Pour les articles homonymes, voirBad trip (homonymie).

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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?Unbad trip, ou « mauvais voyage », ou encore « mauvais délire » en français, est, dans la langue des toxicomanes et toxicologues, une mauvaise expérience liée à la prise dedrogueshallucinogènes. Il correspond à une intoxication aiguë. Il peut survenir dès le début de la « montée » — lorsque les effets de la drogue commencent à se manifester — ou plusieurs heures après avoir pris la drogue ; il peut s'installer et accompagner la totalité de la durée des effets.
DansLes mots anglais du français (Belin, 1999, p. 353), le lexicologue Jean Tournier cite uniquement l'emprunttrip, apparu en 1966, pour désigner« un état hallucinatoire dû à l'absorption d'une drogue, notamment deLSD ». Il voit danstrip« un emprunt d'usage familier, intégré dans le langage des toxicomanes et toxicologues, en concurrence avec sa traduction littérale,voyage ».
Lebad trip est déclenché par la consommation de la substance, bien qu'il soit nettement influencé par l'état psychologique, le contexte, la quantité ou la qualité du produit.
Il peut se caractériser par une forte montée d'angoisse, par des crises dephobie, uneparanoïa, unecrise de panique ou unepsychose.
L'état debad trip est censé avoir une certaine durée, et diffère en cela de périodes plus courtes où l'usager peut ressentir quelques instants une grande gêne, angoisse ou paranoïa, sans pour cela que la totalité de son expérience soit perçue comme désagréable.
Dans la panique éventuellement générée par son état, l'usager peut devenir violent envers lui-même ou envers autrui[1].
Il peut se manifester par deshallucinations visuelles ou auditives, un défaut de perception de la réalité, un jugement altéré... qui, s'ils sont recherchés par les usagers d'hallucinogènes, peuvent être déstabilisants, angoissants ou trop intenses.
Au niveau du comportement, lebad trip peut se caractériser par unedésorganisation comportementale et uneagitation psychomotrice. Au niveau physique par desnausées,vomissements, destremblements, dessueurs, une augmentation soudaine du rythme cardiaque, unepâleur, la salive extrêmement pâteuse, des palpitations, etc.
Dans la plupart des cas, lessymptômes s'estompent avec les effets du produit. Le fait d'être accompagné par une personne prévenante et plus expérimentée, ou ayant des bases de psychologie peut être d'une grande aide pour surmonter un moment difficile.
Dans certains cas rares, l'expérience se révèle suffisamment traumatisante pour engendrer des troubles durables regroupés sous le nom de « syndrome post-hallucinatoire persistant » : angoisses, phobies, état confusionnel,dépression ou bouffées délirantes aiguës.
En général, le traitement médical d'unbad trip consiste en l'administration desédatif, majoritairement desbenzodiazépines ou desneuroleptiques.