Carte des ZNIEFF detype 1 localisées sur la commune.
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.Trois ZNIEFF detype 1[Note 4] sont recensées sur la commune[24] :
Au, Baixas est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Baixas[Note 5], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (72,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,8 %), mines, décharges et chantiers (4,2 %), zones urbanisées (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le territoire de la commune de Baixas est vulnérable à différents aléas naturels :inondations, climatiques (grand froid oucanicule),feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[29],[30].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau desbassins de l'Agly et de laTêt[31].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés auretrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à descavités souterraines[32]. Une cartographie nationale de l'aléaretrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[33]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[34].
Carte des zones inondables.
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des argiles.
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Baixas est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[35].
Baixas est citée dès843 sous les noms deBaxianum etBaxianos[8]. On trouve ensuite auXe siècle les formesBeixanum,Bexas etBexans, et auxXVIe et XVIIe sièclesBaxas,Bexas etBaixas[36].
La graphie encatalan moderne estBaixàs, dont le nom en français est un calque et qui se prononce « Bachass »[36].
Étymologie
Le nom de Baixas a pour origine un nom domanial latin (gentilice),Bassius ouBaccius, suivi du suffixe possessif-anum[36].
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Le lieu de Baixas est cité en901 parmi les possessions que Leudovinus, ex-vicomte de Narbonne destitué en 878, et son épouse Arsinde cèdent à leurs enfants. Après la mort de Leudovinus, Arsinde et ses enfants vendent Baixas et son église en925 à l'évêque d'Elne. Le chapitre d'Elne en reste propriétaire jusqu'à laRévolution française[8].
AuXe siècle, on cite une villa gallo-romaine (ferme fortifiée accolée à une église) appeléeBaissare (le lieu bas). En925 le village est entouré d'une petite fortification et l’égliseromane consacrée à saintÉtienne.
AuXIIe siècle, l'église initiale est remplacée par une autre, de styleroman, placée sous le patronage deSainte Marie, reconstruite auXIVe siècle puis agrandie au fil des siècles. En1672, elle est dotée d’unretablemaître-autel de 17 mètres de haut entièrement doré à l’or fin en1698 et considéré actuellement comme une œuvre majeure de l’art baroque. Baixas était le siège de l’un des 5 dignitaires duchapitre d'Elne, qui possédait desPalau e casa, (château et maison). Les quatre autres habitaient àBages,Elne,Saleilles etTrouillas.
Lieu de passage des armées empruntant le col de la Dona, sous l’impulsion deJacquesIer d'Aragon, vers1245-1246, Baixas désormais entouré d’un second rempart avec des tours et des portes àpont-levis, solidement protégé se développe.
En 1438, lesbaixanenchs, se soulevèrent contre le Batlle et lesconsuls qu'ils menaçaient de mettre à mort. Une fois l'émeute terminée, la justice se chargea des représailles. Mais elle s'enraya à cause de la lutte entre le lieutenant du gouverneur duRoussillon, et le procureur du chapitre d'Elne, sauvant ainsi les meneurs de la pendaison.
À Perpignan, le 19 mai 1907, regroupement des manifestants aux Platanes, au premier plan la délégation de Baixas.
Les vendanges1906 avaient été désastreuses dans tout le Roussillon. Ce qui n'empêchaient pas la chute des cours du vin. Des familles vigneronnes se heurtaient à des difficultés financières telles qu'elles ne pouvaient plus payer l'impôt. Informé, le gouvernement donna ordre de faire intervenir les huissiers. Le village de Baixas fut le premier à se révolter au début de l'année1907[38].
Le, il reçut le soutien deMarcelin Albert, qui envoya un télégramme àGeorges Clemenceau. Quant à Joseph Tarrius, viticulteur et pharmacien à Baixas, il fait parvenir au gouvernement une pétition signée des habitants du village. Il y est précisé que le seul impôt que les contribuables puissent encore payer est celui du sang. Alors que les défilés de protestations s'étaient multipliés dans les villes et villages, préfectures et sous-préfectures accueillirent les manifestations viticoles. Le, àPerpignan 170 à 200 000 personnes défilent dans la ville. La manifestation se déroule sans incidents graves[39],[38].
Dans les départements du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, les conseils municipaux démissionnent collectivement - il y en aura jusqu'à 600 - certains appellent à la grève de l'impôt. La situation devient de plus en plus tendues, les viticulteurs furieux attaquent perceptions, préfectures et sous-préfectures[40]. Le, la tension monte encore. À Perpignan, la préfecture est pillée et incendiée. Le préfetDavid Dautresme doit se réfugier sur le toit[39].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[45].
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 669 personnes, parmi lesquelles on compte 76,1 % d'actifs (62,7 % ayant un emploi et 13,4 % de chômeurs) et 23,9 % d'inactifs[Note 11],[I 9]. En 2018, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui du département en 2008.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 12]. Elle compte 385 emplois en 2018, contre 411 en 2013 et 453 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 053, soit unindicateur de concentration d'emploi de 36,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,3 %[I 13].
Sur ces 1 053 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 254 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 86,4 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,7 % lestransports en commun, 7,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
En 2013, le nombre total d'emplois au lieu de travail était de 411.Le taux d’emploi annuel moyen (âges et sexes confondus) a été de 64,4 %. Pour cette période, le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 74,8 % contre un taux de chômage de 19,9 %[I 6].
En 2015, le nombre d’établissements actifs était de228 dont79 dans l’agriculture-sylviculture-pêche,14 dans l'industrie,29 dans la construction,82 dans le commerce-transports-services divers et24 étaient relatifs au secteur administratif.
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Le lieu tient son nom de l'Amaga la Dona, petit cours d'eau qui descend depuis le versant sud du Roc Rodon àCases-de-Pène.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).