Pour les articles homonymes, voirArmée de libération nationale etArmée libyenne.
Ne pas confondre avecArmée nationale libyenne ouForces armées de la Jamahiriya arabe libyenne.
| Armée de libération nationale libyenne جيش التحرير الوطني الليبي(ar) | |
Devise :Free Army, Free Libya ! | |
| Idéologie | Diverses |
|---|---|
| Objectifs | Renversement du régime deMouammar Kadhafi |
| Fondation | |
| Date de formation | Mars 2011 |
| Pays d'origine | |
| Date de dissolution | Octobre 2011 |
| Organisation | |
| Chefs principaux | Abdelfattah Younès † Khalifa Belqasim Haftar Suleiman Mahmoud |
| Membres | 64 000 |
| Allégeance | |
| Composée de | Brigades rebelles Force aérienne libre |
| Sanctuaire | Tripoli |
| modifier | |
L'armée de libération nationale libyenne (enarabe :جيش التحرير الوطني الليبي (Jaysh al-Taḥrīr al-Waṭanī al-Lībī)) est uneorganisation militaire associée auConseil national de transition (CNT) mise en place lors de laguerre civile libyenne de 2011 par des déserteurs militaires et des volontaires civils et dont le but était de livrer bataille à la fois auxForces armées libyennes, mais aussi aux paramilitaires restés fidèles au régime deMouammar Kadhafi.
Son nom a été officiellement attribué lorsque leCNT a pris sa décisionno 67 le[1].
À la suite de la victoire duCNT, elle a absorbé lesforces armées de la Jamahiriya arabe libyenne.

L'Armée de libération nationale, anciennement Armée libyenne libre[2], était un groupe armé rebelle libyen affilié auConseil national de transition. Elle s'était constituée au cours de laguerre civile libyenne par des militaires ayant fait défection et des volontaires civils.
Cette force s'appelait auparavant Armée libyenne libre, mais son nom a été modifié fin mai 2011 pour« aider à mieux définir les efforts militaires de plus en plus professionnels et disciplinés visant à vaincre le régime de Kadhafi », selon un communiqué publié par leConseil national de transition[3]. L'ALN utilise le drapeau tricolore adopté pour la première fois par la Libye en 1951, devenu emblématique de la République libyenne et de la révolte contre Kadhafi.
Le 20 octobre 2011, l'ALN a finalement réussi à vaincre les derniers reliquats pro-Kadhafi, lors de violents combats àSyrte. Elle a aussi réussi à capturer le colonelKadhafi, décédé des suites de ses blessures par balle après sa capture, mettant ainsi fin à laguerre civile libyenne[4].

En novembre 2011, le Conseil national de transition procédait à la restructuration de l'armée. Le personnel militaire qui avait fait défection au régime de Kadhafi et d'anciens combattants rebelles de l'Armée de libération nationale formèrent alors la base de la nouvelleArmée nationale libyenne. Le major généralKhalifa Belgacem Haftar a été choisi comme commandant général de la nouvelle armée libyenne en raison de son expérience militaire et de sa fidélité à la révolution qui a renversé Kadhafi[5].
L'armée libyenne ne comptait que« quelques milliers » de soldats formés en novembre 2011 et tentait rapidement de former de nouveaux combattants capables de maintenir la paix dans tout le pays et d'empêcher des milices hors-la-loi d'agir sans ordres duCNT. Elle a été responsable au moins une fois de la négociation d'un cessez-le-feu en novembre entre des milices belligérantes de Zawiya et d’Al Maya[6].
Le, il aurait été annoncé que l'armée de libération nationale intégrerait jusqu'à 50 000 anciens combattants rebelles dansla nouvelle armée nationale et les forces de police libyennes, avec l'aide d'une formation française, et avec pour objectif à long terme d'intégrer jusqu'à 200 000 combattants de brigades qui avaient combattu contre Kadhafi pendant la guerre civile[7].
En décembre 2011, laTurquie a accepté de dispenser une formation à l'armée libyenne alors qu'elle tentait de se réorganiser à la suite de la guerre civile[8].
Également en décembre, un grand nombre d'anciens rebelles ont trouvé des emplois dans la nouvelle armée, tandis que le gouvernement a également annoncé qu'ils seraient libres de rejoindre les forces spéciales et lamarine. SelonOsama al-Juwaili, le ministre de la Défense :« L'idée est d'injecter du sang neuf dans l'armée marginalisée par le tyran [Kadhafi] »[9].
Le 5 janvier 2012, le généralYoussef al-Mangouch a déclaré que la nouvelle armée libyenne se heurtait à des obstacles majeurs, tels que la reconstruction des bases détruites pendant le conflit, ainsi que le désarmement des milices n'appartenant pas à la nouvelle armée. Le commandant de l'armée nationale, le généralKhalifa Haftar, a déclaré plus tard que la Libye pourrait mettre entre trois et cinq ans à déployer une armée suffisamment puissante pour protéger ses frontières[10].
L’équipement de l’Armée de libération nationale provient essentiellement de dépôts d’armes abandonnés, de transfuges militaires libyens (notamment dans l’est de la Libye, àBenghazi, à Bayda et àAjdabiya)[11], desforces armées égyptiennes, de laFrance, duQatar et desÉtats-Unis[12],[13].
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