent et Saint-Patrice qui ont été reconstruites à l'époque classique[86].

Bayeux, ville religieuse

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Latour lanterne de lacathédrale Notre-Dame.

Bayeux est le siège d'unévêché depuis leIVe siècle (il a fusionné en 1801 avec lediocèse de Lisieux pour former lediocèse de Bayeux et Lisieux) et d'une vicomté de l'époque duduché de Normandie jusqu'en 1749.

Vue sur le chevet de la cathédrale.

LeXVIIe siècle est celui du développement des institutions religieuses sous l'impulsion deFrançois de Nesmond. Bayeux est alors un grand chantier avec la construction du séminaire, de l'hôtel-Dieu, du couvent desbénédictines, du couvent desursulines, de la charité Notre-Dame et de plus d'une dizaine d'hôtels particuliers. Il faut dire que Bayeux cristallise lesaffrontements entre calvinistes et catholiques, les insurgésprotestants deviennent maîtres de la ville en 1562 et détruisent une grande partie du patrimoine religieux (statues, vitraux, etc.. À la suite duconcile de Trente, Bayeux est un centre de la Contre-Réforme et, entre 1615 et 1650, on compte l'installation de cinq institutions religieuses dans le cadre de laContre-Réforme sous l'épiscopat de François de Nesmond. La ville compte un religieux pour dix habitants. Cette période laisse de nombreuses constructions caractéristiques duXVIIe siècle comme l'hôtel de Nesmond qui abrite aujourd'hui la tapisserie ou l'hôpital. C'est également l'époque de l'installation des premières manufactures de dentelle. Le développement du travail du textile renforce alors le caractère industrieux de la cité.

Il faut attendre le début duXVIIIe siècle pour que la ville connaisse de profondes modifications avec la destruction massive des remparts, le comblement des fossés et la construction d'hôtels particuliers témoignant du luxe de l'époque. Les années 1770 sont marquées par deux événements politiques important : l'installation à Bayeux du Grand conseil de Normandie et la mise en place dans le cadre de laguerre d'indépendance des États-Unis du champ de manœuvre militaire, dit camp de Vaussieux, à ses portes. Pour quelque temps, la cité accueille les plus hautes autorités judiciaires et militaires du royaume.

Patrimoine religieux

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Cathédrale Notre-Dame

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Lacathédrale Notre-Dame (XIe – XVe siècles), d'architecture romane et gothique normande, dont des vitraux commémorent la saga deGuillaume le Conquérant, est remarquable pour son grandorgue. On y trouve également la liste des chevaliers qui participèrent à labataille d'Hastings.

L'église Saint-Patrice

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Clocher de l'église Saint-Patrice.

Le clocher de l'église Saint-Patrice est le seul monument d'architecture typiquementRenaissance de Bayeux, elle fut construite de 1544 à 1548 et comprend sept étages.

Le couvent de la Charité

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Lecouvent de la Charité est situé 1 rue de Cabourg et rue du marché. Il est créé en 1652 par deux moniales issues du protestantisme afin de« lutter contre la pauvreté, le libertinage et l'hérésie ». Une chapelle est édifiée en 1706-1708. Aujourd'hui le bâtiment abrite lacommunauté de communes de Bayeux Intercom.

Le palais épiscopal

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Ancien palais épiscopal, actuel hôtel de ville.

Lepalais épiscopal est réalisé sous l'épiscopat deLouis de Canossa (1516-1531). Il abrite aujourd'hui l'hôtel de ville.

Église Saint-Exupère

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L'église Saint-Exupère.

L'église Saint-Exupère tient son nom dupremier évêque de Bayeux. Son origine est très ancienne car elle fut le lieu de sépulture des premiers évêques auVe siècle (saint Exupère,saint Rufinien,saint Loup,saint Patrice,saint Contest,saint Manvieu,saint Gerbold,saint Frambold, Geretrand). L'édifice actuel date duXIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Louis Édouard Le Forestier de La Forestière. Il est fermé au public.

Cimetière militaire britannique

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Lecimetière militaire britannique de Bayeux est le plus grandcimetière militaire britannique de France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques,17 Australiens,8 Néo-Zélandais,1 Sud-Africain,25 Polonais,3 Français,2 Tchèques,2 Italiens,7 Russes,466 Allemands et1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques,270 Canadiens et1 Sud-Africain.

Patrimoine civil

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Sous-préfecture

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Œuvre de l'architecte départemental Léon Marcotte (1822-1885), la sous-préfecture est bâtie en 1864 sur un terrain faisant face à la place du Château (actuelle place de Gaulle) dans un style classique. Une cour d'honneur précède le bâtiment symétrique flanqué de deux ailes. La nouvelle construction remplace les anciens locaux situés rue de la Maîtrise puis à partir de 1844 dans l'hôtel de Cussy.

Le général de Gaulle, pour son retour en France après quatre années passées enAngleterre, se rendit à la sous-préfecture le après avoir traversé la ville à pied accompagné deMaurice Schumann, reçus par le résistantGuillaume Mercader et une foule enthousiaste.François Coulet,Commissaire de la République pour laNormandie, nommeRaymond Triboulet sous-préfet de Bayeux.

Hôtels particuliers

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Le démembrement duParlement de Rouen en 1771 et l'installation d'un camp militaire àVaux-sur-Seulles en 1778 drainent vers Bayeux des membres de lanoblesse de robe et d'épée qui modifient le patrimoine urbain de la ville en faisant construire de nombreux hôtels particuliers (ici celuide Castilly)[87].

Plus de soixante-dix hôtels particuliers sont disséminés dans tout le cœur historique, dont certains datent duXIVe siècle. Parmi les plus remarquables, on peut citer leGrand hôtel d'Argouges, l'hôtel du Croissant (desXVe – XVIe siècles), le manoir d'Argouges Gratot 60 rue Saint-Malo, l'hôtel du Doyen (XVIIIe siècle, reconstruit pour le doyenLouis-François Néel de Christot, il abrite la Tapisserie du début duXXe siècle jusqu'en 1983),hôtel de Rubercy,hôtel de Castilly bâti par Jacques Moussard (1690-1750) dans lestyle classique,l'hôtel du Gouverneur (XIVe siècle).

Autres bâtiments

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La chapelle des Augustines.

Sculptures et monuments

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  • La statue d'Arcisse de Caumont, située à l'intersection du boulevard d'Eindhoven et de la rue Baron Gérard, dans le parc du lycée polyvalent Arcisse de Caumont. Elle est réalisée parVictor-Edmond Leharivel-Durocher et inaugurée en 1876.
  • Le monument aux morts de 1870, également appelé monuments aux enfants de l'arrondissement de Bayeux, en bronze, réalisé en 1908 parArthur Le Duc. Il est situé à l'intersection de la rue de la Poterie, de la rue des Terres et de la rue de Verdun.
  • Le monument aux morts de 14-18, réalisé parEugène Bénet, situé à l'intersection de la rue Saint-Quentin (RD 12B) et de l'avenue de la vallée des prés (RD 6C).
  • Place Général-de-Gaulle, stèle commémorative du discours de Charles de Gaulle le, ses premières paroles adressées depuis le sol français libéré. C'est sur cette place que se dressait le château de Bayeux détruit auXVIIIe siècle. Au centre de la place est érigée en 1888 une statue-fontaine représentantPoppa de Bayeux. Autour de la place carrée plantée detilleuls centenaires, on peut voir la sous-préfecture, un monument de reconnaissance à Notre-Dame de Bayeux.
  • Le buste de Charlemagne Jean-Delamare, situé dans lejardin public. L'original enbronze réalisé par Pierre Hottin est inauguré en 1880. Il est fondu sous lerégime de Vichy, dans le cadre de lamobilisation des métaux non ferreux. Un buste de remplacement en pierre a été installé.
  • La statue d'Alain Chartier, située rue du Général-de-Dais. L'originale en bronze, réalisée parTony Noël est inaugurée le. Elle représentait Chartier tenant une plume dans la main droite et un parchemin dans la main gauche. Une feuille à ses pieds mentionnait quelques-uns de ses écrits. Le, sous le régime de Vichy, elle est fondue dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux. En 1947, une statue de remplacement, très différente, réalisée en pierre parÉmile Morlaix, est installée.
  • Le monument de la Libération, situé sur le rond-point de Vaucelles, inauguré le 18 juin 1952. Il est réalisé parRaoul Lamourdedieu. Il représente à gauche les habitants de Bayeux, dontRaymond Triboulet, accueillant le général de Gaulle. A droite, une allégorie de la victoire précède les soldats alliés, sortant des péniches du Débarquement.
  • La statue en bronze deMarie-Catherine de Saint-Augustin, réalisée parJules Lasalle, inaugurée place de Québec en 1990.
  • La statue en bronze du généralDwight D. Eisenhower réalisée par Robert Lee Dean, située sur le rond-point Eisenhower. Elle est inaugurée le par sa petite-filleSusan Eisenhower (en). Une statue identique est installée près de l'ambassade des États-Unis au Royaume-Uni àLondres.
  • La statueLibertad réalisée par Claude Quiesse, inaugurée sur le rond-point Guillaume Mercader en 2013.

Parcs et espaces verts

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Article détaillé :Patrimoine végétal de Bayeux.

La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs auconcours des villes et villages fleuris[90].

  • Lejardin public d'une surface de2,6 hectares a ouvert en 1864. Le terrain fut donné à la ville par Charlemagne Jean-Delamare (1772-1858) pour y créer un jardin destiné à l'enseignement horticole, mais il fut aménagé en jardin public parEugène Bühler (1822-1907), à qui l'on doit également l'aménagement duparc de la Tête-d'Or de Lyon. Le jardin botanique a peu changé depuis ce temps. Le parc, l'avenue d'accès sud et les deux pavillons d'entrée sont inscrits, depuis décembre 2007, à l'inventaire des monuments historiques. L'arbre le plus célèbre est lehêtre pleureur, classé monument naturel en 1932 et récipiendaire du labelarbre remarquable de France depuis l'an 2000. Ses branches couvrent une surface de 1 250 mètres carrés et sont soutenues par des armatures métalliques.
  • La place Charles-de-Gaulle (ancienne place du Château) au cœur de la cité est plantée de cent cinquantetilleuls, classés monuments naturels en 1932, entourant une vaste pelouse où se déroulent de nombreux événements culturels.
  • Leplatane de la Liberté, place de la Liberté a été planté le, par des révolutionnaires (10 germinal anV)[91]. Il est lui aussi classé monument naturel et bénéficie du labelarbre remarquable de France.
  • LeMémorial des Reporters, boulevard Fabian-Ware, a été inauguré en 2006, dans le prolongement duprix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre. Il fut conçu par Samuel Craquelin et rend hommage aux journalistes tués dans l'exercice de leur fonction depuis 1944, une nouvelle stèle est donc dévoilée chaque année. Ce jardin blanc est une réalisation conjointe deReporters sans frontières et de la municipalité de Bayeux.
  • Un parcours aménagé permet de suivre les bords de l'Aure sur toute la traversée de la ville, du sud au nord et jusqu'àVaux-sur-Aure.
  • La place de la Gare a été aménagée en 2013[92] en pôle multimodal avec un parvis paysager et un jardin qui ouvre une perspective vers la cathédrale. Le rond-point Guillaume Mercader a été planté et agrémenté de la sculptureLibertad, réalisée en acier par Claude Quiesse.

Patrimoine disparu

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Patrimoine culturel

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La porcelaine de Bayeux

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Articles détaillés :Dentelle de Bayeux etPorcelaine de Bayeux.
Bayeux Langlois 1830-47
Bayeux Langlois 1830-1847.
Dentelles et guipures - anciennes et modernes, imitations ou copies. Variété des genres et des points. 52 portraits documentaires, 249 échantillons de dentelles, collerettes, fraises, manchettes, (14775231711)
Dentelle de fil au « point de Bayeux »XIXe siècle.

En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture deporcelaine àValognes mais elle doit fermer en 1812 pour des raisons financières. Il décide de transférer son activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines vacant après la Révolution. On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles dirigeantes : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951). La manufacture se ravitaille enkaolin dans la communedes Pieux. Cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques. À l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.

La dentelle de Bayeux

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Dentelles et guipures - anciennes et modernes, imitations ou copies. Variété des genres et des points. 52 portraits documentaires, 249 échantillons de dentelles, collerettes, fraises, manchettes, (14798252853)
Dentelles et guipures.

Ladentelle de Bayeux est aussi célèbre. François de Nesmond confie aux sœurs de l'hôpital le soin de s'occuper des enfants assistés en 1676. Elles se lancent dans la confection dentellière mais celle-ci est modeste jusqu'auXVIIIe siècle avant un important essor. En 1784, plus de mille personnes travaillent dans les manufactures de la ville. À la suite de la Révolution, l'activité se sépare de l'Église, en 1824, vingt-cinq entreprises se consacrent à la fabrication de dentelle dont les plus célèbres sont les maisons Tardif et Carpentier-Delamare. La fabrication artisanale de dentelle au fuseau a beaucoup souffert de la mécanisation et le dernier atelier, la maison Lefébure a fermé en 1973. Un Conservatoire de dentelle existe à Bayeux et est spécialisé dans la création de luxe, il a travaillé pourHermès,Dior etChristian Lacroix.La dentelle de Bayeux est « construite » avec des fils de soie noirs et des croisements de fuseaux.

Utilisant des fuseaux dont le nombre est en rapport avec la largeur et la complexité de la dentelle à réaliser, la dentellière suit les lignes tracées et les points codés sur un carton piqué et fixé sur un métier. Les dentelles de grandes dimensions sont constituées de plusieurs bandes réunies à l'aide d'un point invisible fait à l'aiguille appelé point de raccroc. La dentelle de Bayeux est célèbre pour ses effets ombrés et la richesse de son décor. Aujourd'hui, les dentellières de Bayeux créent des modèles aux graphismes contemporains.

Un savoir-faire unique
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La dentelle aux fuseaux est la spécialité de la dentelle de Bayeux[97]. Elle est répandue en Normandie, notamment dans la région deCaen et de Bayeux , plus dynamique tant au plan de la création dentellière que de l'importance des manufactures qui ont fait sa réputation internationale. Les matières employées sont le lin, la soie, et plus tard le coton, surtout en période de crise d'approvisionnement. C'est une dentelle au dessin figuratif à dominante de décors floraux. Avec des motifs architecturaux tirés de l'ornementation classique : perles, rais de cœur, godrons, feuillages stylisés (acanthes, palmettes, etc.) coquilles, vasques, entrelacs.

Elle est élaborée à partir des dentelles qui se fabriquaient dans la région de Paris et de Chantilly, la« dentelle de Bayeux » a pris véritablement forme dans la seconde moitié duXVIIIe siècle. Pour devenir un style à part entière le siècle suivant.

Ainsi apparaît-elle officiellement lors des grandes expositions (universelles, musées)[98]. Elle s'inspire alors fortement de l'image affirmée alors par les dentelles à l'aiguille d'Alençon et d'Argentan. La dentelle de Bayeux passionne, fascine et inspire les collectionneurs. De nouveaux créateurs tentent de perpétuer la tradition avec des idées nouvelles et nouveaux matériaux, tout en appliquant le savoir-faire propre à la dentellerie artisanale[99].

Coiffe typique de Bayeux au début duXXe siècle.

Gastronomie

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Article détaillé :Porc de Bayeux.

Bayeux et leBessin sont une terre traditionnellement vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la production laitière. Bayeux, comme lePays basque, laCorse, laGascogne et leLimousin, a son nom associé à une des six races locales porcines de France (porc de Bayeux), l'animal est blanc tacheté de noir.

Les produits du Bessin se retrouvent au marché du samedi matin, place Saint-Patrice, coquillages et poissons des ports dePort-en-Bessin etGrandcamp-Maisy, animaux vivants de basse-cour, produits laitiers et issus de la pomme… Il y a également un marché rue Saint-Jean le mercredi matin.

En plein cœur de la ville, place du Général-de-Gaulle, un producteur fermier bio vend sa production decidre,calvados et jus de pommes. Transformés sur la commune de Bayeux avec les pommes de ses vergers du Bessin.

La cidrerie Viard implantée àGuéron, à trois kilomètres de la ville commercialise la gamme cidre,pommeau,calvados de Bayeux mais ne produit elle-même que le cidre[100]. Sur l'étiquette figure un extrait de la tapisserie de Bayeux.

Un fromage de chèvre frais et demi-sec fabriqué àNonant s'appelle le Bajocasse.

La Chocolaterie du Drakkar est implantée dans la zone artisanaleBayeux Intercom, elle confectionne de façon artisanale quelques spécialités chocolatières, comme ledrakkar, lecan-cans, des spécialités à base de calvados et des chocolats dédiés à la ville de Bayeux, comme lechocolat de Bayeux etle petit cochon du Bessin[101]. Un musée du chocolat est implanté dans l'usine.

Bayeux dans la littérature

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Les écrivains nés dans la ville de Bayeux (Alain Chartier,Gustave Desnoiresterres,Pierre Halley ou plus récemmentRoger Bésus) l'ont souvent vite quittée et leur cité d'origine n'est pas présente dans leur œuvre. Mais auXIXe siècle, alors que la Normandie est une terre étroitement liée à la littérature et aux écrivains, la ville accueille de nombreux auteurs de passage qui situeront certains de leurs ouvrages à Bayeux ou dans leBessin, on peut citerMarcel Proust,Gustave Flaubert en 1874 et 1877 (Bouvard et Pécuchet),Balzac qui y résida même quelques mois (1822),Émile Zola (La Joie de vivre,Voyage circulaire),Victor Hugo (1836),Prosper Mérimée dans le cadre de son poste d'inspecteur général des Monuments historiques,Stendhal en 1838 ou encoreThéophile Gautier en 1858.Gérard Pouchain, natif de Bayeux est l'un des spécialistes des séjours des grands écrivains en Normandie.

« Oh le bon pays à exploiter que ce Bayeux plein de dévotes. »

— Honoré de Balzac[102].

« Si ma santé s'affermissait et que mes parents me permissent, sinon d'aller séjourner àBalbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l'architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d'une heure vingt-deux dans lequel j'étais monté tant de fois en imagination, j'aurais voulu m'arrêter dans les villes les plus belles ; mais j'avais beau les comparer, comment choisir plus qu'entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe […]. »

— Marcel Proust,Du côté de chez Swann.

« À dix heures et demie, nous trouvâmes enfin place dans un wagon, que nous abandonnâmes à Bayeux, dont la silhouette, vue du débarcadère, nous plaisait fort. Une magnifique cathédrale [...] s'y découpait, au-dessus des toits, d'une façon superbe, pavoisée de drapeaux et de bannières. Résister à une cathédrale est au-dessus de nos forces, et nous passâmes la journée à examiner celle-ci. Nous voilà donc errant par les rues de Bayeux et laissant le train filer vers Cherbourg. L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot. L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes, et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés. Peu de boutiques, de longs murs de jardins, une promenade solitaire qui suffirait à une grande ville. Des prêtres vont et viennent comme à Rome, et sur une enseigne nous lisons : Manuel, coupeur de soutanes. L'Église a là un grand centre. Dans notre époque d'anhélation industrielle, c'est une chose rare que de voir une ville paisiblement groupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provincial qui n'est pas sans charme, et laisse du moins de longues heures à la rêverie. Tordu comme une paille par le tourbillon parisien, nous avons dit souvent que le Temps n'existait plus qu'en bronze doré sur les vieilles pendules. Le Temps existe; nous l'avons retrouvé à Bayeux, très-bien conservé pour son âge . »

— Théophile Gautier, paru dansLe Moniteur en 1858[103].

« Je sais très bien qu'on peut passer sa vie entière àSaint-Étienne, àChâteau-Thierry ou bien à Bayeux — et c'est le cas des Stéphanois, des Castel-Théodoriciens et des Bajocasses — mais faut-il encore qu'on y soit né, ou bien qu'on ait choisi ces villes pour y vivre. »

— Sacha Guitry,Mémoires d'un tricheur, 1935

« Dans notre Normandie, glorieuse et mutilée, Bayeux et ses environs furent témoins d'un des plus grands événements de l'Histoire. Nous attestons qu'ils en furent dignes. C'est ici que, quatre années après le désastre initial de la France et des Alliés, débuta la victoire finale des Alliés et de la France. C'est ici que l'effort de ceux qui n'avaient jamais cédé et autour desquels s'étaient, à partir du 18 juin 1940, rassemblé l'instinct national et reformée la puissance française tira des événements sa décisive justification. »

— Charles de Gaulle,Discours de Bayeux

« Moi je suis fou de cette ville, j'ai eu le coup de foudre. Tu as vu le nombre de petits antiquaires. […] Ta ville de Bayeux, c'est une merveille : ces maisons du Bessin, c'est tellement plus beau que tous ces colombages, que cette épouvantable Normandie pour Parisiens […]. Ici regarde ces belles pierres, ces portails accueillants, ces sculptures couvertes de lichens, ces arbres et la mer toute proche qui ne se voit pas mais qu'on sent. »

— Le thriller d'Adrien Goetz,Intrigue à l'anglaise, se déroule en partie à Bayeux.

Une des enquêtes ducommissaire Maigret deGeorges Simenon,La Vieille Dame de Bayeux (1938) se passe dans la ville et àCaen. Le roman futadapté à la télévision en 1988 avecJean Richard dans le rôle du commissaire, puis repris dansla nouvelle série avecBruno Cremer en 2004 (Maigret et la demoiselle de compagnie). Simenon situeLes Sœurs Lacroix, un autre de ses romans, à Bayeux.

La nouvelle d'Honoré de Balzac,La Femme abandonnée parue en 1832 se déroule à Bayeux et dans sa région. Une de ses sœurs,Laure Surville habitait à Bayeux depuis 1820 avec son mari archéologue qui rédigea un mémoire sur les vestiges des thermes de la ville, Balzac y résida du au, une plaque est apposée sur la maison où il passa ce temps, rue des Teinturiers.

Personnalités liées à la commune

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Voir :Catégorie:Naissance à Bayeux etCatégorie:Décès à Bayeux.

Religieux

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Alain Chartier
(1385-1449).
Mademoiselle George (1787-1867).
Arcisse de Caumont
(1801-1873).

Écrivains et philosophes

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Peintres, graveurs

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Musiciens

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Marjorie Noël auConcours Eurovision de la chanson 1965.

Théâtre et cinéma

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Scientifiques

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Sportifs

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Hommes politique

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Autres

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Statue de Poppa de Bayeux, place De Gaulle.

Personnages homonymes

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  • Mathieu Bayeux, dit Bayeux ainé, (1692-1777), inspecteur général des ponts et chaussées.
  • Guillaume Bayeux (mort en 1762), son frère, inspecteur général des ponts et chaussées.

Héraldique, logotype

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Blason de BayeuxBlason
Degueules au léopard d'or surmonté à dextre d'un B et à senestre d'un X du même.
Détails
Le léopard d'or des armoiries de Bayeux rappelle lesarmoiries de la Normandie.Le logo de la ville, présenté en 2015, remplace le précédent logotype créé en 1997 et qui représentait l'arbre de la Tapisserie, avec le slogan « La qualité a ses racines ». Il reprend les lettres « B » et « X » des armoiries de la ville, des éléments issus de la Tapisserie de Bayeux (voiles des navires, boucliers des chevaliers) et le « violet de Bayeux », couleur produite par les marchands de couleurs Lefranc & Bourgeois pour désigner une des premières peintures vinyliques mises sur le marché au début duXXe siècle[106],[107].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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Sur le canton de Bayeux
  • Alain Busquet,Les Églises romanes de la région du sud-ouest de Bayeux, Caen, Université de Caen, 1975
  • Annie Fettu,Canton de Bayeux, coll. Belle-Epoque,éditions OREP
  • Edmond Michel,Monographie d'un canton type (Bayeux), Paris-Nancy, Berger-Levrault Éditeurs, 1911

Articles connexes

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Liens externes

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Bases de données et dictionnaires

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Notes et références

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Notes

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Vaste quadrilatère dont on peut encore suivre le tracé approximatif.
  6. Il pilleraLisieux et s'installera àRouen après avoir conquis une grande partie du pays[37].
  7. Quelques mois avant Hugues avait refoulé les Normands du Cotentin d'Évreux, qu'ils avaient envahit et pillé.
  8. « La reconstitution des ressources industrielles est d'autant plus spectaculaire que la même période voit s'établir un fort déséquilibre à l'intérieur du réseau urbain, qui consacre la prééminence de la région rouennaise sur les villes de Basse-Normandie : Caen, Saint-Lô et Bayeux ne retrouvent, auXVIe siècle, ni la population, ni le rang qui étaient les leurs auxXIIIe siècle etXIVe siècle. Dès les années 1480-1500, le marché de la draperie enregistre ce double mouvement, signe du dynamisme de la production normande et de sa restructuration : alors même que la continuité des activités est enregistrée pour l'ensemble de l'espace normand, les dénominations spécifiques de la Basse-Normandie ont disparu des marchés interrégionaux ou internationaux où dominent désormais les productions et les marques de Haute-Normandie ». CfAlain Becchia,La draperie en Normandie duXIIIe au XXe siècle, Publications de l'Université de Rouen,,p. 174.
  9. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  10. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  11. Circuit d'interprétation de Bayeux, balisé par des clous en bronze à l'image de la Tapisserie de Bayeux
  12. Plan hypothétique des remparts de Bayeux, sur remparts-de-normandie.eklablog.com

Cartes

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  1. « Réseau hydrographique de Bayeux » surGéoportail(consulté le 9 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[108].
  1. Jean-MariePierret,Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,(lire en ligne),p. 104
  2. Population municipale 2023.
  3. [PDF] Pierre Maurizot et al.,Notice explicative de la Carte géologique de la France à 1/50 000, feuille Bayeux-Courseulles-sur-Mer (n°119), éditions du BRGM, janvier 2000, p. 7
  4. Sandre, « le cours d'eau 01 du Château de Bellefontaine ».
  5. « Fiche communale de Bayeux », surle système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie(consulté le)
  6. Sandre, « L'Aure ».
  7. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012,lire en ligne, consulté le)
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le)
  10. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le)
  11. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le)
  12. « Répartition des départements par zone climatique »[PDF], surecologie.gouv.fr(consulté le)
  13. « Orthodromie entre Bayeux et Bernières-sur-Mer », surfr.distance.to(consulté le).
  14. « Station Météo-France « Bernieres », sur la commune de Bernières-sur-Mer - fiche climatologique - période 1991-2020. », surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/(consulté le)
  15. « Station Météo-France « Bernieres », sur la commune de Bernières-sur-Mer - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le)
  16. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », surMétéo-France,(consulté le)
  17. « La grille communale de densité », surInsee,(consulté le).
  18. « Unité urbaine 2020 de Bayeux », surinsee.fr(consulté le).
  19. a etbInsee, « Métadonnées de la commune ».
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bayeux », surinsee.fr(consulté le).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », surinsee.fr,(consulté le).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique(consulté le).
  23. [1] Etude INSEE.
  24. [2] Ville de Bayeux
  25. « 73e anniversaire du D-Day : le« by-pass » de Bayeux, premier périphérique de la France libérée », suractu.fr(consulté le).
  26. Ville de Bayeux.
  27. Ernest Nègre,Toponymie générale de la France, Librairie Droz, p. 152.
  28. Jean-Marie Plonéis,Noms de lieux celtiques de Bretagne et d'ailleurs, p. 126[réf. incomplète].
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v ·m
Commune ducanton de CreullyVaux-sur-Seulles
Communes ducanton de Balleroy
Communes ducanton de Ryes
Communes ducanton de Bayeux
v ·m
Communes les plus peuplées deNormandie
Les communes de plus de 3 000 habitants
Plus de 10 000 habitants
Plus de 150 000 habitants
Plus de 100 000 habitants
Plus de 40 000 habitants
Plus de 25 000 habitants
Plus de 20 000 habitants
Plus de 15 000 habitants
Plus de 10 000 habitants
De 5 000 à 10 000 habitants
Plus de 7 500 habitants
Plus de 5 000 habitants
De 3 000 à 5 000 habitants
Plus de 4 000 habitants
Plus de 3 500 habitants
Plus de 3 000 habitants
  • Gras : Préfecture régionale et départementale
  • Gras : Préfectures départementales
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