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Bataille du Monte Pelado

42° 44′ 22″ nord, 1° 48′ 46″ ouest
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Bataille du Monte Pelado
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'Espagne en août 1936
Informations générales
Date
Lieuprès deHuesca,Aragon (Espagne)
IssueVictoire républicaine
Belligérants
République espagnole
Milices confédéralesCNT/FAI
UGT
POUM
Camp nationaliste
Commandants
Mario AngeloniCarlos Sanez
Forces en présence
env. 2 000 soldatsenv. 500 soldats

Guerre d'Espagne

Données clés
Coordonnées42° 44′ 22″ nord, 1° 48′ 46″ ouest

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Labataille du Monte Pelado est un des premiers combats de laguerre d'Espagne, qui a opposé lesforces nationalistes auxtroupes républicaines. Elle s'est déroulée près de la ville deHuesca, enAragon, le.

Bien que d'envergure réduite et sans objectif stratégique majeur, la bataille est restée fameuse parce qu'elle fut le lieu de l'engagement des premiersantifascistesitaliens aux côtés des républicains espagnols. Cela lui vaut d'ailleurs d'être largement connue en Italie sous le nom debataille duMonte Pelato.

Contexte

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Situation stratégique

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Comme les deux autres capitales deprovince aragonaises,Saragosse etTeruel, la ville deHuesca passa dès les premiers jours ducoup d'État entre les mains des militaires insurgés. Mais les localités de la province se partagèrent : celles de l'ouest tombèrent aux mains des nationalistes, tandis que celles de l'est, appuyées par laCatalogne voisine, restaient fidèles augouvernement républicain.

Rapidement, l'Aragon partagé en deux vit affluer de nombreux combattants desmilices confédérales recrutés dans les grandes villes des régions catalanes et valenciennes. De la même manière, les premiers volontaires étrangers, arrivant en Espagne après traversé lesPyrénées, combattirent sur le front aragonais. Nombre d'entre eux furent des Italiens, issus des mouvements antifascistes opposés à l'Italie mussolinienne, tels que le groupe « Giustizia e Libertà ».

L'objectif des républicains était, après avoir repoussé les insurgés en Catalogne, d'opérer la jonction avec les zones républicaines du front Nord du pays Basque, de Cantabrie et des Asturies. Pour cela, il fallait commencer par la reconquête de l'Aragon. Différentes colonnes de miliciens affluèrent vers Huesca : les colonnesLenin,Marx,Los Aguiluchos etFernando Ascaso. Cette dernière était connue pour avoir un bataillon formé d'Italiens, le bataillon « Matteotti ». On retrouvait par exemple le socialisteCarlo Rosselli et lesanarchistesCamillo Berneri, Maria Zazzi, Michele Centrone et Leonida Mastrodicas, le républicainMario Angeloni, délégué général de la colonne, Fosco Falaschi et Vincenzo Perrone, legielliste Giuseppe Zuddas et lecommuniste Attilio Papparotto.

S'étant approché suffisamment de Huesca, les miliciens décidèrent de s'emparer des hauteurs du Monte Pelado, situé au sud-ouest de la ville, sur la route d'Almudévar, où s'étaient retranchés les nationalistes.

Forces en présence

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Les nationalistes étaient pour la plupart des soldats du39e régiment. Les hommes, commandés par le lieutenant Carlos Sanez, étaient au nombre de 624, soutenus par 66 volontaires et 6 mitrailleuses et 3 canons à courte portée. Le site du Monte Pelado, particulièrement dégagé, mais au terrain instable, fut fortifié avec de simples journaux posés au sol.

Les milices comptaient environ 860 Espagnols et 1 200 Italiens. Ils étaient accompagnés de trois chars et dix canons.

Combats

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Arrivés sur le site peu avant midi, l'assaut au Monte Pelado fut donné à midi et demi. La bataille fut particulièrement âpre et sanglante, pour les deux côtés. Pendant plus d'une heure et quart, les lignes restèrent stables, au prix de lourdes pertes. Lesmilices confédérales anarchistes de laCNT et de laFAI de lacolonne Ascaso s'emparèrent finalement de la position ennemie, tuant le lieutenant Sanez.

Conséquences

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Les derniers défenseurs nationalistes continuèrent le combat à l'intérieur du camp, investi par les miliciens. Seuls survécurent 14 soldats et 26 volontaires, tous faits prisonniers. Dix d'entre eux, choisis au hasard, furent fusillés pour l'exemple, tandis que dix blessés mouraient des suites de leurs blessures.

Les républicains subirent également de lourdes pertes, dues à l'avantage naturel que donnait le site aux nationalistes. Parmi les volontaires italiens furent tués Mario Angeloni, délégué général de la colonne, Michele Centrone, Fosco Falaschi, Vincenzo Perrone, Giuseppe Zuddas et Attilio Papparotto.

Pourtant, la conquête du Monte Pelado ne permit la conquête de la ville-même de Huesca. Les efforts républicains furent par la suite concentrés dans des régions différentes, plus au sud, comme àTeruel etBelchite. La région ne connut d'ailleurs pas de combat majeur avant l'offensive nationaliste en Aragon, en 1938.

Notes et références

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(en)/(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais« Battle of Monte Pelato »(voir la liste des auteurs) et en espagnol« Batalla de Monte Pelado »(voir la liste des auteurs).

Voir aussi

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Bibliographie

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v ·m
Protagonistes
Républicains
Nationalistes
Interventions étrangères
Repères historiques
Conflit militaire
1936
1937
1938
1939
Articles connexes
Lieux de mémoire
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