les « paysagesboulonnais » qui concernent66 communes, se délimitent : au nord, par les paysages des coteaux calaisiens et du Pays de Licques, à l’est, par le paysage du Haut pays d'Artois, et au sud, par les paysages Montreuillois[18].
Les « paysages boulonnais », constitués d'uneboutonnière bordée d'unecuesta définissant un pays d'enclosure, sont essentiellement un paysagebocager composé de47 % de son sol en herbe ou en forêt et de31 % en herbage, avec, dans le sud et l'est, trois grandes forêts, celle de Boulogne, d'Hardelot et de Desvres et, au nord, le bassin decarrière avec l'extraction de la pierre de Marquise depuis le Moyen Âge et de la pierremarbrière dont l'extraction s'est développée auXIXe siècle[18].
La boutonnière est formée de trois ensemblesécopaysagers : le plateau calcaire d'Artois qui forme le haut Boulonnais, la boutonnière qui forme la cuvette du bas Boulonnais et la cuesta formée d'escarpements calcaires[18].
Dans ces paysages, on distingue trois entités :
les vastes champs ouverts du Haut Boulonnais ;
le bocage humide dans le Bas Boulonnais ;
la couronne de la cuesta avec son dénivelé important et son caractère boisé[18] ;
Une vue de ces « paysages des falaises d’Opale » et lecap Blanc-Nez.
les « paysages des falaises d'Opale », qui concernent30 communes, s'étendent le long de la côte, d'Équihen-Plage àSangatte, sur une bande d’environ50 kilomètres de long et d’un maximum de5 kilomètres de large, l'autoroute A 16 étant la frontière à l'est. Ils sont constitués, d’une part, par les falaises d’Opale où se trouve legrand site des Deux Caps qui, avec lecap Blanc-Nez, culmine à150 mètres, ces falaises offrent un belvédère sur lepas de Calais avec la possibilité de voir les côtes d'Angleterre, et d'autre part, vers l'intérieur des terres, avec les paysages littoraux qui jouxtent ceux des « coteaux calaisiens et du pays de Licques », d'un paysage alternant collines, vallons et bocages[19].
L'occupation des sols se répartit en43 % de cultures pour les paysages arrière-littoraux,20 % de sols artificialisés,20 % de prairies et forêts et10 % de plage[19].
Lescrans, constituent une des particularités de ces côtes à falaises. Les crans sont des vallées suspendues qui se sont retrouvées le « nez en l’air », soit du fait de l'affaissement dupas de Calais[Note 5], soit par la baisse du niveau de la mer[Note 6], comme le cran d'Escalles, le cran Mademoiselle, le cran Poulet, le cran Barbier, le cran des Sillers, le cran de Quette et le cran aux Œufs, situés, eux, sur la commune d’Audinghen[19].
Dans ce cadre, la commune fait partie de trois espaces protégés :
leparc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de132 499 hectares réparties sur154 communes, géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des caps et marais d'Opale[21] ;
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend deux ZNIEFF detype 1[Note 7] :
labasse vallée de laSlack. Cette large vallée est composée d’un remarquable complexe de prairies alluviales pâturées ou fauchées, plus ou moins longuement inondables et ponctuées de mares et d’étangs de chasse[24] ;
Le site duMont de Couples et le Blanc Pays, d’une superficie de681 hectares et d'une altitude variant de34 à 161mètres. Le mont de couple, constitué d’un éperon saillant qui est vaste coteau crayeux, est couvert de pelouses endémiques du Nord de la France : le Thymo britannici - Festucetum hirtulae. Ce mont présente, à son pied, un petit vallon qui abrite encore une prairie inondable[25].
Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué deZones spéciales de sonservation (ZSC) et deZones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
Sur la commune, un site Natura 2000 de type B est défini ensite d'importance communautaire (SIC) : lesfalaises et pelouses ducap Blanc-Nez, du mont d'Hubert, des Noires Mottes, du fond de la Forge et du mont de Couple, d'une superficie de728 hectares dont 40 % de superficie marine, avec une altitude maximum de162 mètres[27].
Au, Audembert est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28].Elle est située hors unité urbaine[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Boulogne-sur-Mer, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[29]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (69 %), prairies (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), zones urbanisées (4 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formesHundesberch en 1179 ;Hondexberch en 1231 ;Hondesberch vers 1200 ;Hondesbierch en 1257 ;Hondenbergh en 1305 ;Hondembert en 1329 ;Hondemberc en 1402 ;Hondemberch 1495 ;Hondembercq en 1506 ;Hondesberc vers 1512 ;Hodembert en 1553 ;Hundenbergh en 1556 ;Houdembergh en 1559 ;Haudembert en 1584 ;Houdenbert en 1610 ;Audembert en 1696[33],[34] ;Audembert en 1793 et depuis 1801[2].
Il s'agit d'une formation toponymique germanique[36],[37],[38] francisée par la suite.
Elle s'interprète sur la base de deux éléments :Audem- représente un nom de personneHundo[36],[37],[38] ou bien le nom du chien,hund (flamand modernehond « chien »)[36]. Le second élément est l'appellatif germaniqueberg « colline, mont, montagne »[36],[37],[38] qui peut désigner une simple élévation. Le sens global est donc celui de « mont (appartenant à) Hundo » ou « mont au / du chien ».
Il n'est pas rare de voir associé un nom d'animal avec les appellatifsmont ouberg, par exemple :Mont des Cats (Nord,Katsberg en flamand) ou encore Quièvremont (Seine-Maritime,Sainte-Marguerite-sur-Mer) « mont de la chèvre ». L'élément-berg a souvent été francisé ou a souvent évolué sous la forme romane-bert dont la graphie avec un-t final reflète l'attraction des noms de personnes terminés par-bert cf.Humbert (Pas-de-Calais,Humberch 1296;Humberc 1305) influencé par le nom de personneHumbert ou alors l'attraction de noms de personnes en-bert contenus dans des toponymes environnant commele Mont-Hubert, peut-être lui-même un toponyme en-berg à l'origine. Voir aussi Mont-Lambert (Pas-de-Calais, Saint-Martin-Boulogne,Bovemberg 1208;Boullembercq 1505).
Des fouilles effectuées en 1863-1864 ont révélé que des mottes, d'une hauteur allant jusqu'à environ un mètre, situées sur Audembert, étaient destumulus, abritant plusieurs squelettes datant possiblement desGaulois[39],[40]. D'autres recherches effectuées dans différents endroits de la commune quelques années plus tard ont mis au jour des restes d'un campement également présumé gaulois, ainsi que des tuiles et ardoises pouvant provenir d'unevilla romaine[40]. Sur le Mont de couple, un tumulus contenait les ossements d'une femme et de ses enfants; à cet endroit avaient déjà été remarquées une hache en silex et deux pointes en os[41].
En 1180, Didier, évêque des Morins, (évêques de Thérouanne), confirme à l'église de Thérouanne (chapitre de chanoines) la possession de l'autel de Hundesberch ou Humbert, auparavant tenu en fief de l'évêque par Étienne, chevalier de Wima ouWismes et de celui-ci en arrière-fief par un nommé Milon[42].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[51].
En 2023, la commune comptait 424 habitants[Note 9], en évolution de −1,85 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 35,8 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 19,3 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait221 hommes pour223 femmes, soit un taux de 50,23 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[53]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,5
5,6
75-89 ans
6,4
13,4
60-74 ans
12,8
27,9
45-59 ans
25,3
17,2
30-44 ans
19,4
16,8
15-29 ans
14,8
19,2
0-14 ans
20,8
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[54]
D'argent à trois têtes de chien de sable ; au chef de gueules chargé d'un grêlier d'or[56].
Détails
Le nom d'Audembert viendrait de deux mots du dialecte flamand :hundes etberg, donnant le « mont aux chiens » ou le « mont aux chasseurs », expliquant les chiens et le huchet de chasseur, ajouté en chef sur une initiative municipale. Armoiries composée par Jean-Yves Lallart, au statut à déterminer.
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d'habitation.
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑abc etdMaurits Gysseling,Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Belgisch Interuniversitair Centrum vor Neerlandistiek 1960, p. 80 (lire en ligne)[1]
↑Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 1ère partie, Année 1180.
↑Bertrand Spiers, « À 55 ans, Reynald Nardini brigue un troisième mandat : Reynald Nardini a décidé de briguer un troisième mandat. « Je suis motivé, j’ai envie de donner encore de ma personne pour le village » déclare sobrement l’agriculteur. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Bertrand Spiers, « Michel Hequet élu maire dimanche matin : Après l’élection dimanche dernier de deux nouveaux conseillers municipaux, Patricia Admont et Régis Marcourt, le conseil municipal s’est réuni ce dimanche matin à la mairie pour procéder à l’élection du maire et des adjoints. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).