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L'art dans l'empire byzantin lors de l'intermède latin connaît un immense recul, dû aux pillages de la capitale par les croisés.
En1204, la quatrième croisade se détourne vers Constantinople, qui se voit soumise au pillage. Les Croisés abolissent la religion orthodoxe et établissent le catholicisme romain, mettant fin au grand Schisme. Toutefois, ils ne parviennent pas à s'attacher la population, et finissent par être expulsés en1261. La dynastiePaléologue prend alors le pouvoir.
Alors que les églises sont converties aurite catholique, on ne compte aucune nouvelle construction religieuse dans l'empire, sauf dans ses parties reculées, comme en témoigne Sainte-Sophie deTrébizonde, édifiée entre1238 et1263 sur un modèle encore tout à faitcomnène. Par contre, on note l'érection d'une remarquable série de forteresses à l'occidentale, comme celle des Villehardouin àMistra.
On remarque dans la peinture d'icônes certaines influences occidentales. Ainsi, dans l'icône de saint Georges duXIIIe siècle, en bois sculpté et peinte et conservée au musée byzantin d'Athènes, le saint est représenté comme un chevalier, vêtu à l'occidentale, portant un écu, et entouré par d'autres blasons. Toutefois, les scènes de sa vie représentées restent dans la tradition byzantine.

Seul un petit groupe de manuscrits est produit pendant la période, mêlant les éléments latins et byzantins. L'un d'entre eux, un évangéliaire bilingue latin-grec, est toujours conservé à la Bibliothèque nationale de France : letétraévangile gréco-latin (Gr.54), qui était destiné sans doute à un haut dignitaire latin, religieux ou laïc. Il n'a jamais été achevé[1].
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