
Labande d'Aozou est un territoiretchadien, de 114 000 km2 et 100 km de large (comprenant la ville d'Aozou), revendiquée par laLibye, qui l'a envahie en 1973 et annexée en 1976, avant sa reconquête par leTchad en 1987, pendant leconflit tchado-libyen.
L'origine du différend remonte à la période coloniale des deux pays, avec la signature en 1935 entrePierre Laval etBenito Mussolini d'un traité prévoyant la cession par laFrance à l'Italie de cette bande au sud de lafrontière tchado-libyenne, telle qu'elle avait été fixée antérieurement par un accord de 1919.
L'Italie s'étant alliée à l'Allemagne nazie, le traité n'a pas été ratifié, mais le traité a ensuite servi de prétexte aucolonel Kadhafi pour intervenir au Tchad. La Libye faisait aussi valoir un prétendu traité secret signé par le président tchadienFrançois Tombalbaye, qui aurait reconnu les prétentions libyennes sur la bande d'Aozou en échange d'une aide financière substantielle.
La zone renferme des ressources inexploitées enuranium etmanganèse, et la possibilité deréserves pétrolières a attisé les conflits dans lesannées 1980.
Dans un arrêt du[1], lacour internationale de justice de La Haye reconnaît la souveraineté tchadienne sur le territoire. En conséquence, l'armée libyenne évacue la bande d'Aozou.
L'accord Laval-Mussolini de 1935 prévoyait aussi la cession d'une partie du littoral de laCôte française des Somalis à l'Italie, qui est invoqué par l'Érythrée pour justifier sesrevendications frontalières.
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