| Baybayin |
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| Caractéristiques |
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| Type | Alphasyllabaire |
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| Langue(s) | Ilocano,kapampangan,pangasinan,tagalog,bicol,langues bisayas et autreslangues aux Philippines |
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| Historique |
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| Époque | ~1300 – 1900 |
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| Système(s) parent(s) | Protosinaïtique
Phénicien Araméen Brahmi Pallava Kawi Baybayin |
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| Système(s) apparenté(s) | Balinais,javanais,batak,bouhide,hanounóo,rejang,tagbanoua |
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| Codage |
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| Unicode | U+1700 à U+171F |
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| ISO 15924 | Tglg |
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Lebaybayin (« épeler » entagalog), parfois nomméalibata, est un système d'écriture qui servait à écrire plusieurslangues philippines avant l'arrivée des Européens, dont le tagalog, l'ilocano et lepangasinan. Le baybayin dérive dukawi ou vieux-javanais. On connaît quelques systèmes qui lui sont apparentés, comme les écritureshanounóo (en),bouhide ettagbanoua (en).
On suppose que le baybayin fut utilisé dès leXIVe siècle, du moins son usage n'avait pas encore disparu durant la colonisation desPhilippines par lesEspagnols.Doctrina Christiana, le premier livre imprimé aux Philippines en 1593, comprenait le même texte tagalog en baybayin et enalphabet latin.
Depuis le début duXXIe siècle, on observe une certaine renaissance du baybayin, notamment sous l'impulsion du groupeFacebookBaybayin Philippine National Writing System (plus de 740 000 membres en 2023). Le baybayin est notamment présent sur desvêtements, destatouages et certainspanneaux de signalisation àManille[1].
Le baybayin comporte 17signes. Il estunicaméral, notamment, il n'utilise pas lacasse pour distinguer lesnoms propres ou l'initiale desmots en début dephrase.
Le baybayin n’utilise que troisvoyelles : « a », « e » ou « i », « o » ou « u ». Lorsqu’il est nécessaire d’écrire juste une voyelle, sans qu’elle soit précédée d’une consonne, on utilise les caractères suivants :
En baybayin, l’écriture d'unesyllabe (consonne + voyelle) est réalisée à partir d’un signe de base indiquant la consonne ayant une voyelle implicite (a). Unsigne diacritique permet de modifier ou supprimer cette voyelle implicite. On appelle ce type d’écriturealphasyllabaire ou encoreabugida.
Un seul signe baybayin représentenga, alors que la version actuelle de l'alphabet latin filipino retient encoreng comme un digramme.
Il n’y a qu'un signe pour transcrire les consonnesda oura car ce sont des allophones dans nombre des langues philippines, oùra survient aux positions entre deux voyelles, etda survient ailleurs. La règle grammaticale du tagalog a survécu en filipino moderne, de sorte que lorsqu'und est entre deux voyelles il devient unr, par exemple dans les motsdangál [honneur] etmarangál [honorable], oudunong [connaissance, mémoire] etmarunong [mémorable, bon à savoir], et même de façon brute dansdaw [il/elle dit (passé), ils dirent, il était dit que, supposément] etrin pourdin [également, aussi] après des voyelles. Cependant des variantes de l'écriture baybayin utilisées pour transcrire les langues sambal, basahan et ibalnan (pour n'en nommer que quelques-unes) ont ajouté des signesra séparés de celui utilisé pourda.
Également, le même signe baybayin est utilisé pour représenter des allophones :pa etfa (oupha) ;ba etva ;sa etza.
Pour écrire d’autres syllabes commençant par « b » (« be / bi » et « bo / bu »), on ajoute à la consonne de base différents diacritiques comme spécifié dans le tableau suivant :
Dans sa forme originale, ce système ne permet pas d’écrire une consonne seule qui ne se termine par aucun son de voyelle. Afin de remédier à cela, un prêtre espagnol introduisit un signe diacritique (unhalant ouvirâma, comparable à celui de ladevanāgarī) en forme de croix afin de marquer cette absence de voyelle. Un autre signe virâma diacritique (en forme d'arc apposé à droite et en dessous de la lettre de base) a également été emprunté à l'écriture hanounoo et intégré au baybayin.
Ces signes diacritiques restent les mêmes pour toutes les autres consonnes dont les signes de base sont donnés dans la section précédente.
Le baybayin est représenté par les caractèresUnicodeU+1700 àU+171F. Les codesU+1712 àU+1714 correspondent aux trois diacritiques; le codeU+170D ainsi que les codes compris entreU+1715 etU+171F ne sont pas utilisés.
v ·d ·m enfr | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | A | B | C | D | E | F |
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| U+1700 | ᜀ | ᜁ | ᜂ | ᜃ | ᜄ | ᜅ | ᜆ | ᜇ | ᜈ | ᜉ | ᜊ | ᜋ | ᜌ | ᜍ | ᜎ | ᜏ |
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| U+1710 | ᜐ | ᜑ | ᜃᜒ | ᜃᜓ | ᜃ᜔ | ᜃ᜕ | | ᜟ |
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De plus, les deux signes de ponctuationU+1735 et U+1736 unifiés dans l’écriture hanounóo (unifiés entre les différentes écritures philippines, ils sont très proches et comparables aux signesdanda de la dévanagari également unifiés dans les écritures indiennes) sont également utilisés même si historiquement il n'y en avait logiquement qu'un seul (l'un ou l'autre signe pouvant être utilisés pour les mêmes fonctions, en présentation oblique ou verticale), mais ils sont aujourd'hui communément distingués (et préférés en Baybayin aux ponctuations génériques de l'écriture latine). L’écriture ne comprend aucun chiffre, aussi les chiffres et signes de l'écriture latine sont le plus communément utilisés pour écrire les nombres.
Le codeISO 15924 du baybayin estTglg.