Le, les forces du régime syrien et ses alliés mènent une offensive contre les forces de l'État islamique à l'est d'Alep. Les hommes de l'EI se replient pour éviter d'être encerclés et abandonnent plusieurs villages aux loyalistes[4],[5]. Mais les djihadistes se redéploient et contournent lelac Jabbūl pour s'en prendre à une autre cible[1]. La nuit du 21 au 22 février, ils attaquent les environs deKhanasser, au sud-est d'Alep.Khanasser se tient sur la route d'approvisionnement qui relieAlep augouvernorat de Hama, cette route est coupée au nord de la ville par les forces de l'État islamique et au sud par celles deJound al-Aqsa, venues de l'ouest[6],[7].
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au 23 février les combats ont fait au moins 16 morts chez les djihadistes et 35 chez les loyalistes[10].Al-Masdar indique de son côté que selon des sources loyalistes, les combats du 21 au 23 ont fait une douzaine de morts chez les djihadistes contre 21 morts et 27 blessés pour le régime[1]. L'OSDH déclare ensuite que les affrontements du 22 au 26 février àKhanasser font au moins 61 morts chez les loyalistes — dont 4 miliciens duHezbollah et 8Iraniens — et 92 du côté de l'EI[16],[17]. Le 28 février, au moins 26 membres des forces du régime et 14 djihadistes sont tués dans des combats au sud-est de la ville[18]. Le 3 mars, l'OSDH revoit son bilan à la hausse et annonce que les combats livrés du 22 au 29 février à Khanasser et ses environs ont fait au moins 130 morts dans les rangs de l'EI, au moins 20 tués du côté deJound al-Aqsa et au moins 94 morts du côté des forces loyalistes, dont neuf membres du Hezbollah et 16 miliciens iraniens et afghans[2],[3]. Un haut commandant duHezbollah, Ali Fayyad, figure parmi les morts[19],[20].
La route deAlep àHama est à nouveau coupée par les djihadistes la nuit du 4 au 5 mars, au niveau de Cheikh Hilal, au sud-ouest d'al-Ithriyah, dans legouvernorat de Hama. Quinze soldats du régime sont tués[21].