Capitale duBessin, située à quelques kilomètres desplages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares enNormandie à être restée intacte après les combats, conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.
Bayeux est distante de sept kilomètres des côtes de laManche (plages duDébarquement) et à30 kilomètres à l'ouest deCaen. La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude pour une moyenne de46 mètres, est traversée par l'Aure. Bayeux est située sur les axes routier (RN 13) et ferroviaire Paris - Caen - Cherbourg. Elle est la capitale du pays duBessin au nord-ouest duCalvados.
Sur le bâti ancien duMassif armoricain, la région duBessin et de laPlaine de Caen se comportent« durant leMésozoïque comme une bordure soumise aux variations du niveau marin qu'elles soient d'originesépirogéniques oueustatiques. Après un premier comblement des points bas durant leTrias, la conquête de la merjurassique, vers le Sud et l'Ouest, s'affirme petit à petit, au cours de trois grands cycles detransgression de plus en plus large. Tout d'abord, durant leLias, puis auBajocien, enfin au cours duBathonien. Les formations déposées sont essentiellement calcaires dans la Campagne de Caen et plus argileuses dans le Bessin. De nombreux niveaux fossilifères, dont l'épaisseur n'excède parfois pas plus d'un mètre, peuvent se retrouver avec une grande continuité[3] ».
La commune est située dans lebassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aure, le cours d'eau 01 du Château de Bellefontaine[4] et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayeux, dont elle est la commune-centre[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (72,6 %), prairies (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,7 %),terres arables (5,9 %)[22].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Le premier périphérique construit en France fut celui de Bayeux en 1944. À la suite du débarquement de juin, l'armée britannique cherchait à contourner rapidement le centre-ville et bâtit une rocade, le « By-Pass », en trois semaines[25]. Cet équipement est aujourd'hui communément appelé le « bi-pass » par les habitants de la ville et de ses environs.
La ville de Bayeux est desservie par le réseau « ByBus » composé de quatre lignes et exploité parKeolis.
Le Bybus dessert la ville et les communes deSaint-Martin-des-Entrées et deSaint-Vigor-le-Grand avec la ligne principale, Chojnice / Saint-Martin-des-Entrées et trois dessertes vers les quartiers. Le réseauBus verts mis en place par le Conseil général permet de se rendre dans les communes voisines (lignes 30, 47, 70, 71, 72, 73, 74, 77). Trois mille places de parking en centre-ville permettent de stationner facilement, la plupart des places étant gratuites. Le By-pass est le périphérique de Bayeux. Un premier tronçon a été construit à la suite dudébarquement par les soldats britanniques car les rues du centre étaient trop étroites pour les chars. Le By-pass prolongeait laroute nationale 13 jusqu'à l'ouverture de la déviation de Bayeux aux normes autoroutières (voir :Autoroute française A13). Le réseau cyclable est encore très limité mais des aménagements sont prévus[26].
Chef-lieu de l'ancien peuple gaulois desBadiocassi (voir ce nom), il s'agit du transfert du nom de la tribu au nom de leur cité[29], selon un processus fréquemment observé auBas-Empire (cf. Paris, Angers, Limoges, Tours, etc.).
Legentilé semble distinguer lesBajocasses desBayeusains selon que les habitants sont respectivement natifs ou non de la localité[30].
Fondée à l'époque gallo-romaine, auIer siècle av. J.-C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale duBessin autrefois territoire desBajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dansPline l'Ancien. Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures àCommes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait àCastillon d'une surface de trente-cinq hectares. Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de laDrôme à l'emplacement deSaint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus, à l'est de la ville, où ils célébraient leur culte. César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans leBessin et le soumit à la domination romaine.
Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes. La ville est citée parPtolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom deNoemagus Biducassium (pourNoviomagos Badiocasso : le nouveau marché desBadiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine. Elle a été ensuite désignée sous le nom deBajocassum. La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron-Gérard. La mise au jour auXIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé. La ville a été bâtie à un carrefour important entreNoviomagus Lexoviorum (Lisieux) etAlauna (Valognes), axe que suit ladecumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux etSaint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.
En 847, les Bretons deNominoë, en rébellion contre l'autorité franque et leur roiCharles le Chauve, poussent leurs incursions jusqu'aux environs de Bayeux[35].
Bayeux est reconstruite au début duXe siècle, sous le règne deBothon, compagnon de route de Rollon et comte du Bessin. En 846, les Bretons mènent un raid contre la ville et parviennent probablement à annexer dans la foulée l'Avranchin[38].
Le, le roi d'AngleterreHenri Beauclerc, après avoir débarqué àBarfleur afin de conquérir leduché de Normandie possession de son frèreRobert Courteheuse, se présente devant Bayeux. La ville, défendue par Gounier d'Aunay, partisan fidèle de Robert Courteheuse, est prise d'assaut le[41] et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie[42].
Entre le début duXIIe siècle et la fin de laguerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages, notamment en 1356, où la ville est incendiée parPhilippe III de Navarre, père de Charles le Mauvais[45]. Restée à peu près intacte jusqu'en 1417 contrairement à d'autres villes normandes commeAvranches ouCaen, après lesiège et la prise de Caen par le roi d'AngleterreHenri V, la ville ouvre ses portes aux Anglais[46] qui s'en emparent et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre à « leur » roi.
Pendant le conflit franco-anglais qui perturbe les échanges commerciaux et entraîne une baisse de la demande pour les textiles de luxe, Bayeux connaît un déclin et ne pourra reconstituer ses ressources industrielles après la guerre[Note 8].
Lapeste noire n'épargne pas la ville. En, autorisation est donnée auxchanoines de Bayeux de se disperser,« à cause de la mortalité »[48].
La Renaissance a laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancienpalais épiscopal.
En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes, ce qui permet à ces dernières de contrôler les côtes.
Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui deGuillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes duBessin pour transporter des messages.
Le, au lendemain de l'opération Neptune, les troupesbritanniques débarquées sur laplage Gold entrent dans Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville importante etsous-préfecture à être libérée.
Bayeux, miraculée, est épargnée lors desbombardements alliés et des combats de. Elle est en effet suffisamment loin de la côté pour échapper aux bombardements préventifs et a été choisie pour servir de ville-hôpital aux Britanniques afin d'y accueillir et soigner des milliers de blessés victimes des bombardements ou des combats de labataille de Normandie (les victimes militaires qui y décèdent se retrouvent d'ailleurs dans leplus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale. Les écoles, les monastères et les collèges sont transformés en hôpitaux de fortune. C'est ainsi une des rares villes duCalvados à être restée complètement intacte[50].
De nombreux monuments commémorent cette période, dontle plus grand cimetière britannique de laSeconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques,17 Australiens, huit Néo-Zélandais, un Sud-Africain,25 Polonais, trois Français, deux Tchèques, eux Italiens, 7 Russes,466 Allemands et un non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques,270 Canadiens et un Sud-Africain.Lemusée mémorial de la Bataille de Normandie présente une riche collection d'uniformes dujour J.[réf. nécessaire]
Charles de Gaulle revient à Bayeux le pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. Il prononce alors lediscours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra laConstitution de 1958.
Lemusée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard qui regroupe une riche collection d'objets d'art et retrace l'histoire de la cité est situé dans l'ancien palais épiscopal, place de la Liberté. On peut y voir entre autres des œuvres deGustave Caillebotte,Jacques Louis David,Jean-Baptiste Corot,Eugène Boudin,Maurice Utrillo,Kees van Dongen,Maurice de Vlaminck… L'établissement porte depuis 1959 le nom du baron Henri-Alexandre Gérard, donateur de nombreuses œuvres présentées au musée (à ne pas confondre avecFrançois Gérard, peintre néoclassique et député de Bayeux qui était son oncle). Le musée a vocation à retracer l'histoire de Bayeux à travers ses collections d'objetsarchéologiques, la peinture, les arts graphiques, le mobilier, la porcelaine et la dentelle.
Lemusée mémorial de la Bataille de Normandie retrace les76 jours qui suivirent ledébarquement de Normandie qui furent dramatiques pour la région mais dont l'issue victorieuse pour les Alliés annonça la libération de l'Europe. Ce musée est consacré à la mémoire des combattants qui participèrent aux combats, au fronton, une phrase en latin rappelle qu'en 1944, les Britanniques sont venus libérer leurs vainqueurs de 1066 (bataille d'Hastings).
Labibliothèque a été créée par l'administrationrévolutionnaire le pour gérer les milliers de documents saisis au clergé[62].
Elle occupait depuis 1983 une partie du Centre Guillaume-le-Conquérant où est exposée latapisserie. Le fonds ancien regroupe environ 40 000 documents, dont sixincunables[63]. La bibliothèque possède aussi un fondsJ.-H. Rosny aîné offert par son petit-filsRobert Borel-Rosny.
Ce service municipal a fermé ses portes au public le pour être remplacé par une médiathèque intercommunale. Géré parBayeux Intercom, l'établissement baptiséLes 7 lieux[64] a ouvert ses portes le[65]. Comme son nom l'indique, la médiathèque dispose de sept espaces : le hall d'entrée avec son coin café et presse, le plateau de lecture, une galerie avec salle d'exposition, une salle de travail, le forum pouvant accueillir80 personnes, l'atelier-découverte et lepatio avec sagrainothèque. L'ensemble se développe sur une superficie de 2 500 m2[66].
Il ne subsiste aujourd'hui qu'un établissement à Bayeux, le cinéma leMéliès, trois salles, 12 rue Genas-Duhomme. La ville a pourtant compté deux autres cinémas désormais fermés (Le Modern, rue des Bouchers, détruit en 1993, et leCinéma Normandie, impasse Glatigny qui ouvrit en 1923 et fut le premier cinéma bayeusain, fermé en 1975 puis repris par un brocanteur pour sa brocante et fermé depuis à son tour).
La ville de Bayeux a accueilli quelques tournages de films, dont quelques scènes et dont une partie du montage se réalisa au cinémaModern duJour le plus long etLa Petite Voleuse (dont on ne vit que peu de chose : l'entrée vitrée) deClaude Miller, long métrage se déroulant dans lesannées 1950 sorti en 1988 pour lequel se prêtaient bien les anciennes rues du centre-ville. En 2003 y est tournéVirus au paradis d'Olivier Langlois avecRichard Bohringer. En2014, le film deJulie Lopes-Curval,Le Beau Monde, est tourné en partie à Bayeux et sur les plages duBessin[67].
La commune de Bayeux est rattachée à l'académie de Caen. Bayeux compte dix écoles de la maternelle au cours moyen, une école spécialisée pour enfants handicapés, trois collèges, deux lycées d'enseignement général et un lycée technique et professionnel Caumont. Bayeux compte plus de 2000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 3500 collégiens et lycéens[68].
Établissements scolaires :
Écoles maternelles
École d'Argouges
École Louise-Laurent
École Reine-Mathilde
École de la Place-aux-Pommes
Groupe scolaire Letot-La Poterie
Groupe scolaire Bellevue
Écoles publiques
École d'Argouges
École Alain-Chartier
École Louise-Laurent
École Reine-Mathilde
Groupe scolaire Letot-La Poterie
Groupe scolaire Bellevue
Écoles privées
École Notre-Dame/Saint-Joseph
École Saint-Patrice
École du Sacré-Cœur
École spécialisée
École du Manoir-d'Aprigny
Collèges publics
Collège Alain-Chartier
Collège Letot
Collège privé
Collège Jeanne-d'Arc
Lycée public d'enseignement général
Lycée Alain-Chartier
Lycée privé d'enseignement général
Lycée Jeanne-d'Arc
Lycée professionnel et technique public
Lycée Arcisse-de-Caumont
Le lycée Arcisse-de-Caumont permet de préparer trois BTS (BTS Assistance technique d'ingénieurs, BTS Transport, BTS Comptabilité et gestion des organisations).
Le lycée Arcisse-de-Caumont accueille également la filière générale ES absente dans le lycée Alain-Chartier.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[69],[Note 9].
En 2023, la commune comptait 12 659 habitants[Note 10], en évolution de −3,52 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 36,5 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 5 919 hommes pour 7 098 femmes, soit un taux de 54,53 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,95 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[72]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,3
90 ou +
3,0
9,8
75-89 ans
16,2
19,0
60-74 ans
22,4
20,2
45-59 ans
17,6
15,6
30-44 ans
13,8
17,8
15-29 ans
13,3
16,3
0-14 ans
13,6
Pyramide des âges du département duCalvados en 2022 en pourcentage[73]
La Fête médiévale (depuis 1987) et le Salon du livre médiéval (depuis 1999) réunissent artisans, artistes de rue et écrivains chaque premier week-end de juillet autour de la cathédrale.
La ville de Bayeux accueille et/ou organise quelques évènements sportifs comme les FouléesLCL-Ville de Bayeux, tous les ans en mars ou la course à la bayeusaine en septembre (VTT-course à pied).
Bayeux fut le siège d'undiocèse catholique dès leIVe siècle, le premier évêque futExupère. En 1855, est créé leDiocèse de Bayeux et Lisieux qui compte huitdoyennés et cinquante et une paroisses, le diocèse appartient à la province ecclésiastique deRouen. L'évêque actuel estJean-Claude Boulanger depuis 2010 et l'évêché est situé rue Lambert-Leforestier à Bayeux. Leséminaire n'existe plus depuis 1969, il abrite désormais le Musée de la tapisserie. Aujourd'hui, Bayeux appartient audoyenné du Pays du Bessin et à laparoisse Notre-Dame du Bessin qui regroupe trente communes et 26 000 habitants[74]. La cathédrale et l'église Saint-Patrice accueillent encore des messes régulières.
Il existe un couvent debénédictines depuis 1648, le monastère de la Sainte-Trinité, un temple protestant, ainsi qu'une église évangélique, l'Église biblique baptiste de Bayeux.
Chapelle des Augustines, allée des Augustines (centre hospitalier, ancien Hôtel-Dieu). C'est Marie-Madeleine de la Hunaudière (1619-1680), née àColomby qui fonda en 1644 la communauté des Augustines hospitaliers de Bayeux[75].
Il existe un journal bi-hebdomadaire,La Renaissance - Le Bessin fondé en 1944 et publié à Bayeux. Il existe égalementLe Bessin libre, hebdomadaire local rattaché àLa Manche libre. Enfin, le quotidienOuest-France publie aussi une édition « Bayeux-Caen ».
Plusieurs titres ont disparu commeLes Nouvelles de Bayeux et du Bessin,L'Indicateur de Bayeux,Le Journal de Bayeux,L'Écho bayeusain etLe Courrier du Bessin.
Le Bayeux médiéval était la deuxième ville deNormandie ducale aprèsRouen, mais qui a perdu son rang après la création deCaen parGuillaume le Conquérant, devenant alors une ville épiscopale et résidentielle. Épargnée par la Seconde guerre Mondiale, la ville a conservé de nombreux vestiges médiévaux[Note 11] , modifié tout de même à l'époque classique et auXIXe siècle[79].
Bayeux était ceinte d'unemuraille[Note 12] qui avait 5 à 8 mètres de hauteur sur 2 à 4 mètres d'épaisseur selon les endroits, renforcée par18 tours[80]. Le flanc nord suivait parallèlement, à cinquante mètres plus au nord, les rues Saint-Malo (nos 34 et 48) et Saint-Martin (nos 5, 6, 7). Auno 32 rue Saint-Malo, unsauvetage réalisé en 1984-1985, a mis au jour un tronçon dufossé en forme de « V » très évasé d'une quinzaine de mètres de largeur sur 4,80 mètres de profondeur et la benne de l'enceinte qui avait trois mètres de large[81]. Le flanc est se poursuivailt au long de la rue Larcher. Le flanc sud s'allongeait légèrement en retrait au nord de la rue Tardif, jusqu'au centre de la rue des Terres pour se terminer par une tour d'angle. Le flanc ouest passait entre les rues Royale et Général-de-Dais[81].
Il ne subsiste que la tour nord-ouest duXIIe siècle, dans un jardin auno 68bis rue Saint-Malo. L'enceinte était percée de quatreportes et d'unepoterne dont il ne reste rien : la porte Arborée au débouché de la rue des Chanoines, la porte Saint-Vigoret au débouché de l'actuelle rue Lambert-Leforestier (au chevet de la cathédrale), la porte Saint-Martin au débouché de la rue Saint-Martin, une poterne au débouché de l'actuelle rue Genas-Duhomme, la porte Saint-André (surmonté de la chapelle Saint-André) au débouché de la rue Saint-Malo (dans l'axe de la tour nord) et une tour-porte donnant dans le château, au niveau de la place du Château, actuelle place de Gaulle[82]. Des vestiges du rempart sont encore visibles en divers endroits : fragments parallèlement à la rue Bourbesneur et notamment dans la cour de l'hôtel du Gouverneur, dans la rue Général de Dais, où la terrasse d'un hôtel s'appuie sur un morceau du rempart, dans la rue Larcher ou dans le parking de la rue Genas-Duhomme[83], ainsi que dans la rue Saint-Malo, dans les jardins (nos 4, 8 et 8bis).
À l'intérieur de cette enceinte se dressait outre lechâteau qui occupait l'angle sud-ouest, approximativement au centre de la place Charles-de-Gaulle, et le groupe épiscopal divers bâtiments religieux et laïques : l'église Saint-Nicolas des Courtils (vestiges), l'église Saint-Martin (disparue), l'église Saint-Malo (disparue), la chapelle Saint-Étienne (disparue).
Hors les murs se dressaient les églisesSaint-Patrice, Saint-Laurent, Saint-Jean, La Madeleine. Ils ne restent que Saint-Laurent et Saint-Patrice qui ont été reconstruites à l'époque classique[86].
Le clocher de l'église Saint-Patrice est le seul monument d'architecture typiquementRenaissance de Bayeux, elle fut construite de 1544 à 1548 et comprend sept étages.
Lecouvent de la Charité est situé 1 rue de Cabourg et rue du marché. Il est créé en 1652 par deux moniales issues du protestantisme afin de« lutter contre la pauvreté, le libertinage et l'hérésie ». Une chapelle est édifiée en 1706-1708. Aujourd'hui le bâtiment abrite lacommunauté de communes de Bayeux Intercom.
Lecimetière militaire britannique de Bayeux est le plus grandcimetière militaire britannique de France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques,17 Australiens,8 Néo-Zélandais,1 Sud-Africain,25 Polonais,3 Français,2 Tchèques,2 Italiens,7 Russes,466 Allemands et1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques,270 Canadiens et1 Sud-Africain.
Œuvre de l'architecte départemental Léon Marcotte (1822-1885), la sous-préfecture est bâtie en 1864 sur un terrain faisant face à la place du Château (actuelle place de Gaulle) dans un style classique. Une cour d'honneur précède le bâtiment symétrique flanqué de deux ailes. La nouvelle construction remplace les anciens locaux situés rue de la Maîtrise puis à partir de 1844 dans l'hôtel de Cussy.
Le démembrement duParlement de Rouen en 1771 et l'installation d'un camp militaire àVaux-sur-Seulles en 1778 drainent vers Bayeux des membres de lanoblesse de robe et d'épée qui modifient le patrimoine urbain de la ville en faisant construire de nombreux hôtels particuliers (ici celuide Castilly)[87].
Le couvent des Augustines, de la fin duXVIIe siècle.
Le Conservatoire de ladentelle de Bayeux est installé dans l'hôtel du Doyen (ex-évêché). C'est une association créée pour sauvegarder le patrimoine dentellier normand par la pratique et l'enseignement. Exposition permanente.
L'ancienne halle aux poissons, primitivement appuyée contre le rempart ouest, est détruite en 1356 pour le renforcement de l'enceinte et reconstruite (1845-1850) sur l'Aure[88]. Ce pavillon couronné par unlanterneau àclaire-voies, abrite depuis avril 1994 (deux mois avant la date du 50e anniversaire duDébarquement) l'office de tourisme[89].
La maison natale de l'historien et archéologue françaisArcisse de Caumont, située 17 rue des Chanoines.
La statue d'Arcisse de Caumont, située à l'intersection du boulevard d'Eindhoven et de la rue Baron Gérard, dans le parc du lycée polyvalent Arcisse de Caumont. Elle est réalisée parVictor-Edmond Leharivel-Durocher et inaugurée en 1876.
Le monument aux morts de 1870, également appelé monuments aux enfants de l'arrondissement de Bayeux, en bronze, réalisé en 1908 parArthur Le Duc. Il est situé à l'intersection de la rue de la Poterie, de la rue des Terres et de la rue de Verdun.
Le monument aux morts de 14-18, réalisé parEugène Bénet, situé à l'intersection de la rue Saint-Quentin (RD 12B) et de l'avenue de la vallée des prés (RD 6C).
Place Général-de-Gaulle, stèle commémorative du discours de Charles de Gaulle le, ses premières paroles adressées depuis le sol français libéré. C'est sur cette place que se dressait le château de Bayeux détruit auXVIIIe siècle. Au centre de la place est érigée en 1888 une statue-fontaine représentantPoppa de Bayeux. Autour de la place carrée plantée detilleuls centenaires, on peut voir la sous-préfecture, un monument de reconnaissance à Notre-Dame de Bayeux.
Le buste de Charlemagne Jean-Delamare, situé dans lejardin public. L'original enbronze réalisé par Pierre Hottin est inauguré en 1880. Il est fondu sous lerégime de Vichy, dans le cadre de lamobilisation des métaux non ferreux. Un buste de remplacement en pierre a été installé.
La statue d'Alain Chartier, située rue du Général-de-Dais. L'originale en bronze, réalisée parTony Noël est inaugurée le. Elle représentait Chartier tenant une plume dans la main droite et un parchemin dans la main gauche. Une feuille à ses pieds mentionnait quelques-uns de ses écrits. Le, sous le régime de Vichy, elle est fondue dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux. En 1947, une statue de remplacement, très différente, réalisée en pierre parÉmile Morlaix, est installée.
Le monument de la Libération, situé sur le rond-point de Vaucelles, inauguré le 18 juin 1952. Il est réalisé parRaoul Lamourdedieu. Il représente à gauche les habitants de Bayeux, dontRaymond Triboulet, accueillant le général de Gaulle. A droite, une allégorie de la victoire précède les soldats alliés, sortant des péniches du Débarquement.
Lejardin public d'une surface de2,6 hectares a ouvert en 1864. Le terrain fut donné à la ville par Charlemagne Jean-Delamare (1772-1858) pour y créer un jardin destiné à l'enseignement horticole, mais il fut aménagé en jardin public parEugène Bühler (1822-1907), à qui l'on doit également l'aménagement duparc de la Tête-d'Or de Lyon. Le jardin botanique a peu changé depuis ce temps. Le parc, l'avenue d'accès sud et les deux pavillons d'entrée sont inscrits, depuis décembre 2007, à l'inventaire des monuments historiques. L'arbre le plus célèbre est lehêtre pleureur, classé monument naturel en 1932 et récipiendaire du labelarbre remarquable de France depuis l'an 2000. Ses branches couvrent une surface de 1 250 mètres carrés et sont soutenues par des armatures métalliques.
La place Charles-de-Gaulle (ancienne place du Château) au cœur de la cité est plantée de cent cinquantetilleuls, classés monuments naturels en 1932, entourant une vaste pelouse où se déroulent de nombreux événements culturels.
LeMémorial des Reporters, boulevard Fabian-Ware, a été inauguré en 2006, dans le prolongement duprix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre. Il fut conçu par Samuel Craquelin et rend hommage aux journalistes tués dans l'exercice de leur fonction depuis 1944, une nouvelle stèle est donc dévoilée chaque année. Ce jardin blanc est une réalisation conjointe deReporters sans frontières et de la municipalité de Bayeux.
Un parcours aménagé permet de suivre les bords de l'Aure sur toute la traversée de la ville, du sud au nord et jusqu'àVaux-sur-Aure.
La place de la Gare a été aménagée en 2013[92] en pôle multimodal avec un parvis paysager et un jardin qui ouvre une perspective vers la cathédrale. Le rond-point Guillaume Mercader a été planté et agrémenté de la sculptureLibertad, réalisée en acier par Claude Quiesse.
Lechâteau de Bayeux. L'édifice s'élevait sur l'actuelle place De Gaulle, anciennement appelée place du Château. Il s'agissait d'un château médiéval bâti selon la tradition sous le règne deRichard Ier de Normandie auXe siècle[95]. Il est démantelé à partir de 1773 sur ordre de Louis XVI.
Plusieurs églises bâties à Bayeux ont disparu au cours des siècles : Saint-Ouen-du-Château démolie de 1796 à 1803 (place De Gaulle, ancienne chapelle du château), église Sainte-Suzanne, église Notre-Dame-de-la-Poterie, église Saint-Vigor-le-Petit ou Saint-Vigoret (détruite en 1795), église Saint-Martin (détruite lors de la Révolution), église de la Madeleine (où fut enterréGilles de Caux de Montlebert), église Saint-Sauveur et Saint-Nicolas, église Saint-Malo du nom dusaint breton et où fut enterré l'abbé Béziers, auteur d'uneHistoire sommaire de la ville de Bayeux[96].
Bayeux Langlois 1830-1847. Dentelle de fil au « point de Bayeux »XIXe siècle.
En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture deporcelaine àValognes mais elle doit fermer en 1812 pour des raisons financières. Il décide de transférer son activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines vacant après la Révolution. On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles dirigeantes : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951). La manufacture se ravitaille enkaolin dans la communedes Pieux. Cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques. À l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.
Utilisant des fuseaux dont le nombre est en rapport avec la largeur et la complexité de la dentelle à réaliser, la dentellière suit les lignes tracées et les points codés sur un carton piqué et fixé sur un métier. Les dentelles de grandes dimensions sont constituées de plusieurs bandes réunies à l'aide d'un point invisible fait à l'aiguille appelé point de raccroc. La dentelle de Bayeux est célèbre pour ses effets ombrés et la richesse de son décor. Aujourd'hui, les dentellières de Bayeux créent des modèles aux graphismes contemporains.
La dentelle aux fuseaux est la spécialité de la dentelle de Bayeux[97]. Elle est répandue en Normandie, notamment dans la région deCaen et de Bayeux , plus dynamique tant au plan de la création dentellière que de l'importance des manufactures qui ont fait sa réputation internationale. Les matières employées sont le lin, la soie, et plus tard le coton, surtout en période de crise d'approvisionnement. C'est une dentelle au dessin figuratif à dominante de décors floraux. Avec des motifs architecturaux tirés de l'ornementation classique : perles, rais de cœur, godrons, feuillages stylisés (acanthes, palmettes, etc.) coquilles, vasques, entrelacs.
Ainsi apparaît-elle officiellement lors des grandes expositions (universelles, musées)[98]. Elle s'inspire alors fortement de l'image affirmée alors par les dentelles à l'aiguille d'Alençon et d'Argentan. La dentelle de Bayeux passionne, fascine et inspire les collectionneurs. De nouveaux créateurs tentent de perpétuer la tradition avec des idées nouvelles et nouveaux matériaux, tout en appliquant le savoir-faire propre à la dentellerie artisanale[99].
Bayeux et leBessin sont une terre traditionnellement vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la production laitière. Bayeux, comme lePays basque, laCorse, laGascogne et leLimousin, a son nom associé à une des six races locales porcines de France (porc de Bayeux), l'animal est blanc tacheté de noir.
Les produits du Bessin se retrouvent au marché du samedi matin, place Saint-Patrice, coquillages et poissons des ports dePort-en-Bessin etGrandcamp-Maisy, animaux vivants de basse-cour, produits laitiers et issus de la pomme… Il y a également un marché rue Saint-Jean le mercredi matin.
En plein cœur de la ville, place du Général-de-Gaulle, un producteur fermier bio vend sa production decidre,calvados et jus de pommes. Transformés sur la commune de Bayeux avec les pommes de ses vergers du Bessin.
La cidrerie Viard implantée àGuéron, à trois kilomètres de la ville commercialise la gamme cidre,pommeau,calvados de Bayeux mais ne produit elle-même que le cidre[100]. Sur l'étiquette figure un extrait de la tapisserie de Bayeux.
Un fromage de chèvre frais et demi-sec fabriqué àNonant s'appelle le Bajocasse.
La Chocolaterie du Drakkar est implantée dans la zone artisanaleBayeux Intercom, elle confectionne de façon artisanale quelques spécialités chocolatières, comme ledrakkar, lecan-cans, des spécialités à base de calvados et des chocolats dédiés à la ville de Bayeux, comme lechocolat de Bayeux etle petit cochon du Bessin[101]. Un musée du chocolat est implanté dans l'usine.
« Si ma santé s'affermissait et que mes parents me permissent, sinon d'aller séjourner àBalbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l'architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d'une heure vingt-deux dans lequel j'étais monté tant de fois en imagination, j'aurais voulu m'arrêter dans les villes les plus belles ; mais j'avais beau les comparer, comment choisir plus qu'entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe […]. »
« À dix heures et demie, nous trouvâmes enfin place dans un wagon, que nous abandonnâmes à Bayeux, dont la silhouette, vue du débarcadère, nous plaisait fort. Une magnifique cathédrale [...] s'y découpait, au-dessus des toits, d'une façon superbe, pavoisée de drapeaux et de bannières. Résister à une cathédrale est au-dessus de nos forces, et nous passâmes la journée à examiner celle-ci. Nous voilà donc errant par les rues de Bayeux et laissant le train filer vers Cherbourg. L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot. L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes, et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés. Peu de boutiques, de longs murs de jardins, une promenade solitaire qui suffirait à une grande ville. Des prêtres vont et viennent comme à Rome, et sur une enseigne nous lisons : Manuel, coupeur de soutanes. L'Église a là un grand centre. Dans notre époque d'anhélation industrielle, c'est une chose rare que de voir une ville paisiblement groupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provincial qui n'est pas sans charme, et laisse du moins de longues heures à la rêverie. Tordu comme une paille par le tourbillon parisien, nous avons dit souvent que le Temps n'existait plus qu'en bronze doré sur les vieilles pendules. Le Temps existe; nous l'avons retrouvé à Bayeux, très-bien conservé pour son âge . »
« Je sais très bien qu'on peut passer sa vie entière àSaint-Étienne, àChâteau-Thierry ou bien à Bayeux — et c'est le cas des Stéphanois, des Castel-Théodoriciens et des Bajocasses — mais faut-il encore qu'on y soit né, ou bien qu'on ait choisi ces villes pour y vivre. »
« Dans notre Normandie, glorieuse et mutilée, Bayeux et ses environs furent témoins d'un des plus grands événements de l'Histoire. Nous attestons qu'ils en furent dignes. C'est ici que, quatre années après le désastre initial de la France et des Alliés, débuta la victoire finale des Alliés et de la France. C'est ici que l'effort de ceux qui n'avaient jamais cédé et autour desquels s'étaient, à partir du 18 juin 1940, rassemblé l'instinct national et reformée la puissance française tira des événements sa décisive justification. »
« Moi je suis fou de cette ville, j'ai eu le coup de foudre. Tu as vu le nombre de petits antiquaires. […] Ta ville de Bayeux, c'est une merveille : ces maisons du Bessin, c'est tellement plus beau que tous ces colombages, que cette épouvantable Normandie pour Parisiens […]. Ici regarde ces belles pierres, ces portails accueillants, ces sculptures couvertes de lichens, ces arbres et la mer toute proche qui ne se voit pas mais qu'on sent. »
— Le thriller d'Adrien Goetz,Intrigue à l'anglaise, se déroule en partie à Bayeux.
La nouvelle d'Honoré de Balzac,La Femme abandonnée parue en 1832 se déroule à Bayeux et dans sa région. Une de ses sœurs,Laure Surville habitait à Bayeux depuis 1820 avec son mari archéologue qui rédigea un mémoire sur les vestiges des thermes de la ville, Balzac y résida du au, une plaque est apposée sur la maison où il passa ce temps, rue des Teinturiers.
Degueules au léopard d'or surmonté à dextre d'un B et à senestre d'un X du même.
Détails
Le léopard d'or des armoiries de Bayeux rappelle lesarmoiries de la Normandie.Le logo de la ville, présenté en 2015, remplace le précédent logotype créé en 1997 et qui représentait l'arbre de la Tapisserie, avec le slogan « La qualité a ses racines ». Il reprend les lettres « B » et « X » des armoiries de la ville, des éléments issus de la Tapisserie de Bayeux (voiles des navires, boucliers des chevaliers) et le « violet de Bayeux », couleur produite par les marchands de couleurs Lefranc & Bourgeois pour désigner une des premières peintures vinyliques mises sur le marché au début duXXe siècle[106],[107]. Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Simone Bertrand et Marc Le Carpentier,Bayeux Médiéval, Bayeux, Heimdal, 1976
Michel Béziers,Histoire sommaire de la ville de Bayeux, J. Manoury, Caen, 1773
Thierry Blot,Reconstruire l’Église après la Révolution, le diocèse de Bayeux sous l'épiscopat de monseigneur Charles Brault 1802-1823, Cerf, Paris, 1997
E.F.A. Chigouesnel,Nouvelle histoire de Bayeux, Typographie de St Ange-Duvant, 1867[lire en ligne]
Collectif,Affiches, annonces et avis divers de la ville et arrondissement de Bayeux, C. Groult, 1814
Collectif,Bayeux. Art de Basse-Normandie, numéro spécial,no 54, 1969
Collectif,Bayeux et son histoire, textes de 1844, 1859, 1878, 1886, 1887, ed. du Bastion, 1995
Collectif,Bayeux et le Bessin 1940-1944. Vie quotidienne. Résistance. Déportation. Libération, Evrecy-Bayeux, 1996
Collectif,Orfèvrerie, le trésor de Bayeux, Lieux dits, Lyon, 2011
Françoise Decaumont et al.,Le Discours de Bayeux, hier et aujourd'hui. Colloque de Bayeux 15 juin 1990, Paris, Economica ed., 1991
Florence Delacampagne en collaboration avec Didier Paillard,Bayeux : document d'évaluation du patrimoine archéologique urbain, A.F.A.N., Tours, 1992
Abbé Joseph Desmares,Honoré de Balzac à Bayeux, 1822, Imprimerie Colas, Bayeux, 1940
↑La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
↑Vaste quadrilatère dont on peut encore suivre le tracé approximatif.
↑Il pilleraLisieux et s'installera àRouen après avoir conquis une grande partie du pays[37].
↑Quelques mois avant Hugues avait refoulé les Normands du Cotentin d'Évreux, qu'ils avaient envahit et pillé.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Laurence Jeanne, Laurent Paez-Rezende, Julien Deshayes et Bénédicte Guillot (avec la collaboration de Gaël Léon),ArchéoCotentin : Les origines antiques et médiévales du Cotentin à 1500,t. 2, Bayeux,Éditions OREP,, 127 p.(ISBN978-2-8151-0790-7), « S'approprier la presqu'île : encadrement, contrôle territorial et développement des lieux de pouvoir »,p. 19.