Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par lebassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[3].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (90,1 %), zones urbanisées (8,2 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %)[14]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formesAvisina en 775[15] ;Avesnis siccis en 1057 ;Avesnœ siccœ en 1196 (Le Carpentier, 2.128) ;Advesnas siccasen 1233 ;Avesnes les seke(s) en 1261 et 1273[16].
Albert Dauzat etErnest Nègre excluent cet Avesnes des noms de lieux qui remontent à l'ancien françaisaveine, avainne, avene « avoine », mot issu du latinavena[15]. En effet, les formes les plus anciennes de ce type toponymique sont du typeAvis(i)n- /Avesn- cf. aussiAvesnes-Chaussoy (Somme,Avisnas 751),Avesnes-en-Bray (Seine-Maritime,Avisnis 862), ainsi que les formes modernes qui ont conservé leur /s/ étymologique. En outre, ce type toponymique est caractéristique du nord du domaine d'oïl, dans une zone où les toponymistes identifient un certain nombre d'appellatifs d'origine germanique, inconnus plus au sud.
Pour ces raisons,Maurits Gysseling et à sa suite François de Beaurepaire ont considéré qu'il s'agissait du germaniqueafisna /avisna « pâturage »[17],[18] cf. vieil anglaisæfesn « pâturage ». On identifie effectivement ce type toponymique dans un paysage debocage et d'herbages comme lepays de Bray ou l'Avesnois. En outre, des formations toponymiques avec l'article définil oules, plus tardives, confirment cette signification, par exemple : Les Avesnes (Seine-Maritime,Communespatures nommées les Avesnes dans le fief deMontérolier 1455) contrairement à ce qu'affirmeErnest Nègre.
Le 17 juillet 1712, les Anglais, après s'être séparés des alliés austro-hollandais, campent à Avesnes-le-Sec. Le 23, lors de laBataille de Denain leMaréchal de Villars s'installe dans le moulin comme point d'observation de la plaine.
Durant la Première Guerre mondiale, le château de l'Abbaye Saint-Aubert à Avesnes-le-Sec devient l'État-major du Jagdgeschwader 1 et le baron Manfred von Richthofen y réside[20].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[33].
En 2022, la commune comptait 1 453 habitants[Note 3], en évolution de −1,16 % par rapport à 2016 (Nord : +0,51 %,France horsMayotte : +2,11 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 37,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 22,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait722 hommes pour723 femmes, soit un taux de 50,03 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[36]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,1
90 ou +
0,8
4,7
75-89 ans
10,1
13,6
60-74 ans
14,8
19,0
45-59 ans
18,3
20,9
30-44 ans
22,3
18,3
15-29 ans
14,4
23,4
0-14 ans
19,4
Pyramide des âges du département duNord en 2021 en pourcentage[37]
Lesecteur pavé de la route reliant Avesnes-le-Sec àIwuy. Situé trop loin du parcours traditionnel de la courseParis-Roubaix, il n'est donc emprunté que lors de courses locales[38].
Monument aux morts des guerres 1914-1918 et 1939-1944
Situé rue Rouget-de-Lisle, à gauche à côté de la mairie.Descriptif : un personnage féminin symbolisant la patrie, coiffé d'un voile et longuement drapé, la tête légèrement inclinée sur la gauche, tient à la main une couronne de lauriers et serre dans ses bras un drapeau dont la hampe est brisée. À ses pieds, un casque et un étui à douilles.Le monument commémoratif, d'une hauteur totale de 4 m,80, consiste en une statue en pierre blanche, posée sur un piédestal autrefois entouré d'une chaîne retenue par huit obus. Le piédestal porte, sur la face principale, l'inscription suivante, disposée autour d'une palme et d'unecroix de guerre : « Aux enfants / d'Avesnes-le-Sec / morts / pour / le Droit / et la / Liberté / 1914 – 1914 ». Le nom du statuaire est gravé sur le côté droit de la terrasse de la statue.L'inauguration a dû avoir lieu dans le courant de l'année 1922.Le marché pour l'exécution de la statue a été conclu le 13 mars 1920 entre A. Bury, maire d'Avesnes-le-Sec, et le sculpteur Paul Capellaro, de Paris. Le dessin du projet fut dressé et approuvé par le maire, l'architecte et le statuaire le 10 août 1920. Le procès-verbal d'adjudication pour les travaux du piédestal et du socle a été signé le 8 février 1921 par G. Rigot, architecte communal et Oscar Devémy, entrepreneur à Avesnes-le-Sec. (sources : archives d'Avesnes-le-Sec aux ADN, réf. 2 O-37/53 : 1921-1923 et 2 0-37/139 : 1921-1923. Les pièces sont consultables surhttps://monumentsmorts.univ-lille.fr/monument/54/ avesnes-le-sec).La liste des 83 noms inscrits sur les faces latérales du monument est consultable sur le site internet MemorialGenWeb (relevé n° 36121).
Monument aux morts de la guerre 1870-1871
Situé à côté de l'église.Descriptif : haute stèle en pierre blanche posée sur un socle qui porte, sur sa face principale, une large palme, et est ceint de quatre bornes en pierre reliées par des barres métalliques. Sur la stèle sommée d'une croix, est gravée cette inscription : Aux enfants / d'Avesnes-le-Sec / morts / pour / la patrie / 1870 - 1871.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Statistique archéologique du Département du Nord, seconde partie, Librairie Quarré et Leleu à Lille, A. Durand 7 rue Cujas à Paris, 1867
↑Maurits Gysseling,Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en Duitsland (vóór 1226), Deel I, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Nederlandistiek, 1960, p. 86 (lire en ligne)[1]
« René Bavay avait été maire de son village natal dès 1957, à la suite d'une élection partielle consécutive au décès de son père, César. »
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↑« Avis de décès de Henri Levant »,La Voix du Nord, :« [...] ont la douleur de vous faire part du décès de monsieur Henri Levant, contremaître retraité d'Usinor à Denain, maire honoraire d'Avesnes-le-Sec, membre du CCAS, ancien président de sociétés locales, décédé à Cambrai, le vendredi 7 septembre 2012, à l'âge de 80 ans. »