Pour les articles homonymes, voirBataille de Jisr al-Choghour.
| Date | 4 - |
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| Lieu | Jisr al-Choghour |
| Issue | Victoire loyaliste |
| 15 000 hommes[1] | Inconnues |
| 140 morts au moins[2],[3] | 130 morts au moins[4] 2 000 prisonniers[4] |
Batailles
| Coordonnées | 35° 48′ 00″ nord, 36° 19′ 00″ est | |
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Labataille deJisr al-Choghour a lieu lors de laguerre civile syrienne.
Le, l'armée lance une opération àJisr al-Choghour[5]. Le premier jour, les forces de sécurité ouvrent le feu sur une foule de 1 000 personnes qui participait aux funérailles d'un manifestant tué la veille[3]. De violents affrontements éclatent alors : selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), huit agents des forces de l'ordre et 27 civils sont tués les 4 et[3].
Le, les combats sont particulièrement violents : les autorités syriennes évoquent une embuscade contre les forces de police[6],[7]. Des manifestants pillent un poste de police et s'arment tandis que de nombreux soldats désertent et rejoignent les insurgés[8]. Selon le gouvernement syrien, 120 policiers sont tués dans la journée du[3]. Selon les médias du régime, les corps des policiers tués sont mutilés, voir décapités et des édifices gouvernementaux sont incendiés[6],[1]. Les autorités syriennes promettent alors de réagir« avec force »[1].
De son côté, la population commence à fuir massivement la ville : les départs s'intensifient le et le Jisr al-Choghour est pratiquement déserte[1],[9]. Environ 10 000 civils trouvent refuge enTurquie et 10 000 autres s'entassent près de la frontière[4],[9].
Le, l'armée syrienne contre-attaque et commence à pilonnerJisr al-Choghour à l'arme lourde, avant d'entrer dans la ville deux jours plus tard[10],[11]. L'armée mobilise alors 15 000 soldats dans la région, avec des chars et des hélicoptères[1]. Quelques rares accrochages ont lieu à l'intérieur de ville, faisant au moins trois morts[1],[12]. Au moins plusieurs dizaines de personnes sont également arrêtées[1]. Cependant les désertions massives se poursuivent lors des opérations de ratissage et de violents combats entrent loyalistes et déserteurs éclatent le[8],[11],[1],[13]. Un habitant déclare à l'AFP avoir vu des chars de l'armée s'affronter entre-eux[13]. Néanmoins le, l'armée annonce que la ville est sous son contrôle[1].
Le bilan des combats à Jisr al-Choghour est particulièrement lourd pour le régime. Selon le gouvernement syrien, 120 policiers ont été tués à Jisr al-Choghour dans la seule journée du, alors qu'auparavant le bilan total était de 160 morts pour les forces de sécurité dans l'ensemble de la Syrie[5].
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) déclare également que 140 militaires et policiers ont été tués à Jisr al-Choghour les 4, 5 et[2]. Il indique alors que ces combats font passer à au moins 300 le nombre des militaires et policiers tués en Syrie depuis le début des manifestations de[4].
Selon laFédération internationale des ligues des droits de l'homme et le Damascus Center for Human Rights Studies, plus de 130 personnes ont été tuées et 2 000 autres arrêtées par l'armée pendant les opérations militaires à Jisr al-Choghour[4].