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Auvergne-Rhône-Alpes

45° 42′ nord, 4° 48′ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirARA.

Auvergne-Rhône-Alpes
Auvergne-Rhône-Alpes
Logo de la région.
Blason de Auvergne-Rhône-Alpes
Blason
Drapeau de Auvergne-Rhône-Alpes
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
PréfectureLyon[1]
Départements etcollectivités territorialesAin (01)
Allier (03)
Ardèche (07)
Cantal (15)
Drôme (26)
Isère (38)
Loire (42)
Haute-Loire (43)
Puy-de-Dôme (63)
Rhône (69)
Métropole de Lyon (69)
Savoie (73)
Haute-Savoie (74)
Arrondissements39
Cantons242
Communes4 027
Conseil régionalConseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
Président du conseil régional
Mandat
Fabrice Pannekoucke (LR)
2024 - 2028
PréfetFabienne Buccio[2]
Code Insee84
Code ISO 3166-2FR-ARA
Démographie
GentiléAuvergnats
Rhônalpins
Aurhalpin[réf. nécessaire] (non officiel)
Population8 205 557 hab.(2023en évolution de +3,24 % par rapport à 2017)
Densité118 hab./km2
Rang (population)2e sur 18
Langues
régionales
francoprovençal ou arpitan[3],[4] (lyonnais,forézien,bressan,savoyard,dauphinois,jurassien),occitan[5],[3] (auvergnat,languedocien,vivaro-alpin),langue d'oïl
Géographie
Coordonnées45° 42′ nord, 4° 48′ est
Superficie69 711 km2
Rang4e sur 18
Localisation
Localisation de Auvergne-Rhône-Alpes
Liens
Site webauvergnerhonealpes.fr
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Auvergne-Rhône-Alpes est unerégion française située dans le quart sud-est de laFrance métropolitaine. Elle est créée par laloi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, à la suite desélections régionales de 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes. Regroupant les anciennes régionsAuvergne etRhône-Alpes, elle se compose de12départements et d'unemétropole à statut de collectivité territoriale, sa superficie est de 69 711 km2 et sa population s'élevait à 8 205 557 habitants[6] en 2023 ; sonchef-lieu estLyon.

C'est la quatrième plus vaste région française après laGuyane, laNouvelle-Aquitaine et l’Occitanie dont elle est limitrophe des deux dernières, et possède une superficie supérieure à celle de laGéorgie mais inférieure à celle de l’Irlande.

Géographie

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Situation

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L'Auvergne-Rhône-Alpes est située dans le quart sud-est de laFrance et couvre une superficie de 69 711 km2. Elle est limitrophe de cinq autres régions administratives : laBourgogne-Franche-Comté au nord, leCentre-Val de Loire au nord-ouest, laNouvelle-Aquitaine à l'ouest, la régionOccitanie au sud-ouest et la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur au sud-est. Elle est également limitrophe de deux pays étrangers : l'Italie, à l'est, ainsi que laSuisse, au nord-est. Cette région se présente comme un ensemble hétérogène aussi bien sur le plan géographique que sur les plans socio-économiques ou culturels. Lors de sa création, la réunion de l'Auvergne avec les régions alpines et rhodaniennes est apparue comme une innovation historique.

Subdivision départementale de la région Auvergne-Rhône-Alpes (le sigle ML désigne lamétropole de Lyon).

Extrémités régionales :

Régions limitrophes de l'Auvergne-Rhône-Alpes
Centre-Val de LoireBourgogne-Franche-ComtéCantons de Vaud, deGenève et deValais
(Drapeau de la SuisseSuisse)
Nouvelle-AquitaineAuvergne-Rhône-AlpesVallée d'Aoste etPiémont
(Drapeau de l'ItalieItalie)
OccitanieOccitanie
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Géologie

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Lesous-sol de la région compte de nombreuxbassins houillers français anciennement exploités, pour la plupart, par lesHouillères d'Auvergne,de la Loire etdu Dauphiné.

Topographie

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La région s’étend sur leMassif central à l'ouest et sur le massif desAlpes à l'est. Entre les deux, se déploie lavallée du Rhône. Lemassif du Jura occupe la moitié est du département de l'Ain ainsi qu'une petite partie des départements de l'Isère, de laSavoie et de laHaute-Savoie.

Massif central

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Article détaillé :Massif central.
Méandre deQueuille (Combrailles).

Les départements de l’Allier, duCantal, de laLoire, de laHaute-Loire et duPuy-de-Dôme font entièrement partie duMassif central, les départements de l’Ardèche et duRhône en font aussi partie pour une large part.

L’Auvergne se trouve au cœur du massif et juxtapose des paysages variés. Auxhorstscristallins du socle primaire qui apparaissent à sa périphérie, s’opposent des zones volcaniques et des plaines ou bassins d’effondrement, partiellement comblés par des sédiments.

Lepuy de Sancy.

À l'est deClermont-Ferrand, les blocs cristallins ont été soulevés le long de failles et délimitent de petits fossés : laplaine d’Ambert, surplombée par le massif duLivradois (Bois Noirs, 1 215 m), et lesmonts du Forez (1 631 m àPierre-sur-Haute) qui surplombent laplaine du même nom. Ces hosts granitiques sont prolongés au nord par laMontagne bourbonnaise et lesmonts de la Madeleine. Du nord-ouest au sud-ouest, les masses cristallines conservent une allure de plateau. LeBocage bourbonnais et lesCombrailles sont profondément entaillées par l’érosion fluviatile (gorges de la Dordogne et de laSioule). L’érosion glaciaire intense est à l’origine des nombreux lacs de l’Artense pouvant rappeler la topographiescandinave. Au sud-ouest, laChâtaigneraie offre un paysage de collines et un climat adouci, aux accents méditerranéens. Au sud, les monts de laMargeride (signal de Randon, 1 551 m) se prolongent dans laLozère.

Lepuy Mary.

Les volcans d’Auvergne sont apparus à l’ère tertiaire, lors des dislocations du socle primaire, consécutives à l’orogenèse des Alpes. À l’ouest de lafaille de Limagne, sur les rebords de laLimagne, lesmonts Dôme ou Chaîne des Puys aligne80 volcans. Tous les types y sont représentés, même si les volcans de typestrombolien sont les plus nombreux. Ce sont des volcans récents et bien conservés ; ils sont dominés par le Puy de Dôme (1 465 m). L'ensembleChaîne des Puys - faille de Limagne, a été classé aupatrimoine mondial de l’UNESCO en 2018. Au sud, se situent ensuite lesmonts Dore qui culminent aupuy de Sancy (1 885 mètres), point culminant du Massif central. Ce sont de grandsstratovolcans plus anciens qui ont été démembrés par l’érosion fluviatile et glaciaire. Ils emprisonnent des lacs d’origines diverses : lacs de cratère comme lelac Pavin, lacs de barrage volcanique comme lelac d'Aydat ou lelac Chambon, ou lacs morainiques comme lelac de Guéry.

Lepuy de Dôme.

Plus au sud, s’enchaînent d’abord le plateaubasaltique duCézallier, pouvant évoquer les paysages écossais, puis le puissantensemble volcanique du Cantal. Avec ses 70 km de diamètre, faisant de lui le plus large volcan d'Europe. Où rayonnent, à partir dupuy Mary (1 783 m) et duPlomb du Cantal (1 855 m), des vallées en auge (Cère,Maronne,Rhue,Alagnon). Celles-ci séparent de vastes plateaux basaltiques, aux sols fertiles : les planèzes. La plus grande est laplanèze de Saint-Flour. Cet ensemble bénéficie de la protection duparc naturel régional des volcans d'Auvergne.Au sud de laTruyère, l’Aubrac conserve une allure de plateau où terrains granitiques et volcaniques se mêlent.

Au sud-est, leVelay a été buriné par l'érosion, lemassif du Devès est unecoulée de lave sans cratère et, plus à l'est, ne subsistent que les sucsphonolitiques dumassif du Mézenc :mont Gerbier-de-Jonc (1 551 m),mont Mézenc (1 753 mètres), prolongés au nord par le massif duMeygal.

À l'est, se succèdent, du nord au sud, les monts duBeaujolais (mont Saint-Rigaud, 1 009 m), lesmonts du Lyonnais (crêt Malherbe, 946 m), le massif duPilat (crêt de la Perdrix, 1 432 mètres), lesBoutières et lesCévennes vivaroises (serre de la Croix de Bauzon, 1 544 m). Plus à l'est encore, leplateau du Coiron marque la limite du Massif central.

Les terrains sédimentaires forment le troisième ensemble du relief auvergnat. Le terme de « Limagne » désigne les zones d'une très grande fertilité du Tertiaire qui s’opposent aux montagnes. Deux grands axes, de direction sud-nord, apparaissent avec évidence : celui de la Loire qui draine laplaine du Forez et celui de l’Allier qui draine les petitesLimagnes de Brioude et d’Issoire au sud, laGrande Limagne de Clermont et, au nord, laLimagne bourbonnaise plus sableuse. Enfin laSologne bourbonnaise, vaste région de bas plateaux, est sillonnée par de nombreuses rivières.

Vallée du Rhône

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Article détaillé :Vallée du Rhône (France).

Le Rhône entame son cours dans la région à la frontière franco-suisse, au niveau de la commune deValserhône. Le début de son cours marque la limite entre lemassif du Jura et lemassif des Alpes. La vallée du Rhône devient une véritable entité géographique avec la région naturelle de l'Isle-Crémieu. Ce plateau calcaire de forme triangulaire d'une altitude moyenne de 325 mètres est la dernière extrémité dumassif du Jura. LeRhône traverse ensuite laplaine de Lyon puis, en suivant son cours vers le sud, il traverse et délimite lesBalmes viennoises, leHaut-Vivarais à l'ouest, lesTerres froides, leValentinois, laValdaine et leTricastin à l'est alors qu'à l'ouest se déploie leBas-Vivarais. Tout au long de ce parcours lesmonts du Vivarais et lesCévennes dominent le fleuve à l'ouest alors qu'à l'est ce sont successivement les monts duChablais, desBornes, de laChartreuse, duVercors, duDiois et desBaronnies. Le fleuve entre dans la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur et la régionOccitanie au sud deSaint-Paul-Trois-Châteaux. La vallée traverse la métropole de Lyon et les départements du Rhône, de l'Isère, de la Loire, de l'Ardèche et de la Drôme, ces deux derniers départements ayant leur frontière commune délimitée en totalité par leRhône lui-même. Les Baronnies, le Diois, la Valdaine, le Tricastin et le Bas-Vivarais sont des territoires dont le climat est de type méditerranéen avec un taux d'ensoleillement pouvant dépasser les 2 700 heures par an comme àNyons.

  • La vallée du Rhône vue depuis les hauteurs de Tain-l'Hermitage.
    La vallée du Rhône vue depuis les hauteurs de Tain-l'Hermitage.
  • Buis-les-Barronies en Drôme provençale.
    Buis-les-Barronies en Drôme provençale.
  • Champ de lavande en Drôme provençale.
    Champ de lavande en Drôme provençale.
  • Vallon-Pont-d'Arc (Bas-Vivarais).
    Vallon-Pont-d'Arc (Bas-Vivarais).

Alpes

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Articles détaillés :Alpes etAlpes du Nord.
LesAlpes vues d'avion.

Les départements de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie sont partiellement situés dans lesAlpes du Nord, qui se trouvent en grande partie dans la région. Les Alpes du Nord sont elles-mêmes un découpage desAlpes occidentales, majoritairement situées enFrance.

De très nombreux massifs composent ce territoire. On retrouve notamment, du nord au sud, leChablais, lesaiguilles Rouges, lachaîne des Aravis, lesBauges, lemassif de la Chartreuse, la partie française dumassif du Mont-Blanc, lemassif de la Vanoise, le massif desGrandes Rousses, lemassif des Écrins, leVercors et une partie duDévoluy. Les massifs comme la Chartreuse, le Vercors ou le Chablais forment un ensemble nommé lesPréalpes, qui marquent la limite occidentale de la chaîne montagneuse.

Plus d'une centaine de sommets traversent les Alpes. La majorité dessommets alpins de plus de 4 000 mètres d'altitude situés en France se trouvent dans les massifs des Écrins et du Mont-Blanc, à commencer par lemont Blanc lui-même (4 806 m), point culminant de l'Europe occidentale. On y retrouve d'autres grands sommets commeles Droites (4 000 m), ledôme du Goûter (4 304 m), lesGrandes Jorasses (culminant à 4 208 m à la pointe Walker), l'aiguille Verte (4 122 m) ou labarre des Écrins (4 101 m).

La région compte aussi de nombreuxcols alpins célèbres notamment grâce auTour de France, tels leGalibier (2 642 m) ou l'Iseran (2 764 m), plus haut col routier des Alpes et par conséquent du pays.

Climats

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Article détaillé :Climat d'Auvergne-Rhône-Alpes.

La région est bordée à l'Ouest, à l'Est et au Nord-Est par leclimat de montagne, au Nord-Ouest par leclimat océanique, au centre par leclimat semi-continental et au Sud par leclimat méditerranéen.

Zonage climatique de Joly et al. (2010).
  • 1 : climats de montagne
  • 2 : climat semi-continental et climat des marges montagnardes
  • 3 : climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord
  • 4 : climat océanique altéré
  • 6 : climat méditerranéen altéré
  • 7 : climat du Bassin du Sud-Ouest
  • 8 : climat méditerranéen franc

Hydrographie

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Les principaux cours d'eau navigables sont laSaône et leRhône qui s'écoulent globalement du nord (Jura etAlpes) vers le sud et lamer Méditerranée.

LaLoire et l'Allier traversent l'ouest de la région ; ils s'écoulent globalement du sud (Massif central) vers le nord puis vers l'océan Atlantique.

Affluents et sous-affluents

N. B. : Seuls les cours d'eau dépassant 40 km de longueur sont mentionnés dans ce tableau.

duRhônede laLoirede laDordognede laGaronne

Formation de la région

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Des provinces aux départements

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Carte de la région avec ses départements et la métropole de Lyon, montrant les provinces qui existaient sur son territoire auXVIIIe siècle.
Articles connexes :Auvergne,Bourbonnais,Bresse,Bugey,Dauphiné,Dombes,Forez,Lyonnais,Savoie,Velay etVivarais.

En1790, les différentes divisions territoriales administratives et religieuses du royaume de France sont remplacées par lesdépartements.

Deux régions : l'Auvergne et Rhône-Alpes

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Articles connexes :Région Auvergne etRégion Rhône-Alpes.
Les régions économiques Clémentel en 1919.
Les préfectures régionales de l'État français en 1941.

Le, sur la proposition d'Étienne Clémentel, ministre du Commerce et de l'Industrie, le gouvernement institue des « groupements économiques régionaux » ou « régions économiques » fondés sur le périmètre deschambres de commerce. Celle de Clermont-Ferrand comprend l’Allier, le Puy-de-Dôme et l’arrondissement de Brioude dans la Haute-Loire[9]. Le Cantal dépend de la région de Toulouse. La région de Lyon comporte les départements du Rhône, de l'Ain, de l'Ardèche, de la Drôme, la moitié sud de la Saône-et-Loire, le tiers nord de la Loire et le tiers nord de l'Isère. La région de Grenoble est composée des deux tiers sud de l'Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie ainsi que du département des Alpes-Maritimes.

En 1941, legouvernement du maréchal Pétain regroupe les départements en « régions » placées sous l’autorité d’un préfet régional. Après plusieurs modifications, la région de Lyon réunit les départements de l'Ain, de l'Ardèche, de la Drôme, de l'Isère, de la Loire, du Rhône, de la Savoie et de la Haute-Savoie. Celle de Clermont-Ferrand comprend le Cantal, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme, ainsi que la partie non occupée de l'Allier.

En 1955, le gouvernement d'Edgar Faure crée les « programmes d'action régionale »[10]. L'arrêté ministériel du vient préciser la composition des régions concernées, dont celle d'Auvergne avec ses quatre départements, ainsi qu'une région du Rhône et une autre des Alpes[11].

Enfin en 1960, le gouvernementDebré décide la création de circonscriptions d'action régionale[12], les régions Auvergne et Rhône-Alpes apparaissent alors dans leur forme définitive.

Préfiguration de la grande région

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1948 - Carte des Igamies.

Entre 1948 et 1964, l’État institua lesigamies. Il s’agissait decirconscriptions à vocation économique administrées par un représentant de l'État. Elles correspondaient aux régions militaires et permettaient de coordonner l'action des préfets de départements. L’igamie de Lyon couvrait les mêmes départements que l’Auvergne-Rhône-Alpes[13].

En, un groupe de travail d'experts nationaux des politiques régionales établit une délimitation régionale de laCommunauté économique européenne, essentiellement dans un but d’études statistiques. En France, neuf « Grandes Régions socio-économiques » furent définies par l’Insee. La région Massif Central regroupait l’Auvergne et le Limousin, alors que la région Sud-est regroupait la Bourgogne et Rhône-Alpes. Ces régions furent remplacées en 1967 par huitZEAT également reprises par l'Union européenne dans la catégorieNUTS-1. La région Centre-est correspondait également à l’ensemble Auvergne-Rhône-Alpes.

La proposition de la commission Balladur

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Étudeno 1 (15 régions)[14]. L'Auvergne est réunie au Limousin, Rhône-Alpes reste en l'état.
Étudeno 2 (15 régions)[15]. L'Auvergne et Rhône-Alpes sont réunies.

En 2009, leComité pour la réforme des collectivités locales, dirigé par l'ancien Premier ministreÉdouard Balladur, propose de ramener le nombre de régions françaises de 22 à 15. Le rapport fait deux propositions. La première propose de laisser la région Rhône-Alpes en l'état mais d'unir l'Auvergne avec leLimousin. La seconde propose de réunir l'Auvergne et Rhône-Alpes. Le président de la Région Rhône-AlpesJean-Jack Queyranne objecte alors que« Rhône-Alpes n'a pas de visées expansionnistes » et qu'il n'envisage pas une fusion entre l'Auvergne et Rhône-Alpes car« Une fusion ne correspondrait ni à la réalité ni à l'efficacité économique »[16]. Il en profite pour rappeler que« Rhône-Alpes était déjà une région de taille européenne, qu’elle était plus peuplée que dix États de l’Union européenne » et« qu'il ne voyait pas l’intérêt de s’étendre »[17]. Son homologue auvergnatRené Souchon est tout aussi opposé et affirme :« Cette idée est stupide parce que l'Auvergne a une forte identité historique, géographique, économique et la supprimer ne résout rien et n'apporte pas plus d'efficacité »[18].

Une réforme mal accueillie

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Le, dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, le présidentFrançois Hollande annonce le passage de 22 à14 régions métropolitaines[19]. Toutes les études proposées dans le cadre du projet envisagent de réunir Rhône-Alpes et l'Auvergne.

La proposition est mal accueillie en Auvergne. Un sondageLH2-SPQR montre alors que 79 % desAuvergnats expriment un attachement fort à leur région, que 50 % sont défavorables au regroupement de leur région avec une autre et que 77 % ont peur de voir leur région disparaître[20].

Part du PIB par régions en 2015[21] :

  • Auvergne, 34 mrd. € (14,5 %)
  • Rhône-Alpes, 200 mrd. € (85,5 %)

Maxime Maury, directeur régional de la Banque de France pour l’Auvergne souligne que le poids économique de l’Auvergne se situe entre 14 et 17 % du poids de Rhône-Alpes et affirme« qu’il est difficile de parler d'une fusion mais plutôt d’une absorption »[22]. Daniel Dugléry, le président du groupe d’opposition au Conseil régional, n'hésite pas à rajouter :« Notre région n’est pas en état de marche. Rhône-Alpes nous bouffera »[23].

Vincent Descoeur, le président duConseil général du Cantal, fustige le projet de fusion. Selon lui, il s'agit« du pire scénario pour le département du Cantal. Un scénario qui ignore le Massif central et surtout qui consacre l’éloignement des centres de décision ».René Souchon, le président duConseil régional d'Auvergne, émet la crainte que, dans le cas où il en aurait la possibilité, le Cantal rejoigne la région de Toulouse et provoque ainsi l'éclatement de l'Auvergne[24].

Ce dernier propose alors une région regroupant une dizaine de départements du Massif Central. Les négociations entre régions se poursuivant, il propose dans un deuxième temps le regroupement des régionsCentre,Auvergne etLimousin[25],[26].

À l'inverse, le député-maire du PuyLaurent Wauquiez prononce un avis favorable. Pour lui, la Haute-Loire a une carte à jouer dans cette réforme alors qu'une grande région au cœur de la France ne le convainc pas[27].

Dans la région Rhône-Alpes, la proposition gouvernementale suscite moins d'opposition. Pour rassurer ses voisins,Jean-Jack Queyranne affirme« qu'il n’a jamais eu de velléités d’annexion et n’entend pas exercer une centralisation des décisions depuis Lyon »[28].

Résignation et désillusion

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Malgré ces oppositions, le gouvernement deManuel Valls reste ferme. Les deux régions doivent obtempérer et une négociation est initiée. Au terme de celle-ci, il est décidé que les assemblées plénières du conseil régional se feront à Lyon et que les commissions permanentes se feront à Clermont-Ferrand. L'administration des quatre départements auvergnats restera sur le territoire de l'Auvergne pour gérer la proximité.

D'autre part, les deux présidents de région ont décidé du maintien de deux directions de la future grande région (les nouvelles technologies du numérique au service de l’aménagement et du développement des territoires ruraux et de montagne, ainsi que l’agriculture et la forêt) à l'Hôtel de région de Clermont-Ferrand.

René Souchon a également émis le souhait que cette déconcentration régionale s’accompagne du maintien d’au moins une administration de l’Étatà compétence territoriale Auvergne-Rhône-Alpes[pas clair] à Clermont-Ferrand, comme celle de l’agriculture et du développement rural[29].

Le,Valéry Giscard d'Estaing exprime son désaccord avec la création de la nouvelle région. Selon son analyse« une région comme l'Auvergne pouvait avoir un pouvoir et peser sur les décisions ; dans une grande région elle ne pourra pas peser. Toutes les administrations de conception vont partir pour Lyon et l'Auvergne a beaucoup à y perdre »[30],[31].

Cette nouvelle région regroupe des espaces très différents les uns des autres, tant sur le plan géographique (relief, climat) quesociologique, économique ou même culturel (langues régionales, traditions populaires), comme c'était déjà le cas pour la région Rhône-Alpes ainsi que, dans une moindre mesure, pour la région Auvergne constituant une région plus homogène. Si les anciennes régions Rhône-Alpes et Auvergne bénéficient chacune d'une cohérence liée aux axes de communication et à l'attraction de leurmétropole respective[Note 3], le nouvel ensemble apparaît hétérogène et suscite une vive opposition de certains élus locaux ainsi que d'une partie de la population lors de sa création[16],[17],[18],[32].

Politique

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Article détaillé :Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Les élections des6 et 13 décembre 2015 ont été gagnées par le maire duPuy-en-Velay et ancien ministre,Laurent Wauquiez (LR). Ce dernier a été réélu lors des élections régionales du 27 juin 2021[33].

La Région signe en 2019 une charte avec plusieurs partenaires pour porter laméthanisation à 12% de la production énergétique en 2030, en s'appuyant sur des ressources tant agricoles qu'urbaines, notamment en subventionnant des installations[34].

Économie

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Article détaillé :Économie d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région économique française, derrière l'Île-de-France. Elle est la8e région économique européenne. Elle représente un peu plus de 10% de la richesse nationale, un peu plus de 10% des emplois, des entreprises, et son PIB est comparable à celui du Danemark. Elle se distingue en France par un fort emploi industriel, puisqu'elle est première dans ce domaine. Cette industrie se structure autour de la fabrication de machines, de produits électroniques, de textiles, de produits chimiques et agro-alimentaires[35].

Axes de communication et transports

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Lignes ferroviaires

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La région est traversée par laligne à grande vitesse Rhône-Alpes. Le trafic régional est organisé en un réseau,TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Lignes à grande vitesse

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Train engare de Lyon-Part-Dieu.

Le TGV dessert de nombreuses villes de la région, toutes situées dans la vallée du Rhône ou dans les Alpes, à part lagare de Saint-Étienne-Châteaucreux[36]. En 2017 le temps de trajet entre Lyon et Paris descendait jusqu'àh 57 min et celui entre Lyon et Marseille àh 40 min. Les départements auvergnats restent à l'écart du réseau TGV et souffrent d'un infrastructure ferroviaire vieillie et peu performante. Le temps de trajet Paris - Clermont-Ferrand est d'environh 40 min ; les trains desservant cette ville ne sont plus en mesure d'être accueillis en gare de Lyon.
Les liaisons TGV desservant les départements Rhône-Alpins sont les suivantes :

De plus, d'autres voies sont en projet ou en construction ;

Il existe un projet de ligne TGV vers l'Italie qui devrait desservir Turin. Celle-ci partirait de Lyon Part-Dieu jusqu'à laChambéry. Un projet de ligneLGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon a été évoqué mais sa réalisation n'est pas prévue à court ou à moyen terme.

Réseau régional

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TER Auvergne-Rhône-Alpes dans lagare de Vichy.
Article détaillé :TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Le réseau desTrains express régionaux d'Auvergne-Rhône-Alpes est le fruit du regroupement de deux anciens réseaux aux caractéristiques très différentes : le réseauTER Rhône-Alpes et le réseauTER Auvergne. Le réseau rhônalpin était l'un des plus denses de France alors que son homologue auvergnat ne comportait que quatre-vingts gares et 1 037 km de voies (dont seulement 106 km électrifiées). Les deux anciens réseaux ne sont reliés l’un à l’autre que par deux voies secondaires non électrifiées. L’ensemble ainsi formé apparait peu cohérent, d'autant que la liaison entre les métropoles clermontoises d'une part et stéphanoises et lyonnaise d'autre part fut interrompue au moment même de la fusion des deux régions réunies en hyper-région.

LaChambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes dans un rapport de 2024[37] consacré l'évaluaiton de la politique de matériel roulant ferroviaires de la région donne les chiffres de synthèse (non compris Léman express) :

Sur l'importance du réseau : en moyenne 1400 circulations de trains par jour, qui transportent 220 000 voyageurs qui effectuent plus de 8 millions de km, sur 3 600 km de lignes..

Sur l'évolution de la fréquentation : Entre 2015 et 2022, la fréquentation (en passager-kilomètre) a augmenté de 13 % en Auvergne-Rhône-Alpes contre 41 % en France. L’offre de train (en train-kilomètre) a baissé de 6 % en Auvergne-Rhône-Alpes alors qu’elle a progressé de 10 % en France.

Sur le matériel roulant : il comprend près de 400 rames, soit près de 18 % du parc national ; dont l’âge moyen est de 18 ans (19 ans en France).  Ce parc compte 15 séries différentes, dont des rames très modernes (17 Régiolis, dont l’âge moyen est de 3 ans), et des bien plus anciennes (32 rames CORAIL, de 40 ans d’âge moyen). Les 10 ateliers de maintenance sont principalement centrés sur le nœud ferroviaire lyonnais.

Sur les recettes et les tarifs : En 2022, le coût de fonctionnement du TER est de 820 M€) dont  75 % est financé par la Région. Les usagers financent 33 % du service. Les trois quarts de ces recettes provenant des non-abonnés.

Lignes touristiques

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Tramway du Mont-Blanc.

Enfin, la région dispose de lignes ferroviaires touristiques circulant au cœur de beaux paysages :

Réseau routier

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Autoroutes

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Réseau autoroutier de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
L'autoroute A7 àVienne en direction deLyon.

L’Auvergne-Rhône-Alpes est une région comprenant un réseau autoroutier dense surtout entre les Alpes etLyon, carrefour autoroutier entre le Nord, le Sud et l'Italie. En excluant l'Ardèche, tous les départements sont au moins traversés par une voie autoroutière (même si enHaute-Loire il n'y qu'une petite quinzaine de kilomètres de l'A75 à l’extrême nord-ouest du département).

L'une des voies les plus empruntées est l'autoroute A6 débutant et se terminant àLyon. La voie continue au sud en direction de la Méditerranée en prenant le nom d'A7, elle suit lavallée du Rhône. L'autoroute A46 est une voie de substitution de l'autoroute du Soleil à hauteur de la capitale régionale. En outre, Lyon prouve sa position de carrefour avec l'A40 qui la connecte avecGenève et l'A43 partant en direction deTurin en passant parChambéry et le tunnel duFréjus.

Clermont-Ferrand est aussi un carrefour autoroutier étant donné qu'elle est reliée à Paris etOrléans par l'intermédiaire de l'A71, àMontpellier etBéziers grâce à l'A75. L'autorouteA89 relie la capitale auvergnate àBordeaux et la connecte à l'ancienne régionrhônalpine puisque la voie se termine à Lyon via Thiers.

D'autres villes concentrent des autoroutes commeGrenoble avec l'A41, l'A48 et l'A51,Saint-Étienne avec l'A47 et l'A72 ouClermont-Ferrand avec l'A711, l'A712, l'A75 et l'A71.

Dans l'Allier, l'autoroute A79 constitue une partie de laRoute Centre-Europe Atlantique. Ouverte en 2022, elle remplace laroute nationale 79, tristement surnommée laroute de la mort du fait de sa dangerosité et de son nombre important d'accidents graves.

Autres voies

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La route nationale 88 en direction duPuy.

En plus des autoroutes, le trafic routier de la région est concentré autour des voies nationales telles que laroute nationale 7 qui passe en périphérie deMoulins,Roanne etLyon avant de suivre lavallée du Rhône jusqu'àValence où elle constitue une rocade pour cette ville puis se dirige versAvignon.

Dans certains départements comme leCantal, laHaute-Loire ou l'Ardèche, des routes nationales importantes (N88,N102,N122) complètent le maillage autoroutier et relient les villes moyennes aux métropoles régionales.

Certaines rocades de grandes villes sont classées routes nationales. C'est le cas àLyon,Saint-Étienne,Grenoble ouValence.

Trafic aérien

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Le principal aéroport de la région est celui deLyon-Saint-Exupéry,4e aéroport français et54e aéroport européen en 2014. L'aéroport de Genève (32e aéroport européen), bien que n'étant pas sur le territoire de la région, dessert une grande partie de celle-ci.

Les aéroports deClermont-Ferrand-Auvergne,Saint-Étienne-Loire, et d'Aurillac accueillent un trafic bien plus faible, tandis que les aéroports deGrenoble etChambéry sont principalement utilisés l'hiver par descompagnies aériennes à bas prix et descompagnies aériennes charter.

Administration

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Préfectures de la région Auvergne-Rhône-Alpes[Note 4].

Divisions administratives

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Départements et métropoles à statut de collectivité territoriale d'Auvergne-Rhône-Alpes
Département ou métropolePréfectureSous-préfecturesSuperficie
(km2)
Population
(en 2023)
Densité
(hab./km2)
01AinBourg-en-BresseBelley,Gex etNantua+0005 762,679 344+118,
03AllierMoulinsMontluçon etVichy+0007 340,333 298+45,
07ArdèchePrivasLargentière etTournon-sur-Rhône+0005 529,334 231+61,
15CantalAurillacMauriac etSaint-Flour+0005 726,144 196+25,
26DrômeValenceDie etNyons+0006 530,524 207+80,
38IsèreGrenobleLa Tour-du-Pin etVienne+0007 431,1 298 990+175,
42LoireSaint-ÉtienneMontbrison etRoanne+0004 781,774 133+162,
43Haute-LoireLe Puy-en-VelayBrioude etYssingeaux+0004 977,228 654+46,
63Puy-de-DômeClermont-FerrandAmbert,Issoire,Riom etThiers+0007 970,664 453+83,
69DRhôneLyonVillefranche-sur-Saône+0002 715,474 369174.7
69MMétropole de LyonLyon+0 000534,1 436 3542691.3
73SavoieChambéryAlbertville etSaint-Jean-de-Maurienne+0006 028,448 226+74,
74Haute-SavoieAnnecyBonneville,Saint-Julien-en-Genevois etThonon-les-Bains+0004 388,861 158+196,

L'intercommunalité en Auvergne-Rhône-Alpes

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3 969 des 4 027 communes d'Auvergne-Rhône-Alpes adhèrent à unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI)[43]. Lamétropole de Lyon n'est pas quant à elle un EPCI mais une collectivité territoriale à statut particulier incluant 58 communes.

Le nombre d'EPCI de la région est passé de 285 en 2015 à 167 en 2017, soit une diminution de 41 % en deux ans, conséquence de l'application laloi du7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRe. Aucun EPCI ne se situe sous le seuil des 5 000 habitants, et 55 ont moins de 15 000 habitants (population totale regroupée).

Il existe trois formes d'EPCI, à la date du :

Le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER)

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Il constitue la seconde institution régionale. C’est l’assemblée consultative de la région Auvergne-Rhône-Alpes[44].

Missions

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Le CESER a pour mission principale d’informer et d’éclairer l’exécutif du Conseil régional sur les enjeux et conséquences économiques, sociales et environnementales des politiques régionales. ll émet des avis lorsqu'il est saisi par le Conseil régional et des contributions lorsqu'il s'autosaisit. Il a une mission d’évaluation des politiques publiques.

Composition

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Le Conseil comprend 190 membres nommés par le préfet pour 6 ans. Ils sont répartis en 4 collèges :

  • le premier collège comprend 61 membres issus de 38 organisations. Il représente les entreprises et les activités non salariées ;
  • le second collège de 61 conseillers issus de 8 organisations représente les organisations syndicales de salariés ;
  • le troisième collège de 61 conseillers issus de 75 organisations représente les associations et autres organismes ;
  • le quatrième collège de 7 membres regroupe des personnalités qualifiées.

Population

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Article connexe :Démographie d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Démographie

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Densité de population de la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2006[45].

Avec 8 078 652 habitants[Note 5] en 2020[46], la région se place au deuxième rang des régions métropolitaines pour sa population mais aussi pour son nombre d’emplois. Entre 2009 et 2014, cette population a augmenté de 300 000 habitants[47]. Sa densité de population, 109 hab/km2, est voisine de celle de la France mais sa croissance démographique est supérieure à celle du territoire métropolitain. Toutefois, il se cache derrière ces chiffres des écarts extrêmes entre les territoires des deux anciennes régions Auvergne et Rhône-Alpes[48].

L’Ardèche mise à part, ce sont les départements rhônalpins qui concentrent l'essentiel de la vitalité démographique de la région. Avec 509 habitants/km2, l'ensemble formé par le département du Rhône et lamétropole de Lyon forme le territoire français le plus densément peuplé après l'Île-de-France. La Haute-Savoie, l’Isère et la Loire ont également une densité supérieure à la moyenne nationale. Lesillon alpin (Annemasse, Annecy, Chambéry, Grenoble) a connu une progression de sa population de plus de 10 % entre 1990 et 2000. La dynamique de l’aire urbaine lyonnaise s’étend dans le département de l’Isère et dans la vallée du Rhône. À l’ouest, en lisière du Massif central, le département de la Loire a connu une baisse de population jusqu’en 1999 mais progresse au même rythme que la moyenne nationale depuis[49].

Sur la bordure est, une zone à très faible densité de population suit les sommets alpins. Au centre, une bande verticale également faiblement peuplée suit lesmonts de la Madeleine, duForez et duVivarais et retrace en creux les frontières historiques entre provinces. À l'ouest, une vaste zone de dépression démographique se prolonge sur leLimousin et le sud duMassif central.

Situés au cœur du Massif central, les quatre départements auvergnats sont ceux où la population vit en moyenne le plus en altitude. S’inscrivant dans ladiagonale du vide, leur densité de population moyenne n’est que de 52 habitants/km2. Les départements de l’Allier, du Cantal, et la moitié ouest de la Haute-Loire sont marqués par une faible natalité et un vieillissement de la population. À l'origine très rurale, leur population tend à s'urbaniser : plus de sept habitants sur dix vivent en ville. Grâce à l'attractivité de l’agglomération clermontoise et l’arrivée de jeunes familles, le Puy-de-Dôme limite cette tendance[50]. Clermont-Ferrand se trouve au milieu d’un couloir urbain de 601 000 habitants qui s'étend deVichy àIssoire en passant parThiers en suivant l’Allier[51]. Grâce au solde migratoire, les quatre départements ont malgré tout gagné 15 800 habitants entre 2008 et 2013[52].

Typologie socio-économique des territoires

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Typologie des bassins de vie[53].

La typologie des « bassins de vie » de la région établie par l'Agence régionale de développement des territoires d'Auvergne (ARDTA) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) identifie six types de bassins de vie aux caractéristiques différentes. Leur distribution géographique fait réapparaître les deux anciennes régions :Auvergne etRhône-Alpes.

Les grandes agglomérations de Lyon, Clermont-Ferrand, Grenoble et Valence en croissance démographique depuis 1975, ainsi que celle de Saint-Étienne, stimulent des bassins de vie suburbains grâce à leur attraction économique. Si l'aire urbaine de Clermont-Ferrand reste isolée à l'ouest, toutes les autres forment un continuum polarisé par Lyon. À l'est, les zones rurales des Alpes bénéficient d'une situation économique très favorable grâce à l'apport bénéfique dutourisme d'hiver.

Des agglomérations moyennes commeMoulins,Vichy,Montluçon,Aurillac,Thiers à l'ouest ouAnnecy etPrivas plus à l'est se placent en situation intermédiaire entre ces deux derniers types.

Carte des arrondissement de la région Auvergne-Rhône-Alpes en fonction de la médiane du revenu disponible par UC en 2013
Médianes du revenu disponible par unité de consommation pour chaque arrondissement de la région[54] :
  • Jaune clair : ⩽ 18 000 €
  • Jaune : 18 000 → 20 000 €
  • Orange clair : 20 000 → 22 000 €
  • Orange : 22 000 → 24 000 €
  • Rouge : 24 000 → 26 000 €
  • Rouge foncé : 26 000 → 28 000 €
  • Rouge-violet : ⩾ 28 000 €

À l'opposé, deux types de zones rurales en difficultés se font face. La première, située pour l'essentiel dans l'anciennerégion Auvergne, correspond à des territoires de moyenne montagne, habités par une population âgée et majoritairement agricole. Les services publics et privés y sont insuffisants[55]. Dans le Cantal, près de 17 % des personnes âgées de plus de 75 ans vivent sous le seuil de pauvreté alors qu'elles ne sont que 9,3 % en Auvergne-Rhône-Alpes[53].

La deuxième se retrouve au sud des départements de l'Ardèche et de la Drôme et plus localement enBocage bourbonnais ou dans leLivradois. Il s'agit de bassins de vie ruraux très fragilisés socialement[53]. Fortement touchées par le chômage, ces régions voient 5 % de leur population active sans emploi depuis plus d'un an contre moins de 4 % pour l'ensemble de la grande région[53].

Population par départements et métropole à statut de collectivité territoriale de la région Auvergne - Rhône-Alpes selon le recensement de 2012 (en bleu les départements de Rhône-Alpes, en jaune et orangé, les départements d'Auvergne).

Villes principales

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Pôles urbains et aires urbaines

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Liste desaires urbaines comptant plus de 50 000 habitants (population au) et des pôles urbains correspondants.

Ville-centreAire urbaine2016
(habitants)[56]
Pôle urbain2014
(habitants)
Lyon2 310 8501 620 331
Grenoble687 985510 368
Saint-Étienne519 834372 308
Clermont-Ferrand482 472264 704
Genève - Annemasse (partie française)320 475174 566
Annecy236 407166 143
Chambéry224 811186 355
Valence180 075128 461
Bourg-en-Bresse127 04959 816
Vienne114 79494 317
Roanne107 40180 098
Cluses95 53288 260
Thonon-les-Bains93 09975 410
Vichy82 96365 938
Montélimar79 08754 498
Montluçon77 34656 928
Le Puy-en-Velay75 65338 002
Romans-sur-Isère74 89556 420
Aurillac65 07832 368
Moulins62 17538 266
Aubenas61 37441 069

Communes

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Carte régionale des communes au premier janvier 2019.
Liste des communes de plus de 30 000 habitants de la région
NomCode
Insee
DépartementSuperficie
(km2)
Population
(dernièrepop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Lyon69123Rhône47,87519 127(2023)10 845modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Étienne42218Loire79,97173 136(2023)2 165modifier les donnéesmodifier les données
Villeurbanne69266Rhône14,52163 684(2023)11 273modifier les donnéesmodifier les données
Grenoble38185Isère18,13156 140(2023)8 612modifier les donnéesmodifier les données
Clermont-Ferrand63113Puy-de-Dôme42,67146 351(2023)3 430modifier les donnéesmodifier les données
Annecy74010Haute-Savoie66,93132 117(2023)1 974modifier les donnéesmodifier les données
Vénissieux69259Rhône15,3365 502(2023)4 273modifier les donnéesmodifier les données
Valence26362Drôme36,6964 458(2023)1 757modifier les donnéesmodifier les données
Chambéry73065Savoie20,9959 964(2023)2 857modifier les donnéesmodifier les données
Vaulx-en-Velin69256Rhône20,9553 069(2023)2 533modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Priest69290Rhône29,7149 229(2023)1 657modifier les donnéesmodifier les données
Caluire-et-Cuire69034Rhône10,4543 597(2023)4 172modifier les donnéesmodifier les données
Bron69029Rhône10,3042 982(2023)4 173modifier les donnéesmodifier les données
Bourg-en-Bresse01053Ain23,8642 372(2023)1 776modifier les donnéesmodifier les données
Montélimar26198Drôme46,8140 595(2023)867modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Martin-d'Hères38421Isère9,2637 695(2023)4 071modifier les donnéesmodifier les données
Oullins-Pierre-Bénite69149Rhône8,8838 168(2023)4 298modifier les donnéesmodifier les données
Thonon-les-Bains74281Haute-Savoie16,2137 928(2023)2 340modifier les donnéesmodifier les données
Annemasse74012Haute-Savoie4,9837 628(2023)7 556modifier les donnéesmodifier les données
Échirolles38151Isère7,8637 491(2023)4 770modifier les donnéesmodifier les données
Meyzieu69282Rhône23,0136 687(2023)1 594modifier les donnéesmodifier les données
Villefranche-sur-Saône69264Rhône9,4836 172(2023)3 816modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Chamond42207Loire54,8835 646(2023)650modifier les donnéesmodifier les données
Roanne42187Loire16,1235 409(2023)2 197modifier les donnéesmodifier les données
Montluçon03185Allier20,6733 147(2023)1 604modifier les donnéesmodifier les données
Romans-sur-Isère26281Drôme33,0833 464(2023)1 012modifier les donnéesmodifier les données
Aix-les-Bains73008Savoie12,6232 406(2023)2 568modifier les donnéesmodifier les données
Vienne38544Isère22,6531 778(2023)1 403modifier les donnéesmodifier les données
Rillieux-la-Pape69286Rhône14,4831 389(2023)2 168modifier les donnéesmodifier les données

Culture

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Langues régionales

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Carte linguistique de la région Auvergne-Rhône-Alpes par communes selon l'Atlas sonore des langues régionales (CNRS, 2020)[57],[58].- En bleu : lalangue d'oïl dont lebourbonnais et lebourguignon (pointe nord de l'Ain).- En vert : lefrancoprovençal.- En marron : les parlers duCroissant (transition occitan / langue d'oïl).- En jaune orangé : lenord-occitan (dontauvergnat etvivaro-alpin).- En orange : l'occitan provençal (sud Drôme).- En rouge : l'occitan languedocien (dontaurillacois dans le Cantal).

Trois langues régionales, dont deux sont encouragées par la région (l'arpitan ou francoprovençal et l'occitan[59],[60],[61],[62]), restent pratiquées très minoritairement dans la grande région administrative :

Panneaux signalétiques en français et enarpitan savoyard[83].

La commune savoyarde deVallorcine a la particularité d'avoir pour langue régionale, en plus du francoprovençal, l'alémanique, langue germanique parlé par la population locale desWalsers[87]. La langue a pu être parlée dans d'autres localités savoyardes par le passé[88].

Sport

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Lederby ASSE-OL austade Geoffroy-Guichard.

Les clubs professionnels de football de la région sont :

Dans les échelons inférieurs, on peut citer leFBB Péronnas, leFC Villefranche et lePuy Football qui évoluent dans la futureLigue 3.

En rugby à XV, la région compte de nombreux clubs professionnels :

Elle compte également de nombreux clubs de rugby féminin au plus haut niveau :LOU Rugby,FC Grenoble Amazones etASM Romagnat enÉlite 1, etRugby Clermont La Plaine enÉlite 2.

Dans les échelons inférieurs, on peut citer leCS Bourgoin-Jallieu qui fut un des cadors du championnat de France.

Plusieurs clubs champions de France de basketball sont présents dans la région :

Parmi les autres sports, figurent les clubs professionnels deChambéry etValence enhandball ; enhockey sur glace ceux desBrûleurs de loups de Grenoble, desPionniers de Chamonix, desLions de Lyon, desBouquetins de Val Vanoise desSangliers Arvernes de Clermont-Ferrand, deLes Yetis du Mont-blanc, desPingouins de Morzine-Avoriaz, desOurs de Villars-de-Lans, desÉléphants de Chambéry et desLynx de Valence. En volley, on trouve aussi l'ASUL Lyon Volley-Ball dans le championnat masculin et leVolley-Ball Club Chamalières dans le championnat féminin.

Plusieurs clubs existent enfootball américain (Giants de Saint-Étienne,Black Panthers de Thonon les Bains, Gones de Lyon, Falcons de Bron-Villeurbanne, Servals de Clermont-Ferrand,Centaures de Grenoble, Sharks de Valence), ainsi qu'en aviron ou encanoë-kayak.

Sports d'hiver : la région Auvergne-Rhône-Alpes est une des premières régions mondiales pour son domaine skiable, notamment dans les vallées de laTarentaise et de laMaurienne et secondairement dans les massifs duGiffre, duChablais, desAravis et desGrandes Rousses.

Elle a notamment accueilli les trois éditions françaises desJeux olympiques d'hiver :

La région était également candidate pour accueillir lesJeux olympiques d'hiver de 2018 à Annecy, mais la candidature a été éliminée en phase finale de vote. Une partie desJeux olympiques d'hiver de 2030 se déroulera dans la région, l'autre partie sera enProvence-Alpes-Côte d'Azur.

Tourisme

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Parmi les nombreuses activités contribuant au tourisme dans la région figure levélorail, un« moyen de transport original et ludique » qui a le« vent en poupe »[89]. Il se pratique notamment dans les gorges duDoux, aux portes duparc naturel régional des Monts d'Ardèche, avec quatre parcours, de 8 à 20 km, qui tous ont pour point de départ la gare deBoucieu-le-Roi (Ardèche), les trajets en montée s'effectuant à bord d'un autorail diesel[90]. La « descente des Viaducs » (2 h 30), jugée sportive, permet de franchir le45e parallèle nord, exactement à mi-chemin entre lepôle Nord et l'équateur[90].

La région est aussi la deuxième région touristique française derrière l'Île-de-France, et cela notamment grâce ausport d'hiver, et plus généralement, au tourisme de montagne.

Liste de principaux sites touristiques de la région, département par département :

Enseignement supérieur

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Pour l'année universitaire 2019-2020, l'effectif total des étudiants est de 357 173[91], chiffre en augmentation de 14,4 % par rapport à l'année universitaire 2014-2015. Le plus grand nombre est inscrit dans les universités : 209 820, plus 7 037 dans les établissements universitaires privés. 10 268 sont élèves d'uneClasse préparatoire aux grandes écoles (CPGE), 29 322 dans une classe de BTS ou assimilés, 29 455 dans uneécole de commerce, de gestion ou de comptabilité. Les écoles paramédicales et sociales accueillent 15 589 élèves, les écoles supérieures art et culture 12 598, les autres formations d’ingénieurs 15 849, les grands établissements 5 780, les écoles normales supérieures 2 102, les écoles juridiques et administratives 2 755 et les autres écoles de spécialités diverses 9 257.

Toponymie, logotype et symboles

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Le nom « Auvergne-Rhône-Alpes » est formé en juxtaposant par ordre alphabétique les noms des deux anciennes régions. Cette procédure permettait d'attendre qu'un nouveau nom soit donné pardécret en Conseil d'État, sur proposition duconseil régional de la région fusionnée[92].

Selon plusieurs consultations faites en ligne parLyon Capitale, le nom « Rhône-Alpes-Auvergne » arrivait en tête des votes des internautes, devant « Alpes-Auvergne » et « AURA »,acronyme du futur nom choisi, Auvergne-Rhône-Alpes[93], proposé parJean-Jack Queyranne, dernier président (2004-2015) duconseil régional de Rhône-Alpes.

Les lycéens, en, puis l'entièreté des habitants de la région, en mars, sont consultés afin de choisir, via son site web, le nom de la future région[94]. Après un rééquilibrage des votes au prorata du nombre d'habitants (Rhône-Alpes étant cinq fois plus peuplée que l'Auvergne), le nom « Rhône-Alpes-Auvergne » arrive toujours en tête devant « Auvergne-Rhône-Alpes » et l'acronyme « AURA »[95].

En dépit de ce résultat, le président du nouveau conseil régionalLaurent Wauquiez et son équipe décident de retenir l'appellation Auvergne-Rhône-Alpes, qui est proposée au vote de l'assemblée régionale et adoptée à l'unanimité le[96],[97] ; elle est officialisée le par un décret paru auJournal officiel[1].

Article détaillé :Drapeau d'Auvergne-Rhône-Alpes.

La région a envisagé, en 2017-2018, se doter d'armoiries officielles reprenant celles de l'Auvergne, de laSavoie, duLyonnais et duDauphiné en reprenant le travail du doctorant en histoire Matthieu Casali et en le déclinant en drapeau[98],[99],[100]. Son blasonnement estécartelé, au premier d’or au gonfanon de gueules bordé de sinople (Auvergne), au deuxième de gueules à la croix d’argent (Savoie), au troisième de gueules au lion d’argent (Lyonnais), au quatrième d’or au dauphin d’azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules (Dauphiné)[101]. Un drapeau reprenant les armoiries est en usage depuis.

En 2025, le logo et l'identité visuelle de la région, de par leur omniprésence perçue dans l'espace public, font l'objet d'unmème internet. Celui-ci compare humoristiquement la région à un régimetotalitaire, la rebaptisant« République populaire d’Auvergne-Rhône-Alpes »[102],[103].

  • Logo provisoire utilisé jusqu'en septembre 2016.
    Logo provisoire utilisé jusqu'en septembre 2016.
  • Logo utilisé de septembre 2016 à fin 2020.
    Logo utilisé de septembre 2016 à fin 2020.
  • Logo utilisé depuis début 2021.
    Logo utilisé depuis début 2021.
  • Armoiries apparues en 2017.
    Armoiries apparues en 2017.
  • Premier drapeau, apparu en même temps que le blason.
    Premier drapeau, apparu en même temps que le blason.
  • Drapeau en usage depuis 2018.
    Drapeau en usage depuis 2018.

Enfrancoprovençal et enoccitan, deux des trois langues régionales historiquement parlées dans la région, le nom se dit[104] :

Notes et références

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Notes

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  1. Quelques communes duLyonnais furent aussi incluses dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire.
  2. Le comté épiscopal du Velay faisait partie de la province duLanguedoc.
  3. À l'exception de la partie est de la Haute-Loire qui se trouve dans la zone d'influence économique deSaint-Étienne.
  4. La carte ne prend pas en compte la création de lamétropole de Lyon, qui partage sa préfecture avec le département duRhône.
  5. Addition des populations des deux anciennes régions Auvergne et Rhône-Alpes
  6. La délibération relative aux langues régionales prévoit de développer ces langues dans la région, à travers les médias, le tourisme et l'enseignement notammentReconnaitre, valoriser, promouvoir l'occitan et le francoprovençal, langues régionales de Rhône-Alpes[PDF], sur le site de la région Rhône-Alpes.

Références

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  1. a etb« Décretno 2016-1266 du 28 septembre 2016 portant fixation du nom et du chef-lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes »,(consulté le).
  2. Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, préfet du Rhône
  3. a etbEn Rhône-Alpes, on n’a pas nos langues dans la poche !, sur le site rhonealpes.fr, consulté le.
  4. La région Rhone-Alpes reconnait officiellement l'arpitan, sur le site arpitania.eu, consulté le.
  5. Convention cadre de partenariat pour le développement… de l'enseignement de l'occitan… de la région Auvergne, sur le site auvergne.fr, consulté le.
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