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Bataille du Dniepr

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Bataille du Dniepr
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldatssoviétiques traversant leDniepr sur des radeaux.
Informations générales
Date
LieuFleuve Dniepr, URSS
IssueVictoire soviétique décisive
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie
Drapeau de l'URSSUnion soviétique
Commandants
Erich von MansteinConstantin Rokossovski
Ivan Koniev
Nikolaï Vatoutine
Forces en présence
1 250 000 soldats
12 600 canons
2 100 chars
2 000 avions
2 650 000 soldats
51 000 canons
2 400 chars
2 850 avions
Pertes
Morts, blessés et prisonniers :
Est. basse : + de 400 000
Est. haute : 1 000 000
Plus de 300 000 tués
Plus de 900 000 blessés

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices :

Guerre germano-soviétique :

  • 1941 : l'invasion de l'URSS

Front nord :

Front central :

Front sud :

  • 1941-1942 : la contre-offensive soviétique

Front nord :

Front central :

Front sud :

Front nord :

Front central :

Front sud :

  • 1943-1944 : libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front central :

Front sud :

  • 1944-1945 : campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne :

Front nord et Finlande :

Europe orientale :


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

Données clés

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Labataille du Dniepr () est une bataille de laSeconde Guerre mondiale, qui peut être considérée comme l'une des plus gigantesques batailles de l'histoire, mobilisant des deux côtés jusqu'à quatre millions de soldats et s'étendant sur un front de 1 400 kilomètres. Durant cette campagne de quatre mois, la rive gauche duDniepr fut libérée de la présence militaire nazie par les forces soviétiques, qui franchirent en force le fleuve et créèrent plusieurs têtes de ponts sur sa rive droite, tout en libérantKiev alors aux mains des Allemands depuis l'été1941.

Contexte

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Après labataille de Koursk et la contre-offensive de l'Armée rouge, à la mi-,Adolf Hitler réalise qu'il ne peut plus qu'espérer stopper la progression soviétique en s'appuyant sur des lignes fortifiées. Il demande augroupe d'armées Sud de tenir coûte que coûte les positions à établir sur la rive droite du Dniepr. Son armée est maintenant non seulement inférieure du point de vue numérique mais aussi considérablement moins expérimentée qu'un an plus tôt, en raison des pertes colossales subies àStalingrad, puis àKoursk. Une défense énergique est devenue la seule option sur le front de l'Est en attendant d'éventuelles frictions entre les Alliés. Du côté soviétique, Staline est déterminé à poursuivre la libération des régions occupées par les Allemands entamée depuis le début de l'année. La riche région industrielle de l'Ukraine, avec sa nombreuse population et ses ressources minières dont lecharbon duDonbass, constitue un objectif stratégique aux yeux des planificateurs soviétiques.

Le commencement

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Carte de la bataille du Dniepr, 1943
(carte établie par les services de l'armée des États-Unis).

Préparatifs défensifs allemands

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Le, l'ordre est donné de bâtir un réseau de fortifications sur la rive droite du Dniepr, la future lignePanther-Wotan. Il est immédiatement mis à exécution avec un maximum de moyens. Mais la pression soviétique rend aléatoire la constitution d'une ligne assez dense. Les efforts se concentrent donc sur les lieux où le franchissement par l'Armée rouge est le plus vraisemblable, c'est-à-direKrementchouk,Zaporijia etNikopol, les autres passages étant plus légèrement fortifiés. Le, pour tenter de gagner du temps, les unités de laWehrmacht et de laWaffen-SS reçoivent l'ordre de se livrer systématiquement au pillage. On espère ainsi, par une politique de terre brûlée, provoquer des problèmes logistiques pour l'Armée rouge.

La libération de la rive gauche

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Soldats soviétiques vers Kiev en 1943.

Le, sur une longueur de 1 400 kilomètres, entreSmolensk et lamer d'Azov, cinqfronts de l'Armée rouge s'ébranlent en direction de l'ouest. Du nord au sud, participent à l'offensive lefront central, celuide Voronej, celui dela steppe, celuidu sud-ouest, et enfin celuidu sud. Ils regroupent quarante-cinq armées, dont quatre de chars et cinq aériennes, soit au total 2,65 millions d'hommes, équipés de 51 000 pièces d'artillerie, 2 400 blindés et 2 800 avions. En face, les Allemands alignent 1 250 000 hommes, 12 500 pièces d'artillerie, 2 100 chars et 2 000 avions. Ils ne peuvent espérer résister longtemps à ce déferlement sur le terrain ouvert dessteppes. Les combats ne sont pourtant pas faciles, car les Allemands couvrent leur repli, en laissant des troupes dans chaque agglomération et sur chaque hauteur, pour retarder et infliger le maximum de pertes aux Soviétiques. La défense de la ville dePoltava, par exemple, est extrêmement efficace, si bien qu'Ivan Koniev finit par décider de la laisser en arrière, en continuant vers le Dniepr. Une fois isolée, la garnison se rendra. Hitler se range finalement à l'avis d'Erich von Manstein et ordonne, le, le repli derrière le fleuve. À la fin du mois, les Soviétiques atteignent le cours inférieur du Dniepr, mais le plus difficile reste à venir pour eux : ils doivent maintenant traverser l'obstacle, face à une défense allemande préparée.

L'opération aéroportée

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Le, pour faciliter le franchissement, laStavka décide de tenter uneopération aéroportée pour renforcer latête de pont de Boukrine (ru) sur la rive droite du Dniepr. Mais le parachutage, mal préparé, de troupes inexpérimentées qui connaissent très peu la région, se solde par un véritable fiasco. La première vague atterrit principalement dans les lignes soviétiques sur la rive gauche, voire dans leDniepr lui-même. La seconde, forte de cinq mille hommes, atterrit sur la rive droite, mais dispersée et peu pourvue en armes antichar, elle est bientôt submergée par les forces mécanisées allemandes. Quelques survivants se joignent aux partisans et attaquent la logistique allemande. Le seul succès du largage a été la distraction de nombreuses forces mécanisées, ce qui facilite quelque peu les passages en force des forces conventionnelles. Déjà échaudés par leur échec àViazma, pendant l'hiver1941, les Soviétiques renoncent dès lors à toute opération aéroportée importante.

Le franchissement en force

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LeDniepr est le troisième plus important fleuve d'Europe, derrière laVolga et leDanube, atteignant plus de trois kilomètres de largeur dans sa partie basse. Plusieurs barrages le rendent encore plus large à de nombreux endroits. Pour compliquer encore la tâche des assaillants, la rive droite à conquérir est plus élevée et couverte de fortifications allemandes. Face à cette situation, le commandement soviétique a deux options : regrouper ses forces pour tenter de percer sur un ou deux secteurs plus faciles d'accès, pour ensuite contourner les défenseurs et les contraindre à abandonner la ligne devenue inutile – cette option présentant cependant le risque de laisser le temps aux Allemands de ramener des réserves. Ou tenter directement, à partir des positions occupées, de passer en force sur un large front, prenant les Allemands de vitesse, mais avec le risque de subir des pertes importantes. Pour des raisons avant tout politiques — Staline voulant occuper Kiev avant le —, c'est la seconde option qui est choisie. Les soldats vont alors utiliser tout ce qui peut flotter pour traverser le fleuve sous un feu dense ennemi, puis s'enterrer dans lesravines qui constituent la rive droite du Dniepr. Ces attaques courageuses vont payer, mais leur coût humain sera lourd. Le, une premièretête de pont est obtenue à la confluence desmarais du Pripet et du Dniepr, le24, une seconde l'est àDniprodzerjynsk, le lendemain, une àDnipropetrovsk, et le28, une àKrementchouk. À la fin du mois, on compte vingt-trois têtes de pont, certaines larges de dix kilomètres et profondes d'un ou deux.

Panzer IV en déploiement sur le front de l'Est en.

La réaction allemande consiste en de vigoureuses contre-attaques pour écraser les têtes de pont avant qu'elles puissent bénéficier d'appuis lourds. Par exemple, celle de Borodaevsk, queKoniev mentionne dans ses mémoires, subit une importante attaque combinée de chars et d'aviation. Koniev se plaignit de l'absence de patrouilles de chasseurs soviétiques pour contrer les bombardiers allemands, et poussa un maximum d'artillerie sur la rive opposée pour appuyer les troupes isolées. Cette artillerie déployée en soutien garantit le maintien des têtes de pont sur la rive occidentale, mais seulement au prix de pertes terrifiantes, la plupart des divisions n'alignant plus que la moitié ou le quart de leur effectif.

La seconde bataille de Kiev

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Article détaillé :Bataille de Kiev (1943).

Au nord,Nikolaï Vatoutine, comprenant que ses troupes occupant les positions au sud deKiev ont peu d'espoir d'attaquer la ville, du fait des excellentes défenses du24e Panzerkorps deWalther Nehring, fait passer la3e armée de chars de la Garde dePavel Rybalko, par la tête de pont deLioutej, au nord deVichgorod, et concentre son artillerie pour la soutenir. Le, les défenses de la4e Panzerarmee sont percées, et le les blindés de Rybalko sont dans les rues de Kiev.

Les Soviétiques foncent alors vers l'ouest, versJitomir,Korosten,Berditchev etFastov, menaçant la liaison ferroviaire avec legroupe d'armées Centre.Manstein demande alors à Hitler de lui donner les40e et48e Panzerkorps, pour contre-attaquer et tenter de reprendre la ville. Hitler refuse d'employer le40e Panzerkorps et relèveHermann Hoth, pour le remplacer parErhard Raus, à la tête de la4e Panzerarmee. La première tentative de contre du48e Panzerkorps, avec la25e Panzerdivision, est arrêtée par le7e corps blindé de la Garde, à Fastov. Mais les unités allemandes, bientôt renforcées, peuvent durcir leur défense et empêcher la déroute. Les1re et7e Panzerdivisionen, ainsi que laLSSAH, reprennentBroussilov, puis Jitomir. Rybalko envoie alors ses blindés contrer l'attaque allemande, donnant lieu à une grande bataille de chars, qui dure jusqu'à l'arrivée de la saison des boues.

Les opérations reprennent le, par une attaque allemande qui force la60e armée soviétique à évacuer Korosten, et menace même Fastov. Finalement, Vatoutine demande des renforts et reçoit la1re armée de chars, et la18e armée soviétique, avec lesquelles il s'empare à nouveau de Broussilov, mettant fin au danger.

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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Articles connexes

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v ·m
Participants
Alliés
Axe
Résistance
Chronologie
1939
1940
1941
1942
1943
1944
1945
Aspects
Généralités
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Après-guerre
Crimes
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Shoah
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