?–1751
| Statut | Bailliage deLorraine |
|---|---|
| Chef-lieu | Vaudrevange puisSarreguemines |
| Langue(s) | francique lorrain etallemand |
| Religion | Catholicisme, minoritéprotestante |
| Patronne | Sainte-Oranne |
| 1606 | Acquisition de laseigneurie de Bitche |
|---|---|
| 1707 | Intégration de laprincipauté de Lixheim |
| 1751 | Suppression |
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Entités suivantes :
Lebailliage d’Allemagne alias leBailliage allemand (enallemand,Deutsches Bellistum) était, avec lebailliage de Vôge (Mirecourt) et lebailliage français (Nancy), l'une des trois circonscriptions administratives duduché de Lorraine jusqu'à la réforme de 1751.
Il regroupait les diverses possessions ducales de languegermanique situées géographiquement dans leWestrich, une ancienne province du Saint-Empire située le long de la vallée de la Sarre. Lesterres d’Empire et les fiefs desévêques de Metz enclavés à l'intérieur du bailliage n’en faisaient pas partie.
Le siège du bailliage d’Allemagne était depuis leXIVe siècle situé àVaudrevange (Wallerfangen). Au début duXVIIe siècle, il était composé de 790 localités.
Lors de laguerre de Trente Ans, la ville fut ruinée par les troupes suédoises alliées de la France. La région fut occupée par les troupes du roiLouis XIV de France qui ordonna en 1680 le démantèlement de la cité pour édifier une ville forte à sa gloire :Sarrelouis. LeTraité de Ryswick rendit la Lorraine à son duc légitime,LéopoldIer, qui transféra en 1698 le siège du bailliage àSarreguemines.
En 1738, par leTraité de Vienne, la Lorraine et le Barrois furent donnés à titre viager à Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV. Celui-ci confia l'administration de ses nouvelles possessions à son gendre.
Comme dans le reste de laLorraine allemande, les habitants du bailliage parlaient lefrancique lorrain et les actes officiels étaient le plus souvent rédigés enallemand standard (Hochdeutsch). Cependant, en, un édit deStanislas Leszczyński, duc de Lorraine depuis 1738, imposa la langue française pour tous les actes publics et les procédures judiciaires du bailliage.
Le bailliage d’Allemagne fut supprimé par unédit en 1751 dans le cadre d’une grande réorganisation administrative duduché de Lorraine.
Conformément aux dispositions duTraité de Vienne (1738), le Duché de Lorraine fut rattaché à la France en 1766, à la mort de Stanislas, mais la structure administrative resta inchangée jusqu'à la Révolution (création des départements en 1789).
Certains territoires de l’ancien bailliage d’Allemagne dontSiersberg, Schaumberg,Merzig-Saargau,Berus et Vaudrevange, furent cédés à laPrusse lors des Traités de Paris de 1814 et1815 ; ils font aujourd’hui partie duLand de laSarre.
Lajuridiction des Assises de ce bailliage n'en dépassait pas les limites. La ville deVaudrevange fut définitivement choisie comme siège ordinaire des assises du bailliage, dites « Assises d'Allemagne », par un édit deCharles III en date du[1].
À l'époque où fut écrit le manuscrit de la coutume de Lorraine[2], les Assises du bailliage d'Allemagne n'existaient plus. Le corps de l'anciennechevalerie lorraine avait jadis tenu des Assises régulières dans le bailliage d'Allemagne. Mais cette partie du duché était la plus exposée aux ravages des guerres, et les incursions fréquentes de l'ennemi avaient suspendu le cours de la justice. Les Assises de ce bailliage furent rétablies plus tard[1].
Le « bailli d'Allemagne », au commencement duXVIe siècle, n'avait connaissance que des affaires portées volontairement devant lui par lesparties. En règle générale, tous les procès qui survenaient entregentilshommes,vassaux et gens d'église pour héritages,franc-alleux ou autres, et même ceux qui étaient intentés de seigneuries, rentes, revenus etdroits seigneuriaux, ressortissaient à la section deNancy. Cet état de choses portait un grave préjudice aux sujets du bailliage. Aussi firent-ils entendre de pressantes réclamations. Le, sur les remontrances« des gens de l'Estat de bailliage d'Allemagne », intervint un règlement qui renouvela, restitua et établit le siège de la justice et Assise dudit bailliage interrompu depuis quelques années[1].
Sous l'empire du règlement de 1581, toutes les causes portées en première instance aux Assises d'Allemagne étaient sujettes à appel. Les Assises de Nancy les jugeaient en dernier ressort. Cour de première instance en matières féodales, les Assises d'Allemagne jugeaient au contraire en dernier ressort les procès survenus entre lesroturiers du bailliage. Ainsi il n'y avait pas de« Feurs assises »[3] au bailliage d'Allemagne, mais toutes les matières soumises à cette juridiction n'y étaient décidées qu'en premier ressort[1].
Lesbaillis de ce bailliage, étaient désignés sous l'appellation de « bailli d'Allemagne »[4] et étaient les suivants :
| Identité[5] | Période[5] | Observation[5] |
|---|---|---|
| Frédéric Clisentaine (ou Elisenstein) | 1206-1213 | |
| Jean de Warnesperg | 1271-1283 | Justicier |
| Guillaume | 1289 | |
| Peter Kern | 1299 | |
| Weichard de Hamberg ou Felsberg | 1301 | Justicier |
| Charles | 1319 | |
| Fritzmann ou Frédéricde Linange | 1335 | institué justicier par Geoffroy, son père, lieutenant duduc Raoul en la terre d'Allemagne. |
| Jean Priol (ou Prieur) de Sierck | 1344-1362 | |
| Jean de Rosières | 1369 | |
| Willaume ou Guillaume de Belrain | 1378-1381 | |
| Richard de Felsberg | 1386 | |
| Jean Wisse de Gerbéviller | 1390-1404 | Écuyer |
| Henri Bayer de Boppart | 1406-1418 | |
| Jean de Fléville | 1425 | |
| Charles d'Haraucourt | 1428-1429 | |
| Varry de Fléville | 1435-1462 | |
| Jean Wisse de Gerbéviller | 1465-1472 | Conseiller et chambellan |
| Jean Wisse de Gerbéviller | 1473 | IIe du nom, conseiller et chambellan |
| Philippe | 1479-1486 | Comte de Linange et deDagsbourg |
| Jean | 1493 | Comte deSalm |
| Hanneman | 1501 | Comte de Linange |
| Henri | 1505 | Comte de Salm, seigneur deViviers |
| Jacques (ou Jacquot) d'Haraucourt | 1514-1524 | |
| Philippe de Daun | 1534 | Seigneur dela Haute-Pierre et de Réchicourt |
| Philippe de Hausen | 1546-1554 | |
| Adam | 1560 | Baron de Pallant |
| Bernard de Lutzelbourg | 1563 | Conseiller et chambellan |
| Guillaume Krantz de Geilspotzheim | 1579 | Seigneur d'Hellimer, conseiller duduc |
| Philippe de Raigecourt | 1587 | Seigneur d'Ancerville, chambellan et maitre d'hôtel ordinaire |
| Christophe | 1604 | Baron deCréhange et dePuttelange |
| Pierre-Ernest | 1622 | Baron de Créhange, conseiller d'État |
| Pierre de Carelle | 1633 | Conseiller d'État |
| N. Brisacier | 1645 | Grand bailli d'Allemagne, gouverneur deSierck |
| Charles d'Haraucourt | 16?? | Marquis deFaulquemont, maréchal deLorraine etBarrois |
| Antoine de Lenoncourt | 1698 | Comte d'Albert, conseiller d'État et grand écuyer |
| Louis | 1705 | Marquis deBeauvau, conseiller d'État, maréchal de Lorraine et Barrois |
| Silvestre de Spada | 1732 | Marquis deSpada, chevalier d'honneur de laduchesse Élisabeth-Charlotte |
Selon l’historienThierry Alix, le bailliage d’Allemagne comprenait en1594 leschâtellenies,prévôtés, seigneuries et villes deSierck,Siersberg, Schaumberg,Merzig-Saargau,Vaudrevange,Berus,Boulay,Faulquemont,Hombourg etSaint-Avold,Forbach,Puttelange,Sarreguemines,Bitche,Sarralbe,Sarreck,Sarrebourg,Phalsbourg,Morhange,Marimont,Dieuze etMarsal[6]. Certaines villes prétendaient cependant ne pas en faire partie et jouir de privilèges particuliers.
Angweiller,Assenoncourt (Essestorff),Basse-Lindre,Bathelémont, Bessingen (Bassing), Bispingen (Bisping), Buderstorff (Bidestroff),Blanche-Eglise, Kuttingen (Cutting)[7],Dieuze, Gebersdorff (Guébestroff),Guéblange,Guermange (Germingen),Hampont (Hudingen),Haute-Lindre,Amange (alias Emsmingen/Insming), Luderfingen (Loudrefing)[8],Metzingen (alias Metzing/Mellerey),Saint-Jean-de-Rorbach (Rorbach), Sotzelingen (Sotzeling),Techempfül (Tarquinpol), Dorsweiler (Torcheville),Wiss (Vuisse),Semange (alias Semingen/Zommange)[9].
Alstorff-les-Leyningen,Bensingen (Bassing),Kuttingen (Cutting),Ginblingen (Guébling),Guémestorff (Guénestroff),Hunkirchen (Hunskirich),Leyningen (Léning),Lostorff (Lostroff),Luderfingen (Loudrefing),Nebingen (Nébing), Rhodes,Rorbach,Vergaville,Witersburg (Vintersbourg),Wirmangen (Virming)[9].
Disputé à cette période avec lecomte de Hanau-Lichtenberg, comme tout le reste ducomté de Deux-Ponts-Bitche.
Abbertingen,Achen,Altheim,Bedweiller,Biningen,Boweiller,Breytembach,Bussweiller,Drulben,Eppenborn,Eppingen,Ettingen,Eychemberg,Gissingen,Greppen,Hauweiller,Hellingen,Hilscht,Hoddweiller,Holbach,Huspelschidt,Kallenhaussen,Kaltenhaussen,Lampach,Lengissheim,Leymberg,Ludenschidt,Moterhausen,Niedergailbach,Obergailbach,Omesweiller,Orchingen,Reygerssweiller,Riderchingen (Gros-Réderching),Riderchingen (Petit-Réderching),Rollingen,Roppweiller,Rorbach,Rumelingen,Schmalenthal,Schorbach,Schweigs,Sigerstal,Steimbach,Urbach,Wadhaussen,Waldsborn,Walsimer,Weiskirchen,Wolmunster[6].
Selon l’historienHenri Lepage, les prévôtés et offices dépendant de ce bailliage en1710 étaient : Sarreguemines, Bouzonville, Insming, Dieuze, Saint-Avold, Bitche,Bouquenom,Sarverden,Boulay, Siersberg, Schombourg,Saralbe, Morhange (comté),Sareick (terre de), Lixheim, Fénétrange (seigneurie)[9].
Alteville,Altroff,Assenoncourt,Bisping,Blanche-Eglise,Burlioncourt (châtellenie d'Haboudange),Château-Voué,Conthil,Cutting,Dieuze,Domnom (avec la cense de Kirkingen), Dordhal (seigneurie près de Marsal),Guébestroff,Guénestroff,Guéblange,Guermange,Guinzeling,Hampont (châtellenie d'Haboudange),Imling,Kerprich (baronnie),Lening, Lindre (Haute etBasse),Bassing,Bathelémont,Bidestroff (baronnie),Lidrequing,Lostroff,Loudrefing,Marimont ou Morsperg,Marthil,Mollering,Mont-Didier,Mulcey,Nébing,Neuf-Village,Riche,Rorbach,Soltzeling,Tarquinpol,Torcheville ou Dorsweiller,Vahl/Vald ou Vallen,Vergaville (avec la cense de Steinbach),Virming,Zommange.
Berthelming,Betbornn,Diane-Capelle,Fénétrange,Gosselming,Haut-Clocher,Hilbesheim,Langatte,Lohr,Mittersheim,Munster,Niederstinzel,Postroff,Romelfing,Schalbach,Wibersweiller.
Insming (Amange),Rening,Rorbach.
Dennelburg,Fleisheim ou Fletzing,Hellering ou Heilgring,Hérange ou Heringen (baronnie),Hoff/Holhoff ou Holff, Lamath ou Langmath,Lixheim,Mombrun ou Mommeren,Saint-Louis et Spartzbrode (avec Heigerstt et Roterbach, villages ruinés),Sainte-Marie de Bickenholtz,Werkersweiler.
Bermering (châtellenie d'Hinquezange),Dalhain (châtellenie d'Haboudange),Lindrequin ou Linderking,Pevange,Rodalbe,Zarbeling.
Altroff ou Sarre-Altroff,Brouderdorff,Dolving ou Dolfing,Gosselming[10],Kerprich-aux-Bois,Nietting ou Nutting[11],Oberstinzel,Sareick (avec un château).
Metzingen (Metzing[Lequel ?]).
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