Pour les articles homonymes, voirBataille de Beaulieu-sous-la-Roche.
| Date | 29 avril1793 |
|---|---|
| Lieu | Beaulieu-sous-la-Roche |
| Issue | Victoire républicaine |
| •Henri de Boulard •Goupilleau de Montaigu | •Jean-Baptiste Joly • Alexis Gilbert du Chaffault • René-Louis de Rorthais de La Savarière |
| 1 658 hommes[1] 4 canons[2] | 600 hommes[3] |
| Aucune | ~ 50 morts[3] 2 prisonniers |
Batailles
| Coordonnées | 46° 40′ 40″ nord, 1° 36′ 32″ ouest | |
|---|---|---|
Labataille de Beaulieu-sous-la-Roche se déroula lors de laguerre de Vendée.
En garnison àLa Mothe-Achard[4], depuis le 22 avril[5], le généralHenri de Boulard est rejoint le 28 par lereprésentant en missionPhilippe-Charles-Aimé Goupilleau, dit Goupilleau de Montaigu[4]. Son armée, forte à la mi-avril d'environ 4 000 hommes[6],[7] est alors réduite par le départ de la colonne de Baudry d'Asson pourChallans[8] et le déploiement de détachements àSaint-Gilles-sur-Vie etVairé[9]. Pour Alain Chantreau, Boulard a plus de 1 500 hommes quand il quitte La Mothe-Achard[10]. L'historien Lionel Dumarcet avance quant à lui 1 658 hommes[1].
Du côté des Vendéens, environ 600 hommes[3] sont présents àBeaulieu-sous-la-Roche, sous les ordres deJean-Baptiste Joly, d'Alexis Gilbert du Chaffault et de René-Louis de Rorthais de La Savarière[1],[3].
Le 29 avril 1793, à six heures du matin, les républicains sortent deLa Mothe-Achard et marchent sur le poste des Moulières, avec l'objectif d'avancer jusqu'àPalluau[9]. À l'approche des patriotes, les Vendéens se replient sur des retranchements établis à l'entrée du village deBeaulieu-sous-la-Roche[9].
L'artillerie républicaine se met en batterie et ouvre le feu, tandis qu'un détachement du110e régiment d'infanterie se déploie sur le flanc gauche et que la compagnie degrenadiers du2e bataillon devolontaires deBordeaux et un détachement de volontaires du pays prennent position sur la droite[9]. Après seulement huit coups de canons, Boulard fait avancer son infanterie[1].
Lorsque le détachement du110e engage la fusillade sur la gauche, le1er bataillon de Bordeaux et 30 hommes de la ligne marchent sur le centre au pas de charge, à l'assaut des retranchements[9]. Les Vendéens cèdent à la peur et s'enfuient[1],[9]. Ils traversent le bourg et se dispersent dans les bois[9]. Un autre groupe d'insurgés est également repoussé sur la droite[9]. La cavalerie, avec le représentantGoupilleau de Montaigu, se lance à la poursuite des fuyards sur la route d'Aizenay[9].
Le reste de la journée s'achève sous une forte pluie, la colonne de Boulard passe la nuit à Beaulieu[9] ou àAizenay[1]. Elle reprend sa marche le lendemain, et, sans rencontrer de résistance, elle arrive àPalluau dans la nuit du 30 avril au1er mai, aux alentours de minuit[1],[9].
SelonÉmile Gabory, les Vendéens laissent 50 morts[11],[3]. René-Louis de Rorthais de La Savarière, âgé de 72 ans, est fait prisonnier[3]. Jugé par la commission militaire desSables-d'Olonne, il est guillotiné le 2 mai[3],[12].