| Ascq | ||
Héraldique | ||
Lagare d'Ascq. | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Ville | Villeneuve-d'Ascq | |
| Canton | V. d'Ascq Sud | |
| Conseil de quartier | Ascq - Cité-Scientifique - Haute-Borne | |
| Démographie | ||
| Population | 3 999 hab.(1968) | |
| Fonctions urbaines | Habitat individuel | |
| Étapes d’urbanisation | XIe siècle,XVe siècle, 1640, 1774,XIXe siècle,XXe siècle, 1970 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 50° 37′ 00″ nord, 3° 10′ 00″ est | |
| Localisation | ||
Géolocalisation sur la carte :Métropole européenne de Lille | ||
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Ascq est une ancienne commune duMélantois sur laMarque, dans leNord de laFrance, à sept kilomètres de la frontièrebelge. Village agricole jusqu'à laRévolution industrielle, c'est aujourd'hui un quartier de la ville nouvelle deVilleneuve-d'Ascq, créée lors de la fusion avec les communes d'Annappes et deFlers en1970.
Ascq est tristement connu pour lemassacre d'Ascq du, où la population fut violentée et quatre-vingt-six civils innocents furent fusillés. Le village a été décoré de laCroix de guerre 1939-1945 et de laLégion d'honneur.
Ascq possède une église, une gare et un musée commémoratif. On y trouve également une brasserie et une usine de chocolat.
Le nom d'Ascq est attesté pour la première fois en 867[1] dans le testament d'Évrard de Frioul.
Une charte de Gérard, évêque deTournai, mentionne le nom sous la formeAsch en 1164, tout comme une charte de l'abbaye de Cysoing du[2] et un texte de vente de Gauthier d'Asnapes en 1264[3].
Le cartulaire de Loos, en 1200, écrit le nom du villageAqua (« eau », en latin)[2],[4]. Ascq apparait avec la graphieAcq sur des cartes anciennes du comté de Flandres (laCarte du Gouvernement de Lille, en particulier)[5].
En 1460, le village est mentionné sous la formeAscq[2].
Selon ledictionnaire étymologique des noms de lieux en France d'Albert Dauzat etCharles Rostaing, « Ascq » viendrait du flamandask signifiant « frêne ».
Les armes d'Ascq seblasonnent ainsi : « D'or à la fasce d'azur, au sautoir de gueules brochant sur le tout ». |
Ces armes sont en fait celles desseigneurs de Roques[6].

Le quartier est délimité par le boulevard du Comte de Montalembert, l'avenue du Quennelet, la rue Masséna au nord ; la rue de la Justice, la rue des Enfants de Sarajevo, la rueMarcel Bouderiez, la rue des Fusillés, la rue de la Tradition, la rue de la Table Ronde, la rue de Ticleni à l'ouest ; la rue du Président Paul Doumer et la rue des Fusillés au sud ; les champs à l'est.
Les axes principaux d'Ascq sont la rue des Fusillés et la rueGaston Baratte (anciennement rue Marceau).
On distingue parfois plusieurs sous-ensembles du bourg d'Ascq proprement dit.Moulin d'Ascq correspond à la zone délimitée par la rue des Fusillés, la rue Marcel-Bouderiez, la rue Gaston-Baratte et les petites rues s'articulant autour de la rue du Moulin-d'Ascq. LeQuennelet la zone entre la gare etBrigode[7].Croix de Wallers (ouCroix de Villiers) correspond à l'extrémité Sud-Est du quartier, autour de la rue des Fusillés et de la rue Colbert. LeGrand Ruage correspond à la zone de la rue Colbert un peu plus à l'est, près de la rue éponyme.
Autrefois, on distinguait également le quartier duPron au sud, qui devait son nom au péron en maçonnerie qui y était situé auXVIe siècle[8]. Ce quartier d'Ascq était situé autour la rue des Fusillés, entreAnnappes etTressin[8], près de l'actuelHaute-Borne. Enfin, le lieu-ditAu Bouquet était un simple bourg à la sortie d'Ascq dans la première moitié duXIXe siècle. Ce quartier d'Ascq était situé autour la rue des Fusillés, là où est situé l'usineBouquet d'Or[9].
Le territoire d'Ascq d'autrefois était plus grand. AuXVe siècle, il englobaitAnstaing et il comprenait même la commune deForest-sur-Marque jusque 1640. Il était sur les pentes crayeuses duMélantois et possédait des terres très fertiles, qui eurent un très bon rendement jusqu'auXXe siècle.
En 1952, la superficie totale de la commune était de 637,628 hectares, dont 520,746 hectares en terres labourables et 116,882 en bois et vergers[10].
Jusque 1970, le territoire de l'ancienne commune d'Ascq regroupaitgrosso modo le quartier d'Ascq actuel et le quartier de laHaute-Borne[11].
La nature du sol est argileux-alcaire dans la moitié sud du village, qui se compose d'une plaine de la rue des Fusillés jusqueLesquin. Par contre le sol est plus marécageux dans la partie Nord qui longe laMarque[10].
| quartier d'Annappes | quartier deBrigode | Hem Sailly-lez-Lannoy Willems | ||
| quartier deRésidence quartier duTriolo | N | Tressin | ||
| O Ascq E | ||||
| S | ||||
| quartier de laCité scientifique quartier de laHaute-Borne | quartier de laHaute-Borne | Anstaing |

On ne connaît pas grand-chose sur le passé du village. Étant donné qu'on a retrouvé des traces de séjour deGaulois dans les environs, on peut penser que des champs s'étendaient sur l'emplacement d'Ascq. AuXIe siècle, on sait qu'on y cultive intensivement leblé.
AuVe siècle, le territoire d'Ascq fait partie de la zone contrôlée par lesFrancs saliens.
Ascq dépend auVIIIe siècle du domaine royal d'Annappes appeléAsnapio.

Lors de la venue deCharlemagne pour l'inauguration de l’abbatiale de Saint-Riquier en800, ses envoyés royaux dressèrent un inventaire d'Annappes. La description fut tellement minutieuse qu'elle fut recopiée comme exemple dans un manuel de gestion des fermes impériales, le cartulaire « de Villis ». Dans ce cartulaire « de Villis » daté de812, Ascq dépend, commeFlers etGruson, du fisc d'Annappes[1]. Les envoyés royaux ont noté avoir trouvé pour les trois villages 5 moulins, 4 brasseries (a priori pour la cervoise), 2 ponts (on estime qu'il s'agit des ponts d'Hempenpont et de Pont-à-Tressin) et 4 jardins. L'inventaire mentionne d'importantes provisions des milliers de muids d'épeautre et d'orge, des centaines de muids d'avoine, deseigle, defroment, quantité de fèves et de pois ; 1005 porcs salés (dont 155 provenant du cens), 5025 livres de fromages, de la bière, du sel, du beurre, du miel (dont 3 muids provenant du cens) ; àTréola, 1250 muids de vin (750 provenant des vignes du domaine et 500 du cens) ; on dénombrait 1150moutons, béliers, brebis et agneaux, des centaines de chevaux, ânes et mulets, des centaines de porcs, de chèvres et de vaches, 50 ruches d'abeilles, des oies, des canards et des paons ; les arbres cultivés dans le fisc étaient des poiriers, des pommiers, des néfliers, des pêchers, des noisetiers, des noyers, des mûriers, des cognassiers, des pruniers et des cerisiers[1]. En outre, les envoyés de Charlemagne témoignent de la présence de lis, costus, menthe, persil, rue, ache, livèche, sauche (sauge), sarriette, sabine, porreau (poireau), aulx, tanaisie, menstratum, coriandre, échalotes, oignons, choux, choux-raves, bétoine ; le fisc de Tréloa contient également bette, auroue, népéta, sclarea (sauge), aigremoine, mauves, guimauves, cerfeuil, brittoles[1].Asnapio était aussi un haras qui fournissait la cavalerie impériale.
Charlemagne transmet le domaine d'Annappes, avec ses dépendances Ascq et Flers, à son filsLouis le Pieux[1]. En836, l'empereurLouis le Pieux donne le domaine royal d'Annappes en dot à sa fille Gisèle, épouse d'Évrard de Frioul[1]. Ce couple noble fondera l'abbaye de Cysoing. Le marquisBérengerIer, leur second fils, héritera de la cour d'Annappes avec toutes ses dépendances, saufGruson[1] ; il sera par la suite roi des Lombards, puis empereur des Romains.
En863, Annappes, avec ses dépendances Ascq et Flers, fait un retour au domaine particulier des comtes de Flandres par une descendante directe d'Évrard de Frioul :Clémence de Bourgogne, épouse deRobert II de Flandre[1],[12].


AuXIIe siècle, la paroisse d'Ascq dépend de l'évêché de Tournai (comme les paroisses du comté de Lille) et de l'abbaye de Cysoing qui est propriétaire des biens ecclésiastiques et fournissait les desservants de l'église[13].
AuXIIIe siècle, Ascq qui fait partie duComté de Flandre est géré depuis la mairie comtale d'Annappes, et entretient des relations étroites avec ses voisins, les villages d'Annappes et deFlers.
En1213,Philippe Auguste vient par trois fois ravager les environs deLille, pour punir les comtes de Flandre qu'il ne juge pas assez coopératifs[14].
En 1264, Gauthier d'Asnapes vend à la comtesse de FlandreMarguerite de Constantinople plusieurs parties de terre de Villers dans le dîmage d'Annappes et d'Ascq[3].
AuXIVe siècle, Ascq dépend administrativement de l'échevinage d'Annappes, dans le quartier duMélantois (dont le chef-lieu estCysoing) de lachâtellenie de Lille[15],[6].
De 1305 (Traité d'Athis-sur-Orge) à 1369, la châtellenie de Lille, dont Ascq, est rattachée à laFrance[14]. Dans cette période, le village subit tour à tour les incursions des Français, desFlamands et desAnglais[14]. De 1320 à 1340, Laudas, lieutenant du gouverneur deLille, envoie ses soldats fourrager à Ascq, rançonner les cultivateurs et même mettre le feu[14].
On distingue à cette époque plusieurs fiefs à Ascq.
Le plus important est laseigneurie de Roques et ses hommages, appelée abusivement « fief d'Ascq ». C'est unfief vicomtier tenu de la Salle de Lille. Il comprenait tout d'abord « un manoir sur motte, herse et jardin entourés d'eau avec pont-levis ; 30 bonniers et 11 cents de terres tenant au chemin menant du Triez de Roques au Quesne Rabonne ». Il comptait de plus une prairie dans la paroisse Saint Pierre à Lille (consistant en « la maison de Berlettes »). Finalement, ce fief possédait des rentes sur divers héritages d'Ascq, d'Annappes et deFlers, les plaids généraux trois fois par an et quinze hommages dont les principaux sontLa Croix d'Annappes près duRecueil etLa Tour, àFlers[6].
Les autres seigneuries d'Ascq étaient :

Bien que le territoire soit riche, la population paysanne vit de manière très précaire, et subit plusieurs famines auXIVe et XVe siècles, notamment durant l'année1316 à la suite de mauvaises récoltes l'année précédente. Un autre malheur s'abat sur la région, la guerre. De1297 à1304, les troupes des Français dePhilippe IV de France et celles des Flamands ravagent les cultures et brûlent le village. En1340, c'est laguerre de Cent Ans, et le village est occupé militairement. En1349, c'est lapeste noire qui s'abat sur la région. À cette époque, la population du village diminue.
AuXVe siècle, l'économie du village se redresse doucement, malgré les pestes périodiques, les mauvaises récoltes et la présence presque constante de militaires. Le blé n'étant plus rentable, on se met à cultiver laguède pour colorer le linge en bleu, lelin et lechanvre, et l'élevage de moutons s'intensifie. Des tisserands de draps de laine travaillent à Ascq. Après avoir été brûlée par les troupes deLouis XI, l'église est reconstruite -cette église n'a probablement rien à voir avec l'église Saint-Pierre actuelle[réf. nécessaire].
En1449, des enquêtes fiscales comptent 99 habitants à Ascq. Après les affrontements entreCharles le Téméraire de Bourgogne etLouis XI de France, la population est en1498 de 600 habitants à Ascq. En1505, on dénombre 650 Ascquois. Le bétail devint aussi plus nombreux. Ainsi le cheptel du village cette même année est estimé à 80 chevaux, 30 poulains, 243 vaches, 343 moutons. Cependant, une proportion entre 30 % et 50 % de la population, parfois plus, est très pauvre et ne peut pas payer d'impôts, alors que se multiplient les seigneurs qui ont des droits tant sur les hommes que sur les choses. La région est encore touchée par les épidémies, notamment lapeste en1534.
Le, à la requête du nouveau comte d'AnnappesJean de Roblès, les villages d'Ascq etFlers sont rattachés aux comté, échevinage et juridiction d'Annappes[3].
AuXVIIe siècle, la région est de nouveau frappée par lapeste, en 1635-1638, 1647 et 1668[14],[16].
En1617, Guilbert de Gand, baron d'Hem, seigneur de Sailly, de Forest etc. fait construire une église à Forest-sur-Marque. Le, à la demande du baron d'Hem qui y réside,Forest-sur-Marque est détachée du village d'Ascq et érigé enparoisse par Maximilien de Gand,évêque de Tournai[17].
Le, le baron de Becq, chargé par l'archiduc Léopold de conduire son armée, composée de toutes les troupes qui se trouvaient dans les possessions espagnoles des Pays-Bas, fait halte à Ascq dans la plaine qui sépare Ascq à Anstaing[14].

La région est déchirée par les guerres, et le village appartiendra successivement auDuché de Bourgogne, auxPays-Bas espagnols avant de devenir français en1668 par letraité d'Aix-la-Chapelle, à la suite de la prise de la région parLouis XIV.
En 1671, un procès est intenté par les censiers contre Gille Ban, curé de la paroisse d'Ascq, pour refus de payer la dîme des colzas. Les magistrats de Roubaix reconnaissent le droit des manants contre le curé, l'abbaye de Cysoing et le chapitre de Tournai[18].
En 1678, Ascq compte 95 foyers[18].
Le village subit constamment les maux de la guerre : logements des troupes, réquisition en tout genre, ravages et exaction des soldats. De1708 à1713 la région est occupée par les Hollando-Britanniques deMarlborough, qui reviendront en1744[18].
Dans les années 1760, se trouve sur la route de Lille à Tournai (actuelle rue des Fusillés), face à la route de Sainghin, une auberge de relais très fréquentée, désignée parfois sous le nom de cabaret, appelée « La Maisoncelle ». Y étaient fréquemment abandonnés les enfants, l'un d'eux, Pierre Joseph Celle s'appellera ainsi « [parce] qu'il a été trouvé près du cabaret de la Maisoncelle »[18].
En 1769, une épidémie accable pendant neuf mois les pauvres de la région de Roubaix[16].
Le roi permet en1774 le partage des marais entre les trois villages et leurs voisins, et ceux-ci seront asséchés en1781. Peu à peu l'alphabétisation progresse. Entre1737 et1789, 38 % des hommes et 22 % des femmes savent signer leur acte de mariage à Ascq. La vie culturelle se développe aussi, avec desducasses deux fois par an. On y fête aussi la Saint-Jean, la Saint-Martin et la Saint-Éloi. On note l'apparition des cabarets, où viennent se détendre villageois et villageoises ; le plus connu des environs est l'auberge de Maison-Celle à Ascq, lieu de rencontre pour les jeunes gens.
En1774, la plaine entre Ascq,Seclin,Noyelles etLille est réservée pour la chasse des seigneurs et ordre est donné à la population de ne pas aller sur cette zone avec des chiens ou des fusils[16].

L'été 1788 est très sec, malgré un très gros orage et des averses de grêle et de pluie ; l'ensemble compromet les récoltes. L'hiver suivant est long et rigoureux. Entre l'hiver et l'été 1789, le prix du pain de ménage a doublé à Lille et coûte 9 sols[19].
Comme àLille, il n'y a pas de révolution populaire chez les paysans en1789 mais plutôt une peur du brigandage ; de plus les événementsparisiens leur arrivent avec plusieurs jours de retard (la prise de la Bastille est connue le), et ils sont occupés par la répartition de leurs marais communaux[19]. Philippe François Joseph Saladin (1740-1792), curé à La Madeleine après avoir été vicaire à Ascq etHalluin, est assassiné par la foule le àLa Madeleine alors qu'il tentait de fuir enBelgique déguisé en femme ; il fut pendu à la lanterne du coin de la rue des Jardins[18],[20],[21]. Alexandre Favier, nommé curé d'Ascq en1786, sera déchu en1791 et déporté en1793 pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé[18],[19] ; il reviendra cependant en1802 après avoir prêté serment auconcordat et sera nommé curé deBondues en 1803[22],[23].
En, Charles Renard est élu maire d'Ascq.

En avril1792, lors de la guerre contre l'Autriche, des régiments se regroupent, entre Lille et Baisieux, pour être dirigés vers l'ennemi. Mais à l'approche de l'ennemi, ils battent en retraite vers Lille, où la foule massacrera le généralTheobald de Dillon. Le, les Autrichiens dirigés par le ducAlbert de Saxe-Teschen font le siège deLille après avoir prisRoubaix,Tourcoing etLannoy[20]. Des batteries sont établies entreHellemmes etFives et des bombardements ont lieu pendant 8 jours à partir du ; plusieurs boulets se logent dans des murs ascquois[20]. Cependant, ils lèvent le siège le face à l'impossibilité de s'emparer de la ville de Lille.
Fin juillet1793, 2000 soldats français sont entourés par la cavalerieprussienne aux environs deSainghin et Pont-à-Bouvines ; à part une petite partie qui arrive à se replier sur Lille, le reste des troupes françaises est sabré[24]. Labataille de Hondschoote et labataille de Wattignies font reculer les hommes de laPremière Coalition ; ces derniers séjournent tout l'hiver 1793-1794 dans une partie de la métropole lilloise, mais pas à Ascq qui est dans la zone conservée par les Français[24]. Entre 1792 et le début de 1794, la Marque sépare les troupes de la République française de celles des coalisés. La coalition formée contre la France occupe le village en1794, mais la victoire de Tourcoing () repousse l'ennemi vers Tournai.
En 1792, la première mairie est installée dans une simple salle sur la cour du cabaret David Lemaire ; le cabaret accueillait les banquets du conseil municipal[25].
L'hiver 1794-1795 est très rude, tant que les rivières des alentours de Lille sont couvertes de glace et des arbres de campagne se fendent de bas en haut[26]. Le nombre de chômeurs et d'indigents est très élevé, des fermes sont pillées, la foule clame lors de manifestations qu'elle était moins malheureuse lors de l'occupation autrichienne[26]. La misère et le manque d'hygiène provoquent des épidémies (certainement le choléra ou la variole)[26].

Sous laTerreur, les biens des émigrés sont confisqués. De même, l'argenterie et les objets de cultes de l'église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq sont inventoriés, envoyés àLille et récupérés par l'État. L'église est mise en vente le, comme celle d'Annappes et celle deFlers. Estimée à1 600 livres, elle est adjugée au citoyen lillois Sébastien Delplanque, pour 102 000 francs, terrain et cloche non compris[22]. Il est probable que l'acquéreur ne vint pas prendre possession de son bien par peur de la réaction des fidèles[22]. Après leConcordat, elle est restituée aux religieux.
Le calme revient dans le village en1802[23].
En1809, à la suite dublocus continental duRoyaume-Uni parNapoléonIer, on commence à cultiver la betterave sucrière.
Les guerres de l'Empire sont gourmandes en individus, et les hommes du village sont très nombreux à se mutiler ou à se cacher dans les carrières deLezennes. En1814, à la suite de la campagne de France, la frontière Nord est menacée. On enlève les ponts sur laMarque pour tenter de retarder l'invasion. Le général Maison, fuyant devant lesRusses, fait camper aux abords d'Ascq ses soldats qui pendant douze jours pillent et volent pour se nourrir. Fin, l'ennemi est là, mais la capitulation deParis met fin aux hostilités. Des escadrons français reviennent se loger à Ascq lors desCent-Jours.
De1815 à1818, le2e corps d'armée du roi desPays-Bas, des arméesanglaises etprussiennes ainsi qu'un contingent d'Hanovriens est stationné dans le village et réquisitionne des vivres[27]. En 1817, le gouvernement indemnise les fermiers ascquois pour dégâts, vivres et transports et parce que la plaine entre Ascq et Annappes a été abîmée par les manœuvres de cavalerie[27].
Durant la première moitié du siècle, l'activité d'Ascq reste essentiellement artisanale et agricole. Ainsi, on dénombre environ 156 cultivateurs à Ascq en1825[27]. Encore à cette époque, les villages souffrent d'épidémies et de conditions de travail difficiles (repos dominical pas respecté,travail des enfants, etc.). En1833, on dénombre 250 maisons à Ascq[27].
Dans les années 1840, un bataillon de laGarde nationale a son centre à Ascq pour le village,Annappes,Flers-lez-Lille etForest-sur-Marque[28].
Dans les années 1840 également, l'usage de la brique pour les bâtiments se répand dans le village ; les briques sont fabriquées dans des briqueteries ascquoises à partir de l'argile du village[29].

En1848, un arbre de la liberté est planté sur la place d'Ascq pour l’avènement de laDeuxième République, mais ne survit que quelques années[28].
En1852, il y a 501 électeurs inscrits à Ascq (486 domiciliés et 15 militaires)[29].
En1856 est créée la Philharmonie d'Ascq[30].
Le, un dénommé Séverin, vient au domicile de son ancien patron, le fermier et rentier Auguste Desquiens, pour jouer aux cartes. Il y assomme mortellement, avec un marteau en fer qui servait à atteler les chevaux, Auguste Desquiens (86 ans), sa femme Albertine Chuffart (79 ans) et sa fille Olympe Desquiens (38 ans). La vieille ayant eu le temps de donner l'alerte, l'assassin, caché sous un lit, sera arrêté par le garde-champêtre[31].


Au milieu duXIXe siècle, la progression de l'industrie fait se développer considérablementLille et surtoutRoubaix. Lechemin de fer désenclave Ascq en le rattachant à Lille en1865 et en1885 à Roubaix par la ligne charbonnière. Cette dernière ligne deSomain àHalluin a désormais disparu, mais un reste de pont est encore visible dans la campagne aux abords d'Ascq. Ces nouveaux moyens de transport développent à Ascq l'industrie liée autextile, à lamétallurgie et à l'alimentaire (distillerie, brasserie, minoterie, meunerie, filature). L'agriculture se modernise aussi : en1896, Ascq voit arriver sa premièremoissonneuse-lieuse Samuelson. De nombreuses fêtes locales rythment la vie monotone des paysans et des ouvriers.
En1851, André Rousseau construit une fabrique de chicorée à la grand'route (actuelle rue des Fusillés) auBouquet, à laquelle il rajoutera une raffinerie de sel[32] ; l'usine évoluera ensuite pour devenir lachocolaterieBouquet d'Or. En1852, Louis et Florentin Droulers construisent au lieu-dit « La Voie perdue » la distillerie de mélasse (elle sera agrandie en 1854 et en 1865)[29]. Cette usine occupe 77 ouvriers et employés ; il s'agit à la fois d'une distillerie, d'une sucrerie et d'une potasserie[32]. En 1865, Jules Cornil et Delannoy construisent une fabrique de toiles auQuennelet[29] ; elle sera rapidement dissoute et une nouvelle fabrique de tapis est créée par Frédéric Grandel[32]. En faillite en 1889, l'entreprise sera reprise par Léon Baratte[32].
Le, les Ascquois votent avec 453 « oui » contre 5 « non » la guerre face à l'Allemagne[33]. Le,Louis Faidherbe, candidat à l'Assemblée Nationale, obtient 244 voix à Ascq sur 500 électeurs[33].
L'hiver de 1870 à 1871 est très rude et la mortalité, sans compter les décès à la guerre, est élevée dans le village, notamment à cause de maladies[33]. Les blés gèlent et un typhus contagieux atteint les étables de dix fermes ascquoises[33].
En1876, il y a deux moulins à vent dans le village : un moulin à blé appartenant à Louis Havez-Delaoutre, et un à huile appartenant à Louis Decocq-Dupire[32].
En1890, Rosine Marescaux, servante de l'abbé Dillies, est retrouvée assassinée dans le presbytère avec l'abbé assommé à ses côtés ; le presbytère a été cambriolé. Après enquête, le dénommé Baillet, 26 ans, fut arrêté et il reconnut le crime.Tueur en série, accusé de 5 autres assassinats, Baillet fut exécuté sur la place Saint-Vaast àDouai le à 5h30 du matin. À l'annonce de sa condamnation, il avait déclaré : « Je remercie la société. Mon crime fait ma honte et non pas l'échafaud ». Il cria aussi, juste avant la chute du couperet, « vive la République. »[34],[35],[36].
En1895 et les années qui suivent, lecimetière qui s'étendait autour de l'église est désaffecté (il était déjà fermé aux inhumations depuis1889[32] ; les morts sont exhumés et déplacés au nouveau cimetière rue de l'abbé Lemire (alors rue du Père Lachaise)[37].
À la fin duXIXe siècle, le plus grand cabaret d'Ascq est « A mou David », appartenant à David Dupire-Lemaire[25],[38].



La France entre dans laPremière Guerre mondiale, durant laquelle beaucoup de villageois moururent. À partir d', lesAllemands occupent la région, jusqu'à la libération par les troupes anglaises en.
Le, desuhlans allemands tirent des coups de feu à l'extrémité du village. Le même jour, un train blindé s'arrête dans la gare et des hommes détruisent les appareils télégraphiques et téléphoniques. Dans la nuit, des soldats allemands commettent des pillages dans les maisons. Le, une patrouille de uhlans tire sur un civil rue Kléber (Julien Hoet qui ne survivra pas à ses blessures). Le, plusieurs villageois ayant fui le village sont faits prisonniers àRadinghem ; plusieurs seront internés àMagdebourg. Lundi, un corps d'armée allemand défile à Ascq : ce sont 2 500 soldats et 80 civils français prisonniers. Les 15 et, des ambulances s'installent dans le village et un défilé d'artillerie se déroule pendant plusieurs heures sur la route nationale (actuelle rue des Fusillés) vers Lille[39].
Du 19 au, les trois grosses cloches de 1842 et 1843 et les neuf petites cloches du carillon sont déposées par les Allemands et envoyées en Allemagne[40],[39]. Les trois cloches principales furent remplacées en 1922 par la municipalité sur les dommages de guerre de l'église[40]. La plus grosse sera prénomméeLouise Marthe ; les deux moyennesClémence Justine etJeanne Georgette[40]. Lecarillon est réinstallé en 1923 par l'horlogerroubaisien René Catoire[40].
Plusieurs bombardements desalliés touchent le village en août et[39].
Le, leskommandanturs d'Ascq et d'Annappes installées depuis sont supprimées et dépendent deSeclin. Le, un nouveau détachement de police militaire s'installe à Ascq, commandé par le baron von Chammier. Le, le maire d'Ascq, M. Vincent, qui avait ordonné d'arrêter des soldats maraudeurs est condamné à trois mois de prison ; il y restera jusqu'à la libération du village[39].
Le, les Anglais bombardent le village et les Allemands font sauter à la dynamite les pavés de certaines rues. Le, des soldats anglais et portugais (notamment des cavaliers) libèrent le village[39]. Pendant quelques mois, fin 1918 et en 1919 étaient stationnées dans le village les unités britanniques suivantes :229th Field Ambulance (en) ; 13th et 63rdCasualty Clearing Stations ; 39th Stationary Hospital.
74 soldats ascquois seront tombés au champ d'honneur durant la guerre. Un monument aux morts est élevé par la municipalité près du porche de l'église. Un canon allemand fut posé en bas du monument (il sera repris par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale)[39].
55 soldats de divers corps d'armée duCommonwealth victimes de la Première Guerre mondiale sont enterrés dans lecimetière d'Ascq : 52 Britanniques, 4 Chinois duCorps de travailleurs chinois, deux Indiens, un Canadien et un Australien[41].
En1921, le monument aux Morts de laguerre franco-allemande de 1870 est déplacé vers la place de l'église (il était face au portail de l'église) et on y inscrit les noms des soldats tombés durant laPremière Guerre mondiale[42].
Avec la montée en puissance de la métropolelilloise, de plus en plus de gens commencent à habiter en périphérie, et la population du village augmente considérablement. En1939, Ascq compte environ 4 000 habitants, de toutes catégories socioprofessionnelles. Ascq compte alors surtout une population ouvrière, particulièrement des cheminots - employés à lagare d'Ascq ou aux ateliers d'Hellemmes - mais aussi des ouvriers employés par les industries textiles deRoubaix etTourcoing ou par le tissageBaratte[4]. On trouve aussi de nombreux employés dans les administrationslilloises[4].
En1933, c'est la création de L'avenir Musical d'Ascq.


La région entre dans laSeconde Guerre mondiale dès ; des troupes britanniques du corps expéditionnaire de Lord Gort stationnent dans les villages voisins et à Ascq d' à. Les troupes allemandes s'y installent dès le.Adolf Hitler, en tournée d'inspection, vient loger au château d'Annappes ce même jour. Le fait le plus marquant de l'occupation est lemassacre d'Ascq : dans la nuit du, un sabotage de la résistance locale vise un train de marchandises. Si le sabotage n'a pas de conséquences humaines pour les occupants du train dont la locomotive déraille, il s'avère que c'est un transport de troupes de la12e division blindée SS « Hitlerjugend ». En représailles, lesnazis massacrent 86 hommes. Les responsables du sabotage seront arrêtés puisfusillés au fort de Seclin le.
Pendant la guerre, Ascq dépend du commandement allemand deBruxelles. L'occupation allemande durera de à. Ascq sera libéré le par une avant-garde blindée britannique en provenance deSeclin, qui s'engagera ensuite versTournai par laroute nationale dans le but de libérer le port d'Anvers[43].
En1944, Henri Gilleron, curé d'Ascq depuis 1936, est assassiné[44]
Le, legénéral de Gaulle se rend sur les lieux dumassacre d'Ascq. Il est reçu par le conseil municipal et Isidore Hofman, le maire du village. Le,Vincent Auriol, président de la République, pose la première pierre du monument des fusillés. Il est accompagné d'un dispensaire, à la demande des veuves. L'ensemble est construit par les architectes Luc etXavier Arsène-Henry, et inauguré en1955. En 1949, la commune d'Ascq reçoit une décoration : lacroix de guerre 1939-1945 et en 1952, la commune reçoit laLégion d'honneur. En 1964, une délégation chrétienne d'Ascq est reçue à Rome par le papePaul VI.
En1957, l'Institut médico-éducatif Albertine-Lelandais est créé à Ascq, il s'agit du premier établissement desPapillons Blancs deLille[45]. Dans les années 1950, les jeunes filles souffrant d'un handicap mental sont prises en charge par les sœurs franciscaines et Sœur Marie-Madeleine crée le foyer de vieLes Lauriers rue Gaston Baratte[46].
Après la guerre, le bourg encore sous le choc du massacre continue de se transformer, et sur ses champs et surtout ceux d'Annappes apparaît lacité scientifique en 1964. Les terres étant très fertiles, beaucoup de paysans de la région sont indignés.
En 1969, la municipalité organise le25e anniversaire du massacre, en présence de nombreuses personnalités dont le ministreFrançois-Xavier Ortoli et lecardinal Liénart.
Le, lors d'une conférence de presse, les mairies d'Annapes, d'Ascq et deFlers-lez-Lille annoncent que leurs communes vont fusionner pour donner « Villeneuve-en-Flandre ». Le, les conseils municipaux acceptent mais retiennent le nom de « Villeneuve-d'Ascq » en mémoire dumassacre d'Ascq. La ratification a lieu cinq jours plus tard. Le, le décret de création de la commune de Villeneuve-d'Ascq est publié, et Ascq n'est plus que le plus célèbre quartier de la ville. Ascq comptait alors 4 000 habitants.
En 1979, le stade d'Ascq est construit[47].
En 1983, le Tertre des Massacrés est visité parFrançois Mitterrand, président de la République. En 1984, lemusée du Souvenir des victimes d'Ascq, créé par Jean-Marie Mocq et Gérard Chrétien, fils de massacré, est inauguré parPierre Mauroy, Premier ministre.
En 1994, pour les 50 ans dumassacre d'Ascq, des commémorations importantes sont organisées.
En 1999, la brasserie artisanaleMoulins d'Ascq ouvre route de Sainghin.


En 2002, le territoire du village a été amputé dans sa partie sud pour créer le nouveau quartier de laHaute Borne.
En 2005, inauguration du nouveau musée commémoratif : lemémorial Ascq 1944.
En juillet2007, l'écoleLéonard de Vinci du Moulin d'Ascq a fermé. Elle n'avait plus qu'une seule classe qui n'accueillait plus que 21 élèves d'âges et de niveaux différents[48].
En novembre2010, la section des Anciens combattants d'Ascq, reconnue le, portant le numéro 1285 et ne contenant plus que 20 membres, a décidé de fusionner avec celle d'Annappes[49].
En 2011, le mur du presbytère est détruit et la place de l'église est agrandie pour créer le square Valentine-Guermonprez, du nom d'une des veuves duMassacre d'Ascq.
Évolution démographique
| 1449 | 1498 | 1505 | 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 99[51] | 600[52] | 650[53] | 1 020 | 1 220 | 1 112 | 1 344 | 1 536 | 1 628 |
| 1841 | 1846 | 1851 | 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 729 | 1 771 | 1 790 | 1 904 | 2 030 | 2 186 | 2 289 | 2 336 | 2 409 |
| 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 457 | 2 440 | 2 450 | 2 553 | 2 671 | 2 813 | 2 756 | 2 981 | 3 215 |
| 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 282 | 3 485 | 3 605 | 3 986 | 3 999 | - | - | - | - |

Les principaux monuments remarquables à Ascq sont l'église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq (XIXe siècle, basée sur un bâtiment duXVe siècle) ; lagare d'Ascq (XIXe siècle) et la poste qui lui fait face ; laMairie d'Ascq (XXe siècle) ; leChâteau Claeys (XXe siècle) ; l'ancien carmel, rue Masséna (XXe siècle).
De nombreux sites commémorent les deux guerres mondiales : ce sont leTertre des massacrés, lemémorial Ascq 1944, lecimetière d'Ascq qui abrite des tombes de guerre duCommonwealth ainsi que les corps des victimes dumassacre d'Ascq, un monument sur la place de l'église ainsi que certains noms de rue, comme la Rue des Martyrs.
En plus des industries (minoteries, distillerie), d'autres bâtiments remarquables sont leChâteau d'eau d'Ascq (XXe siècle) qui se remarque de loin, la ferme du Grand Ruage ou le collègeArthur Rimbaud. De nombreuses maisons ont un style architectural intéressant, telles les maisons des années 1930 de style balnéaire rue Kléber, les villas rue du Docteur Roux ou les manoirs à l'angle de la rue des Fusillés.
Au milieu duXXe siècle, Ascq possédait un cinéma, Le Rex, situé salle Potié, place de l’Église[54],[55].
Ascq possédait dans la première moitié duXXe siècle plusieurs petites structures industrielles : l'atelier textileBaratte, la fabrique de jouets Rouneau, la chocolaterieBouquet d'Or, l'atelier de construction mécanique Beaucamp, la chaudronnerie Boët, la distillerie Beirnaert-Droulers repérable à sa cheminée en briques[56],[57].
On peut toujours voir aujourd'hui la distillerie transformée en parc d'entreprises, les anciennesminoteries dont celle rueBaratte occupée par la suite par la fabrique de charpentes métalliques Delta et l'entreprise paysagiste Soreve et transformée au début des années 2000 en logements, ainsi que la chocolaterieBouquet d'Or toujours en activité.
Ascq accueille aussi depuis1999 la brasserie artisanaleMoulins d'Ascq. Un fromage de lait pasteurisé de vache, appeléL'Ascq de coeur, affiné à la bière Moulins d'Ascq, est produit par le fromager Benjamin Gautier depuis 2020[58],[59].
Avant la ville nouvelle, Ascq faisait administrativement partie ducanton de Lannoy. Il fait aujourd'hui partie ducanton de Villeneuve-d'Ascq-Sud.
Quatre bureaux électoraux sont situés à Ascq[60].
Lors du2e tour desélections présidentielles de 2012,François Hollande, avec 50,46 % des suffrages exprimés, a très légèrement devancéNicolas Sarkozy à Ascq[61]. Lors du2e tour desélections législatives de 2012, la candidatesocialiste, opposé à une candidateUMP, a obtenu 54,14 % des suffrages exprimés[62].
Jusque 1789, Ascq possédait un bailli (notaire royal et greffier).
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Charles Renard | ||||
| 1792 | 1797 | Isidore Joseph Dupire[25] | ||
| 1797 | 1802-1803 | Charles Louis Joseph Desquiens[22] | ||
| Clotaire Armand Joseph Desquiens | ||||
| 1802 | 1806 | Louis Joseph Duquesne[63] | ||
| 1806 | 1808 | Jean-Baptiste Joseph Sainleger[63] | ||
| 1808 | Pierre Jérôme Desquiens[63] | |||
| 1816 | 1840 | Célestin Joseph Reuflet[64] | notaire | |
| 1840 | 1856 | Lucien Pille[63],[65] | ||
| 1856 | Joseph Reuflet[66] | |||
| 1870 | Alphonse Renard[66] | |||
| 1881 | Lamblin[67] | |||
| 1886 | 1904 | Clotaire Desquiens-Chuffart[67],[38] | fermier | |
| 1904 | 1914 | Charles Delebarre-Deledalle[67],[38],[42] | médecin | |
| 1914 | 1919 | Jean-Baptiste Vincent[39],[42] | ||
| 1919 | 1934 | Victor Fourmestraux-Guermonprez[42] | ||
| 1934 | 1945 | Georges Louis Archange Delebart-Desmarescaux[Note 1],[42] | ||
| 1945 | 1947 | Isidore Hofman | ||
| 1970 | Jean Delattre | |||
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
À la suite dumassacre d'Ascq, la commune d'Ascq a été décorée de laCroix de guerre 1939-1945 et de laLégion d'honneur.
La halle aux Trains: un écomusée qui expose diverses pièces de l’univers du cheminot, pupitres de conduite, outillages, matériel SNCF, une locomotive à vapeur141 TC 51, sortie en 1932 des ateliers d’Hellemmes et une BB 12004 électrique conçue entre 1954 et 1961[74]
L'église d'Ascq s'appelle Saint-Pierre-en-Antioche, ce qui amène souvent une confusion avec l'église Saint-Pierre de Flers-Bourg, située dans la même ville.
Chaque dimanche des rameaux depuis 1945 sans exception, le souvenir dumassacre est célébré à Ascq. Une double commémoration a lieu tous les cinq ans avec une marche aux flambeaux.
La rue des Fusillés, à l'ouest du village, fut jusqu'à l'ouverture de l'autoroute, la route amenant àLille les hommes et les marchandises deBruxelles et deLiège.

Ascq accueille de nombreuses structures pour aider les déficients mentaux. LesPapillons Blancs gèrent ainsi plusieurs établissements dans le quartier d'Ascq : l'Institut médico-éducatif Albertine Lelandais (rue Gaston Baratte) qui accueille des enfants polyhandicapés et des enfants atteints de déficience intellectuelle, l'Institut médico-professionnel du Chemin Vert (rue du Chemin Vert) où des adolescents suivent un apprentissage professionnel, ainsi que les foyersClos du Chemin Vert (rue Renoir) etLa Source (rue Gaston Baratte)[46]. En outre, on trouve également le foyer de vie Les Lauriers (rue Gaston Baratte), qui accueille des adultes en situation de handicap ou de déficience intellectuelle[46].
Au début duXXe siècle, les activités populaires au village sont, outre labourle et lefootball, le lancer de fléchettes dans les estaminets et lescombats de coqs[4].
Le poèteLouis Aragon a écrit quelques vers en1954 à propos d'Ascq et dumassacre d'Ascq[75] :
(Louis Aragon,)
Depuis1856, Ascq possède une philharmonie[30],et depuis1933 une harmonie.
Olivier Gilleron etMarcel Uderzo ont publié une bande dessinée :Ascq 39-45 (Le Téméraire, 1994(ISBN 2-908703-37-8)).
Ascq possède uneBourloire, située rue du Docteur-Roux et construite en 1999.
Ascq possède un club de football, l'Union sportive ascquoise (US Ascq).
Le club a été créé le à l'initiative deGaston Baratte et s'entraînait initialement sur les terrains de la rue Marceau (aujourd'hui rue Baratte). Le club cesse son activité entre et fin 1944 à cause de laSeconde Guerre mondiale. En 1945 est inauguré le nouveau stade du club rue Thiers, le stade Gaston-Baratte (le fondateur du club est mort pendant lemassacre d'Ascq). En 1969, la première école de football est créée.
L'US Ascq intègre l'Office municipal des sports de Villeneuve-d'Ascq en 1970. Le, un nouveau stade Pierre-Beaucamp (du nom du président du club de 1944 à 1956) est inauguré, rue Jean-Delattre, par le maireGérard Caudron.
Le club compte environ 500 licenciés[76]. Le club a connu quelques « stars », tels qu'Alassane Pléa,Anthony Oyono ouJérémy Oyono. Les couleurs du club sont le bleu roi et le rouge.
L'US Ascq évolue au sein de laLigue du Nord-Pas-de-Calais de football, dans le District Flandre, en Promotion d'honneur (équivalent Ligue 8).

Du fait de sa situation en bordure des champs, Ascq bénéficie d'une grande variété d'oiseaux. On y trouve communément desmerles noirs, desmoineaux, desramiers, desrouge-gorges, desmésanges, despic verts, despies bavarades, descorbeaux, desgrives, descoucous gris, desstrigidés (ainsi que desmouettes à certaines saisons et autrefois deshirondelles).
On y trouve également de petits mammifères tels que desmulots,hérissons,chauves-souris oulièvres, voire desrenards[Note 2].
Quartiers deVilleneuve-d’Ascq | |
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