Pour les articles homonymes, voirBataille de Verdun etVerdun (homonymie).
Cet article est uneébauche concernant unconflit armé.
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Verdun |
| Issue | Victoire prussienne |
| Nicolas-Joseph Beaurepaire † | Charles de Brunswick |
| 3 500 hommes | 60 000 hommes |
Guerres de la Révolution française
Batailles
| Coordonnées | 49° 09′ 39″ nord, 5° 23′ 18″ est | |
|---|---|---|
Labataille de Verdun, puis lesiège de Verdun ont lieu du 29 août au 2 septembre1792, entre les forcesfrançaises de la Révolution et une arméeprussienne pendant les premiers mois de laguerre de la première coalition. Cette bataille se tient peu après la capitulation deLongwy le 23 août, à l’issue du premier siège desguerres de la Révolution française sur le territoire français.
La ville deVerdun, située dans un méandre de laMeuse, est une forteresse stratégique construite par Vauban sous le règne deLouis XIV pour protéger les frontières du royaume de France.
À la suite de ladéclaration de guerre de la France à l'Autriche, le 20 avril 1792, les troupes françaises pénètrent dans lesPays-Bas autrichiens pour aider larévolution brabançonne. Le 28 avril 1792, l'armée du Nord dugénéral Rochambeau, divisée en 3 colonnes, marche surMons,Tournai etFurnes.
Le 29 avril, la colonne dugénéral Biron qui approche deMons s'enfuit après que 2 régiments de dragons se sont débandés à la vue de l'ennemi aux cris de« Trahison ! Sauve qui peut ! ».
Dans le même temps, la colonne du généralThéobald Dillon s'enfuit de la même façon près deTournai.
La troisième colonne, sans soutien, est obligée de battre en retraite sans avoir repéré l'ennemi.
L'offensive de l'armée du Centre dugénéral La Fayette, qui devait, en remontant lavallée de la Meuse, prendreNamur puisLiège est immédiatement stoppée àGivet.
Les divers événements en Pologne ne permettent pas aux Autrichiens de profiter de leurs avantages et de pénétrer, seuls, enFlandre française, sauvant, selon toute vraisemblance, les armées françaises d'une déroute totale[1].
Après lemanifeste de Brunswick, le 25 juillet, auquel le peuple de Paris répond par l'assaut sur les Tuileries, leGeneralfeldmarschallduc de Brunswick décide d'envahir la France à la tête des troupes autrichiennes et prussiennes.


Le 19 août 1792, les troupes prussiennes, autrichiennes ethessoises fortes de 150 000 hommes, accompagnées de 20 000émigrés traversent la frontière.
Le 19 août un premier engagement a lieu àFontoy entre les 22 000 hommes de troupe deHohenlohe et celles du maréchal françaisNicolas Luckner qui résistent courageusement, mais qui sont mis en déroute sous le nombre.
Mais les difficultés commencent ; les armées alliées rencontrent un accueil hostile de la part de la population française, contrairement aux affirmations des Émigrés. D'autre part la fatigue des soldats coalisés est accentuée par une pluie incessante et une dysenterie qui décime les rangs prussiens.
Le 20 août, les coalisés avancent et mettent lesiège devant Longwy qui, bombardée, capitule le 23 août 1792. Ce même 20 août, une colonne prussienne arrive en vue deVerdun. Un affrontement entre les troupes prussiennes et de trop faibles troupes françaises a lieu aux alentours de la ville. Les Prussiens victorieux restent au large de la puissante forteresse jusqu'au 29 août où, renforcés par le gros de leurs troupes, ils investissent la ville.
Sous les ordres ducolonelNicolas Beaurepaire, la forteresse, qui n'était pas prête à subir un siège, s'organise pour résister aussi longtemps que possible aux 60 000 hommes et 40 canons qui l'assiègent et bombardent la ville à partir du 31 août de 11 heures du soir jusqu'au lendemain 8 heures du matin. Beaurepaire ne dispose pour toute garnison que du92e régiment de ligne et de six bataillons deGardes nationaux, soit environ 3 000 hommes. L'artillerie de la place ne compte que 40 bouches à feu disponibles sur les 150 prévues. Les fortifications elles-mêmes, laissées à l'abandon depuis Louis XV, présentent de graves faiblesses : manque de parapets sur les remparts ; absence de maçonnerie sur 600 mètres du mur d'enceinte. Le 2 septembre, le Conseil de la ville vote la reddition. Le colonelBeaurepaire est retrouvé mort d'une balle dans la tête, d'un coup de feu ennemi ou suicidé[2].
Le jour même les Prussiens entrent dans la ville sous les acclamations des royalistes orchestrées par les Émigrés.Les femmes et filles de notables qui offrent des dragées au roi de Prusse seront guillotinées à la reprise de la ville par les forces révolutionnaires de la Convention.[réf. nécessaire]
Le 4 septembre 1792,Frédéric-Guillaume II de Prusse ordonne à son armée, forte de 80 000 hommes d'avancer sur Paris à travers laChampagne.
La vague de panique de la fin août se transforme désormais en colère. Ceux qui ont été désignés comme comploteurs, ou soupçonnés de trahison, sontmassacrés dans les prisons de Paris.
Le 20 septembre, a lieu labataille de Valmy. À la suite de cette défaite, les Prussiens évacuentVerdun le 14 octobre 1792.