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Athènes

37° 58′ 00″ nord, 23° 43′ 00″ est
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Pour l’article homonyme, voirAthene.

Athènes
(el)Αθήνα
Athènes
De haut en bas et de gauche à droite :Acropole,ancien palais royal,Zappéion,stade Olympique,Monastiráki, vue de la ville.
Administration
PaysDrapeau de la GrèceGrèce
PériphérieDrapeau de l'AttiqueAttique
District régionalAthènes-Centre
Code postal10x xx, 11x xx et 120 xx
Indicatif téléphonique210, 211 et 212
ImmatriculationΥ, Ζ et Ι
Démographie
Population643 452 hab.(2023)
Densité16 933 hab./km2
Géographie
Coordonnées37° 58′ 00″ nord, 23° 43′ 00″ est
Altitude170 m
Superficie3 800 ha = 38 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte :Grèce
Voir sur la carte administrative de Grèce
Athènes
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Athènes (engrec :Αθήνα /Athína,/a.ˈθi.na/[1] ; engrec ancien :Ἀθῆναι /Athễnai — le nom est toujours pluriel) est laplus grande ville et lacapitale de laGrèce[2]. En 2011, elle compte 664 046 habitantsintra-muros sur une superficie de 39 km2. Sonaire urbaine, le Grand Athènes, qui comprend notamment leport du Pirée, en compte plus de 4 millions. Berceau de lacivilisation occidentale et dotée d'un riche passé, la ville est aujourd'hui le cœur politique, économique et culturel de laRépublique hellénique, dont elle accueille la plupart des institutions, comme leParlement, laCour de cassation et le siège duGouvernement.

Athènes est l'une des plus anciennes villes au monde, avec une présence humaine attestée dès leNéolithique. Fondée vers800 av. J.-C. autour de la colline de l'Acropole — par le hérosThésée, selon la légende —, lacité domine la Grèce au cours duIer millénaire av. J.-C. Elle connaît son âge d'or auVe siècle av. J.-C., sous la domination dustratègePériclès : principale puissance militaire de Grèce, à la tête d'unevaste alliance de cités, elle est également le cœurculturel de la Méditerranée. Ladémocratie athénienne connaît une vie intellectuelle importante, rassemblant desphilosophes antiques (Socrate,Platon,Aristote), des auteurs de théâtre (Eschyle,Sophocle,Euripide,Aristophane) et l'historienThucydide. De nombreux témoignages de cette période faste ont été conservés, comme leParthénon, l'Agora (qui comprend notamment letemple d'Héphaïstos), l'Olympéion, lethéâtre de Dionysos ou encore leStade panathénaïque.

Intégrée auroyaume de Macédoine, puis à l'Empire romain, devenu par la suite l'Empire byzantin — période durant laquelle fut bâti lemonastère de Daphní —, Athènes est conquise par l'Empire ottoman en1456 et reste sous sa domination jusqu'en1833, année de l'évacuation définitive de l'Acropole. Elle devient la capitale duroyaume de Grèce nouvellement indépendant en1834 et connaît une importante croissance urbaine. Occupée lors des deux guerres mondiales, la ville est ravagée par les destructions de laguerre civile grecque (1946–1949). Durant la seconde moitié duXXe siècle, Athènes devient le cœur économique et universitaire d'une Grèce en plein développement, dont les symboles sont les grandes avenues commerçantes telles que l'avenue Kifissías ou l'avenue Vasilíssis Sofías. Frappée de plein fouet par lacrise grecque depuis 2009, la ville a perdu plusieurs dizaines de milliers d'habitants et fait face à d'importantes difficultés économiques.

La ville s'étend sur la plaine d'Attique, sur les rives de lamer Égée. Elle est le chef-lieu dudistrict régional d'Athènes-Centre et la capitale de lapériphérie d'Attique, mais aussi celle dudiocèse décentralisé du même nom. Le quartier le plus ancien,Pláka, est situé en contrebas de l'Acropole et comprend notamment laplace Monastiráki.Kolonáki est le quartier huppé, à proximité de laplace Sýntagma. Enfin,Exárcheia est le quartier alternatif et branché de la ville, foyer de l'anarchisme en Grèce et de la contestation populaire depuis la crise. Grâce à sonclimat méditerranéen et ses nombreux musées, comme lemusée de l'Acropole ou lemusée national archéologique, Athènes est l'une des principales destinations touristiques d'Europe. En 1985, elle a été désignée commecapitale européenne de la culture, et en 2018, commecapitale européenne de l'innovation. Elle a également accueilli lesJeux olympiques d'été en1896 et en2004.

Géographie

Athènes vue par le satellite Spot.

Site

Athènes s'étend sur la plaine d'Attique, dominée par les montsÆgialée (en) à l'ouest,Parnès au nord,Lycabette au nord-est (mont faisant partie de la chaînePentélique) etHymette à l'est. Legolfe Saronique borde quant à lui la ville au sud-ouest. En raison de ces limites naturelles, il est peu probable de la voir s'étendre davantage. Par ailleurs, la géomorphologie d'Athènes contribue beaucoup aux problèmes de pollution atmosphérique, surnommée lenéfos, dont elle souffre aujourd'hui.Los Angeles auxÉtats-Unis connaît d'ailleurs la même géomorphologie et les mêmes conséquences.[réf. nécessaire]

Les terres sont rocailleuses et peu fertiles. La ville antique était construite au pied de l'Acropole. Dans l'Antiquité et jusqu'au début duXXe siècle, le port duPirée (en grec,Pireas) était une ville bien distincte mais il fait aujourd'hui partie de la ville[réf. nécessaire].

Morphologie urbaine

Les quartiers dePláka (situé au pied de l'Acropole),Kolonáki,Monastiráki,Psyrí etExárcheia (ou Exarchia) constituent le centre de la ville moderne. Lorsqu'Athènes est devenue la capitale duroyaume de Grèce auXIXe siècle, les architectes allemands ont tenté de créer une ville nouvelle de stylenéoclassique autour des placesOmónia (la Concorde en grec moderne) etSýntagma (la Constitution). Ces places restent des centres névralgiques, et la plupart des monuments et musées se trouvent dans ces quartiers (leParlement occupe le bâtiment dupalais royal sur Sýntagma), mais pour le reste, le style néoclassique ne saute pas aux yeux, les bâtiments subsistants étant noyés dans les constructions environnantes[réf. nécessaire].

Les parties nouvelles de la ville sont pour la plupart enbéton gris et souffrent d'un manque d'espaces verts. Les Athéniens ont surnommé leur villeTsimentoupolis ouTsimentopoli (« la ville de ciment » ou « la ville de béton »)[3].

Climat

Le climat estméditerranéen (classification de Köppen : Csa), les étés sont chauds et secs, les hivers sont doux. Les influences continentales sont présentes aussi, en raison des montagnes qui bordent le tour de la ville. Athènes est une ville sèche (414 mm de précipitations annuelles), la sécheresse estivale dure en réalité d'avril à octobre. Les mois dejuillet et d'août sont les plus chauds et les plus secs. Lorsque le vent du nord souffle sur Athènes enhiver, il peut apporter des précipitations sous forme deneige, qui tombent surtout sur la banlieue nord de la capitale. Le, d'importantes chutes de neige se sont produites à Athènes en raison d'unevague de froid exceptionnelle enEurope centrale. Les tempêtes de neige sont peu fréquentes ; cependant, lorsqu'elles surviennent, elles causent de graves perturbations. Athènes détient le record de la plus haute température enregistrée enEurope, le :48 °C (118,4 °F)[réf. nécessaire].

Relevé météorologique d'Athènes. Altitude : 107 m
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)6,86,88,811,715,820,623,623,819,815,911,78,814,5
Température moyenne (°C)9,910,212,515,720,525,528,528,624,119,515,111,718,5
Température maximale moyenne (°C)13,313,916,62025,230,433,433,728,723,518,814,722,7
Ensoleillement (h)1581681892253043603843602521981441052 847
Précipitations (mm)56,946,740,730,822,710,65,8613,952,658,397,6414,1
Source :Climatebase (temperatures, RH, and sun 1980–2000).


Étymologie

La formation du toponyme viendrait[4] de la racineindo-européenneath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de l'Acropole, située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Cela expliquerait d'ailleurs l'origine de la légende mythologique portant sur la naissance d'Athéna selon laquelle la déesse, devenue protectrice de la cité, serait sortie armée de la tête deZeus[réf. nécessaire].

Le toponyme seraitpréhellénique[5],[6].

Histoire

Article détaillé :Histoire d'Athènes.

Antiquité

Article connexe :Démocratie athénienne.
LeParthénon sur la colline de l'Acropole à Athènes.

Des traces d'occupation humaine sont attestées dès leNéolithique sur le site de l'Acropole. Mais ce n'est qu'à la suite des invasionsioniennes que l'Attique fut organisée encités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.

Suivant l'exemple de laConfédération ionienne méditerranéenne qui a réuni des Grecs d'Asie Mineure en lutte contre lesPerses vers1000 av. J.-C., Cécropia et les villes voisines décident de s'unir[7].

Athènes fut fondée formellement vers 800 av. J.-C. par lesynœcisme de plusieurs villages, partiellement préservés de l'invasion desDoriens. Ce faisant, en tirant parti de la forteresse naturelle de l'Acropole, ils purent résister aux hordes de pillards qui terrorisaient la région. Le pluriel du motAthènes, d'aprèsThucydide, est une trace des anciens villages qui fusionnèrent pour fonder la cité. Selon la légende, c'est le hérosThésée, vainqueur duMinotaure, qui dirigea cette unification de l'Attique[8].

Athènes était l'une des cités dominantes en Grèce au cours duIer millénaire av. J.-C. Son âge d'or fut atteint sousPériclès, auVe siècle av. J.-C., où sa domination était à la fois politique, financière (grâce aux mines d'argent duLaurion et au tribut), militaire et culturelle. C'est à cette époque qu'Athènes fut qualifiée de « capitale (ἄστυ [astu]) de la Grèce » (Isocrate). Rapidement, Athènes transforma laligue de Délos en un véritable empire qui fut dissous à la fin de laguerre du Péloponnèse qui l'opposa àSparte.

Le philosopheAristote né en 384av. J.-C. participa beaucoup à la vie intellectuelle d'Athènes, notamment en rédigeant son traité intituléPolitiques, où il critiqua la démocratie athénienne.

Labataille de Chéronée, remportée en 338 av. J.-C. parPhilippeII de Macédoine, fit entrer Athènes dans le nouvelEmpire macédonien. La cité, qui demeura le grand foyer de la civilisation grecque, bénéficia jusqu'auIIe siècle av. J.-C. de nouveaux aménagements et de travaux d'embellissement menés sous la houlette deLycurgue. Après la mort d'Alexandre le Grand en et le découpage de l'Empire macédonien, la ville, encore sous domination des rois de Macédoine, sombra dans l'oubli.

L'acropole d'Athènes.

Conquise par leRomainSylla, en 86av. J.-C., Athènes perdit ses remparts et son rôle politique mais resta néanmoins un véritable phare intellectuel grâce à laPax Romana qui s'instaura. Séduits par la culture et l'art de vivre athéniens, les Romains en copièrent les œuvres d'art et les mœurs et ne cessèrent d'embellir la ville : latour des Vents, le temple de Rome et d'Auguste sur l'Acropole, l'agora romaine, le théâtre de l'Odéon dans l'ancienne agora sont parmi les monuments édifiés à cette époque. Aux alentours de l'an 1, la ville comptait ainsi environ 300 000 habitants.

À partir de53, les prêches desaint Paul devant l'Aréopage ne donnèrent qu'un faible écho auchristianisme à Athènes ; Paul réussit cependant à convertir un membre du vénérable tribunal,Denys l'Aréopagite ou Dionysius, et une femme, Damaris (Ac 17,33-34).

Plus tard, l'empereurHadrien (117138), particulièrement attaché à la Grèce, continua les travaux d'urbanisme de ses prédécesseurs : la bibliothèque qui porte son nom, l'Olympion (temple de Zeus), de nouvelles routes et desaqueducs furent construits sous son règne. Sous le règne d'Antonin le Pieux, un richissime Athénien,Hérode Atticus, fit bâtir entre 140 et 144 un gigantesque stade en marbre situé au-delà de l'Ilissós[9] ; il édifia plus tard, en mémoire de sa défunte épouse, l'Odéon qui porte son nom, construit en l'an 161.

Liste des dirigeants d'Athènes

Articles détaillés :Liste des rois d'Athènes etArchonte éponyme#Liste des archontes d'Athènes.

Jusqu'en752 av. J.-C., Athènes était une monarchie. Après la chute de la royauté, le trône est remplacé par un gouvernement oligarchique : l'archontat.

Après la chute d'Hippias, la famille des Alcméonides fut de nouveau autorisée à s'installer à Athènes. Ladémocratie athénienne se mit en place entre508 et507 av. J.-C.

Moyen Âge

Durant lapériode byzantine, Athènes perdit beaucoup de sa gloire pour ne devenir qu'une petite ville de province.

ThéodoseII, par ses édits de 426 et 439, ordonna la destruction de tous les temples païens. Il fit cependant une exception pour Athènes : ils seraient désaffectés et convertis en églises. Toutefois, lesPanathénées continuèrent à être célébrées.Justinien fit appliquer les décisions deThéodoseII à partir de 529 : fermeture des écoles philosophiques (principalement néo-platoniciennes), transformées en écoles chrétiennes privées, et conversion des temples en églises : leParthénon devint la cathédrale de la ville. En effet, le culte de la Vierge (en grec Parthénos)Athéna fut remplacé par celui de la Vierge Marie Mère de Dieu, qualifiée d'Athénienne comme patronne de la cité. L'Érechthéion devint église de la Théotokos (« mère de Dieu »). En 857, l'évêché d'Athènes devint archevêché et leParthénon devint église métropolitaine. Les temples furent dépouillés de leurs trésors au profit deSainte-Sophie. Entre leVIe et le VIIe siècle, l'Asclépiéion fut consacré aux saints anargyresCôme et Damien. L'Héphaïstéion fut consacré àsaint Georges. AuXIIe siècle, lesPropylées devinrent palais épiscopal. De nombreuses églises byzantines furent érigées, bien souvent sur d'anciens sanctuaires païens, telles l'église de la Sainte-Trinité, l'église Saints-Théodore, l'église des Saints-Asomates, l'église des Saints-Apôtres et celle de laPanagía Kapnikaréa.

Vue de l'église des Saints-Apôtres depuis l'Aréopage.

En 1146, la ville fut prise parRoger de Sicile. Après l'établissement de l'empire latin de Constantinople en1204, les Français mirent en place unduché d'Athènes, d'abord gouverné par les siresde La Roche puis ceux de lamaison de Brienne. Il fut conquis par lacompagnie catalane, avant d'être repris par desFlorentins, lesAcciaiuoli (1385). Ces derniers rendirent à la ville une partie de son éclat. L'Acropole fut transformée en manoir. Les Florentins se logèrent dans le palais métropolitain des Propylées. Eux ou leurs prédécesseurs firent construireune tour de guet, détruite parHeinrich Schliemann en 1875.

L'occupation ottomane

Article connexe :Grèce ottomane.
Lebazar d'Athènes, peinture d'Edward Dodwell,musée Benaki.

En1456, trois ans après la chute deConstantinople, Athènes fut à son tour conquise par lesOttomans, sujets deMehmedII, à l’exception de l'Acropole, qui résista et ne tomba qu'en 1458. Mehmed II, ébloui par la beauté de la citadelle, ordonna à ses soldats de ne pas saccager la cité sous peine de mort[10]. Les Turcs entourèrent l'Acropole de nouvelles fortifications (lemur de Serpentzé), appuyées sur leportique d'Eumène et l'odéon d'Hérode Atticus. LeParthénon devint une mosquée. Il fut doté d'un minaret peu après 1466. L'Érechthéion devint le harem dudisdar. Le, alors qu'Athènes était assiégée par les troupes deVenise commandées parMorosini, une bombe tomba sur le Parthénon que les Turcs avaient transformé enpoudrière. Le temple fut presque totalement détruit. La dégradation se poursuivit au début duXIXe siècle et fut l'œuvre de l'ambassadeur britannique àConstantinople,Thomas Bruce (7e comte d'Elgin), et de ses agents.

XIXe et XXe siècles

Article connexe :Histoire de la Grèce depuis le XIXe siècle.

Dès1821 et le déclenchement de la guerre d'Indépendance, Athènes fut libérée de l'occupation turque, mais les Grecs ne s'emparèrent de la forteresse de l'Acropole qu'en après unlong siège. En1826 et1827, les Turcsassiégèrent l'Acropole, défendue d'abord par leklephteGouras etMakriyánnis, puis, après la mort de Gouras, par le général françaisFabvier. Toutes les tentatives de dégager la ville, menées parKaraïskákis puis, après son décès par l'amiralCochrane et le généralChurch, échouèrent. Les troupes deRachid Pacha prirent l'Acropole le et y restèrent jusqu'au. La ville était quasiment inhabitée lorsqu'elle fut proclamée capitale du royaume deGrèce le, mais elle fut rebâtie dans les décennies qui suivirent.

Le gouvernement s'installa dans une ville en ruines. Les églises furent reconverties pour accueillir les ministères. L'Héphaïstéion devint un musée. Les architectes bavarois du roiOthon proposèrent un schéma directeur en triangle, dirigé vers l'Acropole ainsi mise en valeur, et un plan perpendiculaire. La reconstruction/construction de la ville fut laissée à l'initiative privée. Larue Ermoú (Hermès) marquait alors la frontière entre ville ancienne, médiévale et ville contemporaine.

Un palais royal (devenu depuis siège du Parlement), que certains architectes auraient souhaité installer sur l'Acropole, fut achevé en1838 sur la place Syntagma. La reineAmélie créa l'année suivante unjardin botanique (devenu depuis les jardins nationaux) à côté du palais.

En1845, la ville était encore soit un champ de ruines soit un chantier de construction. De grandes maisons néo-classiques émergeaient de terrains vagues à peine déblayés, telles lamaison Proveléggios et lamaison Lapathiótis. Les rues n'étaient pas encore pavées, ni éclairées, ni réellement aménagées.

Pendant laPremière Guerre mondiale, la ville fut occupée par des troupes franco-britanniques à partir du[11].

Après laguerre gréco-turque et la « Grande Catastrophe » de, l'afflux de plus d'un million de réfugiés en provenance d'Asie Mineure entraîna dans les années 1920 la construction de quartiers entiers.

Pendant laSeconde Guerre mondiale, la ville fut prise par l'Allemagne nazie, le, et occupée jusqu'en. Les Allemands organisèrent une famine systématique qui fit de très nombreux morts. Le, le soulèvement communiste commença dans le quartier autour de l'Héphaïstéion, après que les forces de police eurent tiré sur une manifestation le matin même sur la place Syntagma, faisant une vingtaine de morts et plus d'une centaine de blessés[12]. Les Britanniques restaurèrent l'ordre après d'intenses combats de rue et grâce à des renforts venus de Phalère.

La croissance d'Athènes fut très faible pendant les premières années qui suivirent les destructions et les ravages de laguerre civile grecque. Puis la cité recommença à croître.

L'entrée de la Grèce dans l'Union européenne en1981 apporta de nouveaux investissements à la ville. Enfin, l'accueil desJeux olympiques d'été de 2004 a été le moteur de nombreux travaux d'infrastructure.

En1985, Athènes a été déclaréecapitale culturelle de l'Europe.

Vue panoramique d'Athènes depuis la colline de Pnyx.

Influence culturelle

C'est à Athènes que sont notamment nées ladémocratie et laphilosophie. De fait, la civilisation athénienne est l'un des fondements de la culture européenne et c'est en mémoire de cela que le projet deconstitution européenne cite en préambule l'historienThucydide (Guerre du Péloponnèse, II, 37, 1) :

Χρώμεθα γὰρ πολιτείᾳ […] καὶ ὄνομα μὲν διὰ τὸ μὴ ἐς ὀλίγους ἀλλ’ ἐς πλείονας οἰκεῖν δημοκρατία κέκληται.
« Nous avons une Constitution […] qui est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre. »

Athènes a également été le centre culturel de la Grèce classique, et ce dans tous les domaines. Sa conception du beau et du bon a influencé durablement le reste du monde grec, puis romain, et enfin l'Occident.

Lescariatides de l'Érechthéion sur l'Acropole.

En 1976 s'est tenu à Athènes le61e congrès mondial d'espéranto, dont le thème était « Collaboration internationale des états au niveau régional ».

Athènes a accueilli, du 19 au, le18e symposium international dans la série des symposiums traitant des sujets spéciaux parrainés par l'Association Internationale de Géologie de l'Ingénieur, organisé par le groupe national grec de l'AIGI. Le thème de « la protection des monuments et des sites historiques » fut spontanément adopté[13].

Athènes a par ailleurs accueilli les premiersJeux olympiques modernes en1896, en souvenir des Jeux olympiques de la Grèce antique. La ville a accueilli de nouveau lesJeux d'été en2004. Outre le succès sportif et médiatique de l'évènement, ils permettront peut-être d'accroître les investissements étrangers en Grèce en prouvant la capacité du pays à gérer de grands projets.

Depuis la crise financière de 2008, Athènes est devenu un haut-lieu de l'art urbain[14]. La municipalité cherche à encadrer et valoriser ces pratiques artistiques de rue, notamment legraffiti, pour éviter qu'il n'empiète sur le patrimoine historique[14].

Attraits de la ville

Monuments et musées

L'Olympiéion.
Odéon d'Hérode Atticus, vu de l'Acropole.

Autres attraits

  • lemarché couvert d'Athènes ;
  • le marché aux puces deMonastiráki ;
  • les rues deKolonaki avec ses boutiques chic et ses musées d'art contemporain ;
  • le quartier alternatif d'Exarcheia, avec ses disquaires, libraires et musiciens ;
  • le montLycabette, d'où l'on a une vue panoramique de la ville ;
  • le quartier dePláka, le plus ancien d'Athènes et l'un des plus animés ;
  • laplace Syntagma et l'ancien palais royal qui abrite le Parlement.

Institutions

Article connexe :Liste des instituts archéologiques étrangers à Athènes.

Universités et écoles supérieures

Établissements scolaires

Santé

Hôpital Evangelismós

L'hôpital Evangelismós, situé dans le quartier deKolonáki, fut construit à l'initiative de la reineOlga et inauguré en1884[17].

Hôpital général Laïkó

L'établissement (engrec moderne :Γενικό Νοσοκομείο Αθηνών «Λαϊκό») est uncentre hospitalier universitaire public localisé à Athènes, enGrèce. L'hôpital fait partie dusystème national de santé grec, en particulier, de la première région de soins de santé de l'Attique[18], et comprend de nombreuses cliniques, laboratoires, services d'hospitalisation et services ambulatoires.

  • Histoire

L'hôpital général Laïkó a ouvert ses portes en1933 en tant qu'entité juridique de droit public à l'emplacement du pavillon de l'Université àGoudí sous l'égide duministère de la Santé (alors dénommé ministère de l'Hygiène et de la Perception d'État). L'hôpital s'est progressivement agrandi pour inclure davantage de départements, d'équipements et de cliniques et a abrité une école dephysiothérapie et de soins infirmiers[19].

  • Départements

L'hôpital général est organisé en trois départements principaux : les départements depathologie, dechirurgie et lelaboratoire de recherche[20].

Il dispose également de sept centres d'expertise pour lesmaladies rares[21].

Conservatoires et écoles de théâtre

Église orthodoxe

Infrastructures de transport

Tourisme

Une étude de l'agence de location de maisons de vacances Holidu sur les villes européennes très exposées à la pression touristique, dans un mouvement d'efforts pour respecter la population locale de ces villes[22], a montré qu'Athènes est la15e ville européenne la plus exposée, avec 8 vacanciers par habitant, à égalité avecPrague etNice.

Natifs célèbres

Population

L'agglomération athénienne est le principal foyer de population de laGrèce, avec 3,7 millions d'habitants sur un territoire métropolitain de 428 km2, sur un total de 11,125 millions de Grecs environ (au1er janvier 2006), soit près d'un tiers de la population du pays.

Carte d'Athènes (1890).

Évolution de la population à travers les âges :

AnnéePopulation de la citéPopulation de l'aire urbainePopulation de métro
18334 000[23]
187044 500[23]
1896123 000[23]
1921 (avant échange population)473 000[23]
1921718 000[23]
1971867 023[24]
1981885 737
1991772 0723 444 358[25]
2001745 514[26]3 165 823[26]3 761 810[26]
2011664 0463 090 5083 737 550[26]

La cité moderne d'Athènes est constituée de villes et villages autrefois distincts, qui avec l'expansion démographique duXXe siècle ont fini par former une agglomération. Celle-ci comprend aujourd'hui 54 municipalités (δήμος), la plus importante étant la ville d'Athènes (Δήμος Αθηναίων /Dhímos Athinéon), avec près d'un million d'habitants (la deuxième étantLe Pirée). Le nom d'Athènes peut ainsi désigner l'agglomération entière (aussi appelée legrand Athènes) ou la ville d'Athènes, ou même juste le centre-ville.Voir ci-dessous la liste des municipalités.

Transports

La rame TA10012 du tramway d'Athènes, sur laligne 5.

Transport en commun

L'entrée de lastation demétro de laPlace Sýntagma

Athènes dispose d'un réseau dense detrolleybus et d'autobus. Afin de lutter contre la pollution, une part croissante des autobus fonctionne au gaz naturel pour véhicules (GNV).

Lemétro, dont la première ligne (la ligne verte[27] nommée également ISAP) date de1904, a été complété par deux lignes modernes (les lignes rouge et bleue[27]) en2000 et s'étend jusqu'à l'aéroport. Trois lignes detramway (3, 4 et 5), ont été mises en service pour lesJeux olympiques de 2004[28] : deux d'entre elles relient le centre d'Athènes (départ près de Syntagma). Laligne 3 assure la desserte entreVoúla (sud-est de l'agglomération) etle Pirée (terminus S.E.F.) tandis que laligne 4 relieLe Pirée à laplace Syntagma. Quant à laligne 5, elle relieVoúla à laplace Syntagma.

Port

Leport du Pirée relie par voie maritime, différents ports de la région et différentes îles d'autres régions de la Grèce.

Transport ferroviaire

Un train rapide du réseauProastiakós relie également la gare centrale (Larisis) à la banlieue attique en direction de l'aéroport — il emprunte la même voie que le métro entre Doukissis Plakentias et l'aéroport international Elefthérios-Vénizélos.

Transport aerien

L'aéroport international Elefthérios-Vénizélos (code AITA : ATH) est construit par une entreprise allemande, a remplacé en2001 l'ancien aéroport d'Elliniko (Hellinikon International Airport).

Taxi

À ces transports en commun, il faut ajouter les taxis, omniprésents dans la capitale hellène, et qui ont la particularité de prendre à la fois plusieurs passagers se rendant vaguement dans la même direction.

Avant ces développements, se déplacer à Athènes s'avérait très problématique, que ce soit à cause de la vétusté des équipements ou de la lenteur du trafic. Un apport desJO de 2004 est donc ce réseau efficace métro-tramway-bus qui semble avoir apporté une solution au problème du transport athénien. Néanmoins, le tramway n'est pas prioritaire sur le reste du trafic, ce qui occasionne une certaine lenteur et limite ainsi ses performances.

Autoroutes

Deux autoroutes principales de Grèce partent d'Athènes, à savoir laE75, en direction du nord vers la deuxième plus grande ville de Grèce,Thessalonique et le poste frontière d'Evzones et laE94 en direction ouest, en direction de la troisième plus grande ville de Grèce,Patras.

La zone métropolitaine d'Athènes est desservie par le réseau autoroutier à péageAttiki Odos : son tronçon principal, l', s'étend de la banlieue industrielle ouest d'Elefsina jusqu'à l'aéroport international d'Athènes ; tandis que deux rocades, à savoir la rocade d'Aigaleo et la rocade d'Hymette, desservent respectivement des parties de l'ouest et de l'est d'Athènes. La longueur de l'Attiki Odos sur toute sa longueur est de 65 km, ce qui en fait le plus grand réseau autoroutier métropolitain de toute la Grèce.

Administration

Nome d'Athènes

Article détaillé :Nomarchie d'Athènes.

Lenome d'Athènes est l'une des 54 préfectures de Grèce. Il fait partie de lapériphérie d'Attique. Son chef-lieu est Athènes. Ce nome, d'une superficie très réduite mais densément peuplé, recouvre la partie centrale de l'agglomération athénienne. Il est divisé en plusieurs municipalités et communautés (listées dans l'article détaillé).

Districts de la municipalité d'Athènes

Les7 districts de la municipalité d'Athènes.

La municipalité d'Athènes est divisée en 7 districts ou « Dimotika Diamerismata » (numérotés de 1 à 7). Cette division en district est principalement utilisée à des fins administratives.

Jumelages

Athènes estjumelée ou a des partenariats avec les villes suivantes :

Notes et références

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Voir aussi

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