En 1697, lePélican, vaisseau dePierre Le Moyne d'Iberville, est pris dans les glaces de la baie d'Hudson. L'expédition rencontre des« Eskimeaux » (sic) en canots (selon l'inscription de l'illustration).
Cette baie porte le nom de l'explorateur anglaisHenry Hudson qui, en 1610, y fut pris dans les glaces avec son bateau.Médard Chouart des Groseilliers etPierre-Esprit Radisson ont déclaré être allés à la baie d'Hudson par voie terrestre en 1659, mais les historiens doutent fortement de ce fait, leurs voyages chez lesAlgonquins ou Anishnabés dulac Supérieur leur ayant donné des informations au sujet de cette grande étendue d'eau salée qu'ils appellentmer du Nord[3] ougrande Baie du Nord[4]. En 1668, à la tête de la première expédition de la toute nouvelleCompagnie de la Baie d'Hudson qu'ils avaient aidé à fonder, ils y entrèrent finalement[5].
Les Anglais firent de même avec les postes français. Le tout ne fut réglé qu'après la confirmation de la propriété de ce territoire à laGrande-Bretagne en1713 par lesTraités d'Utrecht.
En observant bien la forme de la baie, on peut remarquer que la côte est de la baie d'Hudson comporte un demi-cercle dont le centre est situé au nord desîles Belcher[8]. Bien qu'aucune preuve ne l'étaie, une hypothèse avancée est que cette forme cintrée, nomméeNastapoka, indiquerait la présence de l'un des plus grandscratères d'impact météoritiques du monde avec un diamètre de 456 km et âgé d'environ 2 milliards d'années[9],[10]. Parmi les principaux caps créés par cette formation, on retrouve lapointe Louis-XIV, lecap Dufferin et lecap Henrietta Maria.
L'afflux des eaux des îles arctiques au nord de la baie et des eaux douces provenant de nombreux fleuves dont leChurchill et leNelson, maintient dans la baie un niveau plus élevé que le niveau moyen des mers. Ses eaux se déversent donc vers l'océan Atlantique par ledétroit d'Hudson. En raison de ce resserrement et de la taille exceptionnelle de la baie, la masse d'eau peut en faire plusieurs fois le tour avant de sortir.
Parties centre et Est de la baie d'Hudson encore prise dans les glaces le.Lignes continentales de partage des eaux, incluant celui de la baie d'Hudson.
Les mammifères marins y sont en grand nombre : près de 57 000 bélugas passent l'été le long de la côte ouest de la baie. Les groupes de l'estuaire du fleuve Nelson sont probablement les plus importants au monde. On y trouve aussi plusieurs espèces de phoques :annelé,gris,du Groenland,commun, desépaulards, desbaleines boréales, desnarvals[16], desmorses[17] et desdauphins.
Près de la ville deChurchill, les ours polaires passent la saison estivale à hiberner à l'inverse des autres ours, et mettre bas leurs petits. D'ailleurs le dépotoir est un lieu de rendez-vous à l'automne lors du retour vers la baie, en attendant que la glace soit assez solide pour les supporter. Ils essaient ainsi de trouver un peu de nourriture après six mois de jeûne avant de pouvoir chasser leur proie favorite : le phoque. Ceci cause des problèmes de relations humain-ours.
Les battures et les marais de la baie d'Hudson sont fréquentés par quelques-unes des plus importantes populations au monde d'oiseaux de rivage. Y nichent en particulier les très célèbresbernaches du Canada, qu'on appelleoutardes au Québec, et l'une des plus importantes populations au monde defaucons pèlerinsnicheurs. On retrouve près de 200 espèces d’oiseaux aux abords de la baie d’Hudson[18].