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Augustin de Robespierre

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Augustin de Robespierre
Illustration.
Portrait présumé d'Augustin Bon Joseph de Robespierre, dit Robespierre le jeune.
Toile anonyme,musée Carnavalet, vers 1790.
Fonctions
Député de laSeine

(1 an, 10 mois et 12 jours)
LégislatureConvention nationale
Groupe politiqueMontagne
Biographie
Nom de naissanceAugustin Bon Joseph de Robespierre
SurnomRobespierre le Jeune
Bonbon
Date de naissance
Lieu de naissanceArras (Royaume de France)
Date de décès (à 31 ans)
Lieu de décèsParis (République française)
Nature du décèsGuillotiné
SépultureCimetière des Errancis
catacombes de Paris
NationalitéDrapeau de la FranceFrançais
PèreFrançois de Robespierre
FratrieMaximilien de Robespierre
Charlotte de Robespierre
ProfessionAvocat
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Augustin Bon Joseph de Robespierre, communément nomméAugustin Robespierre, ouRobespierre le Jeune, est unavocat et unhomme politiquefrançais, député de Paris à laConvention nationale en compagnie de son frère aînéMaximilien, né àArras le et mort guillotiné àParis le.

Un avocat arrageois

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Né àArras le[1],[2],[3],[4], Augustin est le quatrième d'une famille de cinq enfants. Son père,Maximilien-Barthélémy-François de Robespierre, avocat au Conseil supérieur d'Artois et veuf inconsolé, abandonne ses enfants pour s'établir dans l'Électorat de Bavière, où, selon certaines versions, il meurt en1777.

La mère, Jacqueline-Marguerite Carraut, fille d'un brasseur, est décédée en1764, alors que les enfants étaient en bas âge : l'aîné,Maximilien, n'avait que six ans, Charlotte quatre ans et Augustin un an[5]. Les deux garçons sont recueillis par leur grand-père maternel, Jacques Carraut[6]. Tandis que Maximilien part en1769 pour Paris, où il entre àLouis-le-Grand, Augustin étudie au collège deDouai[7][8], avant de bénéficier, en1781, de la bourse de son aîné[9] ; il entre en classe de rhétorique à Louis-le-Grand[8], et en sort après ses études de droit. L'historienHervé Leuwers précise que l'étudiant reçoit, comme son frère avant lui, une gratification du collège Louis le Grand, pour le récompenser de ses études ; d'une somme de 300 livres, la gratification est votée le 20 décembre 1787 (1782-1787)[10]. Après l'obtention de sa licence, enregistrée le, et de sa maîtrise des arts, il suit des études juridiques à la faculté de droit[11]. En1786, il présente àTarget son projet de présenter un éloge deLouis XII à l'Académie française[12].

Le destin d'Augustin est étroitement lié à celui de son frère. Il le suit dans ses idées et, bénéficiant de la popularité de ce dernier, entame lui aussi une carrière politique, d'abord à Arras puis à Paris[5].

Devenu, comme son frère, avocat au Conseil supérieur d'Artois à Arras à la veille de laRévolution, il adopte ses idées révolutionnaires et le seconde dans sa campagne lors des élections duTiers état de l'Artois, allant« de village en village quêter les suffrages » selon l'abbéProyart[13],[5]. Puis, il participe à la fondation, le, de la Société des Amis de la Constitution d'Arras, dont il est élu président en. En, il est administrateur du département duPas-de-Calais[14],[15].

Le conventionnel

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Après lajournée du 10 août 1792, il devient procureur syndic de la commune d'Arras[14],[15]. Puis il est élu, le16 septembre dix-neuvième sur vingt-quatre, député de Paris à laConvention nationale, par 392 voix sur 700 votants. Comme son frère Maximilien, il siège sur les bancs desMontagnards et adhère auclub des Jacobins[5].

Lors duprocès de Louis XVI, il vote la culpabilité du roi, contre l'appel au peuple, pour la peine de mort et contre le sursis. Il demande que la dépouille deMirabeau soit enlevée duPanthéon de Paris, vote le 13 avril avec une minorité de montagnards contre la mise en accusation deMarat, demandée par laGironde, et s'oppose à la création d'une garde pour la Convention. Le20 avril, il intervient contre cette « faction » aux Jacobins, appelant les sections parisiennes à faire pression sur la Convention contre les « députés infidèles »[16],[5].

Il vote contre le rapport du décret ayant cassé laCommission des Douze et, le, pour l'arrestation desGirondins[17],[5].

Le, un décret de la Convention l'envoie en mission à l'armée d'Italie avecBaille,Barras etBeauvais. Un second décret en date du21 juillet ayant également nomméRicord, les deux hommes reçoivent du Comité des inspecteurs de la salle6 000 livres pour frais de mission le23 juillet.

Durant leur voyage, à la mi-août, ils échappent de justesse à desfédéralistes marseillais àManosque, qui prennent le contrôle de la ville grâce à des complicités locales, alors qu'ils se disposent à passer laDurance. Contraints d'abandonner leur voiture, ils fuient à cheval en direction deForcalquier, chef-lieu du district, puis deSault. Leur voiture est séquestrée près de l'auberge, où elle était installée au moment de la fuite des deux représentants, puis transportée àMarseille. Quand un détachement fidèle à la Convention contraint les fédéralistes à se retirer, les commissaires ne déclenchent aucune répression particulière, mais réclament la restitution de leur voiture. Toutefois, avant de la rendre, les sectionnaires marseillais l'ont démontée, dans l'espoir d'y découvrir une planche à assignats. Par représailles, Robespierre et Ricord ordonnent à la municipalité de verser sans délai30 000 livres« à compte des objets volés et des dépenses extraordinaires occasionnées au trésor public par le déplacement de la force armée requise pour ramener l'ordre à Manosque et faire respecter la volonté générale de la nation ». Cette somme correspond essentiellement à l'entretien des hommes en armes venus repousser les fédéralistes, plutôt qu'au remboursement des dégâts subis par les voitures des représentants, et ressort d'une tradition punitive qui plonge ses racines dans les usages des siècles précédents[18],[19],[5].

Arrivé àNice en septembre, le cadet des Robespierre est confirmé dans sa mission par le décret du 8brumairean II ().

En novembre, lors dusiège de Toulon, il signale au Comité de salut public l'incapacité deCarteaux, qui est remplacé parDugommier[5]. En décembre, il distingueBonaparte, dont il vante les mérites, et joue un rôle crucial dans sa promotion comme général de brigade.

QuittantToulon quelques heures après l'entrée des troupes républicaines dans la ville, Robespierre rentre à Paris sans prévenirBarras etFréron - seuls Ricord etSaliceti sont prévenus. Ce retour précipité, qui a provoqué inquiétude et colère du côté de Barras et Fréron, a été diversement expliqué, comme une volonté soit de dénoncer la répression expéditive planifiée par Barras et Fréron, soit de s'assurer la direction de la campagne d'Italie, qui devait suivre la pacification de la Provence. Durant son séjour dans la capitale, entre la fin de décembre 1793 et le début de janvier 1794, Robespierre intervient à la Convention le 12nivôse () pour décrire le martyre de Baille et Beauvais, capturés par les fédéralistes lors du déclenchement de l'insurrection deToulon, publiquement humiliés et emprisonnés, ainsi que le suicide de Baille. L'assemblée le choisit comme secrétaire. Puis, le5 janvier, aux Jacobins, il reproche àHébert de nuire à la Révolution en défendant lemouvement déchristianisateur[20],[21],[22],[5].

Un arrêté duComité de salut public l'envoie le 6pluviôsean II () dans les départements de laHaute-Saône (oùBernard de Saintes laisse agir les ultra-révolutionnaires), duDoubs et duJura. Présent en Haute-Saône depuis le 28nivôsean II (), il remplit cette mission jusqu'au 27pluviôsean II ().

Durant ses cinq semaines de mission en Haute Saône, sa principale action est de faire libérer tous les prisonniers, hommes et femmes, détenus comme ennemis de la République, àVesoul,Lure,Gray,Menoux etFaverney, dont un grand nombre avait été interné pour leurs opinions religieuses. Puis il se rend à Nice, où il accompagne l'armée d'Italie au-delà des Alpes, àOneille, puis dans le Piémont[23],[24],[5].

Le 9 thermidor

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De retour à Paris au début demessidoran II (fin), il est approché parGuffroy et Antoine-Joseph Buissart, pour obtenir le rappel deJoseph Lebon, qu'il déteste. Convaincu peut-être par son frère,Maximilien intervient auprès de ses collègues du Comité de salut public, qui décident son retour à Paris le 22messidor[25]. Il se lie avecJoseph Fouché, qui souhaite épouser sa sœurCharlotte. Maximilien, qui n'apprécie guère Fouché, s'oppose à ce projet et aux souhaits de son frère[5].

Cependant, lorsque, le9-Thermidor, à la Convention, le député montagnard de l'AveyronLouis Louchet demande le décret d'arrestation contre son frère Maximilien, Augustin, alors qu'il n'est pas nommé, s'écrie :« Je suis aussi coupable que mon frère. Je partage ses vertus, je veux partager son sort, je demande aussi le décret d'accusation contre moi », décret que fait voter immédiatement le député de laCharente-InférieureLozeau[5].

Conduit à laprison de la Force, il est libéré pendant la nuit par laCommune insurrectionnelle et rejoint l'Hôtel de Ville.

Quand les gendarmes fidèles à la Convention parviennent à pénétrer à l'intérieur de la Maison-Commune, il monte sur une fenêtre et se glisse sur la corniche, avant de se jeter la tête la première sur les premières marches du grand escalier. On le relève, mutilé et sanglant, mais toujours vivant. Transporté au comité civil de lasection de la Maison-Commune sur une chaise, il parvient à déclarer que, s'il s'est précipité d'une des croisées de l'Hôtel de Ville, c'est pour échapper au pouvoir des «conspirateurs» ; que ni lui, ni son frère n'avaient manqué un instant à leur devoir envers la Convention ; qu'il était sans reproche ; queCollot ne désirait pas le bien de son pays ; queCarnot lui paraissait un conspirateur... Son état ne lui permettant plus de continuer, il s'interrompt. Après un moment de repos, il est soumis à un second interrogatoire, au cours duquel il dit qu'il regrette d'avoir été arraché de la Force ; qu'on lui avait rendu là un bien mauvais service ; que, dans sa prison, il attendait la mort avec la sérénité d'un homme libre ; qu'à la Commune, il avait parlé pour la Convention, et contre les conspirateurs qui la trompaient, avant d'être contraint de se taire à nouveau[26],[5].

Sur un ordre exprès de Barras,« en quelque état qu'il pût être », il est porté auComité de sûreté générale. Dans la journée du 10 thermidor (), il est conduit devant leTribunal révolutionnaire avec vingt-et-un autres mis hors la loi, pour une simple reconnaissance d'identité, avant d'être guillotiné, le jour même, avec notamment Maximilien,Saint-Just,Couthon etHanriot sur la Place de la Révolution (aujourd'huiPlace de la Concorde).

Il est guillotiné le second après Couthon[5].

Bibliographie

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Portrait d'Augustin Robespierre. Gravure d'E. Thomas d'après un dessin de H. Rousseau, parue dans l'Album du centenaire (1889).

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références

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  1. Hamel, vol. 1, 1865,p. 460, note 1.
  2. Walter 1989,p. 14.
  3. Jean Massin,Robespierre, Alinéa,, 315 p.,p. 11.
  4. Jean-Philippe Domecq,Robespierre, derniers temps : biographie, Paris, Le Seuil,, 303 p.(ISBN 978-2-02-006681-5),p. 275.
  5. abcdefghijklm etnRobert et Cougny 1889-1891,p. 167-169.
  6. Walter 1989,p. 17-18.
  7. Leuwers 2014,p. 35.
  8. a etbAuguste Paris,La Jeunesse de Robespierre et la convocation des États généraux en Artois, Mm. ve Rousseau-Leroy,, 417 p.(lire en ligne),p. 29.
  9. Leuwers 2014,p. 35, 381.
  10. Hervé Leuwers précise qu'Augustin Robespierre quitte le collège Louis-le-Grand, où il était resté boursier pendant ses études à la Faculté de droit, le 30 septembre 1787 (Leuwers 2014,p. 381).
  11. L'Université de Paris, La Sorbonne et la Révolution, Fondation « France-Libertés »,, 170 p.,p. 56.
  12. Walter 1989,p. 22-23.
  13. Walter 1989,p. 68, 74.
  14. a etbLuzzatto 2010,p. 27-28.
  15. a etbHamel, vol. 2, 1866,p. 461.
  16. Luzzatto 2010,p. 32.
  17. « Compte-rendu de la séance du 2 juin 1793 », surroyet.org
  18. Biard 2002,p. 119-120, 122 et 576.
  19. Luzzatto 2010,p. 45-50.
  20. Biard 2002,p. 127, 576.
  21. Luzzatto 2010,p. 42-43, 46, 50-53, 70-81, 86-87.
  22. « Compte-rendu de la séance du 5 janvier 1794 », surroyet.org
  23. Biard 2002,p. 576.
  24. Luzzatto 2010,p. 87-117.
  25. Luzzatto 2010,p. 127-137.
  26. Louis Blanc,Histoire de la révolution française,vol. XI, Paris, Langlois & Leclercq, 1847-1852,p. 258-259.

Liens externes

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