Pour les articles homonymes, voirBassin.
| Bassin d'Arcachon | |
Vue aérienne du bassin d'Arcachon en direction de l'Ouest. | |
| Géographie humaine | |
|---|---|
| Pays côtiers | |
| Subdivisions territoriales | Nouvelle-Aquitaine,Gironde |
| Géographie physique | |
| Type | Lagune |
| Localisation | Golfe de Gascogne (océan Atlantique) |
| Coordonnées | 44° 42′ nord, 1° 09′ ouest |
| Superficie | 60 à 174 km2 |
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Lebassin d’Arcachon (Laca d'Arcaishon engascon) est unelagunemésotidale[1] située au cœur du massif forestier desLandes de Gascogne, enGironde, entre les villes deLa Teste-de-Buch au Sud,Lège-Cap-Ferret à l’Ouest et le delta de laLeyre à l’Est. L'entrée du bassin interrompt le cordon dunaire de 250 km de laCôte d'Argent, qui s'étend de l’estuaire de la Gironde à l'embouchure de l'Adour. À la différence desgrands lacs landais, il est largement ouvert sur l’océan Atlantique par l’intermédiaire desdeux passes et constitue une petitemer intérieure de 174 km2 à marée haute et 60 km2 à marée basse[2]. On y pratique l’ostréiculture, la pêche et la navigation de plaisance. Depuis le 5 juin 2014, il abrite leparc naturel marin du bassin d'Arcachon.


Le bassin d'Arcachon fait partie duPays de Buch, il est situé au cœur desLandes de Gascogne, à mi-chemin entre lapointe de Grave etCapbreton, au Sud-Ouest du département de laGironde à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux. Le bassin est de forme triangulaire, délimité par plus de 80 km de côtes plates ou dunaires boisées. Le pourtour du bassin commence, dans lesens trigonométrique (antihoraire) auPyla-sur-Mer puis remonte au Nord versArcachon oblique à l'Est puis au Sud et à nouveau à l'Est au niveau deLa Teste-de-Buch. Il remonte au Nord-Ouest au niveau du delta de laLeyre puis à partir deLège descend au Sud-Ouest jusqu'auCap-Ferret, en face du Pyla-sur-Mer. Au centre du bassin se trouve « l'île aux oiseaux » et sescabanes tchanquées.

Le bassin d'Arcachon est une lagune de forme triangulaire, située dans les Landes de Gascogne, interrompant le cordon dunaire de 250 km de laCôte d'Argent. Lors de latransgression flandrienne (-14 000 à -5 000 ans), le trait de côte se déplace vers l'est avec laremontée du niveau marin et des sédiments s'accumulent sous l'effet des courants marins et des vents. Ces reliefs d'accumulation (plages, cordons dunaires) proviennent du remaniement de stocks de sédiments à partir du plateau continental au cours de cette transgression flandrienne ou redistribués le long des côtes par les courants littoraux actuels. À l'origine, le bassin est un lac fermé alimenté par l'Eyre, petit fleuve côtier de 80 km de long, issu de laforêt des landes. En apportant un flux continu d'eau, ce fleuve surmonte la barrière sableuse il y a environ environ quatre mille ans. La forme triangulaire du bassin provient de la migration méridionale des chenaux de l'embouchure de son estuaire, au fur et à mesure de l'allongement vers le sud de laflèche sableuse littorale, de Lège au Cap Ferret (flèche duMimbeau formée vers 1880, et alimentée par ladérive littorale sous l’action des houles dominantes d’ouest nord-ouest, évaluée à 600 000 m3 de sable/an)[4].
Au cours de la transgression flandrienne et jusqu'à nos jours, cette lagune« a pu maintenir un exutoire à l'Océan en perpétuel changement : lespasses. Dans leur déplacement vers le Sud depuis leHaut Moyen Âge, les passes ont remanié toutes les formations préexistantes (sables, graviers, sols, tourbes, dunes) situées à l'Ouest de la côte actuelle Arcachon-Pyla, phénomène qui se poursuit actuellement par l'érosion du Gaillouneys[5] ».
En plus de recevoir à La Hume de l'eau en provenance dulac de Cazaux (via lecanal de Cazaux), à Lège celle venant dulac de Lacanau (via lecanal des Étangs) et sur tout son pourtour deseaux de ruissellement, via plusieurs ruisseaux ou quelques crastes, le Bassin est surtout alimenté eneau douce par l'Eyre.
L'ouverture sur l'océan Atlantique se fait par un accès unique, les « passes », un ensemble de chenaux d'environ trois kilomètres de large permettant la circulation de l'eau entre le bassin et l'océan à marée basse. La force des courants de flux et de reflux rendent délicats les franchissements de ces passes, surtout par vent d'Ouest aux marées de grands coefficients pour lanavigation ; des accidents mortels de marins expérimentés sont régulièrement constatés. La localisation et la structure des 2 passes suivent une évolution cyclique dont la période est d'environ 80 ans : les passes sont en fait deux chenaux grosso modo parallèles (la Passe Sud et la Passe Nord) dont le tracé se déplace en direction du Sud-Est, du Cap-Ferret vers la dune du Pilat. Quand la passe la plus au Sud atteint la plage au pied de la dune, elle se rétrécit puis « disparait » alors qu'une nouvelle passe se forme vers le Nord, du côté du Cap, transformant ainsi l'ancienne « Passe Nord » en une nouvelle « Passe Sud ». Le balisage par bouées de navigation, est sans cesse corrigé et les cartes marines nécessitent une mise à jour permanente.
Le bassin d'Arcachon est un système lagunaire caractérisé par desvasières àzostères ou àcoquillages, desmarais maritimes découverts à marées basses, desbancs de sable mobiles et éphémères, et des crassats (nom gascon désignant les accumulations de sédiments, de sable et de vase qui constituent laslikke) sillonnés par un réseau de chenaux mineurs (appelésesteys dans le bassin d'Arcachon, ils se vident à marée basse) s'écoulant dans la vingtaine de chenaux principaux qui quadrillent le bassin. Les esteys construisent souvent, dans les chenaux majeurs, de petits cônes deltaïques abondants en débris de coquilles d'huîtres et de coques[Note 1].
À la différence desgrands lacs landais (Hourtin et Carcans,Lacanau,Cazaux et Sanguinet,Biscarrosse et Parentis), cet écosystème original est largement ouvert sur legolfe de Gascogne et lamarée fait pénétrer et sortir deux fois par jour des masses d'eau considérables. Le bassin est en effet soumis à une marée semi-diurne dont l'amplitude varie entre 1,10 m en morte eau et 4,9 m en vive eau[6]. Il est partiellement isolé de l'océan par un cordondunaire comprenant notamment lecap Ferret, ladune du Pilat et lebanc d'Arguin classé enréserve naturelle.
Des bancs de sable mobiles charriés par les courants marins en modifient sans cesse le tracé, et favorisent les organismes aquatiques non fixés dans les passes et sur les bancs desable, qui évoluent au cours du temps particulièrement lors de fortes tempêtes, mais aussi plus simplement et inexorablement sous l'effet desmarées (environ 370 millions de mètres cubes d'eau sont échangés entre le bassin et l'océan chaque jour, à une vitesse moyenne d'environ2 m/s, emportant le sable se trouvant sur les bords des passes) et ducourant marin (longeant le littoral du Nord vers le Sud, il charrie environ 600 000 mètres cubes de sable par an). Localement les herbiers de zostères (Zostera noltii)[7] accueillaient, accueillent ou pourraient accueillir une riche faune ou microfloreépiphyte[8].
En tant que vastezone humide et pour son caractère original, ce bassin occupe une place importante dans laTrame verte et bleue nationale, mais lebon état écologique n'y est pas atteint. En particulier des algues vertes prolifèrent anormalement[9] et leszostères, pour des raisons mal comprises et probablement multifactorielles y sont en forte régression[10],[11], ce qui est préoccupant car en tant qu'herbier aquatique elles fixent le fond et sont un abri et une source de nourriture pour un grand nombre d'autres espèces. L'azote[12],[13] et lespesticides agricoles et urbains apportés par les pluies et eaux de ruissellement[14], ainsi que les biocides desantifoulings sont suspectés (Irgarol notamment[15]).
Le bassin d'Arcachon jouit d'un climat doux avec un ensoleillement important tout au long de l'année, (2 100 heures en moyenne sur le bassin). Les hivers y sont pluvieux mais rarement rigoureux. Il neige toutefois une ou deux fois par an en général. En revanche, les tempêtes d'automne et d'hiver soufflent souvent avec force sur le bassin, rendant les passes impraticables. On a relevé plus de170 km/h lors du passage des tempêtesKlaus en 2009 etMartin en 1999.
Les étés y sont secs et chauds, et rarement caniculaires. La brise thermique se lève en effet souvent l'après-midi, les épisodes de fortes chaleurs ayant du mal à persister dans la durée. De violents orages venus du golfe de Gascogne touchent épisodiquement le bassin (juin 1987, juillet 2003, septembre 2004), occasionnant parfois d'importants dégâts.
Les températures maximales moyennes varient de 11 ou 12 °C en hiver à 25 ou 26 °C l'été. La température de l'eau de mer dans le bassin est de 13 ou 14 °C alors qu'elle est en moyenne de 10 ou 11 °C dans l'océan en hiver. En été, le bassin se réchauffe pour atteindre jusqu'à 22 ou 23 °C alors qu'elle atteint 19 à 21 °C dans l'océan.
La pluviométrie moyenne varie de 800 mm au Cap-Ferret à près de 1000 mm à Cazaux.
| Mois | Jan | Fév | Mar | Avr | Mai | Jun | Jul | Aoû | Sep | Oct | Nov | Déc | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Temp. max. moy. (°C) | 10,9 | 12,2 | 15,2 | 17,0 | 19,8 | 14,4 | 11,2 | ||||||
| Temp. min. moy. (°C) | 2,5 | 2,5 | 4,5 | 6,6 | 10,3 | 13,3 | 15,1 | 15,0 | 12,1 | 9,7 | 5,6 | 3,2 | |
| Moyenne (°C) | 6,7 | 7,35 | 9,85 | 11,8 | 15,55 | 18,5 | 18,05 | 14,75 | 10 | 7,2 | |||
| Précipitations moy. (mm) | 95,5 | 74,9 | 66,4 | 79,6 | 62 | 56,4 | 46,9 | 59,1 | 77,8 | 99,9 | |||
| Source :Météo France, Normales 1981-2010. | |||||||||||||
Les communes situées autour du bassin sont regroupées en deux intercommunalités : lacommunauté d'agglomération Bassin d'Arcachon Sud qui regroupeArcachon,Gujan-Mestras,La Teste-de-Buch (dont dépendîle aux Oiseaux) etLe Teich et lacommunauté d'agglomération du Bassin d'Arcachon Nord qui regroupeAndernos-les-Bains,Arès,Audenge,Biganos,Lanton,Lège-Cap-Ferret, ainsi que les communes deMarcheprime etMios dans l'intérieur des terres.
Sur le plan des cantonal, on retrouve trois cantons : lecanton de La Teste-de-Buch, lecanton de Gujan-Mestras et lecanton d'Andernos-les-Bains.
Toutes ces communes font partie de l'arrondissement d'Arcachon, créé par détachement de l'arrondissement de Bordeaux en 2007 et qui a Arcachon comme sous-préfecture.


L'histoire du bassin d'Arcachon est pour une bonne partie celle duPays de Buch, féodalité dont le seigneur, lecaptal de Buch, résidait àLa Teste. Les premières traces de peuplement se situent aux environs duVIIIe siècle av. J.-C.[16].
Jusqu'au milieu duXIXe siècle, pêcheurs, résiniers et bergers rythment la vie économique locale. Dès1823, on vient chez Legallais, l'un des premiers hôteliers d'Arcachon, pour fortifier sa santé en prenant des bains de mer. Le bassin se trouve alors à 10 heures de voiture de Bordeaux[17]. Le développement du tourisme coïncide avec l'arrivée du chemin de fer àLa Teste-de-Buch (capitale du pays de Buch) en1841, puis en 1857 jusqu'à Arcachon dont la création éclipse le rôle et la place de Teste[17]. L'ostréiculture et la conchyliculture moderne se développent à partir des années 1860. Jusqu'en1950, descures d'air sont préconisées dans la ville d'hiver d'Arcachon pour combattre latuberculose. Le développement dutourisme de masse et l'haliotropisme dans la seconde moitié duXXe siècle peuvent engendrer unecohabitation conflictuelle avec la population locale, unegentrification despopulations résidentielles, unmitage urbain et une intensification des circulations à l'origine de nuisances sociales (trafics, bruit, incivisme) et de problèmes écologiques (pénurie etpollution de l'eau, pollution des bancs d'huître notamment)[18],[19].
De nos jours, le bassin d'Arcachon constitue un dessites touristiques les plus visités deNouvelle-Aquitaine.
L'économie du bassin est principalement tournée vers l'ostréiculture et letourisme. On y pratique notamment lapêche et dessports nautiques. On peut par ailleurs y observer de nombreuses espèces d'oiseaux (cf parc ornithologique du Teich).
Plusieurs petits chantiers navals sont installés autour du bassin pour l'entretien et la construction de petites unités et des fameuses pinasses du bassin.
En février 2017, pour développer des activités complémentaires à celles du tourisme, le syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) crée une initiative intitulée B'A ayant pour vocation d'attirer des entreprises et mettre en avant celles déjà présentes dans le territoire[20].
L'ostréiculture s'est développée auXIXe siècle avec la mise au point de la collecte denaissain surtuile chaulée. Initialement, "la gravette", l'huître plate d'ArcachonOstrea edulis, était la variété commune du bassin. En1920, cette espèce a été décimée puis rapidement remplacée par l'huître « portugaise »Crassostrea angulata qui eut à son tour à pâtir d'une fatale épizootie en1970. Ce fut alors une période fort difficile pour l'ostréiculture locale. Une tentative d'implantation d'une huître « japonaise »Crassostrea gigas réussit fort heureusement, donnant des résultats plus que satisfaisants. Le bassin d'Arcachon produit environ 18 000 t par an sur près de1 800 ha. Le naissain collecté sur place alimente de nombreuses régions productrices.
Le bassin d'Arcachon est le plus grand centre naisseur ostréicole européen. La majorité des huîtres élevées en France sont issues du bassin. La douceur et la qualité de ses eaux, la richesse de ses fonds et la clémence du climat, offrent en effet des conditions idéales pour la reproduction des huîtres creuses. Chaque année, plus de 3 milliards de jeunes huîtres sont expédiées vers les parcs ostréicoles deBretagne, deNormandie, deCharente-Maritime et deMéditerranée.
Cependant, le bassin d’Arcachon souffre depuis déjà quelques années d’une pollution de ses eaux sans cesse croissante.
Ainsi, en 2018, 2020, février 2021 et décembre 2023, des interdictions de vente d’huîtres sont émises à la suite d'intoxications alimentaires consécutives à la présence de norovirus dans les eaux du bassin. Cette contamination fait suite aux débordements des eaux usées chargées enmatières fécales dans le bassin qui contaminent les huîtres. En avril 2024, le tribunal judiciaire de Bordeaux a imposé au Syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon (SIBA) et à son délégataire, la société SB2A, de réaliser une série de mesures en urgence pour mettre fin à cette pollution des eaux du bassin[21].
Sur le bassin d'Arcachon, quatre crus d'élevage existent correspondant à leurs situations géographiques dans le bassin, contrastées entre le Nord et le Sud. Cette situation influe sur le goût des huîtres qui est un coquillage, unmollusque, dont la nourriture (plancton) est directement prélevée dans son milieu naturel :
Lapisciculture est pratiquée àAudenge et auTeich dans des réservoirs isolés par des digues.
Le jeuneJean-Paul Sartre venait passer ses vacances chez ses grands-parents et y séjourna en 1914 où il fut inscrit à l'école communale où, dit Sartre dansLes Mots, l'instituteur le prenait à côté de lui pour « le tenir à l'écart du vulgaire. » D'autres suivirent et vinrent y passer leurs vacances, commeFrançois Mauriac en voisin,Roland Dorgelès ouPierre Benoit pour bénéficier de la brise de mer qui rafraîchit l'air. Le Franc-ComtoisMarcel Aymé séjourna à la villa Takis du Cap-Ferret pendant un an, d'août 1939 à août 1940. Il fit ensuite construire la villa « Pouquette » dans la presqu'île etJean Anouilh procéda de la même façon puisque après avoir loué la villa « Takis », il fit construire la villa « Les Pêcheurs » près de l'église.
Marcel Aymé, qui s'y réfugie en 1940 pendant laDébâcle, est inquiet et écrit à sa fille Camille :« Vu la cherté de la vie, nous envisageons de quitter Le Ferret mais pas dans l'immédiat… »[22].
Des Pouquet à D'Annunzio
En 1932, les époux Maurice et Jeanne Pouquet firent édifier au Pyla une magnifique villa nommée « Totsy ». Simone, la fille de Jeanne y vint souvent avec son mari l'écrivainAndré Maurois. Grâce à l'arrivée du chemin de fer, Arcachon devint à laBelle Époque une station balnéaire à la mode, et lesfrères Péreire y firent bâtir des villas sur le front de mer, des hôtels et le casino. Ils aménagèrent ensuite le quartier de la Ville d'hiver à l'abri du vent. Le dramaturge italienGabriele D'Annunzio séjourna pendant six ans de 1910 à 1916 à la villa « Saint-Dominique » au Moulleau, hameau situé près de la dune du Pilat, sous un nom d'emprunt, car il était poursuivi par ses créanciers. Il trouve aux maisons locales un air de « Riviera ligurienne et celui du lac des Quatre-Cantons »[Note 2].
Il y écrivit en particulier la nouvelleLa Leda senza Cigno (La Léda sans cygne) ayant pour cadre Arcachon et ses alentours et, en français, un drame,Le Martyre de Saint-Sébastien, queClaude Debussy mettra en musique et qui fut représenté à Paris en mai 1911.
Les Hérédia
Le poèteparnassienJosé Maria de Hérédia vint aussi se fixer à Arcachon en 1913 avec sa fille Louise, la femme de l'écrivainPierre Louÿs. Divorcée, elle acheta avec son nouvel époux une villa qu'ils baptisèrent « La Symphonie ». En revanche leur beau-frère marié à Marie, la sœur de Louise, le poèteHenri de Régnier goûtait peu l'endroit et y vint rarement. Marie aimait beaucoup Arcachon, d'autant plus qu'elle succomba au charme de d'Annunzio. Elle écrivit sous un pseudonyme le romanLe Séducteur et, quand sa sœur Louise mourut en 1930, c'est elle qui hérita de la maison.
Jean Cocteau et ses amis
Jean Cocteau s'installa sur l'autre rive du Bassin, dans le village ostréicole duGrand Piquey d'août à octobre 1917[Note 3].
Jean Cocteau revint souvent au Piquey de 1918 à 1923 avec son compagnon Raymond Radiguet qui y écrit une partie de son romanLe Diable au corps et revint y terminer en 1923Le Bal du comte d'Orgel. De son côté Jean Cocteau composa un drame,Le Baron Lazare, le livret dePaul et Virginie avec Radiguet et travaillait comme il l'écrit lui-même à un« bilan de l'esprit poétique actuel ». Mais Radiguet mourut d'unefièvre typhoïde contractée sans doute ici et Cocteau ne reviendra sur le bassin d'Arcachon que bien plus tard, dans les années 1937-1939, avec son nouvel amiJean Marais. Il en profitera pour écrireLa Fin du Potomak et commencerLa Machine à écrire.
Le bassin, reconnu pour son patrimoine naturel, culturel et paysager, présente plusieurs habitats[Note 4].
Face au développement des activités anthropiques et des aménagements à terre et en mer, une prise de conscience collective de la nécessité de mettre en valeur et de protéger le bassin d'Arcachon s'est développée depuis la fin des années 1970. Dans ce contexte est créé le 16 octobre 1970 leparc naturel régional des Landes de Gascogne, qui atteint les portes du bassin par le delta de l'Eyre. Le classement enPNR vise à redynamiser cetarrière-pays qui subit dans sa partie landaise un graveexode rural et une crise économique locale à la suite de grands incendies forestiers (dans certaines parties de la grande Lande, la densité de population est inférieure à 1 habitant/km2, la plus basse de France)[24].
Signe de reconnaissance de la qualité environnementale du delta de la Leyre (territoire à cheval sur les cinq communes de Biganos, Le Teich, Audenge, Lanton et Gujan-Mestras, sur les bords du bassin d'Arcachon), le site reçoit lelabel Ramsar[Note 5] en janvier 2012[25]
Créé le 5 juin 2014, leparc naturel marin du bassin d'Arcachon a pour objectif de contribuer à la protection, à la connaissance du patrimoine marin et de promouvoir le développement durable des activités liées à la mer[26].
Un timbre postal, d'une valeur de 0,30 franc, représentant le bassin a été émis le 7 octobre 1961 avec une oblitérationPremier jour à Arcachon[31].
Un second timbre, d'une valeur de 0,54 centimes d'euros, a été émis pour les 150 ans de la station balnéaire d'Arcachon. LePremier jour de ce timbre était le mardi 15 mai 2007. En premier plan du timbre il y a une pinasse, le bateau traditionnel du bassin[32]. Ce timbre a été dessiné par le dessinateur Thierry Mordant.
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