Pour les articles homonymes, voirBataille de la Lys.
Pour les articles homonymes, voirBataille d'Ypres.
| Date | du9 au |
|---|---|
| Lieu | Ypres (Belgique) |
| Issue | Indécise |
| 2e division portugaise 20 000 hommes 55e division britannique | VIe armée allemande 50 000 hommes |
| Britanniques : ~76 000 tués, blessés ou prisonniers Français : ~35 000 tués, blessés ou prisonniers Portugais : ~7 000 tués, blessés ou prisonniers | ~110 000 tués, blessés ou prisonniers |
Batailles
| Coordonnées | 50° 42′ 20″ nord, 2° 54′ 00″ est | |
|---|---|---|
Labataille de la Lys, également connue sous le nom dequatrième bataille d'Ypres ou debataille d'Estaires (en Allemagne :Vierte Flandernschlacht), fait partie de l'ensemble des offensives allemandes dans lesFlandres, l'opération Georgette conçue par legénéral Ludendorff pour reprendreYpres, au cours de laPremière Guerre mondiale. La bataille de la Lys s'est déroulée du au. L'état-major allemand a bénéficié du renfort des troupes ramenées de Russie à la suite de la paix signée avec les soviets (traité de Brest-Litovsk).
La2e division portugaise, commandée par le généralGomes da Costa (qui deviendra plus tardprésident du Portugal), avec approximativement 20 000 hommes, perd environ300 officiers et 7 000 hommes, tués, blessés ou prisonniers, en résistant à l'attaque de quatre divisions allemandes, fortes de 50 000 hommes, de laVIe armée allemande commandée par legénéral von Quast.

Du 7 au, l'artillerie allemande pilonne sans discontinuer la région d'Estaires, en utilisant une grande quantité d'obus àgaz toxiques.
Le, à4 h, des obus tombent sur les positions britanniques basées entreLa Bassée etArmentières. À8 h, laVIe armée allemande dugénéral von Quast attaque par surprise, sous un épais brouillard, les55e (en),40e (en) et34e divisions d'infanterie britanniques, et la2e division d'infanterie portugaise qui est enfoncée entre lecanal de La Bassée et laLys. Quasiment anéantie elle se replie, entrainant plusieurs divisions de la1re armée britannique craignant d'être prises à revers. Au soir les troupes allemandes ont franchi la Lys et laLawe, pris et incendié Estaires, ont avancé de 10 km dans le dispositif allié et capturé 10 000 soldats.
Le, laIVe armée allemande dugénéral von Arnim entre en action contre la2e armée britannique avec comme objectif Ypres. À la fin de la journée les Allemands prennentMessines aux troupes britanniques d'Afrique du Sud et occupent totalement Estaires et les environs défendus par la50e division d'infanterie française[Information douteuse][réf. nécessaire].
Le,Armentières etMerville sont prises par les Allemands. Afin de protéger ses défenses le général Haig inonde son secteur, en attendant le renfort du2e corps d'armée français dugénéral Fayolle dirigé surSaint-Omer.
Le, les Allemands atteignent lemont Kemmel, tandis que plus au nord, les Anglais évacuent tout le terrain situé entrePoelkapelle etGheluvelt. Au nord d'Ypres, les Belges tiennent leur front sans désemparer malgré plusieurs assauts allemands.
Le 1918, six divisions allemandes appuyées par un bombardement d'obus à gaz toxiques, desMinenwerfer et de l'aviation attaquent entreYpres etBailleul et s'emparent du mont Kemmel défendu par les416e,99e et22e régiments d'infanterie des28e et36e divisions d'infanterie françaises.
Le 1918, les Allemands reprennent l’offensive, mais épuisés, ils échouent à prendre les monts Rouge et Noir, les empêchant de progresser vers les ports deCalais etDunkerque .
Malgré ces percées allemandes les Alliés tiennent et, finalement, le 1918 l'état-major allemand décide de stopper l'opération Georgette.
Le, la quatrième bataille d'Ypres s'achève sans que l'armée allemande du front nord puisse espérer atteindre son objectif qui était de déferler vers la France par les ports des côtes belge et française (Calais et Dunkerque). Plus au sud, le généralFoch, commandant en chef des armées alliées, qui prépare ce qu'il veut être l'offensive décisive sur la Somme, n'a pas voulu distraire de troupes pour aider les Anglo-Franco-Belges (et Portugais) à Ypres. C'est qu'il considère que c'est sur la Somme, où les Américains viennent renforcer les Franco-Anglais, que va se produire, croit-il, l'action décisive qui doit obliger l'état-major allemand à renoncer à conquérir le dernier morceau du territoire belge encore inviolé. De fait, ils n'y arriveront pas. Cependant, la grande offensive alliée qui doit vaincre l'Allemagne n'est pas encore pour tout de suite. Il est manifeste qu'après Ypres, les Allemands veulent utiliser les forces libérées par la paix avec la Russie pour un effort suprême plus au sud.
Pour l'ambassadeur du Portugal en France en 2018, Jorge Torres-Pereira,« La bataille de la Lys pour les Portugais, c'est l'équivalent deVerdun en France. Elle fut le premier engagement du jeune Portugal républicain et démocratique sur le théâtre européen[1]. »
Carlos Pereira a réalisé en 2018 un documentaire intituléLes Héritiers de la bataille de la Lys.Tourné en pendant et autour des cérémonies commémoratives du centenaire de la bataille, le film réunit des témoignages d'enfants ou petits-enfants d'anciens combattants. Certains viennent du Portugal, d'autres de France, leur aïeul ayant choisi de s'établir en France juste après la guerre.
Ces descendants témoignent de certains aspects de la bataille :
Le documentaire a été présenté aufestival international du film d'histoire de Pessac en[2].