La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
La commune de Bapaume (nom officiel depuis 1801) est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais à 23 km, à vol d'oiseau, au sud de la commune d’Arras. C’est une commune de type bourg rural avec une population de 3 779 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1999 avec 4 331 habitants.
Ces « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », qui concernent238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales deCambrai,Caudry, Bapaume etAvesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » decéréales et debetteraves industrielles qui représentent70 % de lasurface agricole utilisée (SAU)[15].
Au, Bapaume est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].Elle appartient à l'unité urbaine de Bapaume[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle estville-centre[Note 6],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bapaume, dont elle est la commune-centre[Note 7],[18]. Cette aire, qui regroupe21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (57,6 %), zones urbanisées (24 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,4 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Cette position fut regrettée car dès 1859 la municipalité réclamait la création d'une voie ferrée reliantAchiet-le-Grand (voie Paris-Lille) à Bapaume à traction animale. La voie ferrée reliant ces deux communes ne fut mise en service qu'en 1871, avec traction à vapeur.
Bapaume, d'abord attestée sous la forme « Batpalmis » en 1142, et « Batpalmas » dès 1127, également« Batpalmen »[24] ou« Bapalmen » enflamand, signifie « bats tes paumes » dans le sens « afflige-toi », à cause de la pauvreté du terrain ou de quelque dévastation passée[25]. Jadis, l'expression « battre ses paumes » était un signe de désespoir, d'affliction et a donné quelques noms de lieux du type Bapaume, évoquant le désespoir du paysan qui travaillait pour peu.
Les invasions barbares de 255 à 280 environ détruisirent totalement ce premier Bapaume.
Sous leBas-Empire romain, la ville est reconstruite au même endroit par les colonsbataves enrôlés en tant que soldats-paysans. Des buttes défensives sont construites tout autour dont une à l'emplacement de l'actuel Bapaume, la route reliantArras àSaint-Quentin et àPéronne est déviée pour être implantée à proximité de la butte.
Cette ville s'appelait Helena et fut le lieu oùAetius repoussa la tentative d'invasion des Francs en 448. Cette invasion fut réussie en 454 et mit fin à la présence romaine.Pendant les siècles suivants la ville fut dévastée à plusieurs reprises. Sur la butte romaine, les Francs construisirent un château. La région était peuplée de bandits qui se cachaient dans la forêt d'Arrouaise. L'un d'eux, Bérenger, s'empara même du château par ruse et en fit son repaire. Après sa mort, les habitants de Helluin (Helena) vinrent se mettre à l'abri à proximité du fort et c'est ainsi que naquit Bapaume. Helluin disparut progressivement. C'est grâce aux fouilles entreprises à cet endroit à plusieurs reprises que l'on retrouva les traces de cette ville et son histoire[26].
Progressivement la ville prend de l'importance, le trafic principal n'était plus Est-Ouest mais Nord-Sud, pour garantir le passage contre les bandits un péage est instauré par les comtes de Flandres, des soldats escortant les marchands sur une partie de la traversée de la forêt d'Arrouaise et au nord de la ville. Grâce à ce péage des églises se construisent.
Philippe Auguste revint plusieurs fois à Bapaume pour octroyer des chartes communales. La ville prend son indépendance : construction d'un hôtel de ville avec beffroi, création du blason et d'un sceau, elle a une milice bourgeoise. En 1202, le péage est révisé une première fois puis une seconde fois en 1291. C'estLouis IX de France, en 1237 qui rattacha Bapaume au comté d'Artois passant sous la coupe de Robert d'Artois, son frère, à condition d'en faire hommage aux rois de France. La ville vécut une période de prospérité due au péage et au tissage du lin en toiles très fines (batiste) par lesmulquiniers dans la campagne. À la tête du comté d'Artois se succédèrentRobertIer d'Artois,Robert II d'Artois etMahaut d'Artois. Le neveu de cette dernière qui se faisait appelerRobert III d'Artois revendiqua le trône longuement et pour se venger alla chercher l'aide des Anglais et il s'ensuivit une longue période de guerre, désastres.
Robert I.
Robert II.
Mahaut d'Artois.
Robert III et le roi Édouard III.
La comtesse Mahaut résida souvent au château car elle voyageait beaucoup. Elle y avait sa chambre et y a entrepris de nombreux travaux de fortification. À la mort de Mahaut, Bapaume passa sous la coupe du comte de Flandres en 1330. Celui-ci fit entreprendre des grands travaux et notamment une muraille d'enceinte et de grands fossés autour de la ville en 1335. L'ensemble château et ville constituait une des plus belles places fortes et était appelée « clef de l'Artois »[30].
Ces fortifications protégèrent les habitants de Bapaume à maintes reprises des affreuses déprédations auxquelles se livrèrent les Anglais dans cette guerre. Le bailliage de Bapaume souffrit terriblement pendant cette période ; c'est à cette époque que les habitants des villages se cachaient dans lesmuches creusées dans le sous-sol crayeux.
Bapaume fut sous la coupe des ducs de Bourgogne de 1383 à 1494, c'est dans cette ville queJean sans Peur vint se réfugier après l'assassinat du duc d'Orléans en 1407 et c'est à Bapaume qu'il réunit son armée pour entrer en campagne le 30 janvier 1414. En juillet 1414 le roi de France fit le siège de Bapaume ; la garnison de Jean sans Peur se rendit et Charles VI alla faire le siège d'Arras par la suite. Un traité de paix fut signé le 30 août, Bapaume fut rendu à Jean sans Peur, mais dans un triste état à tel point que le 3 septembre il n'y avait pas assez d'électeurs pour élire les échevins. Après la mort de Jean sans Peur son filsPhilippe le Bon séjourna plusieurs jours au château en 1420 ; c'est lui qui en 1437 accorda à la ville de Bapaume deux foires franches par an. Une période de prospérité s'ensuivit, mais le 4 avril 1472, un terrible incendie ravagea la ville, puis elle fut pillée et brûlée par les troupes de Louis XI le 7 mai 1475 et en 1477. En 1486 Charles VIII s'attaqua de nouveau à l'Artois et donc à Bapaume, la région eut beaucoup à souffrir des combats entre les Bourguignons et les Français, en 1488 (le 4 juin) un incendie fit de nouveaux dégâts à la ville.
C'est à la suite dutraité de Senlis du 13 mai 1493 conclu entre le roi de France etMaximilien d'Autriche que Bapaume va être sous la domination de la maison d'Autriche et administrée par les gouverneurs des Pays-Bas et des gouverneurs nommés par les rois d'Espagne jusqu'en 1641. Une nouvelle ère de prospérité s'engage troublée par les tentatives des gouverneurs de restreindre les privilèges de la ville. Le 23 juillet 1509 le Mayeur Philippe Leclercq obtint un écrit énonçant les pouvoirs des mayeurs et échevins de Bapaume.
Bapaume souffrit beaucoup de la rivalité entreFrançois Ier etCharles Quint, la ville fut dévastée par les Français le, rendue à Charles Quint autraité de Madrid, elle fut à nouveau incendiée en 1543 bien qu'entretemps l'empereur eut donné l'ordre de reconstruire le château et les fortifications. La région fut encore ravagée par les armées françaises en 1554.
Charles Quint.
François Ier et Charles Quint entrent dans Paris (1540).
À la suite de la tentative d'un dénommé Lelievre pour prendre le château[30], les habitants de Bapaume obtinrent que les fortifications du château de la ville soit réunies en 1578. La période troublée par des incursions des dévastations dura jusqu'en 1598, année où fut signé letraité de Vervins (le). Une ère de paix et de prospérité suivit, malgré une épidémie de peste en 1626, qui se termina en mars 1635 quandLouis XIII déclara la guerre àPhilippe IV d'Espagne. Le, Bapaume capitula après le siège de l'armée française. Cette capitulation fut fortement fêtée à Paris car Bapaume était considérée comme une des premières places fortes de l'Artois et de la Flandre.
Louis XIII confirma les pouvoirs de la ville en 1642. Il fit conforter les retranchements qui avaient souffert pendant le siège. Cependant la ville et la campagne environnante eurent à souffrir encore de la présence des armées espagnoles et françaises jusqu'en 1654 (prise d'Arras parLouis XIV qui à cette occasion passa à Bapaume par deux fois au mois d').
Louis XIII.
Louis XIV en 1648.
Le Roi Soleil passa plusieurs fois à Bapaume, en 1667 en revenant des Flandres. Le il vint passer en revue les troupes stationnées près de la ville ; le il passa la nuit au château après avoir inspecté les fortifications.
En 1681 Bapaume fut ravagé par un incendie à la suite duquel il fut interdit de construire avec des toits de chaume.
En 1723 fut érigée sur la place une statue équestre deLouis XV. C'est la première statue du jeune monarque en France. Le le roi passa à Bapaume vivement acclamé par la population. Il traversa de nouveau la ville le, le et le, et le.
La société bapalmoise fut également transformée. Au cours de la Terreur le château n'était pas suffisant pour emprisonner les citoyens soupçonnés de ne pas être favorables à la Révolution, des maisons libérées par les habitants qui avaient fui furent réquisitionnées pour servir de prison.
Joseph Le Bon vint relancer les actions du comité révolutionnaire.
Bapaume est occupée par les Allemands à partir du, puis reprise par les Britanniques le. Le, les Allemands reprennent la ville. La division de Nouvelle-Zélande va reconquérir la ville le. La mairie a été piégée par des soldats allemands au moyen d'une mine à retardateur qui explose juste avant l'arrivée des libérateurs[31]. Le vétéran allemand et écrivainErnst Jünger en explique le fonctionnement dans un passage de sesOrages d'acier : la mine était constituée d'un obus de gros calibre, séparé en deux parties par une cloison de métal ; l'un des compartiments était rempli d'acide, qui rongeait la paroi ; une fois celle-ci dissoute, la mise en contact des deux parties de la bombe l'amorçait[32]. La bataille de Bapaume se déroule du au et du au.
Après l'armistice, alors que commence un lent et dangereux travail dedésobusage, la ville sera classée enzone rouge et d'importants travaux devront y être menés pour lareconstruction. La ville anglaise deSheffield apportera son aide pour la reconstruction.
leBapaume Australian Cemetery qui abrite les dépouilles de88 soldats de 14-18 ; au lieu-dit le Pré Pot de Chart. C'est un cimetière qui a été créé en par le3e Australian Casualty Clearing Station. Il sera clos en avant qu'en et, y soient ajoutés 23 corps allemands.
Depuis 1948, un monument qui le montre au moment de son arrestation honore son souvenir. À l'hôtel de ville se trouvent une urne avec de la terre de Groß-Rosen ainsi qu'un tableau le représentant.
La commune est jumelée avecMoers, une ville deRhénanie-du-Nord-Westphalie, ce jumelage est l'œuvre du fils d'Abel Guidet, Henri Guidet, qui s'est impliqué dans la réconciliation franco-allemande.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[51].
En 2023, la commune comptait 3 779 habitants[Note 8], en évolution de −2,78 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 28,7 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 028 hommes pour 1 789 femmes, soit un taux de 53,13 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[53]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,2
90 ou +
2,9
5,8
75-89 ans
11,8
16,0
60-74 ans
20,6
21,7
45-59 ans
17,5
18,0
30-44 ans
15,9
21,9
15-29 ans
15,3
15,5
0-14 ans
16,0
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[54]
Lerevenu fiscal médian par ménage, letaux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
le taux de pauvreté des ménages de la commune est de24 %, supérieur à celui du département du Pas-de-Calais (18,4 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %)[Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de37 %, inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (44,1 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
La commune est dans l'« Artois », une petiterégion agricole dans le département du Pas-de-Calais[55]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est lapolyculture et/ou le polyélevage[Carte 3].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 12 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 8 en 2000 puis à 8 en 2010[57] et en 2020[Carte 4], soit une baisse de 33 % depuis 1988. Lasurface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de417ha en 1988 à742ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 35 à93 ha[57],[Carte 5].
La statue dugénéral Faidherbe fut inaugurée le 27 septembre 1891. Cette première statue fut sculptée parLouis Noël. Mais pendant la Première Guerre mondiale, le 29 septembre 1916, la statue fut renversée[58]. Elle gisait au pied du socle. Croyant sans doute qu'elle était en bronze, les Allemands voulaient en récupérer le métal. Puis elle disparut. Le socle, meurtri par les éclats d'obus resta vide pendant13 ans. Ce n'est qu'en 1926 que la ville décide de s'adresser au sculpteurJules Déchin de Paris (il possède encore la maquette de la première statue de 1891) afin de réaliser la statue actuelle. Le nouveau monument fut inauguré le 18 août 1929 sur la place Faidherbe parPaul Painlevé,ministre de la Guerre. Au cours du réaménagement de la place, la statue a été installée quelques mètres plus bas le.
Un monument est érigé contre l'hôtel-de-ville à la mémoire d'Albert Tailliandier etRaoul Briquet, tués dans l'explosion de ce bâtiment le 25 mars 1917. Ils étaient tous les deux députés du Pas-de-Calais mais d'opinions différentes : Albert Tailliandier était conservateur, Raoul Briquet était socialiste, en mission d'inspection sur le front pour le compte de l'Assemblée nationale. Ils ont voulu passer la nuit dans le bâtiment mais il était piégé[59].
Intérieur de l'église: vidéo sonore.L'église auXIXe siècle.
L'origine de la paroisseSaint-Nicolas se confond avec l'origine de la ville. L'église primitive fut construite dès que la bourgade prit quelque importance en l'an 1085, avant de disparaître à la fin duXIVe siècle. La précédente église avait été édifiée vers l'an 1600. Détruite lors de laPremière Guerre mondiale, elle a été reconstruite sur les mêmes fondations. L'église actuelle fut mise en chantier en 1924. Le chantier fut long et difficile : en 1928 les voûtes sont restées un an sans couverture. Les chantiers furent terminés à la fin de l'été 1929. Elle conserve aujourd'hui en la chapelle qui porte son nom, le seul monument historique qui ait bravé toutes les destructions, une statue de Notre-Dame de Pitié, datant duXVe siècle, objet de la vénération de la région.
Lemonument aux morts[60] est constitué d'un mur de pierre, surmonté d'unfronton décoré du blason de la ville, et bordé de part et d'autre d'unebalustrade. Sous le fronton et au-dessus de la liste des soldats tués en 1914-1918 répartie sur trois colonnes, les mots « Pro Patria », en grand, précèdent la formule classique « La ville de Bapaume à ses enfants ». Plus bas, sur le côté, se tiennent debout une femme et un enfant symbolisant manifestement la veuve et l'orphelin. La femme, la chevelure partiellement couverte d'un voile qui lui descend à l'arrière jusqu'à mi-jambes, lève le bras droit et désigne un nom avec une palme tenue à la main. Elle a, en signe de protection, la main gauche posée sur l'épaule gauche de l'enfant qui, en pantalon court, la tête levée, recueilli, tient unbéret à la main droite et s'est passé une couronne mortuaire autour de l'avant-bras gauche. Le bas du monument est occupé par la liste, sur quatre colonnes, des disparus en 1939-1945.
De l'ancien château, il ne reste plus rien derrière les pans de muraille des fortifications de la ville. Le site lui-même a conservé sa forme de cratère et a été aménagé en parc verdoyant et lieu de promenade. Ce site est surnommé "Le Donjon" par les Bapalmois.
À Bapaume se trouve uncentre de détention. Celui-ci est notamment connu pour avoir été le dernier centre pénitentiaire ayant accueilliLucien Léger (1937-2008) connu comme étant le plus ancien prisonnier de France (et d'Europe) et qui y séjourna plusieurs années jusqu'à sa libération en 2005.
Michèle Bellon, née à Bapaume en 1949[62], présidente du directoire d'ERDF, femme à la tête de la plus importante entreprise française en nombre de salariés (35 000) en 2012[63].
Jean-Jacques Cottel (1953-), homme politique et maire de Bapaume, né à Bapaume.
D'azur à trois mains appaumées d'argent, celle en chef dextre étant une main senestre[64].
Détails
Ce blason orne le dessus de la porte de l'hôtel-de-ville. Depuis le réaménagement récent du centre-ville, il figure, dans une interprétation esthétique plus moderne, sur chacune des quatre faces de plusieurs blocs de pierre dressés en différents lieux précis. Cesparallélépipèdes gris sont visibles au centre durond-point devant la mairie et à proximité du monument aux morts (à l'angle de larue de Péronne et larue de la République).
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Louis Bédu,Histoire de la ville de Bapaume de son origine jusqu'à nos jours, Arras, Rousseau-Leroy,(lire en ligne)
Gabriel Langlebert,Précis historique sur la ville de Bapaume : Origine de la cité personnages célèbres, monuments, coutumes, institutions, etc, Arras, Rohard-Courtin,(lire en ligne)
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bapaume comprend une ville-centre et une commune de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[56].
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l'évolution de l'occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Elie Barth, Yves Bordenave et Sébastien Demaret, « Comment les ministres se sont pliés à la règle sur le cumul »,Le Monde,(lire en ligne).
↑Gilles Bresson, « Jean-Paul Delevoye, 52 ans, qui brigue la présidence du RPR avec l'aval de l'Elysée, aime jouer de la fibre sociale : portrait »,Libération,(lire en ligne, consulté le).
↑Benjamin Dubrulle, « Caserne Frère : début de la démolition ces prochaines semaines : Jeudi soir, lors de ces vœux à la population, Jean-Jacques Cottel a détaillé les projets et chantiers qui seront menés cette année. Bonne nouvelle : les vieux bâtiments de la caserne Frère vont disparaitre du paysage ces prochaines semaines »,La Voix du Nord, 13/°1/2017(lire en ligne, consulté le)« Anne Duez, ancienne directrice adjointe de l'hôpital de Bapaume et élue pendant 31 ans (conseillère, adjointe et maire de 2002 à 2004 quand Jean-Paul Delevoie était ministre) a été saluée ».
↑« Municipales : le président du CESE, l'ancien ministre UMP Jean-Paul Delevoye, quitte l'UMP pour son soutien à un candidat PS »,Le Lab politique Europe 1,(lire en ligne, consulté le).
↑Benjamin Dubrulle, « Bapaume : Jean-Jacques Cottel s'entoure de trois adjoints, dont deux issus de l'ancienne équipe Delevoye »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑« Beaulencourt: Jean-Jacques Cottel a toute confiance dans la prochaine municipalité »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le)« C'était l'occasion pour Jean-Jacques Cottel de rendre hommage à l'équipe municipale pour son soutien unanime et de préciser sa candidature à la mairie de Bapaume ainsi qu'à la présidence de la communauté de communes du Sud-Artois. « Mes nouvelles fonctions si je suis élu ne pourront être que bénéfiques pour Beaulencourt mais je fais toute confiance en la nouvelle municipalité qui comptera certainement une bonne partie de l'ancienne équipe ». ».