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Armand Fallières

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Armand Fallières
Illustration.
Portrait officiel d'Armand Fallières (1906).
Fonctions
Président de la République française

(7 ans)
Élection17 janvier 1906
Président du ConseilMaurice Rouvier
Ferdinand Sarrien
Georges Clemenceau
Aristide Briand
Ernest Monis
Joseph Caillaux
Raymond Poincaré
Aristide Briand
PrédécesseurÉmile Loubet
SuccesseurRaymond Poincaré
Président duSénat

(6 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection
Réélection






PrédécesseurÉmile Loubet
SuccesseurAntonin Dubost
Président du Conseil des ministres

(19 jours)
PrésidentJules Grévy
GouvernementFallières
LégislatureIIIe(Troisième République)
CoalitionUnion républicaine
PrédécesseurCharles Duclerc
SuccesseurJules Ferry
Ministre des Affaires étrangères
(intérim)

(19 jours)
PrésidentJules Grévy
Président du ConseilLui-même
GouvernementFallières
PrédécesseurCharles Duclerc
SuccesseurPaul Challemel-Lacour
Ministre de l'Intérieur

(6 mois et 10 jours)
PrésidentJules Grévy
Président du ConseilCharles Duclerc
Lui-même
GouvernementDuclerc
Fallières
PrédécesseurRené Goblet
SuccesseurPierre Waldeck-Rousseau
Député français

(14 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection20 février 1876
Réélection14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
CirconscriptionLot-et-Garonne
LégislatureIre,IIe,IIIe,IVe etVe(Troisième République)
Groupe politiqueGauche républicaine(1876-1881)
Union démocratique(1881-1889)
PrédécesseurCirconscription créée
SuccesseurJean-Baptiste Darlan
Biographie
Nom de naissanceClément Armand Fallières
SurnomLe Père Fallières
Date de naissance
Lieu de naissanceMézin (France)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décèsVilleneuve-de-Mézin (France)
Nature du décèsInfarctus du myocarde
SépultureCimetière deLannes
NationalitéFrançaise
Parti politiqueRépublicains modérés
ARD-PRD
ConjointJeanne Bresson
EnfantsDeux, dontAndré Fallières
Diplômé deUniversité de Toulouse
Université de Paris
ProfessionAvocat
ReligionCatholicisme

Image illustrative de l’article Armand Fallières
Présidents de la République française
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Armand Fallières, né le àMézin (Lot-et-Garonne) et mort le àVilleneuve-de-Mézin (Lot-et-Garonne), est unhomme d'Étatfrançais,président de la République française de 1906 à 1913.

Ministre dans plusieurs gouvernements entre 1882 et 1892, il est nomméprésident du Conseil en 1883, mais songouvernement dure moins d'un mois.

Devenuprésident du Sénat en 1899 après l'élection d'Émile Loubet à l'Élysée, il est élu chef de l’État en 1906, succédant à nouveau à celui-ci. À l’issue de son septennat, il ne sollicite pas un second mandat présidentiel et se retire des affaires publiques.

Biographie

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Situation personnelle

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Origines familiales

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Clément Armand Fallières est issu d'une famille de propriétaires ruraux de l'Albret[1], localisée àMézin (Lot-et-Garonne). Son grand-père paternel, Joseph Fallières (1781-1866), estforgeron, tandis que son père, Pierre Fallières[2] (1810-1874), occupe la fonction de géomètre-arpenteur[3]. Pierre Fallières est marié à Marie-Magdeleine Sérizac[4]. Lorsque son beau-père, M. Sérizac, prend sa retraite, Pierre Fallières le remplace en tant que greffier de la justice de paix de Mézin[5].

Armand Fallières naît dans la maison de son grand-père, forgeron, située à proximité de l'église Saint-Jean-Baptiste de Mézin[6]. La maison obstrue la vue sur la place et entrave l'entrée des fidèles : en conséquence, elle est achetée par la Fabrique en 1872, puis immédiatement démolie. Une gravure ancienne réalisée par l'abbé Barrère offre une reproduction de cette maison. M. Lafitte, secrétaire de la mairie de Mézin, récupère tous les matériaux de la maison et se fait construire, sur la route de Condom, une habitation à peu près à l’identique[7].

Après la vente de leur maison, les parents Fallières habitent dans une maison dont ils ont hérité d'une de leurs cousines, Mme Larroze. C'est dans ce nouveau logis situé sur le boulevard de Tartas, presque en face la poste, qu'ils finissent leur vie[5].

Enfance et études

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Armand Fallières est baptisé le 8 novembre 1841 en l'église Saint-Jean-Baptiste deMézin. Le parrain est Clément Larroze, et la marraine Marie-Luce Sérizac[5].

Armand Fallières commence à étudier avec M. Bergès, ancien directeur du collège de Mézin, qui est devenu professeur privé dans la rue du Pont. Par la suite, il devient élève externe au collège de Mézin, puis poursuit ses études aulycée Guez de Balzac d'Angoulême[8], où il obtient son baccalauréat ès lettres à dix-huit ans. Ensuite, il se rend àBordeaux pour préparer sonbaccalauréat ès sciences, en résidant dans une pension. Il étudie avec M. Jaboul, fils d’un colonel de gendarmerie à Poitiers qui deviendra préfet d'Indre-et-Loire[5].

En 1860[6], il entreprend une année d'études de droit à Paris mais échoue[8]. Ne considérant pas son fils suffisamment investi dans ses études, son père l’envoie àToulouse, où il s'installe rue Saint-Rome. Après avoir obtenu de bons résultats, il est autorisé à retourner à Paris, où il décroche sa licence de droit[6].

Carrière professionnelle

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Après ses études, Armand Fallières devient avocat àNérac.

Vie privée et familiale

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Le 14 janvier 1868, Armand Fallières épouse, au cours d'une cérémonie civile se tenant à la mairie de Nérac,Jeanne Bresson (1849-1939). Le couple a deux enfants : Anne-Marie Fallières (1874-1962) etAndré Fallières (1875-1968)[réf. souhaitée].

Sa fille épouse en 1908 Jean Lanes (1859-1940), chef de cabinet du président du Sénat puissecrétaire général de la présidence de la République française sous Armand Fallières[9].

Élu local

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En 1868, Armand Fallières est élu membre du conseil municipal de Nérac, dont il devient maire en 1871. Il est révoqué après la chute de Thiers, le 24 mai 1873[8].

En mai 1877, Fallières devient à nouveau maire de Nérac. Il occupe à nouveau cette fonction brièvement, jusqu'en septembre, soit quatre mois après son investiture municipale.

Député de Lot-et-Garonne

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Portrait d’Armand Fallières alors qu'il est parlementaire.

Le 20 février 1876, il est éludéputé de l’arrondissement de Nérac, en Lot-et-Garonne, par 8 376 voix (14 927 votants et 17 945 inscrits), contre 6 442 voix à M. Caupenne, candidat bonapartiste. Il siège à laChambre des députés parmi lesrépublicains de gauche.[réf. souhaitée]

Il vote contre l'amnistie plénière et pour la proposition Gatineau.

Le 18 mai 1877, il fait partie des 363 parlementaires de la majorité qui votent lamotion de censure contre leduc de Broglie. C’est la Crise du 16 mai 1877, qui conduit à la dissolution de la Chambre des députés par le Sénat le 24 juin 1877[9].De nouvelles élections eurent lieu le 14 octobre 1877. Les 363 députés furent réélus jusqu'à concurrence de 333, dont Armand Fallières par 8 961 voix (15 690 votants, 18 758 inscrits), contre 6 619 à M. C. Dollfus, ancien député au Corps législatif, candidat officiel. M. Dollfus était le gendre du baron Haussmann[5].

Armand Fallières vote pour le ministère Dufaure, pour le retour de l'Assemblée à Paris, pour l'élection deJules Grévy à la présidence de la République, pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur.

Dans sa troisième législature, Fallières vote en faveur du rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), pour l'ajournement indéfini de la révision de la constitution (chute du ministère Floquet), pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour les poursuites contre le général Boulanger[10].

Membre du gouvernement

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En, Fallières devient à nouveau maire de Nérac. Il occupe à nouveau cette fonction brièvement, jusqu'en septembre, soit quatre mois après son investiture municipale.

Il entre au gouvernement en tant quesecrétaire d'État à l'Intérieur dans les cabinetsde Freycinet etFerry, puisministre de l'Intérieur du 7 août 1882 au 29 janvier 1883 dans le cabinetDuclerc.

Le, il est appelé par le présidentGrévy, de sorte à diriger un gouvernement, dont il prend leministère des Affaires étrangères. Après trois semaines à la présidence d'unéphémère cabinet, il présente au président de la République sa démission, le 17 février.

Fallières, par la suite, occupe de nouvelles fonctions ministérielles de premier plan, entre 1883 et 1892, soit pendant neuf ans : ministre de l'Intérieur, puis de laJustice, et enfin de l'Instruction publique. Fallières est, entretemps, élusénateur de Lot-et-Garonne, en 1890.

Sénateur

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Portrait d’Armand Fallières alors président du Sénat.

Peu après son élection auSénat, Fallières prend la décision de s’inscrire dans trois groupes parlementaires : laGauche républicaine, l’Union républicaine et laGauche démocratique. Lorsque cette pluralité de groupes n’est plus admise, il choisit finalement le groupe de la gauche démocratique,« le plus avancé des trois » selon le sénateur Fallières.

De 1892 à 1899, Fallières, simple sénateur, fait preuve d’une grande discrétion : il ne prend pas une seule fois la parole en séance publique, même s'il contribue beaucoup au travail parlementaire.

Le, il vote contre la « loi de dessaisissement » du présidentLouis Loew dans l’affaire Dreyfus. Deux jours plus tard, il est éluprésident du Sénat au2e tour de scrutin. Il succède à ce poste àÉmile Loubet, élu président de la République, auquel il succédera par ailleurs à l’Élysée, sept ans plus tard.

Fallières est constamment réélu président du Sénat jusqu’en 1906. C'est à ce titre qu'il préside laHaute Cour de justice, qui juge, en 1899,Déroulède,Buffet,Ramel etGodefroy pour l’affaire de la caserne de Reuilly, liée à la tentative de coup d'État pendant les obsèques du présidentFélix Faure.

Président de la République

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Article détaillé :Présidence d'Armand Fallières.
Portrait du président Fallières parLéon Bonnat (1907).
Affiche deMaurice Lefebvre-Lourdet pour lethéâtre Marigny (1906).

Élection

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Article détaillé :Élection présidentielle française de 1906.

Élu le 17 janvier 1906 avec 78 voix d’avance sur le radicalPaul Doumer, il succède àÉmile Loubet le 18 février 1906. Il devient ainsi le huitième président de laIIIe République.

Mandat

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Évitant d'occuper un rôle politique trop influent, comme le veut la tradition sous le régime alors en place, le nouveau président cherche à se poser en arbitre des luttes politiques et souhaite rapprocher la fonction présidentielle des Français. Aussi se déplace-t-il facilement en province, notamment sur ses terres du Sud-Ouest. En 1907, il inaugure àMarmande (Lot-et-Garonne) le monument commémoratif deLéopold Faye, homme politique local (maire de la ville puis conseiller général et président duconseil général de Lot-et-Garonne) décédé en 1900.

C'est durant la présidence de Fallières que prend fin l'affaire Dreyfus. En effet, par la loi du 13 juillet 1906, Dreyfus est réintégré partiellement dans l'armée, au grade de chef d'escadron (commandant). Le 4 juin 1908, les cendres du plus connu défenseur de Dreyfus, l'écrivainÉmile Zola, sont transférées auPanthéon.

Armand Fallières et le roi Aakon VII de Norvège remontant les Champs-Élysées en juin 1907.

Opposant à lapeine de mort, il gracie systématiquement les condamnés à mort pendant les premiers temps de son mandat. C'est d'ailleurs lors de son mandat, en 1908, qu'un projet de loi visant à l'abolition de la peine capitale est soumis à la Chambre des députés par legarde des SceauxAristide Briand, qui y affronte notamment le député nationalisteMaurice Barrès, partisan résolu de la peine de mort. Le projet n’est finalement pas voté, les députés et l'opinion publique y étant d'autant plus hostiles que la toute récente affaireSoleilland (1907) était encore dans les mémoires.

Agression de Fallières par Mattis (couverture duPetit Parisien illustré dePaul Carrey, 10 janvier 1909).

Le, en effectuant une promenade sur lesChamps-Élysées, un garçon de café, qui futCamelot du roi, nomméJean Mattis, se jette sur le président Fallières pour lui tirer la barbe. Mais Armand Fallières réagit en voyant l'énergumène, et est griffé au cou et à l'oreille droite. Jean Mattis est condamné à quatre années de prison[11].

La présidence Fallières est également une ère politique marquée par des progrès importants : un ouvrier gagne en moyenne 1 100 francs net annuels ; les savoirs fondamentaux — lecture, écriture, calcul — constituent le bagage du plus grand nombre. En 1902, une réforme adapte l’enseignement secondaire aux nécessités de la vie moderne en attribuant une plus grande place aux sciences et aux langues étrangères ; après lecertificat d’études, plus de la moitié des enfants entrent dans la vie active dès treize ou quatorze ans.

Ceci étant, c'est sous la présidence de Fallières que legouvernement deGeorges Clemenceau, « le briseur de grèves », réprime durement certains mouvements, comme larévolte des vignerons du Languedoc. C'est également sous la présidence d'Armand Fallières et sous le gouvernement du même Clemenceau que les forces de police sont modernisées, notamment par la création des « Brigades du Tigre ».

À l'occasion des fêtes du cinquantenaire durattachement de la Savoie à la France, le 4 septembre 1910, il visite la ville d'Aix-les-Bains et sontrain à crémaillère jusqu'au Mont-Revard[12].

En 1913 est votée la loi instaurant l'usage de l’isoloir lors des votes[13].

Très populaire, le président est affectueusement surnommé par les Français « le père Fallières » en raison de son apparence bonhomme.

Dans le domaine de politique internationale, le président Fallières travaille au renforcement de laTriple-Entente (France/Russie/Royaume-Uni) face à l'Empire allemand deGuillaume II et à laTriplice (Allemagne/Autriche-Hongrie/Italie).En 1908, il se rend en visite officielle au Royaume-Uni où il rencontre le roiÉdouard VII,oncle de l'Europe. Lareine, née princesse de Danemark et sœur de lamère du tsar, est une prussophobe convaincue.L'année suivante, le, il rencontre letsar de RussieNicolas II lors de manœuvres de la marine àCherbourg.

Le président Fallières aux côtés de la reineWilhelmine lors de sa visite officielle en France (1912).

En 1911, sur fond de « seconde crise marocaine » (coup d'Agadir), alors que les troupes françaises commencent à occuper leMaroc que l'Allemagne convoite également, le président Fallières se rend enBelgique et auxPays-Bas.

En, c'est enBelgique qu'il se rend. Il y sonde les intentions du roiAlbertIer. En effet, le jeune souverain, monté sur le trône quelques mois plus tôt, membre d'une dynastie d'origine allemande, est marié àune nièce de l'empereur d'AutricheFrançois-Joseph, allié de l'Allemagne.

Du 23 au 25 juin, il se rend àRouen pour les fêtes duMillénaire normand.

En juillet de la même année, il se rend auxPays-Bas. Ici aussi, la souveraineWilhelmine est jeune et mariée àun prince allemand, oncle de laprincesse impériale Cécile, belle-fille du Kaiser et future impératrice.

En 1912, il commet un impair dont les journalistes se font l’écho. Le 17 avril, il présente ses condoléances au roiGeorge V et au présidentaméricainWilliam Howard Taft, en hommage aux nombreuses victimes dunaufrage duTitanic. Parti en vacances, il oublie en revanche d'adresser ses condoléances aux familles françaises endeuillées.

Retraite

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Le mandat présidentiel d'Armand Fallières se termine en 1913. Après réflexion, le chef de l'État sortant choisit de ne pas se représenter pour un second mandat de sept ans, justifiant sa décision par la phrase :« La place n'est pas mauvaise, mais il n'y a pas d'avancement[14]. »

Retiré de la vie politique, l'ancien président Fallières prend le temps de se reposer dans sa résidence de Loupillon à Villeneuve-de-Mézin (Lot-et- Garonne), au milieu de son vignoble.

Armand Fallières avec les présidentsÉmile Loubet,Paul Deschanel etRaymond Poincaré ().

Pendant cette retraite, il fait un seul retour à Paris, lors de l’élection dePaul Deschanel à la présidence de la République. À cette occasion, il participe à une réception à l’hôtel de ville de Paris du nouvel élu avec les anciens présidents Raymond Poincaré et Émile Loubet.

Mort et obsèques

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Armand Fallières meurt dans sa résidence de Loupillon des suites d'unecrise cardiaque, le 22 juin 1931, près de vingt ans après avoir quitté l'Élysée.

Le 23 juin 1931,Fernand Bouisson, président de la Chambre des députés, ouvre la séance de l’après-midi par une allocution pour faire l’éloge funèbre d’Armand Fallières.Pierre Laval, président du Conseil, s’associe par une prise de paroles à cet éloge. Pour le Sénat, c’estAlbert Lebrun, en tant que président, qui prononça l’éloge et pour le gouvernementLéon Bérard, ministre de la Justice, s'associe à cet hommage. Le Sénat suspend la séance pendant une demi-heure en signe de deuil[15].

Ses obsèques se tiennent le 25 juin 1931 en l’église Saint-Jean-Baptiste de Mézin, en présence notamment du général Braconnier (chef de la maison militaire du président de la République et représentantPaul Doumer), de membres du gouvernement (Mario Roustan, ministre de l’Instruction publique, etPierre Cathala, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur), du président du Sénat, Lebrun. À l'issue de la cérémonie religieuse, des discours sont prononcés parGeorges Leygues et Marraud, au nom du conseil général, et Mario Roustan au nom du gouvernement[16].

Armand Fallières est inhumé dans le caveau familial.

Son épouse,Jeanne, meurt en 1939.

Détail des mandats et fonctions

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À la présidence de la République

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Au gouvernement

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Au Parlement

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  • 1876-1889 : député de Lot-et-Garonne
  • 1890-1906 : sénateur de Lot-et-Garonne
  • 1899-1906 :président du Sénat

Au niveau local

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Décorations

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Monument, sculpture en bronze Armand Fallières 1938 (détruit en 1942 par le régime de Vichy).

Fallières reçoit 28 « distinctions honorifiques » pendant son septennat présidentiel, soit cinq de moins que sur l’exercice d'Émile Loubet[32]

Postérité

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Dans sa ville natale, une statue de bronze de près d'une tonne fut édifiée, en 1938, en l'honneur du « patriarche de la République », selon l'expression de l'historienJean-Pierre Koscielniak. Ce monument attira les foudres du gouvernement de Vichy qui souhaita le détruire, en 1942.

Encore de nos jours, Armand Fallières reste une grande figure locale deLot-et-Garonne : le collège de Mézin porte son nom, ainsi que lelycée agricole deNérac.

Une rue porte son nom à :

  • Avion (62210 - Pas-de-Calais)
  • Bon Encontre (47240 - Lot-et-Garonne)
  • Château d'Olonne (85180 - Vendée)
  • Clermont Ferrand (63100 - Puy-de-Dôme)
  • Fouras (17450 - Charente-Maritime)
  • Fumel (47500 - Lot-et-Garonne)
  • Le Plessis Bouchard (95130 - Val-d'Oise)
  • Marmande (47200 - Lot-et-Garonne)
  • Montauban (82000 - Tarn-et-Garonne)
  • Nérac (47600 - Lot-et-Garonne)
  • Servian (34290 - Hérault)
  • Talence (33400 - Gironde)
  • Touët sur Var (6710 - Alpes-Maritimes)
  • Villeneuve sur Lot (47300 - Lot-et-Garonne)
  • Villeréal (47210 - Lot-et-Garonne)

Une place porte son nom à :

  • Agen (47000 - Lot-et-Garonne)
  • Damazan (47160 - Lot-et-Garonne)
  • Mézin (47170 - Lot-et-Garonne)
  • Nantes (44000 - Loire-Atlantique)
  • Puget sur Argens (83480 - Var)
  • Sos (47170 - Lot-et-Garonne)
  • Talence (33400 - Gironde)
  • Toulouse (31100 - Haute-Garonne)
  • Villenave d'Ornon (33140 - Gironde)

Une impasse porte son nom à :

  • Coulounieix Chamiers (24660 - Dordogne)
  • Le Port (97420 - La Réunion)
  • Le Tampon (97430 - La Réunion)

Armand Fallières dans la culture populaire

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Armand Fallières est l'un des personnages du filmLes Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, réalisé en 2010 parLuc Besson.

Notes et références

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  1. Le centenaire d'Armand Fallières 1906-2006, Archives départementales de Lot-et-Garonne, 2006.
  2. Le patronymeFallières désigne celui « qui est originaire de Fallières, de Fallière, de Faillère », nom de différents lieux, toponymeoccitan qui désigne lui-même un lieu où pousse lafougère. Le nom est surtout porté dans l'Aveyron et leTarn (sources :Généanet.org/onomastique).
  3. Armand Fallières, président du Sénat en 1900 - www.senat.fr
  4. « LA MORT DU PRESIDENT ARMAND FALLIERES »,La Dépêche,‎
  5. abcd ete« Election de M. Fallières »,Le Petit Parisien,‎
  6. ab etc« Fallières »,Le Pays de Retz : journal des communes et des mutualités de l'arrondissement de Paimboeuf, du Canton de Machecoul et des communes limitrophes,‎
  7. Le Courrier de Metz, 1906-01-21
  8. ab etcLe Midi, 1906-01-18
  9. a etbla Gazette de la Capitale, 28 janvier 1906
  10. Le Petit Comtois, 1910-04-16
  11. « "L'agression physique contre le président de la République est le signe d'une désintégration de la société française" »,Le Figaro,‎,p. 20(lire en ligne).
  12. François Fouger, « L’importance des sociétés de chemin de fer dans le développement de la première station de ski française, le Mont-Revard. »,In Situ, revue des patrimoines,‎(lire en ligne, consulté le)
  13. Alain Garrigou,Le secret de l'isoloir,(lire en ligne).
  14. Bertrand Meyer-Stabley,Les dames de l'Élysée - Celles d'hier et de demain, Paris,Librairie Académique Perrin.
  15. « L'ELOGE FUNEBRE »,L'Homme libre (journal quotidien du matin),‎
  16. « DERNIER HOMMAGE »,L'Homme libre (journal quotidien du matin), Paris,‎
  17. « DISTINCTIONS HONORIFIQUES »,Le Temps,‎
  18. « Le Tsar décore M. Fallières »,Le Petit Champenois,‎,p. 1
  19. « L'ARRIVÉE DU ROI DE DANEMARK »,Le Temps,‎
  20. journal L'Appel au peuple de la Charente du 02 mai 1909
  21. (en) « Ordinul Carol I, reinstituit acum 15 ani », surromaniaregala.ro(consulté le).
  22. « M. Fallières décoré »,Le Mémorial des Vosges, Epinal,‎
  23. « Ordinul Carol I », surFamilia Regala(consulté le).
  24. « Edouard VII »,L'Aurore,‎
  25. journalLe Figaro du 25 novembre 1908
  26. journalMessidor du 20 juin 1907
  27. Le Petit Comtois (journal républicain démocratique quotidien), 1910-04-16
  28. journalLa Lanterne du 20 juillet 1907
  29. La Dépêche Algérienne du 3 décembre 1905
  30. journal Gil Blas du 30 juin 1909
  31. JournalLe Gaulois du 28 avril 1909
  32. « Distinctions »,Le Nouvelliste,‎

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Jean d’Yvelet (pseud. J. Lévy),Armand Fallières, président de la République (l'homme, la vie et l'oeuvre), Lettre préface par Étienne Richet, 1907.
  • Jacques Chastenet,La France de M. Fallières, Paris, Fayard, 1949.
  • Stéphane Baumont,Fallières ou la République de la province, Toulouse, Éché, 1988.
  • La France de Monsieur Fallières : actes du colloque national Armand Fallières, 9-12 octobre 1986, Agen, Service éducatif des Archives départementales, 1990.
  • Hubert Delpont et Janine Dréano-Sestacq,Fallières : la République aux champs, AVN, 1996, 258 pages.
  • Un Lot-et-Garonnais à l'Élysée : Fallières en son temps, Agen, conseil général de Lot-et-Garonne, 2007 (actes du colloque d'Agen tenu en 2006).
  • Frédéric Lavignette,L'Affaire Liabeuf : histoires d'une vengeance, Fage éditions, 2011.

Articles connexes

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Liens externes

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v ·m
IIe République
IIIe République
IVe République
Ve République
v ·m
IIIe République
(1870-1940)


IVe République
(1946-1958)
Ve République
(depuis1958)
Sous laIVe République, le Sénat est remplacé par le Conseil de la République.
v ·m
IIIe République
(1871-1940)
Régime de Vichy
(1940-1944)
France libre
(1941-1944)
IVe République
(1946-1959)
Ve République
(depuis 1959)
v ·m
Troisième République
(1871-1940)
Régime de Vichy
(1940-1944)
GPRF
(1944-1946)
Quatrième République
(1946-1959)
Cinquième République
(depuis 1959)
v ·m
Présidence de
Adolphe Thiers
Patrice de Mac Mahon
Jules Grévy
Sadi Carnot
Jean Casimir-Perier
Félix Faure
Émile Loubet
Armand Fallières
Raymond Poincaré
Paul Deschanel
Alexandre Millerand
Gaston Doumergue
Paul Doumer
Albert Lebrun
Gouvernements dont Armand Fallières fut membre
v ·m
Gouvernement de Freycinet IV (17 mars 1890 - 18 février 1892)
Sous la présidence deSadi Carnot
GuerreCharles de Freycinet


Charles de Freycinet
Président du Conseil
Affaires étrangèresAlexandre Ribot
Justice et CultesArmand Fallières
MarineÉdouard Barbey
IntérieurErnest Constans
FinancesMaurice Rouvier
Instruction publique et Beaux-ArtsLéon Bourgeois
AgricultureJules Develle
Commerce, Industrie etColoniesJules Roche
Travaux publicsYves Guyot
Liste des sous-secrétaires d’État
(← TIRARD II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (LOUBET →)
v ·m
Gouvernement Tirard II (22 février 1889 - 13 mars 1890)
Sous la présidence deSadi Carnot
Commerce, Industrie etColoniesPierre Tirard


Pierre Tirard
Président du Conseil
Affaires étrangèresEugène Spuller
Justice et CultesMarius Thévenet
Intérieur
GuerreCharles de Freycinet
Marine etColonies
FinancesMaurice Rouvier
Instruction publique et Beaux-ArtsArmand Fallières
AgricultureLéopold Faye
Travaux publicsYves Guyot
Liste des sous-secrétaires d’État
(← FLOQUET) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FREYCINET IV →)
v ·m
Gouvernement Tirard I (11 décembre 1887 - 30 mars 1888)
Sous laprésidence de Sadi Carnot
FinancesPierre Tirard


Pierre Tirard
Président du Conseil
JusticeArmand Fallières
Affaires étrangèresÉmile Flourens
GuerreFrançois Auguste Logerot
Marine etColonies
IntérieurFerdinand Sarrien
Instruction publique et Beaux-ArtsLéopold Faye
AgricultureJules Viette
Commerce et IndustrieLucien Dautresme
Travaux publicsÉmile Loubet
Liste des sous-secrétaires d’État
(← ROUVIER I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FLOQUET →)
v ·m
Gouvernement Rouvier I (30 juin 1887 - 4 décembre 1887)
Sous laprésidence de Jules Grévy
FinancesMaurice Rouvier


Maurice Rouvier
Président du Conseil
Justice
Affaires étrangèresÉmile Flourens
IntérieurArmand Fallières
GuerreThéophile Ferron
Marine etColoniesÉdouard Barbey
AgriculturePaul Barbe
Instruction publique et Beaux-ArtsEugène Spuller
Commerce et IndustrieLucien Dautresme
Travaux publicsSeveriano de Heredia
Liste des sous-secrétaires d’État
(← GOBLET) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (TIRARD I →)
v ·m
Gouvernement Ferry II (21 février 1883 - 30 mars 1885)
Sous laprésidence de Jules Grévy
Instruction publique et Beaux-Arts


Jules Ferry
Président du Conseil
Affaires étrangères
Intérieur et CultesPierre Waldeck-Rousseau
Guerre
Justice et CultesFélix Martin-Feuillée
FinancesPierre Tirard
Marine etColonies
AgricultureJules Méline
Commerce
Travaux publicsDavid Raynal
Postes et TélégraphesAdolphe Cochery
Liste des sous-secrétaires d'État
(← FALLIÈRES) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BRISSON I →)
v ·m
Gouvernement Fallières (29 janvier 1883 - 17 février 1883)
Sous laprésidence de Jules Grévy
Intérieur et CultesArmand Fallières


Armand Fallières
Président du Conseil
Affaires étrangèresArmand Fallières
JusticePaul Devès
FinancesPierre Tirard
Instruction publique et Beaux-ArtsJules Duvaux
AgricultureFrançois Césaire de Mahy
Travaux publicsAnne-Charles Hérisson
Postes et TélégraphesAdolphe Cochery
Commerce
Marine etColoniesFrançois Césaire de Mahy
GuerreJean Thibaudin
Liste des sous-secrétaires d’État
(← DUCLERC) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FERRY II →)
v ·m
Gouvernement Duclerc (7 août 1882 - 28 janvier 1883)
Sous laprésidence de Jules Grévy
Affaires étrangèresCharles Duclerc


Charles Duclerc
Président du Conseil
Justice et CultesPaul Devès
Intérieur et CultesArmand Fallières
GuerreJean-Baptiste Billot
Marine etColoniesJean Bernard Jauréguiberry
FinancesPierre Tirard
Instruction publique et Beaux-ArtsJules Duvaux
AgricultureFrançois Césaire de Mahy
CommercePierre Legrand
Postes et TélégraphesAdolphe Cochery
Marine etColoniesFrançois Césaire de Mahy
Travaux publicsAnne-Charles Hérisson
Liste des sous-secrétaires d’État
(← FREYCINET II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FALLIÈRES →)
v ·m
Gouvernement Ferry I(23 septembre 1880 - 10 novembre 1881)
Sous laprésidence de Jules Grévy
Instruction publique et Beaux-ArtsJules FerryJules Ferry
Jules Ferry
Président du Conseil
Affaires étrangèresJules Barthélemy-Saint-Hilaire
FinancesJoseph Magnin
GuerreJean Joseph Frédéric Albert Farre
Marine etColoniesGeorges Cloué
JusticeThéodore-Jules Cazot
Intérieur et CultesErnest Constans
Commerce etAgriculturePierre Tirard
Postes et TélégraphesAdolphe Cochery
Travaux publicsSadi Carnot
Liste des sous-secrétaires d’État
(← FREYCINET I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (GAMBETTA I →)
v ·m
Gouvernement de Freycinet I(28 décembre 1879 - 19 septembre 1880)
Sous laprésidence de Jules Grévy
Affaires étrangèresCharles de FreycinetCharles de Freycinet
Charles de Freycinet
Président du Conseil
JusticeThéodore-Jules Cazot
Intérieur et Cultes
FinancesJoseph Magnin
GuerreJean Joseph Frédéric Albert Farre
Instruction publique et Beaux-ArtsJules Ferry
Marine etColoniesJean Bernard Jauréguiberry
Agriculture etCommercePierre Tirard
Postes et TélégraphesAdolphe Cochery
Travaux publicsHenri Varroy
Liste des sous-secrétaires d’État
(← WADDINGTON) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FERRY I →)
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