Art-Language | |
![]() Couverture du volume 3, numéro 1 | |
Pays | Royaume-Uni,États-Unis |
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Zone de diffusion | variable |
Langue | Anglais |
Périodicité | variable |
Genre | académique, artistique |
Fondateur | Art and Language |
Date de fondation | 1969 |
Date du dernier numéro | 1999 |
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Art-Language The Journal of conceptual art est unjournal anglophone publié par lesartistes conceptuels d'Art & Language, mouvement dont il inspire le nom. Impliquant plus de vingt artistes, auxÉtats-Unis, enEurope et enAustralie, et couvrant près de 20 ans de production artistique, le journal représente l'une des plus vastes œuvres d'art conceptuel. Il est considéré comme ayant une influence importante sur l'art conceptuel etl'art contemporain.
Le nom du mouvementArt and Language est dérivé de la revueArt-Language, publiée par Art & Language Press[1],[2]. Cette entité est créée en 1968 afin de fournir un moyen de publication à la conversation en cours entre les quatre fondateurs de ce mouvement artistique (Michael Baldwin,Terry Atkinson, David Bainbridge, Harold Hurrell), et également entre Art & Language et d'autres artistes d'Amérique ou d'autres parties du monde[3],[4]. Des liens étroits sont tissés au fil du temps entre les artistes britanniques d’Art & Language et les artistes américains. En 1966, Michael Baldwin, qui vient d’être récompensé par un prix desNorthern Young Contemporaries, dépense l'argent gagné pour un voyage àNew York afin de discuter avecDonald Judd,Roy Lichtenstein etRobert Morris. En, grâce àRobert Smithson,arts magazine, un magazine artistique basé à New York, publie pour la première fois un texte d’Art & Language (avant la fondation du groupe) intituléRemarques surAir-Conditioning, une extravagance de la banalité écrit parMichael Baldwin. Il est intéressant de noter que Michael Baldwin est présenté comme un écrivain anglais et un artiste soucieux de la non-exposition[5],[6]. En 1969,Ian Burn etMel Ramsden produisentArt Press à New York, où ils publient leurs propres textes ainsi que des articles d'Adrian Piper,Sol LeWitt et Stephen Kaltenbach[7].
Art-Language The Journal of conceptual art est publié parArt & Language Press[8] et est considéré comme ayant une influence importante à la fois sur l'art conceptuel et sur l'art contemporain[9],[10],[11]. Art & Language Press est fondé en même temps que le groupe artistique connu sous le nom d'Art & Language en 1968 par quatre artistes : Michael Baldwin, Terry Atkinson, Harold Hurrell et David Bainbridge[12]. Ils sont également les éditeurs du premier volume de la revue, publié en[13].
Terry Atkinson passe l'été de 1969 avecJoseph Kosuth à New York. En août de la même année, Joseph Kosuth devint l'éditeur américain d'Art-Language[14]. À partir du deuxième volume, le journal est publié à la fois auRoyaume-Uni et auxÉtats-Unis[15]. Les membres d’Art & Language publient régulièrement des essais dans le magazine britanniqueStudio International. En, le rédacteur en chef et critique d’artCharles Harrison publie un article intitulé« Notes Towards Art Work » affirmant que « la seule alternative à la critique est l'art »[16]. En 1971, après sa démission deStudio International, il devient rédacteur en chef d'Art-Language. Terry Atkinson rencontreIan Burn et Mel Ramsden à New York en 1969 et, après avoir publié un certain nombre d'ouvrages textuels sous le nom deSociety for Theoretical Art and Analyses, ils rejoignent Art-Language en 1971[17],[18]. Au même moment àCoventry, David Rushton, Philip Pilkington et Graham Howard, trois étudiants enthéorie de l’art de Baldwin, Bainbridge et Atkinson, commencent à travailler sous le nom d’Art & Language. Au cours de cette année, leCoventry College of Art est transformé enFaculty of Art and Design, et devient une partie de l'école polytechnique de Lanchester[19]. Le nouveau doyen de la faculté se donne pour mission de mettre fin au cours dethéorie de l'art.
« À l'été 1971, l'exercice arbitraire du pouvoir a démantelé le cours sur la théorie de l'art. Baldwin et Bainbridge ont été licenciés, ainsi que d'autres membres du personnel à temps partiel. Atkinson est resté. Sa présence a permis aux autorités responsables de revendiquer une certaine crédibilité pour les ruines... Art & Language s'est retrouvé en exil de tout contexte académique ou éducatif officiel… Son travail sous toutes ses formes était destiné avant tout à « l'art » en tant que discours, plutôt qu'à l'élargissement de la vaste catégorie des objets d'art. » —Charles Harrison et Fred Orton[20]
Michael Baldwin et Terry Atkinson rédigent un essai critique de 25 pages sur l'éducation artistique dans un article intitulé« Art Teaching » et le publient dansArt-Language, volume 1, numéro 4. En 1973, Atkinson démissionne.
Alors qu'en 1972, l'activité d'Art & Language était exclusivement textuelle et que son identité était confondue avec la revueArt-Language, la production de l'installationIndex 01, pour laDocumenta 5 à Cassel, sous le nom deThe Art & Language Institute, marque un changement[21]. À partir deArt-Language, volume 2, numéro 3, le journal devient anonyme et les textes ne sont plus attribués à des auteurs ou des autrices en particulier. Le journal continue d'être publié jusqu'en 1985 et des contenus liés aux index réalisés en 1972-1973 persistent de diverses manières et dans des intensités variables.
Une nouvelle série paraît à partir de 1994 : trois numéros sont publiés jusqu'en 1999. En plus de Baldwin, Ramsden et Harrison, à qui le travail sur la revue avait été confié en 1976, Philip Pilkington et Paul Wood figuraient parmi les contributeurs[22].
Le premier numéro est édité par Art & Language.Joseph Kosuth est le rédacteur en chef américain d'août 1969 à 1972 et Art & Language le reste pour l'Angleterre. En 1971,Charles Harrison devient le rédacteur en chef d’Art-Language, et il le reste jusqu’au dernier volume.
« Pour soutenir leurs références pseudo-culturelles et leurs jeux de bluff, avec un complaisant étalage de connaissances académiques discutables, certains artistes tentent d’expliquer ce que l’art conceptuel serait, pourrait ou devrait être - et font donc une œuvre conceptuelle. La vulgarité ne manque pas de prétention. Au lieu d'une simple enquête, nous sommes soumis à un fatras d'opinions et de justifications qui servent de brouillage dans la tentative de nous convaincre de l'existence de la pensée. Pour ceux-ci, l'art conceptuel est devenu l'art du verbiage. Ils ne vivent plus au vingtième siècle mais souhaitent faire revivre le dix-huitième. »[23]
« En mettant en avant ses fichiers de cartes oubliés et ses impressions (ses coffrets d’informations), le conceptualisme résume une sorte d’esthétiquemallarméenne : les sujets sociaux sont présentés comme des hiéroglyphes énigmatiques et sont placés sous l’autorité de la crypte. L’identification de la bureaucratie, de la publicité et de l’académisme avec des énoncés énigmatiques exprime une prise de conscience de la participation des universités et des administrations à une machine institutionnelle de mort, une prise de conscience qui a bien sûr animé le mouvement étudiant. » — Jeff Wall, 1981[24],[25]
« Je ne comprends pas très bien ce que ditArt-Language, mais j’admire les énergies d'investigation, le travail préliminaire sans relâche, l’engagement total en faveur du rétablissement d’un langage valable pour discuter de l'art et l'humour occasionnel dans leurs écrits. Le chaos dans leurs motivations me fascine, mais il est également irritant d'être mal équipé pour évaluer leur travail. Je ne sais pas comment ou même s'il est évalué par des adeptes de philosophie en tant que philosophie, mais je trouve cela exaspérant de devoir leur faire confaince. » —Six ans: La dématérialisation de l'objet d'art,Lucy R. Lippard, 1973[26],[27]
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