Elle correspondait à la partie occidentale de l'ancienne province historique deNormandie et d'une partie duPerche. La notion de Basse-Normandie était déjà une réalité auXVIe siècle, voire dès leXIVe siècle[2], sans couvrir précisément le même territoire.
En revanche, celui desLexoviens (Lieuvin,Lisieux), traditionnellement réputé haut-normand, a subi une division administrative après la Seconde Guerre mondiale et se trouve désormais à cheval sur les deux régions avec son chef-lieuLisieux. Son évêché a été supprimé à la Révolution et c'est désormais la circonscription de l'évêque de Bayeux.[réf. nécessaire].
La frontière Sud est alors le territoire de la puissanteseigneurie de Bellême qui profite de sa situation à la frontière entre la Normandie émergente, leMaine et le pays chartrain en France.
Une principauté se constitue avec lePerche et Alençon et finit par constituer leduché d'Alençon.
Le roi de France reprend la Normandie aux Anglais de 1436 à 1450. C'est en 1469 que le roi met fin au titre de Duc de Normandie, rattachant ainsi la province au domaine royal[6].
Le terme de « basse Normandie » s'applique alors à un territoire englobant lesbailliages de Caen, Coutances et Alençon[7]. Cet ensemble correspond à lagénéralité de Caen, créée en 1542, et à une partie de lagénéralité d'Alençon, créée en 1637. Sur la carte de la Neustrie dessinée en 1668 parPhilippe Briet, c'est laTouques qui matérialise la limite avec la Haute-Normandie[8].
La création de la région administrative en 1956 va officialiser la notion de Basse-Normandie jusqu'en 2015. Elle prend pour cadre des départements existants. De sorte que la partie du Lieuvin et dupays d'Auge situés dans le département du Calvados vont se retrouver dans la nouvelle région, alors qu'ils étaient jadis réputéshauts normands. Le même phénomène se produit avec la partieornaise dupays d'Ouche, dont la capitaleL'Aigle, qui se retrouve désormais en Basse-Normandie, alors que sa plus grande partie, qui se situe dans le département de l'Eure, reste en Haute-Normandie.
La Basse-Normandie compte au total13 circonscriptions (soit une moyenne de 113 000 hab. par circonscription).
Considérée comme conservatrice, la Basse-Normandie a longtemps envoyé des députés centristes ou de droite, quelques bassins ouvriers comme Caen, Cherbourg et Argentan-Flers faisant figure d'exception, notamment à partir de 1973. Lors des élections législatives de 1986 (au scrutin proportionnel), leRPR et l'UDF remportent ensemble8 sièges (4 sièges chacun) contre6 sièges auPS etdivers gauche. Lors des élections législatives de 1993,Louis Mexandeau est le seul député socialiste élu dans toute la région tandis que lors des élections législatives de 1997,6 députés de gauche et8 députés de droite sont élus à l'assemblée nationale[10].
En 2002, la droite réalise le grand chelem dans les13 circonscriptions de la région avant de concéder3 députés à la gauche en 2007.
Lors desélections législatives de 2012, la gauche bas-normande réalise un score historique en s'emparant de 9 des13 circonscriptions.
Cinq ensembles assez distincts composent la région. D'abord, sur tout le flanc ouest, leBocage normand. Au centre, deCaen jusqu'àAlençon, une grande plaine, laplaine de Normandie. Au nord-est, lepays d'Auge. Au centre-est, lepays d'Ouche ornais. Au sud-est, le Perche ornais.
Pays d'Ouche : pays normand à cheval sur l'Orne et sur l'Eure, donc à cheval sur les deux régions administratives normandes. La partie bas-normande est organisée autour deL'Aigle.
Perche : région naturelle historiquement non-normande mais entité distincte ou faisant partie duMaine ou encore de l'Orléanais. Le Perche s'étend sur trois régions administratives (Basse-Normandie,Pays de la Loire etCentre-Val de Loire), La partie bas-normande, forme le sud-est du département de l'Orne, autour deMortagne-au-Perche et deBellême.
On appelleCotentin la presqu'île qui s'avance dans lamer de la Manche ainsi que les terres un peu plus en arrière, avec pour extrémité la pointe deCherbourg.
Le point culminant de Basse-Normandie (même de l'ensemble duGrand Ouest) est lesignal d'Écouves (altitude : 413 m). Lemont des Avaloirs, situé à quelques kilomètres au sud-ouest, mais enMayenne, culmine exactement à la même altitude. Même si les deux sommets ont la même altitude, il est davantage d'usage de dire que c'est lemont des Avaloirs qui est le point culminant duGrand Ouest français.
Deux zones notables, dont une intégralement en Basse-Normandie, ont la particularité de présenter toutes les deux des reliefs engendrés par des cours d'eau, offrant des paysages particulièrement préservés :
L'axeCherbourg-en-Cotentin—Caen—Paris est devenu l'« épine dorsale »[15] de la Basse-Normandie, tant ferroviaire (trains grandes lignes) que routière (A13/N 13). Cette voie de communication principale relie les territoires les plus peuplés et économiquement les plus dynamiques (agglomération cherbourgeoise, région caennaise, pays d'Auge), aux dépens d'un sud bas-normand plus rural. Cette structuration oriente dès lors la région davantage vers Paris et la basseSeine (Rouen etLe Havre) que vers les capitales duGrand Ouest (Rennes,Nantes)[15].
A13 (autoroute de Normandie), deParis àCaen parRouen, prolongée jusqu'àCherbourg-en-Cotentin par laRN 13 en voie rapide, en attendant que ce tronçon de Caen à Cherbourg soit mis aux normes autoroutières.
L'aéroport de Caen-Carpiquet est le plus important deNormandie pour ce qui est du nombre de passagers. Des lignes régulières versLyon permettent des liaisons internationales.
la première région agricole notamment pour la production de beurre, de fromages frais et de fromages à pâte molle, la production de pommes à cidre et de produits cidricoles, la production de poireaux et navets ;
la première région en nombre de chevaux, avec 12 % du cheptel équin national ;
la quatrième région pour l'industrie automobile.
Chaque année, la MIRIADE organise le concours de l'innovation[16] bas-normand afin de récompenser des projets innovants, dans les domaines technologiques et organisationnels.
La position géographique de laNormandie détermine sa cuisine qui bénéficie de ses fertiles terroirs lui fournissant à foison les produits agricoles tandis que la mer la pourvoit généreusement en poissons et crustacés divers.
La Normandie aime la bonne chère et sa cuisine se distingue essentiellement par sa production agricole et piscicole. Les produits laitiers y tiennent le haut du pavé : l'usage fait par les Normands du beurre et de la crème dans leur cuisine est remarqué.
Pour l'Église catholique, la Basse-Normandie faisait partie, avec la Haute-Normandie, de la province ecclésiastique deRouen. Le territoire régional est divisé entre les diocèses deBayeux-Lisieux,Coutances-Avranches etSéez.