| Fondation | 1719 |
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| Type | Enseignement privé sous contrat |
| Directeur | Thomas Marlat |
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| Formation | Maternelle, élémentaire, collège, lycée général, tertiaire, CPGE, CPGE associées à ECAM LaSalle |
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| Langue(s) des cours | Allemand, anglais, espagnol, italien, grec ancien, latin |
| Ville | 5e arrondissement de Lyon |
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| Pays | |
| Site web | [1] |
| Coordonnées | 45° 45′ 51″ nord, 4° 49′ 33″ est | |
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Géolocalisation sur la carte :Lyon | ||
Aux Lazaristes - La Salle (communément appelé lesLazos) est unétablissement scolairemixte,privé sous contrat faisant partie de la congrégation desFrères des écoles chrétiennes (Lasalliens). Ses 3 800 élèves, allant de la maternelle au bac+3, sont répartis entre six sites, dont deux historiques situés dans le5e arrondissement de Lyon[1].
Le lycée est réputé pour ses excellents résultats au baccalauréat et aux concours d'entrée aux grandes écoles scientifiques (Polytechnique,CentraleSupélec,Mines de Paris,École des Ponts). Elle est ainsi en 2020 la meilleure prépa de France en filièresMP etPC[2].
L'histoire de l'établissement débute en 1606 lorsque Claude Pellot,trésorier de France, seigneur de Port-David et deSandar, achète le terrain et débute la construction de la maison où se trouve actuellement l’administration du centre scolaire. Parallèlement, en 1625,saint Vincent de Paul fonde àParis, quartier Saint-Lazare, les « Prêtres de la Mission », connus sous le nom de « Messieurs de Saint-Lazare », lesquels deviennent par simplification les « Lazaristes ».
Cette congrégation installe une communauté àLyon en 1668, et cinq ans plus tard achète auprévôt des marchands le domaine « sis 24 montée Saint-Barthélemy », lequel le tenaient desUrsulines, religieuses enseignantes. Les nouveaux occupants l’aménagèrent en vue de leurs propres besoins et construisirent notamment la chapelle Sainte-Philomène de 1763 à 1768. La loi de l’Assemblée nationale de 1790 sur le clergé les déposséda de leur bien. Vendu comme « bien national », le clos dit « des lazaristes » eut plusieurs propriétaires successifs.
Toutefois, en 1833 lesreligieuses de la Visitation l’achetèrent pour accueillir des personnes âgées, mais de graves difficultés financières les obligèrent à vendre leur monastère. C'est pourquoi en 1835,Pauline Jaricot, lyonnaise fondatrice de laŒuvre pontificale de la propagation de la foi et du Rosaire Vivant, l’acheta. En 1839, conseillée par l'archevêque,Mlle Jaricot rétrocéda auxFrères des écoles chrétiennes, sans bénéfice, le clos dit « Lazaristes ».

C'est en 1839 qu'un décret royal autorisa l'ouverture d'un pensionnat, marquant le début des activités d'enseignement. En 1903, Le pensionnat des Lazaristes comptait 1070 élèves : 505 pensionnaires, 388 demi-pensionnaires, 177 externes. Mais en 1904, laloi sur les congrégations enseignantes etcelle de séparation des Églises et de l'État entraînèrent la fermeture de l'école des Lazaristes le 12 juillet. Cependant, deux ans plus tard, la société de « l’enseignement libre aux Lazaristes » racheta les locaux et un frère sécularisé, M. Brelat, devint directeur.
En 1940, l’école Arts et Métiers d’Erquelinnes, AMER, ne pouvant, pour cause d’occupation allemande, exercer son enseignement enBelgique, se replia aux Lazaristes, s’y installant définitivement en 1946 en prenant le nom d'École catholique d'arts et métiers (ECAM). Les Lazaristes évoluèrent alors de l’enseignement commercial vers l’enseignement technique industriel avec la préparation dubaccalauréat mathématiques et technique E. En 1962, s’ouvrirent lesclasses de mathématiques supérieures technologiques préparatoires à l’ECAM, suivies en 1967 de classes de mathématiques spéciales technologiques.
Dès 1971, une orientation vers le scientifique fut prise avec la mise en place du baccalauréat série « C », suivie en 1980 de la préparation au baccalauréat série « D ». L’enseignement technique s'élargit avec l'ouverture, en 1973, de la préparation au baccalauréat construction mécanique F1. L'éventail des formations proposées s'élargit avec l'ouverture de lafilière préparatoire aux grandes écoles scientifiques en 1989[3].
L'année suivante a lieu une fusion entre le centre scolaire « Aux Lazaristes » ainsi que les écoles et collège Saint-Bernard, Saint-Nizier et Tour Pitrat, passant ainsi d'un à trois sites et de 850 élèves à 1378. Puis entre 1999 et 2000 l'établissement subit une rénovation intensive, et voit l'ouverture des filières ES et S-SI pour le baccalauréat, etPCSI,PC etPSI pour les classes préparatoires.
En 2009 ouvre la filièrefilière préparatoire aux grandes écoles TSI, réservée aux bacheliersSTI etSTL. Puis, en 2011 est ouverte uneclasse préparatoire seconde année PT. Cette nouvelle classe s'ajoute aux deux classes identiques déjà ouvertes. Ainsi trois classes préparatoires seconde année PT succèdent à trois classes préparatoires première annéePTSI. Ce parcours sécurisé destine à l’entrée dans le cycle ingénieur ECAM et aussi à l’accès par concours à d’autres écoles d’ingénieurs. Enfin, en 2019, Les Lazaristes fusionnent avec l'etablissement « La Salle - Lyon Croix-Rousse » et prennent leur nom actuel « Aux Lazaristes - La Salle »[4]
S'agissant d'un établissement privé, la scolarité est payante[3].

Actuellement, l'ensemble scolaire compte environ 3 800 élèves répartis sur six sites :
Le lycée a la particularité - unique en France - de faire démarrer l'année scolaire par un tronc commun à ses trois voies proposées : MPSI, MP2I, et PCSI[13].
En deuxième année, les Lazaristes accueillent des classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (MP,MPI,PC,PSI,TSI). Un internat est disponible pour une grande partie des 350 élèves[3].
L'établissement accueille également trois classes dePTSI/PT àparcours sécurisé ouvert associées à ECAM LaSalle, comptant un total de 300 étudiants.
En 2021, le lycée se classe2e sur 70 au niveau départemental quant à la qualité d'enseignement, et48e sur 2277 au niveau national[14] selon le classement deL'Express. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la « valeur ajoutée » (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[15].
Le classement national desclasses préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans lesgrandes écoles.
En 2020,Challenges donnait le classement suivant pour les concours de 2019 :
| Filière | Élèves admis dans unegrande école* | Taux d'admission* | Classement national | ||
|---|---|---|---|---|---|
| MP /MP*[16] | 20 / 35 élèves | 57 % | 1e sur 113 | ||
| PC /PC*[17] | 20 / 36 élèves | 56 % | 1e sur 106 | ||
| PSI* /PSI*[18] | 20 / 37 élèves | 54 % | 6e sur 118 | ||
| Source : Classement 2020 des prépas -Challenges(Concours de 2019). * Enfilières scientifiques, le classement prend en compte les résultats pour les huit plus grandes écoles d’ingénieurs :Polytechnique,Ponts ParisTech,CentraleSupélec,Mines ParisTech,Isae-Supaero,Arts et Métiers ParisTech,Institut d'optique Graduate School etTélécom Paris. | |||||
En 2021, l'établissement figure au quatrième rang national des prépas scientifiques (55,6 % d'admis en MP, 62,8 % en PC et 63,8 % en PSI)[3].
Ce site est desservi par lastation de métroVieux Lyon - Cathédrale Saint-Jean ainsi que par letram-train de l'Ouest lyonnais et la ligne detrolleybusC3 au niveau de lagare de Lyon-Saint-Paul.

En 2005 est créée l’Association de sauvegarde de la chapelle Sainte-Philomène des Lazaristes (ASCPL), afin de valoriser la restauration de l'édifice.
Bien qu'inaccessible au public, la chapelle Sainte-Philomène présente une qualité architecturale inattendue pour une chapelle de collège. Elle se présente dans un stylenéo-classique.
Ses dispositions architecturales actuelles sont le résultat de plusieurs campagnes successives de travaux, menées à partir de 1763 et achevées en 1890 par l’intervention deLouis Sainte-Marie Perrin. Des restaurations importantes de toiture et de sol y ont été effectués plus recemment[19].
L'orgue de la chapelle a été réalisé par lefacteur d'orguesJoseph Merklin[20].
Du fait de sa situation géographique sur lacolline de Fourvière, le site historique sur lamontée Saint-Barthélemy profite de vues sur l'agglomération lyonnaise[3], et même au-delà.