Pour les articles homonymes, voirJemmapes.
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Jemappes, près deMons (Belgique actuelle) |
| Issue | Victoire française |
| •Charles François Dumouriez •Jean Becays Ferrand •Louis-Philippe d'Orléans | •Albert de Saxe-Teschen |
| 40 000 hommes 100 canons | 13 716 hommes 56 canons |
| 650 morts 1 300 blessés | 305 morts 513 blessés 423 prisonniers 5 canons perdus |
Batailles
| Coordonnées | 50° 27′ 21″ nord, 3° 53′ 19″ est | |
|---|---|---|
Labataille de Jemappes[1] a eu lieu àJemappes, à côté deMons enBelgique actuelle, entre l'Autriche (Saint-Empire) et laFrance républicaine le[2],[3].

L'armée révolutionnaire française, constituée de 40 000 volontaires et commandée parDumouriez, remporte la victoire, notamment grâce à son avantage numérique, contre l'armée autrichienne auxPays-Bas autrichiens sous les ordres du ducAlbert de Saxe-Teschen, qui doit évacuer le pays.
La victoire de Jemappes aboutit à la prise des Pays-Bas autrichiens. Mais ces derniers repasseront sous le contrôle de l'empereur à l'issue de labataille de Neerwinden ().
Nommé maréchal de camp par Charles François Dumouriez, le, legénéral Ferrand commande l'aile gauche de l'armée. Il contribua au succès de cette bataille par l'intrépidité avec laquelle il emporta à la baïonnette les villages de Carignan (que l'on peut désigner comme la commune actuelle deQuaregnon) et deJemappes, et par l'habileté qu'il déploya en manœuvrant sur le flanc droit de l'ennemi.
Lors de cette bataille, le généralFrançois Richer Drouet, présent à la tête de sa division d'infanterie, fut mortellement blessé.

En 1795, après le retour des Français et l'annexion de laRhénanie et desPays-Bas autrichiens, la bataille donne son nom audépartement de Jemappes.

Louis-Philippe d'Orléans, duc de Chartres, âgé à l'époque de 19 ans et connu comme le « général Égalité », ainsi que son frère cadet,Antoine, duc de Montpensier, qui venait d'être promu au grade d'adjudant général, y participèrent du côté des révolutionnaires. Se distinguant dans le commandement de son aile droite, Louis-Philippe, futur roi des Français en 1830 sous le nom deLouis-PhilippeIer, devait s'enorgueillir jusqu'à la fin de sa vie d'avoir été l'un des artisans de cette victoire décisive. Mais le spectacle du sang versé et de la tuerie devait aussi lui inspirer une profonde aversion pour la guerre.
Devenu roi, il commande àHorace Vernet quatre grands tableaux de bataille qui montrent les victoires françaises lors desguerres révolutionnaires etnapoléoniennes. Ces tableaux célébrant la gloire militaire française et celle du roi ont été accrochés auPalais-Royal. Achevées en cinq ans, ils représentent la bataille de Jemappes (1821), labataille de Montmirail (1822), labataille de Hanau (1824) et labataille de Valmy (1826). Endommagés par un incendie lors de la révolution de 1848, ils ont été restaurés par Vernet lui-même. Ils sont conservés aujourd'hui à laNational Gallery àLondres[4]. Une copie est conservée à Versailles[5].
En 1911, l'un des principaux représentants duMouvement wallon, le socialisteJules Destrée, inaugura sur les lieux de cette bataille un obélisque surmonté d'uncoq gaulois (coq chantant).
Ce monument, comme l'a montré l'historienPhilippe Raxhon[6], a plusieurs dimensions mémorielles.
Hommage à la victoire française qui était aussi la première victoire de la République consciente d'elle-même (àValmy, les soldats n'apprirent qu'après la victoire quela royauté avait été abolie à Paris).
Ce monument est également un hommage aux idées de la Révolution que les initiateurs du monument enWallonie opposaient à l'époque à uneFlandre jugée réactionnaire et conservatrice, et considérée comme imposant cette manière de voir à toute la Belgique grâce à sa majorité numérique.
Depuis son inauguration en 1911, leCoq de Jemappes (orthographiéJemmappes sur le monument), a été l'objet de célébrations particulières du Mouvement wallon de manière intermittente et aussi du mouvement ouvrier (qui, par exemple, chanta tantL'Internationale queLa Marseillaise, dans ses grands rassemblements et ses grandes grèves).
L'affiche du150e anniversaire de la bataille () est cravatée aux seules couleurs belges et françaises.
Enfin, unodonyme àMons rappelle cet événement.
Larue de Jemmapes àNantes, lequai de Jemmapes àParis ainsi que la rue de Jemmapes limitrophe deSartrouville etHouilles au nord desYvelines, rappellent le souvenir de cette bataille.
La Bataille de Jemappes est aussi le nom d'une symphonie descriptive et patriotique composée parFrançois Devienne en 1794 et jouée avec succès pendant la période révolutionnaire[7].
En 1944, la première section de la4e compagnie du501e régiment de chars de combat avait nommé Jemappes un char de reconnaissance M3A3 Stuart. Il fut détruit lors des combats à Savigny-sur-Orge le 24 août 1944 lors de la bataille de Paris.
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