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Bataille de Castalla (1813)

38° 36′ 00″ nord, 0° 40′ 00″ ouest
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Pour les articles homonymes, voirBataille de Castalla.

Bataille de Castalla (1813)
Description de cette image, également commentée ci-après
Bataille de Castalla, 13 avril 1813. Illustration duXIXe siècle.
Informations générales
Date13 avril 1813
LieuCastalla,Espagne
IssueVictoire anglo-espagnole
Belligérants
Drapeau de l'Empire françaisEmpire françaisDrapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau de l'EspagneRoyaume d'Espagne
Commandants
Louis-Gabriel SuchetJohn Murray
Forces en présence
13 200 hommes18 200 hommes
Pertes
Biar : 300 tués ou blessés
Castalla : 1 300 tués ou blessés
Biar : 301 tués ou blessés, 2 canons
Castalla : 440 tués ou blessés

Guerre d'indépendance espagnole

Batailles

Campagne d'Aragon et deCatalogne (1809-1814)
Données clés
Coordonnées38° 36′ 00″ nord, 0° 40′ 00″ ouest
Géolocalisation sur la carte :Communauté valencienne
(Voir situation sur carte : Communauté valencienne)
Bataille de Castalla (1813)
Bataille de Castalla (1813)
Géolocalisation sur la carte :Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Bataille de Castalla (1813)
Bataille de Castalla (1813)

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Labataille de Castalla se déroule le àCastalla, enEspagne, dans le cadre de laguerre d'indépendance espagnole. Elle oppose une armée anglo-hispano-sicilienne commandée par lelieutenant-généralJohn Murray à l'armée française d'Aragon sous les ordres du maréchalLouis-Gabriel Suchet. Les troupes de Murray, installées sur une colline, repoussent avec succès les attaques françaises, obligeant Suchet à se retirer.

Désireux d'empêcher les troupes de Suchet de venir prêter main-forte aux autres armées françaises en Espagne, lemarquis de Wellington, commandant en chef des forces alliées, ordonne au général Murray de se porter à la rencontre de l'armée d'Aragon avec 18 000 hommes. Cependant, Murray manœuvre maladroitement, ce qui incite Suchet à prendre lui-même l'offensive. Après avoir battu un détachement espagnol àYecla, le maréchal marche contre Murray ; sa progression est néanmoins retardée le àBiar par la brigadeAdam, qui permet au gros de l'armée alliée de se retrancher sur une position défensive près deCastalla. Le 13, les attaques françaises sont repoussées avec de lourdes pertes par les troupes britanniques d'Adam et de Mackenzie, ainsi que par les Espagnols de Whittingham. Suchet se retire alors du champ de bataille, sans que Murray ne se lance à sa poursuite.

Contexte

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Portrait en pied d'un maréchal de Napoléon, sabre au côté et chapeau à la main, avec ses troupes passant près de lui.
Le maréchal Suchet, commandant en chef de l'armée d'Aragon. Peinture deJean-Baptiste Paulin Guérin.

Depuis 1809, l'Aragon est occupé par les troupes françaises du maréchalLouis-Gabriel Suchet, qui administre la province de manière indépendante et ne coopère que très peu avec les autres commandants français. Cependant, lemarquis de Wellington, commandant en chef des armées alliées, craint que sa position ne devienne délicate en cas d'intervention des troupes de Suchet dans le centre et le nord de l'Espagne. Pour écarter cette éventualité, Wellington ordonne que des opérations de débarquement soient effectuées sur la côte est de l'Espagne afin de distraire les forces de Suchet[1].

Depuis l'été 1812, une armée anglo-sicilienne forte de 8 000 hommes, renforcée par environ 6 000 soldats espagnols venus deMinorque, occupe le port d'Alicante, sur la côte est de l'Espagne[2]. Plusieurs généraux se sont déjà succédé à la tête des troupes sans que ces dernières n'aient pris pour autant une part active aux affrontements. En, le généralJohn Murray prend le commandement de l'armée d'Alicante, dont l'effectif est alors de 18 000 hommes[1].

Prélude

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Dans les premiers jours d'avril, après quelques manœuvres indécises,Murray positionne sa petite armée àVillena, au nord-ouest d'Alicante. Simultanément, Suchet décide de surprendre le général britannique et ses alliés espagnols. Pour ce faire, il divise ses forces en deux colonnes : la première, sous les ordres du généralJean Isidore Harispe, a pour mission de se diriger surYecla, où stationne un détachement espagnol, tandis que la deuxième, commandée par Suchet en personne, doit se porter sur Villena à la rencontre de Murray[3]. Le, à Yecla, Harispe se heurte aux 3 000 soldats espagnols du général Mijares. Surpris par le4e régiment de hussards et le24e régiment de dragons, les Espagnols sont mis en déroute, avec une perte de 400 tués et 1 000 prisonniers ; deux bataillons d'infanterie espagnols sont pratiquement anéantis. Les Français ne déplorent pour leur part que 18 tués et 61 blessés dans leurs rangs[4].

Informé de ce revers dans la journée, le général Murray ordonne immédiatement le repli sur Alicante, laissant la brigade du colonelFrederick Adam au col deBiar pour couvrir sa retraite. Dans la matinée du, la colonne de Suchet capture un bataillon espagnol àVillena avant de se lancer à la poursuite de Murray. À Biar, les Français engagent la brigade Adam qui, bien commandée, tient fermement sa position. De fait, Adam résiste pendant cinq heures aux assauts français, ce qui donne le temps à Murray d'achever la concentration de son armée àCastalla[3]. Alors que la cavalerie de Suchet est parvenue à chasser les soldats alliés de Biar et s'élance à leur poursuite, cette tentative de transformer la retraite anglo-espagnole en déroute échoue lorsque les cavaliers français tombent dans une embuscade tendue par trois compagnies du2e bataillon du27e régiment britannique[5]. Les pertes françaises lors de ce combat sont évaluées à 300 hommes tandis que celles de la brigade Adam sont de 260 tués ou blessés et 41 disparus, le colonel britannique ayant par ailleurs dû abandonner deux de ses quatre canons[6].

Forces en présence

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Article détaillé :Ordre de bataille lors de la bataille de Castalla (1813).

L'armée deMurray est forte de 18 716 hommes répartis entre l'avant-garde, deux divisions anglo-italiennes, deux divisions espagnoles, la cavalerie et l'artillerie. L'avant-garde, commandée parAdam, comprend 1 179 hommes organisés en trois bataillons et divers autres détachements. La1re division du lieutenant-généralWilliam Henry Clinton compte 4 036 hommes en cinq bataillons. La2e division britannique, sous les ordres du généralJohn Mackenzie, aligne cinq bataillons pour un total de 4 045 soldats. La1re division espagnole du colonelSamuel Ford Whittingham présente à l'effectif 3 901 hommes de troupe en six bataillons, tandis que la2e division espagnole du généralFelipe Roche déploie 4 019 hommes en cinq bataillons. Murray dispose en outre d'une cavalerie forte de 1 036 soldats répartis en neuf escadrons ainsi que de 30 pièces d'artillerie servies par 500 artilleurs environ[7].

Du côté français, l'armée d'Aragon, sous le commandement du maréchalSuchet, compte trois divisions d'infanterie et une division de cavalerie. Le généralAndré Joseph Boussart a sous ses ordres huit escadrons de cavalerie totalisant 1 424 sabres. En l'absence du généralMusnier, la1re division est commandée provisoirement par le général de brigadeLouis Benoît Robert et rassemble huit bataillons pour un effectif de 5 084 hommes ; la2e division, dirigée par le généralHarispe, est forte de 4 052 soldats en six bataillons ; enfin, la3e division du généralPierre Joseph Habert, la plus faible, comprend 2 722 hommes en quatre bataillons. L'artillerie française aligne 24 bouches à feu servis par 282 artilleurs[8].

Déroulement de la bataille

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Un général britannique en uniforme rouge, chapeau dans une main et l'autre dans l'habit.
Portrait du colonelFrederick Adam par William Salter,National Gallery,Londres.

Suchet décide d'assaillir le centre du dispositif deMurray avec les divisionsRobert etHabert. Dans le même temps, cinq compagnies devoltigeurs sont chargées de menacer l'extrémité du flanc gauche des Alliés, pendant que la cavalerie deBoussart doit envelopper leur flanc droit. La divisionHarispe est tenue en réserve. Les Français sont confiants et pensent qu'une attaque en règle sera suffisante pour mettre en fuite l'infanterie hispano-sicilienne[9]. Avant le début des combats, Murray ordonne au colonel Whittingham de redéployer sa division face à l'aile droite française. Se conformant à ces instructions, Whittingham met ses troupes en mouvement, créant ainsi une brèche au centre de la ligne de bataille[5].

Le, à midi, les troupes françaises passent à l'attaque. La division Robert, formée en cinq colonnes, se porte sur le centre anglo-espagnol[9]. De sa propre initiative, Whittingham outrepasse alors ses ordres et réoccupe son emplacement initial au centre du dispositif allié, tout en détachant un bataillon pour contrer les voltigeurs français[5]. Les trois colonnes de droite de la division Robert et les voltigeurs sont repoussés par les solides unités espagnoles de Whittingham. Les deux colonnes de gauche, confrontées à la brigadeAdam, sont également rejetées en bas de la pente[9]. À cette occasion, un bref duel de mousqueterie à courte portée oppose le2e bataillon du27e régiment britannique, déployé en ligne, au121e de ligne français, rangé en colonne ; celui-ci se replie en désordre après avoir perdu 369 hommes[6]. De même, la division Habert est stoppée par les fantassins de Mackenzie tandis que la cavalerie de Boussart est arrêtée par un ruisseau en crue[9].

Repoussé de toutes parts et en état d'infériorité numérique, Suchet est alors dans une position critique. Murray se montre toutefois trop lent à tirer parti de son succès, ce qui permet au maréchal de se retirer du champ de bataille sans être inquiété. Les pertes de l'armée d'Aragon sont également limitées du fait de la défense efficace de la passe deBiar par l'arrière-garde française[10].

Pertes et conséquences

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À l'issue de la bataille, l'armée anglo-espagnole compte 440 tués ou blessés dans ses rangs[10]. La division Whittingham a eu 233 hommes hors de combat, celle de Mackenzie en a perdu 47 et la brigadeAdam 70. Pour sa part,Suchet fait état de 800 tués ou blessés au sein de ses troupes pour l'ensemble des combats deYecla,Biar etCastalla, mais ce chiffre est probablement sous-estimé. Le généralMurray affirme que les pertes des Français s'élèvent à 2 500 hommes. Une estimation de 1 300 tués ou blessés français à Castalla est cependant plus réaliste. En dépit de sa victoire, Murray poursuit sa retraite surAlicante[6].

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références

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  1. a etbGlover 2001,p. 270.
  2. Glover 2001,p. 269.
  3. a etbRiley 2000,p. 339.
  4. Smith 1998,p. 413.
  5. ab etcGates 2002,p. 399.
  6. ab etcSmith 1998,p. 414.
  7. Gates 2002,p. 516.
  8. Gates 2002,p. 516-517.
  9. abc etdRiley 2000,p. 340.
  10. a etbRiley 2000,p. 342.
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