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Bataille des Ponts-de-Cé (1793)

47° 24′ 13,9″ nord, 0° 32′ 41,5″ ouest
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Pour les articles homonymes, voirBataille des Ponts-de-Cé.

Bataille des Ponts-de-Cé
Description de cette image, également commentée ci-après
La Roche de Mûrs, dessin deThomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1856.
Informations générales
Date -
LieuLes Ponts-de-Cé etMûrs-Erigné
IssueIndécise
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jacques Ollivier Desclozeaux
Charles Duhoux d'Hauterive
Michel-Louis Talot
Commandant Bourgeois
Charles d'Autichamp
Forces en présence
1 500 hommes[1]Inconnues
Pertes
88 morts[2],[3]
40 blessés[3]
155 prisonniers[3]
Inconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Batailles de la guerre de Vendée
Campagne de Noirmoutier




 
Données clés
Coordonnées47° 24′ 13,9″ nord, 0° 32′ 41,5″ ouest
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille des Ponts-de-Cé
Bataille des Ponts-de-Cé
Géolocalisation sur la carte :Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille des Ponts-de-Cé
Bataille des Ponts-de-Cé
Géolocalisation sur la carte :Maine-et-Loire
(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille des Ponts-de-Cé
Bataille des Ponts-de-Cé

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Labataille des Ponts-de-Cé se déroule du au lors de laguerre de Vendée.

Prélude

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Le, les troupes républicaines de l'Armée des côtes de La Rochelle subissent une nouvelle défaite à labataille de Vihiers[4]. Le 23 juillet, la ville d'Angers est mise en état de siège sur proposition du généralDuhoux[5]. Le 24, la nouvelle de la nomination par leConseil exécutif du généralRossignol à la tête de l'Armée des côtes de La Rochelle arrive en ville[5].

De son côté, le général royalisteCharles de Bonchamps décide de profiter de la débâcle des troupes républicaines pour pousser en direction d'Angers[4]. Son objectif est alors d'occuper la ville pour pouvoir faire passer une partie de ses troupes au nord deLoire et ranimer l'insurrection dans le nord de l'Anjou, leMaine et laBretagne[4]. Le 26 juillet, il attaque les avant-postes républicains aux buttes d'Erigné et auxPonts-de-Cé[4].

Forces en présence

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D'après le rapport au ministre de la guerre des commissaires Besson et Brulé, le poste des buttes d'Erigné est défendu par 1 500 hommes commandés par le général de brigadeJacques Ollivier Desclozeaux[1]. Les troupes sont constituées du8e bataillon de volontaires de Paris, dit« des Lombards », fort de 600 hommes et dirigé par lecommandant Bourgeois[1], du6e bataillon de volontaires de Paris[1],[4], fort de 300 hommes[4], et d'un bataillon deJemmapes[1].

Selon le commandant Bourgeois, les troupes républicaines sont positionnées de la manière suivante : en arrière, 150 hommes sont placés dans les moulins, près du bourg d'Erigné et 150 autres défendent la redoute, qui couvreLes Ponts-de-Cé sur la route deBrissac, avec deux pièces de canons pour défendre le pont[1]. D'autres forces défendent les avant-postes et le camp, situé sur une position escarpée à la Roche-de-Mûrs[1].

Le nombre des Vendéens n'est pas connu. Bourgeois les estime entre 10 000 et 12 000[1].

Déroulement

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L'épisode de la Roche de Murs, dansLes guerres de Vendée, parEugène Bonnemère, 1884.

Le 26 juillet 1793, les Vendéens attaquent les forces républicaines au sud d'Angers[4]. Le combat s'engage aux buttes d'Erigné, où les républicains occupent le camp de la Roche-de-Mûrs et une redoute pour couvrir les ponts sur leLouet et laLoire[4],[1]. Les Vendéens prennent le camp d'assaut, puis ils franchisent les ponts et occupent la ville desPonts-de-Cé[4],[1]. Ils peuvent ensuite avancer jusqu'aux abords d'Angers[4],[1].

Le généralDesclozeaux se replie surSaumur, où il adresse son rapport le lendemain auxreprésentants en mission[1]. Il affirme que ses troupes ont refusé de combattre, qu'elles ont pris la fuite en dix minutes et que le généralDuhoux n'a pu rallier que 300 hommes àAngers[1]. À Saumur, le commissaireMomoro écrit alors aux administrateurs du département de Paris :« Nos troupes ne veulent pas se battre ; je ne conçois rien à nos bataillons de Paris, ils perdent de leur réputation. Il est bien facile aux rebelles de vaincre des gens qui ne veulent pas leur résister »[1]. Le 27 juillet,Rossignol etRonsin mettent la ville deSaumur en état de siège[6].

Un récit plus détaillé est par la suite donné par lecommandant Bourgeois, chef du8e bataillon de volontaires de Paris, dit« des Lombards »[1]. Selon lui, les Vendéens attaquent le 26 juillet en poussant« des cris effroyables »[1]. Les avant-postes se replient précipitamment et la redoute est emportée, ainsi que les ponts[1]. Les défenseurs du camp se retrouvent alors cernés, sans aucune voie de repli[1]. Bourgeois et ses hommes décident alors de sauter depuis les hauteurs de la Roche-de-Mûrs pour se précipiter dans leLouet, qui coule en contrebas[1]. Il affirme que plusieurs se fracassent les membres ou sont fusillés et que seulement quatre survivent pour tenter la traversée à la nage avec lui[1]. Bourgeois parvient à s'enfuir, mais il affirme avoir reçu une blessure au bras gauche et indique que deux de ses compagnons d'infortune ont été tués[1].

Bourgeois affirme ensuite être parvenu à rejoindre les rescapés de son bataillon, ainsi que ceux du6e bataillon de Paris et du bataillon deJemmapes, qui sont parvenus à s'enfuir avant la prise du pont par les Vendéens[1]. Il affirme alors qu'une contre-attaque est lancée contre les Vendéens qui marchaient surAngers et que ces derniers sont repoussés surLes Ponts-de-Cé[1].

Le 28 juillet, les républicains lancent une contre-attaque depuisAngers[7]. Elle est menée par lagarde nationale d'Angers et des détachements de bataillons de laSarthe et deJemmapes, placés sous les ordres de l'adjudant-généralMichel-Louis Talot[7],[4]. Les Vendéens battent en retraite et les républicains reprennentLes Ponts-de-Cé et les buttes d'Erigné[7],[4].

Pertes

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Le1er août, le bulletin duConseil supérieur de la Vendée annonce un bilan de 600 patriotes tués, dont un grand nombre noyés après s'être précipités dans la Loire, 300 faits prisonniers, quatre canons capturés et un autre tombé dans la rivière[A 1]. En1892, l'historien républicainCharles-Louis Chassin semble s'inspirer de ce bilan pour affirmer que pas moins de 600 volontaires républicains ont été précipités dans la Loire[6].

En1983 cependant, Simone Loidreau consulte le dossier du8e bataillon de Paris auService historique de la Défense et conclut que les pertes du bataillon dans le combat du 26 juillet sont de 88 morts, 40 blessés, 155 prisonniers et 180 déserteurs sur un effectif de 977 hommes[3]. En2007, Jacques Hussenet indique que si la légende a dénombré 600 morts du côté des républicains, leur nombre est plus probablement de 88 d'après les historiens[2].

Le monument de la Roche-des-Mûrs

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En1887, Victor Jeanvrot,franc-maçon et conseiller à laCour d'appel d'Angers, lance un appel à une souscription pour commémorer le sacrifice des volontaires parisiens et édifier sur« un des rares points culminants de la région qui aient échappé aux investigations » des cléricaux« resplendissant et radieux, le monument de la liberté »[9]. La ville deParis s'associe à cette souscription, sur le rapport fait par Alfred Lamouroux au cours de la session duConseil général de la Seine[6]. Ce rapport affirme aussi que l'épouse ducommandant Bourgeois préféra se jeter dans la Loire avec son enfant dans les bras plutôt que de se rendre aux Vendéens qui lui promettaient la vie sauve si elle criait« Vive le Roi ! »[6]. Un récit dont le commandant Bourgeois ne fait cependant aucune mention dans ses écrits[1]. En1891, un monument est élevé sur les hauteurs de la Roche-de-Mûrs[4].


Notes et références

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Notes

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  1. « Un corps d'environ deux mille républicains occupait un camp sur les hauteurs d'Érigné, et de là exerçait ses ravages dans tous les environs. Les habitans de Mozé et ceux de quelques communes voisines, réunis à la hâte, luttaient chaque jour avec avantage contre cette horde dévastatrice.

    La division aux ordres de M. de Bonchamps vint au secours de ces braves, et attaqua, le 26, l'armée républicaine dans ses retranchemens. Elle parut faire bonne contenance, et résista quelque temps à l'effort de nos troupes; mais enfin l'intrépidité des chefs, le courage des soldats, l'adresse et l'intelligence de nos artilleurs, fixèrent la victoire. Le camp fut forcé, les retranchemens emportés ; les tentes et les bagages tombèrent en notre pouvoir; quatre pièces de canon furent prises, une autre tomba dans la rivière; six cents patriotes périrent dans le combat; environ trois cents furent faits prisonniers ; un grand nombre, précipité dans la Loire, en essayant de passer ce fleuve à la nage, y trouva la mort.

    Le reste fuyait à toutes jambes vers Angers, lorsqu'environ quatre cents d'entre eux, croyant n'être pas poursuivis, revinrent sur leurs pas, et chargèrent notre troupe avec audace. On leur répondit avec une vigueur à laquelle ils ne s'attendaient pas. Une prompte et forte décharge en mit un grand nombre hors de combat; le reste reprit à la hâte le chemin d'Angers, et nos troupes les poursuivirent jusqu'aux portes de cette ville.

    On assure que dans la soirée un détachement de soldats patriotes se porta de nouveau vers les Ponts-de-Cé; notre garde se replia pour n'être pas cernée[8]. »

    — Bulletin duConseil supérieur de la Vendée, le1er août 1793.

Références

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  1. abcdefghijklmnopqrstuvw etxSavary,t. I, 1824,p. 419-423.
  2. a etbHussenet 2007,p. 538.
  3. abc etdSimone Loidreau,L’authentique histoire de la Roche de Mûrs, 26 juillet 1793, Revue duSouvenir vendéen n°142 (avril-mai 1983),p. 15-33
  4. abcdefghijkl etmGabory 2009,p. 193.
  5. a etbSavary,t. I, 1824,p. 418.
  6. abc etdChassin,t. II, 1894,p. 527.
  7. ab etcSavary,t. I, 1824,p. 424.
  8. Savary,t. I, 1824,p. 423-424.
  9. Martin 2019,p. 141.

Bibliographie

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v ·m
Première guerre de Vendée (1793-1795)
Campagne de mars-octobre 1793
Virée de Galerne
Campagne de Noirmoutier
Colonnes infernales
Campagne de juin 1794-mai 1795
Massacres
Deuxième guerre de Vendée (1795-1796)
Troisième guerre de Vendée (1799-1800)
Quatrième guerre de Vendée (1815)
Cinquième guerre de Vendée (1832)
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