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Arménie

40° 11′ 00″ N, 44° 31′ 00″ E
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Drapeau
Drapeau de l'Arménie
Blason
Armoiries de l'Arménie
Deviseenarménien : Մեկ ազգ, մեկ մշակույթ (Mek Azg, Mek Mchakouyt, « Une nation, une culture »), non officielle
HymneՄեր Հայրենիք (Mer Hayrenik, « Notre Patrie »)
Fête nationale
· Événement commémoré
Description de l'image Armenia (orthographic projection).svg.
Description de l'image Carte armenie francais.gif.
Administration
Forme de l'ÉtatRépubliqueunitaire àrégime parlementaire
Président de la RépubliqueVahagn Khatchatourian
Premier ministreNikol Pachinian
ParlementAssemblée nationale
Langue officielleArménien
CapitaleErevan

40° 11′ N, 44° 30′ E

Géographie
Plus grande villeErevan
Superficie totale29 743 km2
(classé137e)
Superficie en eau4,7 %
Fuseau horaireUTC +4
Histoire
Entité précédente
Dynastie des OrontidesVe siècle av. J.-C.
Dynastie des Artaxiades189 av. J.-C. - 12
Dynastie des Arsacides12-428
Arménie bagratide885-1045
Royaume arménien de Cilicie1137-1375
République démocratique d'Arménie1918-1920
RSS d'Arménie1920-1991
Indépendance de l'URSS21 septembre 1991
Démographie
GentiléArméniens
Population totale(2025[1])3 076 200 hab.
(
classé137e)
Densité103 hab./km2
Économie
PIB nominal(2022)
  • en augmentation 14,047 milliards de$
  • + 0,54 %[2]
PIB(PPA)(2022)
  • en augmentation 46,864 milliards de$
  • + 7,89 %[2]
PIB nominalpar hab.(2022)
  • en augmentation 4 741,429 $
  • + 0,85 %[3]
PIB(PPA)par hab.(2022)
  • en augmentation 15 817,948 $
  • + 7,88 %[3]
Taux de chômage(2022)
  • en augmentation 19,5 % de la pop. active
  • + 5,40 %
Dette publique brute(2022)
  • Nominale
  • en augmentation 4 840,510 milliards de֏
  • + 14,98 %
  • Relative
  • en augmentation 63,665 % du PIB
  • + 5,60 %
MonnaieDram (AMD)
Développement
IDH(2021)en augmentation 0,759[4] (élevé ;85e)
IDHI(2021)en augmentation 0,688[4] (55e)
Coefficient de Gini(2021)en augmentation 27,9 %[5]
Indice d'inégalité de genre(2021)en diminution 0,216[4] (53e)
Indice de performanceenvironnementale(2022)en augmentation 48,3[6] (56e)
Divers
Code ISO 3166-1ARM, AM
Domaine Internet.am,.հայ
Indicatif téléphonique+374
Code sur plaque minéralogiqueAM
Organisations internationales

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L'Arménie (enarménien :Հայաստան,Hayastan), en forme longue larépublique d'Arménie (enarménien :Հայաստանի Հանրապետություն,Hayastani Hanrapetut’yun), est unÉtat-nationunitaire,démocratique etmultipartite.

Située dans la région duPetit Caucase, enEurasie, aujourd'hui classifiée le plus souvent comme nationeuropéenne, cette anciennerépublique socialiste soviétique possède des frontières terrestres avec laTurquie à l'ouest, laGéorgie au nord-nord-ouest, l'Azerbaïdjan à l'est et l'Iran au sud-est, mais aucunaccès à la mer.

L'Arménie est membre de plus de trente-cinq organisations internationales, comme l'ONU, leConseil de l'Europe mais aussi laCommunauté des États indépendants initiée et menée par laRussie dès mai 1992, dans le cadre de laquelle entrent l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) et l’Union économique eurasiatique. L'absence de soutien de la Russie lors des guerres de2020 et2023 auHaut-Karabagh, malgré l'appartenance commune à l'OTSC, pousse l'Arménie à suspendrede facto sa participation à l'OTSC en janvier 2024.

En 2015, un nouvel accord de partenariat avec l'Union européenne est initié. En février 2024, l'Arménie devient officiellement membre de laCour pénale internationale. En mars 2024 l'Arménie évoque à plusieurs reprises son souhait de devenir officiellement candidate à l'entrée dans l'UE.

Bien que selon les conventions géographiques classiques elle soit située enAsie occidentale[7],[8],[9], l'Arménie est considérée comme faisant partie culturellement, historiquement et politiquement de l'Europe, voire géographiquement pour les auteurs qui placent la limite Europe-Asie non pas sur laligne de partage des eaux duCaucase, mais sur les frontières méridionales et orientales de la Géorgie et de l'Arménie[10],[11]. Lehaut-plateau arménien est d'ailleurs considéré comme le berceau descivilisations indo-européennes[12] et le premier État au monde à avoir adopté lechristianisme commereligion d'État en 301. Bien que l'Arménie actuelle soit un paysconstitutionnellementlaïque la religion chrétienne y est une composante importante de l'identité nationale[13].

Si l'Arménie telle qu'elle a été définie auXXe siècle est peu étendue géographiquement, sur seulement un dixième de l'Arménie historique, en revanche elle est dotée d'un riche patrimoineculturel et sa longue histoire remonte à l'une des plus anciennes civilisations au monde,Urartu[14]. L'arrivée desArmens, peuple indo-européen, marque la constitution de lasatrapie d'Arménie auVIe siècle av. J.-C. AuIer siècle av. J.-C., leroyaume d'Arménie atteint son apogée sousTigrane le Grand[15].

AuIXe siècle, le royaume d'Arménie est rétabli par ladynastie bagratide. Les guerres contre l'Empire romain d'Orient l'affaiblissent jusqu'à sa chute en 1045, suivie par l'invasion desTurcs Seldjoukides. La principauté et ensuite leroyaume arménien de Cilicie perdurent sur la côte méditerranéenne entre lesXIe et XIVe siècles. Entre lesXVIe et XIXe siècles, le plateau arménien, composé de l'Arménie occidentale et de l'Arménie orientale, est respectivement sous contrôle des empiresottoman etiranien. AuXIXe siècle, l'Arménie orientale est conquise par l'Empire russe, mais la partie occidentale continue d'être soumise à l'Empire ottoman. Peu après le début de laPremière Guerre mondiale, les Arméniens de l'Empire ottoman subissent uneextermination systématique : legénocide arménien[16].

En 1918, larévolution russe permet l'indépendance des pays non russes de l'ex-Empire russe dont larépublique démocratique d'Arménie.

En 1920, le pays est incorporé à larépublique fédérative démocratique de Transcaucasie qui devient un membre fondateur de l'Union soviétique.

En 1936, la république transcaucasienne est dissoute, ce qui entraîne l'émergence de larépublique socialiste soviétique d'Arménie.

L'Arménie devient indépendante en 1991, lors de ladissolution de l'URSS.

Histoire

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Article détaillé :Histoire de l'Arménie.

La région, notamment autour dumont Ararat (désormais totalement situé enTurquie), qui a une importante signification religieuse pour lesArméniens, est peuplée depuis laPréhistoire. Les archéologues continuent de trouver des preuves selon lesquelles l'Arménie était un ancien centre de civilisation, avec l'Urartu, rival de l'Assyrie. On ne peut parler depeuple arménien qu'à partir duVIIe siècle av. J.-C., époque à laquelle la région fut investie par un peupleindo-européen (Armens et Hayaza-Azzi) qui se mêla à la populationurartéenne.

Préhistoire

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Selon les preuves documentées, une civilisation existait en Arménie depuis l'âge du bronze, voire plus tôt, vers Les fouilles archéologiques effectuées en 2010 et 2011 dans le complexe de grottesAreni-1 ont permis de découvrir lesplus vieilles chaussures en cuir connues au monde[17], une jupe[18] et une structure de production de vins[19].

Antiquité

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Expansion maximale de l'Arménie sous Tigrane II.
Articles détaillés :Royaume d'Arménie etArt d'Urartu.

La légende veut que l’Arménie ait été fondée parHaïk en

Plusieurs États ont prospéré dans la région de la Grande Arménie pendant cette période, incluant lesHittites (à leur apogée), le royaumeMittani (au sud-ouest de l'Arménie historique) et la confédérationHayasa-Azzi (1500-1200av. J.-C.). Les peuples deNairi (XIIe auIXe siècle av. J.-C.) et d'Urartu (1000-600av. J.-C.) ont successivement contrôlé leplateau arménien. Cesnations ettribus ont toutes participé à l'ethnogenèse des Arméniens[20],[21],[22],[23]. Une inscription cunéiforme lapidaire retrouvée àErevan a permis de conclure que la capitale actuelle de l'Arménie avait été fondée en été 782av. J.-C. par le roiArgishtiIer. Erevan est la plus vieille ville au monde ayant pu documenter la date de sa fondation.

Vers, unetribu thraco-illyrienne[24] originaire desBalkans passe enAsie Mineure et se déplace graduellement vers l’est jusqu’auCaucase pour se confondre, sans confrontation semble-t-il, avec le royaume de l’Urartu.« Incluant alors tous les autres éléments ethniques », l'ethnie arménienne se forme, avec une culture qui incorpore des éléments de la culture urartéenne[25] et une langue, indo-européenne, qui s'impose peu à peu[26]. Les Arméniens sont évoqués dans les archives deNinive. En, les vassaux arméniens deXerxèsIer, roi desPerses, combattent àMarathon contre lesGrecs.

La région passa par des périodes d’indépendance et de soumission. À la suite de la conquête de l'Empire perse parAlexandre le Grand, l'Arménie subit l'influence grecque (dynastieséleucide) jusqu'au règne d'AntiochosIII (242-187av. J.-C.). À cette époque, ladynastie orontide défend la souveraineté arménienne.

En, le stratègeArtaxias proclame l’indépendance et, en, fonde sa capitale,Artaxate. Cette Arméniehellénistique, sous le règne de la nouvelledynastie artaxiade, doit faire face auxParthes. Sous le règne deTigrane le Grand (95-), elle va s’étendre de laMéditerranée aux rives de lamer Caspienne. Ce même roi déplace sa capitale àTigranocerte vers

Mais l'expansion de l'Arménie indispose lesRomains, qui annexent une bonne partie des terres que Tigrane vient de conquérir, tout en laissant l'Arménie indépendante jusqu'en, année où le pays devient unprotectorat romain.

De l'an 1 à 53, les Romains et lesParthes se partagent l'Arménie. Celle-ci est à nouveau romaine de 114 à 117.

Mais, par la suite, la dynastiearsacide rétablit l'indépendance du pays. AuIIe siècle, une nouvelle dynastie perse, lesSassanides, profite de la faiblesse de l'Empire romain pour envahir l'Arménie. Ce n'est que sous l'empereurDioclétien que les Romains rétablissent leur protection sur l'Arménie. Ils portent au pouvoir le roiTiridateIV qui se convertit auchristianisme en 301 sous l'influence deGrégoireIer. L’Arménie est ainsi, dès le début duIVe siècle, le premier pays officiellement chrétien. Pour affirmer l'intégrité de la nation arménienne, le moineMesrob Machtots crée un nouvel alphabet ; geste politique fondateur qui sauve ainsi cette culture de l'oubli. Cet alphabet, qui serait inspiré de l'alphabet grec, avec32 consonnes et6 voyelles, s’écrit de gauche à droite. Les Arméniens peuvent se passer du grec pour la publication des textes. Ainsi, vers l'an 406, l'alphabet arménien est adopté par l'ensemble du royaume. En 428, l'Arménie est divisée entre les Sassanides et lesByzantins[27].

Moyen Âge

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L'Arménie vers l'an mille.
Article détaillé :Histoire de l'Arménie médiévale.

La région est ensuite envahie par lesArabes qui établissent l'émirat d'Arménie. Vers l'an 885, la dynastiebagratide s'impose en Arménie, et l'indépendance du pays est alors reconnue. À l'époque, l'Arménie a pour capitaleAni. Avec une population dépassant celle des métropoles européennes comme Paris, Londres ou Rome, la ville devient le centre culturel, religieux et économique duCaucase.

L'Empire romain d'Orient, dit byzantin, conquiert la moitié occidentale de l'Arménie en 1045 alors que la moitié orientale est soumise par les TurcsSeldjoukides qui, en 1064, ruinent l'Arménie byzantine et continuent d'avancer vers le reste de l'Asie Mineure. Malgré larenaissance zakaride dans la seconde moitié duXIIe - première moitié duXIIIe siècle, des milliers d'Arméniens partent en exil pour s'établir dans des régions plus prometteuses telles que laMoldavie-Transylvanie, laHongrie, laPologne-Biélorussie-Ukraine,Chypre, divers ports de la Méditerranée et surtout laCilicie où ils fondent en 1137 leroyaume arménien de Cilicie qui prolonge la souveraineté arménienne jusqu'en 1375.

L'Arménie est l'alliée descroisés de Terre sainte. Plusieurs mariages ont lieu entre princesses arméniennes et souverains francs d’Orient — par exemple le comteBaudouin de Boulogne épouse une Arménienne et devient maître ducomté d'Édesse. Il y a aussi des mariages entre des princes arméniens et des princesses chypriotes. En 1190,HenriVI,empereur romain germanique, remet la couronne royale àLéonII. En 1199, LéonII lui rend la pareille en lui offrant lui aussi une couronne. La culture arménienne est alors très ouverte sur celle de l’Europe et des États latins d’Orient. En 1374,LéonVI de lamaison de Lusignan est le dernier roi arménien avant l'invasion du pays par lesMamelouks en 1375[27].

Entre trois empires

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Arménie divisée entre les Empires russe et ottoman, vers 1900.
Carte de l'Empire ottoman en 1806 comprenant l'Arménie, leKurdistan, laPalestineetc.

Pendant ce temps, l'Arménie (ou Grande-Arménie) est envahie par diverses tribus turques et devient l'objet de luttes entre l'Empire ottoman et l'Empire perse. À partir duXIVe siècle, la plus grande partie reste sous domination turque, et la population arménienne (devenant de plus en plus minoritaire dans quelquesvilayets de l'Anatolie de l'Est, appelée aussiArménie occidentale) coexiste avec des communautésturques,kurdes etgrecques.

Démographique de l'Asie Mineure en 1914, selon les autorités ottomanes.

Arméniens d'Iran

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Article détaillé :Arméniens d'Iran.

Des communautés arméniennes se maintiennent dans le Caucase du Sud, faisant partie de l'Empire perse jusqu'au début duXIXe siècle, ainsi qu'enAzerbaïdjan oriental, àTéhéran et àIspahan.

Arménie russe

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Articles détaillés :Arménie russe,Vice-royauté du Caucase etMassacres arméno-tatars.

Les guerres reprennent en 1827, lorsque l’Empire russe s'empare des régions arméniennes du nord de la Perse. AuXIXe siècle, le territoire est partagé entre laRussie et l’Empire ottoman. D'importantes communautés arméniennes se développent autour d'Erevan, mais aussi deTbilissi etBakou. En 1905-1906, de violents affrontements interethniques opposent les Arméniens auxAzéris.

Arménie ottomane

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Le sultanAbdülhamid II, représenté ici en boucher.
Articles détaillés :Six vilayets,Histoire des Arméniens dans l'Empire ottoman etMassacres hamidiens.

Les Arméniens appartiennent à desmillets distincts (pour représenter les communautés arméniennesapostolique,catholique etprotestante) au sein de l'Empire ottoman, avec un degré d'autonomie en ce qui concerne les enjeux religieux et civils depuis la mise en place du système confessionnaliste instauré pendant l'ère réformiste desTanzimat. Mais le peuple arménien se compte parmi les nombreux groupes ethnoreligieux qui aspirent à plus d'autonomie ou même à l'indépendance pour les territoires où ils représentent la majorité. LaConstitution nationale arménienne est mise en place en 1863 et elle crée l'Assemblée nationale arménienne comme corps législatif du millet apostolique arménien, majoritaire, composé de120 membres élus qui à leur tour élisent lepatriarche arménien de Constantinople, détenant le pouvoir exécutif.

À la fin duXIXe siècle, sous le règne du sultanAbdülhamidII, les Turcs se livrent auxpremiers massacres contre le peuple arménien (1894-1896) vivant sur la partie du territoire qu’ils contrôlent, c'est-à-dire l’Asie Mineure orientale ou l'Arménie occidentale. Ces massacres font entre 80 000 et 300 000 morts[28].

Génocide arménien

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Déportés arméniens, 1899.
Article détaillé :Génocide arménien.

Le, le gouvernementJeunes-Turcs de l’Empire ottoman décide d’en finir avec la minorité arménienne vivant dans l’actuelleTurquie et organise déportations et massacres où périssent entre 1 200 000 et 1 500 000 Arméniens ottomans[29],[30], perpétrant ainsi ungénocide qui est souvent considéré comme le premier duXXe siècle. L'Arménie occidentale est vidée de sa population arménienne natale. Ce génocide n'a jamais été reconnu en tant que tel par la Turquie, dont les lois condamnent ceux qui mentionnent un génocide des Arméniens[31]. Après l'effondrement de la Russie (1917) et de l'Empire ottoman (1918), les Arméniens parviennent à créer unerépublique indépendante, à l'existence éphémère (1918-1920).

Première république d'Arménie

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Article détaillé :République démocratique d'Arménie.

La première république démocratique d'Arménie est née des convulsions qui agitent la Transcaucasie à la fin de la Première Guerre mondiale. L'effondrement de l'Empire russe en 1917 laisse un vide politique dans une région composée d'une mosaïque de groupes ethnico-religieux, qui peinent à s'entendre. Abandonnés par leurs voisins face à la menace turque, les Arméniens proclament la république d'Arménie. Après la défaite des Puissances centrales en 1918, les Arméniens fondent de grands espoirs sur laConférence de la paix de Paris pour obtenir le rétablissement de la Grande-Arménie historique. Leurs attentes sont rapidement déçues. Abandonnée par les Puissances alliées, face à l'hostilité de ses voisins, la république d'Arménie mène pendant deux ans une existence précaire puis succombe à la collusion de la Turquie kémaliste et de la Russie bolchevique.

URSS

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Armoiries de la république socialiste soviétique d'Arménie.
Article détaillé :République socialiste soviétique d'Arménie.

Battus parKemal Atatürk, les Arméniens se résignent à accepter la protection desbolcheviks : le naît la république soviétique d'Arménie, qui ne couvre qu'une petite partie du territoire historique de l'Arménie. Letraité de Sèvres promettait d'intégrer à la nouvelle Arménie indépendante plusieurs vilayets (provinces) d'Anatolie orientale. Mais le texte ne fut jamais ratifié. En1922, elle est incluse dans larépublique socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, puis, à partir de1936 — à l'issue de l'éclatement de la Transcaucasie —, elle devient unerépublique socialiste soviétique à part entière.

Dès lors et durant toute la période soviétique, des tensions sourdes et récurrentes vont opposer Arméniens etAzéris autour du destin de la région duHaut-Karabagh. En, après la soviétisation de l'Azerbaïdjan, les autorités de laRSS d'Azerbaïdjan, nouvellement créée, déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux, et reconnaissent officiellement le droit à l'autodétermination du peuple du Karabagh. Mais le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, alors présidé parStaline, décide du rattachement du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan. Pendant près de soixante-dix ans, le problème est « gelé ». Durant toute cette période, à intervalles réguliers, la grande majorité des Arméniens du Haut-Karabagh proteste pacifiquement contre les suites de cette décision et demande que soit discutée la possibilité d'une intégration du Haut-Karabagh au sein de l'Arménie.

Puis, avec laglasnost et laperestroïka, les tensions récurrentes entre les deux républiques soviétiques provoquées par la politique des nationalités et surtout par le découpage administratif prennent une tournure plus ouverte et se cristallisent autour de la question du Haut-Karabagh.

Le, la région autonome du Haut-Karabagh se déclare en sécession. Trois jours plus tard, l'Azerbaïdjan réaffirme l'attachement du Haut-Karabagh à son territoire et des violences éclatent.

Indépendance

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Article détaillé :Guerre du Haut-Karabagh.

L’Arménie accède à son indépendance définitive le[32]. Suivant l'exemple de l'Azerbaïdjan (qui a déclaré son indépendance de l'URSS le 30 août 1991), la région autonome du Karabagh proclame sa propre indépendance le, qui est confirmée par unréférendum le suivant. Les autorités de Bakou envoient des troupes au Haut-Karabagh pour y rétablir leur contrôle, ce qui entraîne le début duconflit. Les Arméniens de la région s'organisent pour se défendre. Avec l'aide de l'Arménie, les combattants du Comité Karabakh chassent les Azéris. Les affrontements entre Arméniens et Azéris font des dizaines de milliers de victimes de part et d'autre. Malgré le cessez-le-feu conclu en, cette question n’est toujours pas réglée.

Destransferts de population ont eu lieu (retour en Arménie d'Arméniens vivant en Azerbaïdjan et vice-versa pour les Azéris vivant en Arménie) entre les deux pays qui tendent à devenir ethniquement plus homogènes.

Le pays connaît depuis son indépendance un très fort mouvement migratoire, principalement dû au développement de la pauvreté. C'est ainsi qu'entre 700 000 et 1 300 000 Arméniens ont quitté leur pays depuis 1991[33].

Cependant, l’Arménie conserve des relations étroites avec laRussie car son soutien lui est indispensable face à la Turquie et l’Azerbaïdjan quine cessent de la menacer. Labase militaire russe de Gyumri est toujours active et ce sont les troupes russes qui gardent lecouloir de Latchin reliant l’Arménie et l'Artzakh.

L’Arménie a déclaré le 3 septembre 2013 qu'elle rejoindrait l’Union économique eurasiatique qui se forme le[34].

Politique

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Façade principale de l'Assemblée nationale d'Arménie.
Articles détaillés :Politique en Arménie etConstitution arménienne de 1995.

L'Arménie dispose d'un régime parlementaire depuis 2018. Le premier président arménien futLevon Ter-Petrossian, qui avait pris les rênes du pays en 1991. En 1998, affaibli dans son pays après avoir souhaité renégocier le statut duHaut-Karabagh, il est poussé à la démission avant d'être remplacé parRobert Kotcharian.

Serge Sarkissian, élu président en 2008 et réélu en 2013, fait voter à la fin de ses deux mandats une loi accordant plus de pouvoirs au Premier ministre, puis se fait nommer par le Parlement à ce poste, afin de contourner la clause constitutionnelle limitant à dix ans la durée des mandats de Président[35]. Il est brièvement nommé à ce poste sous la présidence d'Armen Sarkissian — homonyme sans lien familial — en 2018, puis démissionne sous la pression de la rue et de larévolution de velours qui lui reproche d'être corrompu. Le chef de l'oppositionNikol Pachinian lui succède au poste de Premier ministre le[36]. Le, le président Armen Sarkissian démissionne à la surprise générale etVahagn Khatchatourian, est élu président par le parlement au second tour[37].

Politique étrangère

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Article détaillé :Politique étrangère de l'Arménie.
Serge Sarkissian,Ilham Aliyev etVladimir Poutine,.

Lesrelations avec l'Azerbaïdjan sont très conflictuelles en raison de la question duHaut-Karabagh. Il n'existe pas de relations diplomatiques officielles entre les deux États qui sont dans unétat de guerre depuis la fin de laguerre du Haut-Karabagh de 1988-1994, quand une trêve a été négociée par laRussie le.

Lesrelations avec l'Iran, qui s'étaient dégradées depuis l'installation d'un régime islamique àTéhéran, sont aujourd'hui redevenues meilleures et tendent même à se renforcer comme en témoigne la construction en d'ungazoduc reliant les deux pays[39]. De plus, une coopération dans le domaine de l'énergie s'est installée entre ces deux pays, se manifestant par les projets de construction d'unoléoduc et d'une centrale hydro-électrique sur la rivièreAraxe[39]. Dans les années 1990, l’Iran avait permis à l’Arménie de briser le blocus azéro-turc pour importer notamment du gaz et du pétrole[33].

Lesrelations avec la Turquie sont très conflictuelles, principalement en raison de lanégation dugénocide des Arméniens de 1915 par la Turquie mais aussi à cause du dossier karabaghtsi, au point que la frontière entre l'Arménie et la Turquie est officiellement fermée.

Lesrelations entre le Pakistan et l'Arménie sont suspendues ; le Pakistan est le seul pays membre de l'ONU à ne pas reconnaître l'Arménie en tant qu'État.

Carte ethnique de l'Arménie, duHaut-Karabagh et des régions voisines jusqu'en 2020. Après 2020, à la suite de ladéfaite de l'Artsakh, il ne reste plus de populations arméniennes en Azerbaïdjan.

Depuis son indépendance en 1991, l’Arménie a toujours gardé desrelations étroites avec la Russie dont le soutien lui est indispensable face à la Turquie et l’Azerbaïdjan quine cessent de la menacer. Elle accueille d’ailleurs unebase militaire russe à Gyumri et ce sont les troupes russes qui gardent lecorridor de Latchine reliant l’Arménie et l'Artsakh. L’Arménie déclare le qu'elle rejoint l’Union économique eurasiatique qui se forme le[34].

Cependant, la politique étrangère de l’Arménie se transforme aussi graduellement vers la recherche d’un soutien plus fort de l’Occident. L’Arménie a ainsi exprimé le désir des’intégrer dans les institutions européennes. Depuis 1999 est en vigueur unaccord de partenariat et de coopération. En 2018 un accord de partenariat global et renforcé entre en vigueur[40]. En mars 2024 l'Arménie évoque à plusieurs reprises son souhait de devenir officiellement candidate à l'entrée dans l'UE[41]. Le parlement vote un texte en mars 2025 demandant au gouvernement de déposer la candidature du pays[42].

Elle adhère au programme dePartenariat pour la paix de l’OTAN ainsi qu'auConseil de l’Europe (42e pays membre). Elle a envoyé une section de soldats de la paix auKosovo sous commandement des forces grecques de laKFOR. Ainsi, l’Arménie cherche à équilibrer ses relations avec la Russie et avec l’OTAN. L'absence de soutien de la Russie lors des guerres de 2020 et 2023 au Haut-Karabagh, malgré l'appartenance à l'OTSC, pousse l'Arménie à s'éloigner un peu plus de celle-ci. En février 2024, l'Arménie devient officiellement membre de laCour pénale internationale[43] alors que dans le même temps elle annonce suspendrede facto sa participation à l'OTSC[44].

LesÉtats-Unis, avec leur diaspora arménienne, apportent une sérieuse contribution à la reconstruction de l’économie arménienne qui a récemment vu sonPIB progresser de façon impressionnante.

L’Arménie est en outre assez proche de laGéorgie, dont elle dépend économiquement pour le transit et l'importation des biens de première nécessité. Afin de ne pas mettre en péril cette relation indispensable face au blocus imposé par la Turquie et l'Azerbaïdjan depuis des années, Erevan est resté très prudent et a évité toute déclaration intempestive sur les velléités d'indépendance qui se sont matérialisées durant l'été 2008 au sein de la Géorgie en marge de laguerre d'Ossétie du Sud de 2008. Sur la question de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, l'Arménie s'est donc quelque peu distancée de son protecteur principal, la fédération de Russie — sans pour autant rejoindre le chœur des condamnations occidentales sur l'attitude de Moscou durant la crise.

Elle est aussi un membre permanent de l'Organisation internationale de la francophonie[45]. L'Association des communautés d'Arménie et la ville d'Erevan font partie de l'Association internationale des maires francophones[46]. Enfin, la région deLorri est membre de l'Association internationale des régions francophones[47].

Forces armées arméniennes

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Article détaillé :Forces armées arméniennes.
Convoi de militaires arméniens faisant route vers leHaut-Karabagh.

LesForces armées arméniennes représentent l'armée de terre et d'air, ladéfense aérienne et lagarde frontalière de l'Arménie. L'Arménie n'a pas demarine militaire parce qu'elle est unpays sans accès à la mer. Lecommandant en chef est leprésident de la République. Le ministre de la Défense est lui chargé de la direction politique. Depuis 1992, l'Arménie est membre de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), avant d'en suspendre sa participation début 2024[44]. Avant 2010, les gardes frontaliers surveillaient la frontière de l'Arménie avec la Géorgie et l'Azerbaïdjan, les forces armées russes patrouillaient les frontières avec la Turquie et l'Iran. Mais depuis le récent accord de coopération militaire signé en, les troupes russes patrouillent et protègent toutes les frontières de l'Arménie[48].

Géographie

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Article détaillé :Géographie de l'Arménie.

Contexte géopolitique

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L'Arménie, située à la limite de l'Europe et de l'Asie, dans lePetit Caucase[49], est l'un des pays les plusenclavés au monde, en partie pour des raisons naturelles (aucune façade maritime, relief très montagneux et vallées encaissées), mais aussi pour des raisons de manque d'infrastructures modernes de transports (routes et voies ferrées datant de l'époque soviétique), et surtout pour des raisons géopolitiques. En fait, le pays a longtemps souffert d'être en marge de l'empire soviétique, limitrophe d'un tronçon durideau de fer (frontière soviéto-turque) ; désormais indépendante, l'Arménie est en conflit et n'entretient pas de relations diplomatiques avec deux de ses voisins, la Turquie et l'Azerbaïdjan (et sonexclave duNakhitchevan) qui lui imposent un blocus économique (frontières totalement fermées). La frontière avec laGéorgie n'est qu'à demi-ouverte : seul un poste frontalier est ouvert dans le nord du pays (liaisons routière et ferroviaire), les autres routes permettant de franchir lafrontière arméno-géorgienne étantactuellement[Quand ?] fermées par les Géorgiens en raison des volontés autonomistes de la minorité arménienne vivant enSamtskhé-Djavakhétie (Djavakhétie), dans la partie sud de la Géorgie. Sur les 1 000 kilomètres de frontière que compte le pays, 834 sont fermés. Lafrontière avec l'Iran (35 km) reste, elle, ouverte. Paradoxalement compte tenu du contexte politique actuel, c'est avec l'Iran que l'Arménie entretient actuellement les relations de voisinage les plus courtoises et les échanges économiques les plus importants. L'alliance russe est précieuse pour l'Arménie, mais laRussie actuelle n'a aucune frontière commune avec l'Arménie. L'aéroport d'Erevan est vital pour le pays, car c'est le seul moyen d'accès aisé reliant l'Arménie au reste du monde.

Géographie physique

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Photo satellite de l'Arménie.

Topologie

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Latopologie de l'Arménie n'est pas des plus simples, puisque son territoire n'est pasconnexe — en raison de l'enclave arménienne d'Artsvashen, enAzerbaïdjan — et que sa composante connexe principale n’est passimplement connexe — en raison des enclaves azerbaïdjanaises deKarki,Aşağı Əskipara,Yukhari Askipara etBarkhudarli.

L'Arménie sépare aussi leNakhitchevan du reste de l'Azerbaïdjan.

Géomorphologie

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Vue du Mont Ararat avec le monastère deKhor Virap.

L'Arménie est constituée deplateaux et de chaînes montagneuses très élevées, dénommées globalementPetit Caucase. Près de 90 % du territoire se situe à plus de mille mètres d'altitude. Enclavée dans les hauteurs duCaucase, entre lamer Noire et lamer Caspienne, l'Arménie se situe enEurasie, aux limites de l'Europe et de l'Asie.

Son point culminant historique était lemont Ararat et ses 5 160 mètres jusqu'en 1915. Depuis, le mont Ararat se trouve en Turquie, mais reste le symbole de l'Arménie, et le point culminant actuel est lemont Aragats et ses 4 095 mètres avec sa végétation de typetoundra et quelquesnévés sommitaux. La chaîne deGegham, dont le point culminant est lemont Ajdahak, haut de 3 597 mètres, est en position centrale dans le pays, séparant laplaine de l'Ararat dulac Sevan. De nombreux volcans éteints parsèment le pays, hérissé aussi de nombreux chaînons montagneux dont les sommets sont à plus de 3 000 mètres d'altitude, entaillés de vallées profondes, très encaissées. Les cols sont souvent élevés tels lecol de Sélim (2 410 mètres), lecol de Vorotan (2 344 mètres), lecol de Sisian (2 346 mètres) ou le col de Tastun (2 483 mètres). Ceci contribue à rendre la circulation difficile et accentue l'isolement des différentes régions.

Le paysage arménien se caractérise également par seslacs et notamment le lac Sevan, un grand lac à écoulementendoréique de 1 400 km2 perché à 1 900 mètres d'altitude à 60 km à l'est d'Erevan, la capitale. Le lac Sevan est le deuxième symbole de l'Arménie après le mont Ararat.

Complexe touristique au bord dulac Sevan.

La seule plaine notable est la plaine de l'Ararat, au sud et à l'ouest d'Erevan, au nord du mont Ararat, où se concentre l'essentiel de la production agricole. Elle coïncide avec la partie nord amont du bassin de l'Araxe, dont le bassin couvre les trois-quarts du pays et qui est donc le fleuve arménien par excellence même s'il est frontalier avec la Turquie et poursuit ensuite son cours au Nakhitchevan et en Azerbaïdjan avant de se jeter dans la mer Caspienne.

Le tiers nord du pays fait partie du bassin hydrographique de laKoura, fleuve qui coule enGéorgie pour sa partie amont et qui se jette aussi dans la mer Caspienne après avoir traversé le nord de l'Azerbaïdjan.

Risques naturels

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Article détaillé :Séisme de 1988 en Arménie.

L'Arménie est située au cœur d'une zone qui connaît une grande activité sismique. La région est en effet soumise à la pression, forte et constante, de lapéninsule Arabique,plaque tectonique jadis détachée du continent africain et qui continue de « pousser » vers le nord-est, se heurtant à la plaque eurasiatique. Le dernier grandséisme a fait entre vingt-cinq mille et trente mille morts le, détruisant particulièrement les villes deSpitak etLeninakan, actuellement rebaptiséeGyumri.

Lasubduction et lacollision à l’œuvre depuis des millions d'années sont à l'origine d'unvolcanisme étendu dans l'espace et le temps. Plus de500volcans duQuaternaire ont étécartographiés ; la plupart sont desvolcans monogéniques mais plusieurs sont desstratovolcans, dont l'Aragats. Plusieurs éruptions préhistoriques et historiques ont été documentées, mettant en évidence le potentiel d'une activité volcanique future dans la région[50].

Leréservoir de Spandarian.

Lavégétation est rare et encore limitée par ladéforestation.

Les besoins en eau potable sont difficilement satisfaits, malgré la création delacs de retenue : les principaux sont leréservoir de Spandarian sur leVorotan et le réservoir d'Akhourian, à la frontière arméno-turque, sur la rivière du même nom qui est un affluent de l'Araxe. Les prélèvements excessifs d'eau dans lelac Sevan à l'époque soviétique ont entraîné une baisse de dix-huit mètres du niveau du lac (selon un phénomène d'assèchement progressif analogue à celui de lamer d'Aral). La volonté de restauration partielle du niveau antérieur de l'eau du lac est devenue un symbole de l'Arménie redevenue indépendante, même si cette politique suscite des polémiques et des difficultés (ennoiement des infrastructures touristiques construites à l'époque soviétique en fonction du niveau du lac à cette époque ainsi que de tronçons de la route longeant le lac, difficulté pour trouver d'autres sources d'approvisionnement en eau). Le niveau est déjà relevé de trois mètres, un quatrième est prévu.

Climat

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Article détaillé :Climat de l'Arménie.

Leclimat,continental sur la majeure partie du territoire, devient rapidementmontagnard avec l'altitude. Leshivers sont froids (particulièrement sur les hauts plateaux où il peut faire jusqu'à−40 °C) et parfois assez neigeux (surtout en altitude). Les étés sont chauds et ensoleillés, souvent ponctués de violents orages.

Tandis que leclimat d'Erevan, aux alentours de 1 000 mètres d'altitude, est quasi-continental (les étés y sont bien plus secs que dans un climat continental classique),Gyumri, deuxième ville du pays perchée à plus de 1 500 mètres, vit des étés relativement doux et des hivers longs, très rigoureux et neigeux, typiques du climat montagnard.

Températures et précipitations moyennes à Erevan
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)−9−8−16101417181371−35,4
Température maximale moyenne (°C)−21101924313433282110317,7
Précipitations (mm)23252848532315813233128318
Source :BBC Weather[51]


Végétation naturelle

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Un net contraste existe entre la moitié nord du pays, boisée et la moitié sud,steppique, la limite entre les deux zones de végétation étant particulièrement nette et passant approximativement par la ligne de crête formant l'épine dorsale du pays et passant par lemont Aragats, lemont Ajdahak (3 597 mètres, situé au centre du pays et dominant le lac Sevan) et lecol de Vorotan où le contraste entre les deux versants est particulièrement net.

Géographie humaine

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Régions

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Article détaillé :Régions de l'Arménie.
11 régions d'Arménie (marzer, singulier -marz)
MarzPopulation[52]Population (%)Superficie (km2)Superficie (%)Densité
Aragatsotn[53]132 9254,42 7539,348
Ararat[54]260 3678,62 0967,0124
Armavir[55]265 7708,81 2424,2214
Gegharkunik[56]235 0757,85 34818,044
Kotayk[57]254 3978,42 0897,0122
Lorri[58]235 5377,83 78912,762
Shirak[59]251 9418,32 6819,094
Syunik[60]141 7714,74 50615,131
Tavush[61]128 6094,32 7049,148
Vayots Dzor[62]52 3241,72 3087,823
Erevan[63]1 060 13835,12270,84 670

Démographie

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Carte de la diaspora arménienne.
Articles détaillés :Démographie de l'Arménie etDiaspora arménienne.
Arméniens lors d'une manifestation en 2015.
Erevan, avec le Mont Ararat en arrière plan.

La population est officiellement estimée à 2 998 600 habitants en janvier 2016[64]. Après de nombreuses années de diminution, la population arménienne s'est stabilisée. D'après les chiffres publiés début2008, elle recommence à augmenter. Les autorités arméniennes se félicitent de voir enfin s’inverser en faveur des immigrants la balance migratoire arménienne, après de longues années d’émigration qui, surtout dans la décennie qui a suivi l’indépendance, ont provoqué une réduction démographique importante. Au, l'Arménie comptait 3 238 000 habitants, dont 1 164 600 vivent à la campagne et 2 073 400 en ville (1 111 300 rien qu'à Erevan[65])[66]. Cependant, après ce bref sursaut démographique, la population a recommencé à diminuer, provoqué par une diminution de la natalité et une hausse de la mortalité dues au vieillissement de la population.

Depuis 1831, l'évolution démographique a été la suivante :

Évolution démographique (ligne 1)
183118731886189719041914
161 747496 140635 833797 853877 3221 014 255
Évolution démographique (ligne 2)
191619191920192219261931
993 782961 677720 000782 052878 9291 050 633
Évolution démographique (ligne 3)
193919591970197919892001
1 282 3381 763 0482 491 8733 037 2593 304 7763 213 011
Évolution démographique (ligne 4)
20112022----
3 018 8542 928 914----
2 Source:[3].3 Source:[4].4 Source:[5].5 Source:[6].6 Source:[7].7 Source:[8].8 Source:[9].
Histogramme de l'évolution démographique
Histogramme
1831
  161 747
1873
  496 140
1886
  635 833
1897
  797 853
1904
  877 322
1914
  1 014 255
1916
  993 782
1919
  961 677
1920
  720 000
1922
  782 052
1926
  878 929
1931
  1 050 633
1939
  1 282 338
1959
  1 763 048
1970
  2 491 873
1979
  3 037 259
1989
  3 304 776
2001
  3 213 011
2011
  3 018 854
2022
  2 928 914

Quelques chiffres[réf. nécessaire] :

Peu peuplée, l'Arménie jouit du soutien d'une très importantediaspora arménienne à travers le monde : enfédération de Russie (1,5 million), au Canada et aux États-Unis (1,2 million), enSyrie et auLiban (900 000) — dont 235 000 au Liban, 4 % de la population libanaise où ils constituent deux des dix-huit communautés officielles — dans l'Union européenne (surtout enFrance) (700 000) et en Amérique latine (200 000).

Langues

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Article détaillé :Langues en Arménie.

Arménien

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L'arménien est la langue officielle du pays.

Russe

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Lerusse est une langue ayant une présence importante en Arménie[67].

Anglais

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L'anglais est une langue ayant une présence importante en Arménie[67].

Français

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Lefrançais est une langue ayant une certaine présence en Arménie[67],[68],[69]. En 2010, on estimait le nombre de francophones à 20 000 (0,6 % de la population totale arménienne) et le nombre de francophones partiels à 180 000 (6 % de la population totale arménienne)[70]. En 2010, 25,4 % des élèves du primaire, 9,6 % des élèves du secondaire et 16,5 % des étudiants apprenaient le français comme deuxième ou troisième langue[70].

À ce sujet il est pertinent de noter la présence d'une université francophone en Arménie,l'Université française en Arménie (UFAR), qui forme des cadres arméniens dans le secteur de la finance, de la gestion, du droit et de la mercatique. Associé avec l’Université Jean Moulin Lyon 3, elle représente l’unique université française en Arménie[71].

De plus il est aussi important de noter l’existence d'un site web,Le courrier d’Erevan, sur l'information francophone en Arménie[72].

Enfin, l'Arménie est membre de l'Organisation internationale de la francophonie[73].

Religions

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Église Saint-Sarkis à Erevan
Articles détaillés :Religion en Arménie etÉglise apostolique arménienne.

Leroyaume d'Arménie est le premier État à reconnaître puis adopter le christianisme comme religion officielle sous le roiTiridateIV (298-330) lorsque ce dernier, une partie de sa famille et quelques membres du palais sont convertis, en301 selon la tradition, par saint Grégoire l'Illuminateur.

Cependant, il reste une controverse quant à la date exacte du baptême de la famille royale. Les deux études les plus sérieuses proposaient d'une part 314 (P. Anean, 1961) et d'autre part 294 (B. Mc Dermot, 1970), jusqu’à la publication de travaux plus récents affirmant que la conversion eut lieu entre 305 (R. Manaseryan - l’Arménie d’Artawazd à Trdat le Grand, 2005) et 311[74] et non sous l'influence romaine, affaiblie en Orient à cette époque[75].

Selon lePew Research Center, en 2010, 98,5 % des habitants d'Arménie sontchrétiens, principalementapostoliques (86,7 %), et dans une moindre mesurecatholiques (8,7 %) etprotestants (2,2 %) et alors que 1,3 % de la population n'est pas affilié à une religion et que 0,2 % pratique une autre religion[76].

Économie

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Article détaillé :Économie de l'Arménie.

Agriculture

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Article détaillé :Agriculture en Arménie.
Une agriculture qui reste souvent très traditionnelle.
Ferme située au pied du versant sud ducol de Vorotan.
Mère Arménie

L'altitude (90 % du pays sont à plus de 1 000 mètres), la fréquence et l'importance des pentes, le climat sec l'été et froid l'hiver handicapent lourdement la vie agricole, essentiellement pastorale (bovins, ovins) dans la majeure partie du pays. Toutefois la richesse des sols d'origine volcanique est un atout pour l'agriculture arménienne.

La vie agricole se concentre essentiellement dans laplaine de l'Ararat, qui coïncide avec une partie du bassin de l'Araxe. Elle est devenue grâce à l'irrigation le grenier à blé du pays et assure l'essentiel des productions agricoles. Des vignobles et des vergers se sont développés dans sa partie orientale. Quelques fonds de vallée (celui duDebed surtout) et quelques bas-plateaux abritent aussi une vie agricole.

Au début des années 2020, plus du tiers des terres agricoles sont laissées en friche, et le pays en est réduit à vendre son sous-sol minier aux Russes les plus offrants[33].

Industrie

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Usine chimique dans la région de Vanadzor.

Après ladislocation de l'Union soviétique, comme dans toutes les autres républiques de la CEI, le passage à l'économie de marché ne s'est pas fait sans mal, malgré un important soutien de la diaspora arménienne.Les entreprises ont été privatisées et un grand effort a été entrepris dans lesecteur agroalimentaire afin de pouvoir assurer rapidement l'indépendance alimentaire du pays.

Cependant, l'économie a eu du mal à décoller durant les années 1990, à cause de l'inadaptation de l'outil industriel, du manque d'énergie et de fonds d'investissement, et de la pauvreté des moyens de communications. L'activité industrielle peut espérer s'appuyer sur quelques ressources minières (cuivre, molybdène et aluminium) ou sur l'or. Le pays n'exploite pas de ressources pétrolières, malgré des prospections menées, en raison de la présence probable de ces ressources en profondeur[77]. L'essentiel des industries est concentré àErevan, la capitale (construction mécanique, caoutchouc). D'un point de vue énergétique, l'Arménie a longtemps été dépendante de ses voisins et a souffert de graves pénuries (ni la Turquie, ni l'Azerbaïdjan n'étaient prêts à lui vendre de l'énergie). Les Arméniens ont donc dû prendre la décision de redémarrer lacentrale nucléaire de Metsamor (mise à l'arrêt sous la pression des écologistes, à la suite dutremblement de terre de 1988) afin de pallier ce déficit énergétique.

Croissance économique

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Évolution du PIB par habitant en Azerbaïdjan, en Arménie et en Géorgie.

La croissance est de 3,3 % en 1997, mais la situation s'est améliorée : lePIB a crû ainsi de 13,9 % en 2005. L’Arménie enregistre une croissance de 12,5 % de son produit intérieur brut (PIB) entre janvier et septembre 2006, un PIB évalué à près de4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année. L’Arménie a en outre enregistré une hausse très forte de son activité économique de 26,3 % entre août et septembre. La production industrielle a néanmoins enregistré une baisse de 2 % — par rapport à 2005 — s’établissant à 468,1 milliards de drams entre janvier et septembre 2006. La production électrique estimée à 4,53 milliards dekWh, a quant à elle subi une baisse de 5,2 %. Par ailleurs, l’agriculture enregistrait à fin septembre une croissance de 15,6 % avec une production agricole de 370,5 milliards de drams. Mais c’est le secteur de la construction qui a enregistré une croissance record de 40 % sur les neuf premiers mois de l’année avec un montant des investissements s’établissant à près de400 milliards de drams[78].

En 2007, le produit intérieur brut de l’Arménie a augmenté de 18,6 % à 3 149,283 milliards de drams (6,845 milliards d'euros)[79]. Durant le mois de janvier, la production industrielle a augmenté de 4 % (124 millions de dollars), et la production agricole de 3,5 % s’établit à38 millions de dollars. Le gouvernement arménien prévoit pour 2007 une croissance économique de 9 % contre 13,4 % en 2006[80].

Billet de5000drams (֏) représentantWilliam Saroyan.

Alors que les prévisions de croissance économique de l’Arménie étaient, pour 2008, de 10,0 %, le pays a en fait enregistré une croissance de 13,8 %. Le budget de l’État arménien a atteint un nouveau record en 2008, équivalent à 2,45 milliards de dollars[81]. C’est ce qu’a annoncé Serge Sarkissian mercredi 12 septembre 2007. Devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a également prévu une augmentation des impôts sur le revenu pour l’année à venir. Ce budget prévoit de consacrer 1,7 milliard de dollars (583 milliards de drams) aux dépenses du gouvernement, soit 18 % de plus qu’en 2006. Serge Sargsian n’a pas donné plus de détails. Pour l'année 2009, laBanque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) table sur une croissance de 8,3 %. Avec la crise économique mondiale, les données des prochains mois sont néanmoins revues à la baisse. La raison de cette baisse est intimement liée à la souffrance de l'économie de la Russie. Cette dernière étant le premier partenaire économique de l’Arménie.

La dette extérieure de l’Arménie représentait 1,265 milliard de dollars au en augmentation de 9,3 % en un an (chiffres fournis par le Centre national d’études statistiques d’Arménie). La dette de l’État arménien est de 1,103 milliard de dollars, celle de laBanque centrale d'Arménie est de158 millions. Les créanciers de l’Arménie sont les structures financières internationales (1,124 milliard) dont laBanque mondiale (909 millions) et leFonds monétaire international (156 millions).

En 2025, l’Arménie est classée en59e position pour l'indice mondial de l'innovation[82].

Soutien économique de la diaspora

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Le manque de moyens financiers empêche l'État arménien de financer de nombreux projets de développement ou de rénovation. Les dons recueillis par ladiaspora arménienne par le biais d'organismes de soutien ou par l'initiative privée individuelle de personnes riches d'origine arménienne se substituent souvent à l'État défaillant : la construction d'un tunnel routier sur l'axe menant vers laGéorgie, la construction du téléphérique permettant un accès plus aisé au monastère deTatev, la restauration de nombreux monastères, le financement d'écoles, de routes et la distribution de l'eau, surtout auKarabagh, sont désormais souvent assurés par les fonds venus de la diaspora. Le chanteur d'origine arménienneCharles Aznavour joua, parmi d'autres, un rôle très actif dans les collectes de fonds en faveur de l'Arménie : ce fut particulièrement le cas après le tremblement de terre deGyumri.

PIB

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AnnéePIB
(en millions de drams)[79]
accroissement
(en %)[79]
PIB par habitant
(drams/hab)[83]
Déflateur du PIB
(en %)[84]
20001 031 338,3+5,9 %320 182−1,4 %
20011 175 876,8+9,6 %365 849+4,1 %
20021 362 471,7+13,2 %424 234+0,7 %
20031 624 642,7+14,0 %505 914+4,6 %
20041 907 945,4+10,5 %593 635+6,3 %
20052 242 880,9+13,9 %697 088+3,2 %
20062 656 189,8+13,2 %824 621+4,6 %
20073 149 283,4+13,7 %976 067+4,2 %
20083 568 227,6+6,9 %1 103 348+5,9 %
20093 141 651,0−14,1 %968 539+2,6 %
20103 460 202,7+2,2 %1 062 683+7,8 %
20113 776 443,0+4,7 %1 155 405+4,2 %
20124 000 722,0+7,2 %1 322 946−1,2 %
20134 555 638,2+3,3 %1 507 491+3,4 %
20144 828 626,3+3,6 %1 602 172+2,3 %
20155 032 089,0+3,0 %1 674 795+1,2 %

Équipements

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Article détaillé :Transport en Arménie.

L'Arménie est très handicapée par le blocus terrestre de la frontière par l'Azerbaïdjan et la Turquie. Le pays compte huit cents kilomètres de voies ferrées, le plus souvent en mauvais état. Les routes, quant à elles, sont normalement praticables dans les montagnes. Les télécommunications sont également en développement.

Le pays compte seize chaînes de télévision et autant de stations radiophoniques.

Arts et culture

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Articles détaillés :Culture arménienne etArt arménien.

Malgré les nombreuses difficultés de sa longue histoire, l'Arménie a su créer des richesses culturelles inscrites dans la pérennité. Des premiers royaumes à l'invention de l'alphabet arménien en passant par la christianisation du pays, elle a su profiter de chaque événement comme outil ou inspiration de son œuvre culturelle.

Architecture

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Article détaillé :Architecture arménienne.

L'Arménie s'est constituée un riche patrimoine architectural fait de monastères, églises et chapelles. On y trouve — tant dans le pays que dans l'Arménie historique — une typologie assez unique d'architecture ecclésiastique.

La domination ottomane met un frein à l'essaimage de l'art architectural arménien et il semble véritablement y avoir une pause dans la chronologie de l'histoire architecturale arménienne à partir duXIVe siècle, à l'invasiontouranienne du royaume arménien de Cilicie.

À l'émergence d'un début d'indépendance après le génocide, l'influence soviétique se fait sentir en combinaison avec le style néo-arménien.

Littérature

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Article détaillé :Littérature arménienne.
Khatchatour Abovian, père de la littérature arménienne moderne.

L'Arménie devient chrétienne en 301 et dès lors, sa littérature, en parallèle à lapoésie, se développe. Les premiers temps voient naître une littérature historiographique dès leVe siècle. À partir duXe siècle, ce sont le roman et surtout la poésie qui se développent. LeXIXe siècle voit la naissance de larévolution littéraire arménienne (Abovian,Raffi,Toumanian etDemirdjian), aussi bien à l'intérieur du pays qu'en dehors, grâce à la diaspora arménienne.

Musique

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Article détaillé :Musique arménienne.

De par ses diverses situations géographiques et ses influences différentes tout au long de son histoire, l'Arménie a une longue tradition musicale faite de musique folklorique, religieuse,classique et, plus récemment, de jazz avec le pianiste virtuose Tigran Hamasyan, et derap. Il y a la chanteuse populaire Sirusho et le duo folklorique Inga & Anush Ashakyan. De plus, dans la diaspora, il y a le groupe demetal alternatifSystem of a Down, et le chanteurCharles Aznavour.

Aram Khatchatourian est un compositeur arménien de l'époque soviétique, né en 1903 àTbilissi en Géorgie et mort en 1978 à Moscou(Gayaneth, Spartacus, La Danse du Sabre…). Il repose au panthéon Komitas d'Erevan. Son neveuKaren Khatchatourian (1920-2011) est également compositeur.

Alexandre Aroutiounian (1920-2012) est un autre compositeur arménien mondialement reconnu.

Artisanat

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Article détaillé :Livre arménien.

L'art s'est également développé à travers les céramiques ou lesminiatures que dessinaient les moines. Par ailleurs, le tissage detapis, comme dans tout le Moyen-Orient, est une spécialité arménienne depuis des millénaires.

Un atelier de céramique artisanale et de tapisserie de Gumri s'efforce depuis 2014 de relancer ces deux formes d'artisanat traditionnel local de qualité[87],[88] dans la tradition de la céramique deKütahya.

Cinéma

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Article détaillé :Cinéma arménien.

Lecinéma arménien est né avec son premierfilm documentaire,Soviet Armenia en1924.

Dirigé parHamo Beknazarian,Namus[89] est le premierfilm muet arménien, en 1926.

Sergueï Paradjanov est un de ses maîtres, avec notammentLes Chevaux de feu etSayat-Nova (La couleur de la grenade) deux des chefs-d'œuvre cinématographiques duXXe siècle[90].

America, America,film américain réalisé par le réalisateur grecElia Kazan en 1963, raconte l'histoire de Stavros, vivant enAnatolie à la fin duXIXe siècle et subissant l'oppression des Turcsmusulmans en tant quechrétien. Lepogrom ciblé contre lesArméniens dans son village sera l'évènement déclencheur de sa tentative de fuite vers New-York.

Télévision

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L'Arménie possède plus d'une dizaine de chaînes de télévision nationales et reçoit quelques chaînes étrangères, notammentrusses etiraniennes.

La principale chaîne arménienne estArménie 1 (H1), la télévision publique. Imaginée en1955 par le conseil des ministres de l'Union soviétique et créée en 1956, elle continue d'émettre aujourd'hui, non seulement en Arménie, mais aussi dans le reste de l'Europe, enRussie, enAustralie et auxÉtats-Unis.

L'autre chaîne importante,Armenia TV, est privée. Bien plus jeune que sa grande sœur, elle n'est créée qu'en 1999 et est diffusée dans plusieurs pays européens, américains et asiatiques.

Par ailleurs, Horizon TV[91] est une chaîne de télévision d'informations, en diffusion 24h/24.CNN etEuronews diffusant leurs programmes en Arménie décrochent plusieurs heures par jour pour des programmes en arménien.

La plupart des autres chaînes du pays sont soit locales (plusieurs télévisions à Erevan par exemple) soit spécialisées (musique, automobile, informations…).

Cuisine

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Spécialités arméniennes.
Article détaillé :Cuisine arménienne.

La cuisine de l'Arménie et de sa diaspora est riche de sa diversité qui s'est forgée au cours de l'Histoire. Tantôt influencée par leMoyen-Orient, tantôt par la Grèce et l'Iran, cette cuisine a également influencé celle des pays avoisinants, notamment laSyrie et leLiban.

La cuisine de l'Arménie est principalement à base de poissons et de brochettes de viande. Le poisson est le plus souvent grillé et servi avec des légumes ou duriz. Les brochettes sont à base depoulet, debœuf, d'agneau voire de porc — haché ou entier — et accompagnées de riz. Par ailleurs, la spécialité nationale est lekhach (խաշ), sorte de potée de pieds de bœuf bouillis et assaisonnés au service. Ce plat de la région deShirak n'est consommé qu'en hiver en Arménie (alors qu'il l'est toute l'année en Géorgie). On consomme aussi des cornichons avec les repas, notamment du chou. À chaque repas, les Arméniens aiment boire dutan (équivalent dudugh iranien et de l’ayran turc). Lecafé arménien est très réputé. Le thé se consomme plutôt dans le sud de l'Arménie, près de l'Iran.

La cuisine de l'Arménie occidentale (pratiquée en diaspora depuis legénocide arménien) est à rapprocher de la cuisine turque, libanaise et grecque. En entrée, on y mange souvent desmezzés dont duhoumous,moutabal,böreks,dolmasetc. Les repas commencent souvent avec un plat de légumes crus : concombres, radis, salades, tomates, etc. Le plat principal peut, comme en Arménie, être à base de brochettes accompagnées deriz pilaf. Cependant, des plats plus longs à préparer (parfois jusqu'à une journée) sont très appréciés. Ainsi le sou börek, sorte de lasagnes au fromage et au persil, les mantis, petits raviolis de viande, les kefté ou la moussaka font partie des plats traditionnels.

Sou beurek

Les plats sont accompagnés delavash, le pain traditionnel arménien.

Les desserts arméniens sont à rapprocher des desserts orientaux en général :baklavas, kadaifs,loukoumsetc.

Fêtes et jours fériés

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Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
Nouvel anՆոր տարի (Nor tari)Fête de la nouvelle année
NoëlԾնունտ (Tsnount) (naissance)Noël le
Jour de l'armée
Journée internationale des femmesJournée consacrée aux droits des femmes.
Jour de commémoration du génocide arménienՄեծ Եղեռն (Medz Eghern) (Grand Crime)Journée dédiée au souvenir du génocide arménien.
mai-juinAscensionՀամբարցում (Hampartsoum)
Fête du travail
Jour de la Victoire de 1945
Fête de la Première RépubliqueAnniversaire de la Première République arménienne
entre 1918 et 1920.
Jour de laConstitution
Jour du référendumFête nationale (jour de l'indépendance en 1991).
Décès d'un saint patron de l'ArménieSaint-Krikor/Krekor/Grégoire Ier l'Illuminateur

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Notes et références

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Liens externes

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v ·m
v ·m
Pays et régions duCaucase
Ciscaucasie (Russie)
Transcaucasie
v ·m
  • 1 Partiellement européen
  • 2 Partiellement africain
  • 3 Partiellement océanien
v ·m
Les dates correspondent aux dates de fondation des organisations
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1 État observateur :
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