Estany de Font Negra (ou Abelletes) - la source de l'Ariège. Ensuite la rivière passe par lePas de la Casa avant de descendre dans sa vallée en auge en direction de Tarascon et Foix.L'Ariège àTarascon-sur-Ariège.
Coulant d'abord vers le nord-est dans une vallée étroite et souvent en gorges profondes, elle arrive àAx-les-Thermes, où son parcours s'oriente au nord-ouest en même temps qu'elle reçoit sur sa rive droite les eaux de l'Oriège et de laLauze, deux torrents descendus comme elle de la crête frontière et qui doublent son débit, lequel atteint alors environ 10 m3/s.
Dans son cours supérieur, elle suit un sillon d'érosion glaciaire qui s'élargit et change de direction à hauteur d'Ax-les-Thermes. Les traces de l'ancien glacier sont particulièrement remarquables jusqu'àTarascon-sur-Ariège. Par les cluses deFoix et deSaint-Jean-de-Verges, l'Ariège tranche les chaînes calcaires dumassif du Plantaurel et, gagnant la plaine dePamiers que ses alluvions ont constituée, s'évade du domainepyrénéen.
Dans ce tronçon, l'Ariège coule presque sur le bord est de son bassin versant. Ainsi, alors que ses affluents de rive droite ne sont que de petits torrents descendus des flancs abrupts du massif de Tabe, ceux de la rive gauche sont plus puissants et comptent parmi eux trois artères majeures, collectant la fonte des neiges des hauts sommets et augmentant considérablement le débit de l'Ariège. Ce sont d'amont en aval, leNajar, l'Aston et leVicdessos. Ce dernier rejoint l'Ariège à Tarascon-sur-Ariège et est l'affluent montagnard le plus important.
La vallée de l'Ariège présente de hautes falaises calcaires creusées d'innombrables grottes qui servirent de gîte à l'homme préhistorique ou de refuge pendant lesguerres de Religion.
Cependant lesétiages généralement faibles de l'Hers peuvent se répercuter sur l'Ariège et accentuer les déficits en périodesécheresse, ce à quoi remédient le soutien d'étiage à partir des réserves deMontbel (Hers) et des barrages de montagne (Ariège).
L'Ariège traverse trente-quatre zones hydrographiques pour une superficie totale de 4 135 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 52,68 % de« forêts et milieux semi-naturels », à 44,87 % de« territoires agricoles », à 2,13 % de« territoires artificialisés », à 0,31 % de« surfaces en eau »[1].
Le débit de l'Ariège a été observé pendant une période de 30 ans (1911-1940), àPinsaguel, localité du département de laHaute-Garonne, située près de son confluent avec laGaronne[2]. La surface ainsi étudiée est de 4 120 km2[2], c'est-à-dire environ la totalité du bassin versant de la rivière, à 4 135 km2[1].
Lemodule de la rivière à Pinsaguel est de 76,4 m3/s[2].
Débit moyen mensuel (en m3/s) Station hydrologique : O1882510- l'Ariège àPinsaguel pour un bassin versant de 4 120 km2[2] (données calculées sur 30 ans)
Lalame d'eau écoulée dans le bassin de l'Ariège est de 586 millimètres annuellement, ce qui est élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France (320 millimètres par an), et supérieur aussi à l'ensemble du bassin versant de laGaronne (384 millimètres par an auMas d'Agenais). Ledébit spécifique (ou Qsp) atteint18,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.