Pour les articles homonymes, voirVerneuil.
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| Père | Auguste Marie Verneuil(d) |
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Auguste Victor LouisVerneuil (né àDunkerque le 3 novembre 1856 et mort àParis le 27 avril 1913) est unchimistefrançais célèbre pour avoir inventé le premier processus commercialement viable de fabrication depierres précieuses synthétiques[1].
En 1902, il découvrit le processus de fusion à la flamme aujourd'hui communément appeléprocessus Verneuil, qui reste toujours de nos jours d'actualité pour obtenir descorindons et desrubis synthétiques[1].

Auguste Verneuil est né àDunkerque en 1856 (il est le filsnaturel puis légitime du photographe Auguste Verneuil[N 1], anciennement fabricant de mécanisme de montres[2], et de Victoire Duchochois[N 2], qui se marieront en 1858). Lorsqu'il a dix-sept ans, le chimisteEdmond Frémy le prend comme assistant de laboratoire. C’est en 1902 qu'Auguste Verneuil,fils adoptif d’Edmond Frémy[réf. nécessaire], produit le premier rubis synthétique par la fusion de poudre d’oxyde d’aluminium (Al2O3) avec des traces d'oxyde de chrome(III) (Cr2O3< 1 % masse) responsables de la couleur rouge caractéristique des rubis naturels (source : voir en lien externe). Il obtint son baccalauréat en 1875, son master en 1880 et son doctorat en 1886. En 1892, il devint professeur de chimie appliquée dans le département dechimie organique duMuséum d'histoire naturelle à Paris, où il travailla pendant treize ans. Il étudia des méthodes de synthèse du rubis, la chimie dusélénium, laphosphorescence de lasphalérite, la chimie desterres rares, la purification de laglycérine et la production de verre à hautindice de réfraction. Il enseigna également dans différentesgrandes écoles.
Auguste Verneuil commença à travailler sur la synthèse du rubis par fusion à la flamme en 1886 et parvint à un résultat en six ans. Le chimiste français ajoute des traces d'oxyde de chrome(III), pour lui conférer une couleur rouge intense et caractéristique des pierresgemmes extraites dans la nature. Les principaux gisements de rubis naturel se trouvent enBirmanie (90 % de la production mondiale), auSri Lanka et enThaïlande. Il déposa ses notes sous scellé à l'Académie des sciences à Paris en 1891 et 1892, mais n'annonça sa découverte qu'en 1902[3]. Jusqu'à cette date, les mécanismes horlogers étaient munis de rubis naturels afin de diminuer lesfrottements et de protéger la surface desaxes mécaniques de l'usure. Grâce aucorindon synthétique dopé au Cr3+, les montres sont maintenant équipées de rubis artificiels.