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Ariège (rivière)

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Pour les articles homonymes, voirAriège etOriège.

Ariège
Illustration
L'Ariège dansTarascon-sur-Ariège.
Carte.
Cours de l'Ariège (carte interactive).
Caractéristiques
Longueur162,9 km[1]
Bassin4 135 km2[1]
Bassin collecteurGaronne
Débit moyen76,4 m3/s (Pinsaguel)[2]
Organisme gestionnaireSYMAR ou syndicat mixte d'aménagement des rivières : Haute Ariège, Vicdessos, pays de Foix[3]
Régimenival
Cours
SourcePyrénées
· LocalisationCirque de Font-Nègre
· Altitude2 400 m
· Coordonnées42° 31′ 10″ N, 1° 44′ 22″ E
ConfluenceGaronne
· LocalisationPortet-sur-Garonne
· Altitude142 m
· Coordonnées43° 31′ 08″ N, 1° 24′ 35″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gaucheVicdessos,Lèze
· Rive droiteCrieu,Hers-Vif
Pays traversésDrapeau d'AndorreAndorre
Drapeau de la FranceFrance
Région françaiseOccitanie
Départements françaisPyrénées-Orientales
Ariège
Haute-Garonne
Principales localitésFoix,Pamiers,Auterive

Sources :SANDRE :« O1--0250 »,Géoportail,Banque Hydro,OpenStreetMap
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L'Ariège est unerivière duSud-Ouest en France, affluent (rive droite) de laGaronne. Elle prend sa source dans lesPyrénées à 2 400 m d'altitude dans le cirque de Font-Nègre,département français desPyrénées-Orientales, et rejoint laGaronne au sud deToulouse, à hauteur dePortet-sur-Garonne (département de laHaute-Garonne), après un parcours de 162,9 km dont une partie marque lafrontière entre l'Andorre et la France[1].

Elle a donné son nom au département de l'Ariège.

Étymologie

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L'Ariège (Aurigera) tire son nom de l'orpaillage que les Gaulois y pratiquaient[4].

En 849, on trouve le nom defluvium Arega qui deviendraAregia en 968. Dès leXVe siècle, on trouve dans la rivière des sables aurifères qui provoqueront une "ruée vers l'or" qui sera règlementée dès 1470 et qui entrainera une modification du nom de la rivière qui passera en latinAurigera en 1540 et en françaisOriege en 1565. Le géographeCoulon écrira même en 1644 :l'Auriege prend son nom des sables d'or. En réalité, le premier nomArega est issu d'uneracine indo-européenne *ar(e)-g, « brillant, blanchâtre », munie du suffixe-ia, pour qualifier la couleur de l'eau qui charrie, depuis sa source, des débris brillants de granites, schistes et quartz. La première attestation de la forme occitane actuelle date de 1445 :lo fluvi la Ariege.[5]

Géographie

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Un parcours montagnard

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Estany de Font Negra (ou Abelletes) - la source de l'Ariège. Ensuite la rivière passe par lePas de la Casa avant de descendre dans sa vallée en auge en direction de Tarascon et Foix.
L'Ariège àTarascon-sur-Ariège.

L'Ariège prend sa source dans lecirque de Font Nègre, à de 2 430 m d'altitude, dans le département français des Pyrénées-Orientales, commune dePorta. Rapidement, elle sert à marquer lafrontière entre l'Andorre et la France jusqu'à un tripoint situé à 1 590 m d'altitude où elle entre définitivement en France, ainsi que dans le département auquel elle donne son nom.

Coulant d'abord vers le nord-est dans une vallée étroite et souvent en gorges profondes, elle arrive àAx-les-Thermes, où son parcours s'oriente au nord-ouest en même temps qu'elle reçoit sur sa rive droite les eaux de l'Oriège et de laLauze, deux torrents descendus comme elle de la crête frontière et qui doublent son débit, lequel atteint alors environ 10 m3/s.

Dans son cours supérieur, elle suit un sillon d'érosion glaciaire qui s'élargit et change de direction à hauteur d'Ax-les-Thermes. Les traces de l'ancien glacier sont particulièrement remarquables jusqu'àTarascon-sur-Ariège. Par les cluses deFoix et deSaint-Jean-de-Verges, l'Ariège tranche les chaînes calcaires dumassif du Plantaurel et, gagnant la plaine dePamiers que ses alluvions ont constituée, s'évade du domainepyrénéen.

À l'aval d'Ax et jusqu'àTarascon-sur-Ariège, la vallée s'élargit un peu et prend la forme d'une auge glaciaire à fond plat orientée sud-est/nord-ouest et calée entre les massifs frontaliers du Rulle et duMontcalm (3 077 m) au SO et lemassif de Tabe (2 368 m) au nord-est.

Dans ce tronçon, l'Ariège coule presque sur le bord est de son bassin versant. Ainsi, alors que ses affluents de rive droite ne sont que de petits torrents descendus des flancs abrupts du massif de Tabe, ceux de la rive gauche sont plus puissants et comptent parmi eux trois artères majeures, collectant la fonte des neiges des hauts sommets et augmentant considérablement le débit de l'Ariège. Ce sont d'amont en aval, leNajar, l'Aston et leVicdessos. Ce dernier rejoint l'Ariège à Tarascon-sur-Ariège et est l'affluent montagnard le plus important.

Juste après la confluence, le débit de l'Ariège atteint alors environ 35 m3/s et le cours prend son orientation définitive au nord. Dans le même temps la vallée se resserre alors que l'Ariège, rejoint par leSaurat et laCourbière sur sa rive gauche et l'Arnave sur sa rive droite pénètre dans la retenue dubarrage de Garrabet puis passe sous lepont du Diable.

Au-delà, la rivière reçoit encore leSios sur sa rive droite avant d'arriver àFoix, préfecture de l'Ariège célèbre pour son château comtal au pied duquel elle rencontre en rive gauche son dernier affluent montagnard : l'Arget. Au terme de son parcours montagnard, l'Ariège roule alors autour de 45 m3, pour un bassin d'environ 1 500 km2 ce qui représente un drainage important (30 l/s/km2).

La vallée de l'Ariège présente de hautes falaises calcaires creusées d'innombrables grottes qui servirent de gîte à l'homme préhistorique ou de refuge pendant lesguerres de Religion.

Un parcours de plaine

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L'Ariège àFoix.

Après les cluses deFoix et deSaint-Jean-de-Verges à travers lePlantaurel, commence la plaine de Basse Ariège où la rivière traverse les villes deVarilhes,Pamiers etSaverdun. Au-delà, elle quitte le département de l'Ariège et entre dans laHaute-Garonne juste avant de rencontrer l'Hers-Vif sur sa rive droite en amont deCintegabelle.

Alors que l'Ariège n'avait rencontré depuis Foix d'autres affluents que des ruisseaux temporaires (Estrique, Crieu…) qui n'avaient que peu augmenté son débit, elle reçoit avec l'Hers-Vif la plus grosse contribution qui lui aura été versée : 15 m3 en moyenne, ce qui porte son débit à 63 m3/s. Outre cette augmentation notable du module, l'Hers-Vif modifie le régime de l'Ariège. En effet, bien que ses sources se trouvent vers 2 000 m d'altitude dans le massif de Tabe (2 368 m), l'Hers présente unrégime pluvial avec des hautes eaux d'hiver et de début de printemps (de décembre à avril ou mai), alors que l'Ariège a unrégime nival avec des hautes eaux d'avril à juillet à la fonte des neiges, mais des débits plus faibles au cœur de l'hiver (rétention nivale). La combinaison de ces deux régimes complémentaires confère à l'Ariège un débit plus régulier et abondant une grande partie de l'année.

Cependant lesétiages généralement faibles de l'Hers peuvent se répercuter sur l'Ariège et accentuer les déficits en périodesécheresse, ce à quoi remédient le soutien d'étiage à partir des réserves deMontbel (Hers) et des barrages de montagne (Ariège).

AprèsCintegabelle, l'Ariège traverse encoreAuterive etVenerque, reçoit laLèze, son dernier affluent notable (2 m3/s) en rive gauche, et se jette dans laGaronne (rive droite) en face dePortet-sur-Garonne, au Sud deToulouse. La contribution de l'Ariège (environ 75 m3) permet à la Garonne de devenir un véritable fleuve et d'atteindre un débit moyen de 200 m3/s à Toulouse.

Départements et principales communes traversés

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Bassin versant

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L'Ariège traverse trente-quatre zones hydrographiques pour une superficie totale de 4 135 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 52,68 % de« forêts et milieux semi-naturels », à 44,87 % de« territoires agricoles », à 2,13 % de« territoires artificialisés », à 0,31 % de« surfaces en eau »[1].

Organisme gestionnaire

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L'organisme gestionnaire est le SYMAR ou Syndicat mixte d'aménagement des rivières : Haute Ariège, Vicdessos, pays de Foix[3].

Principaux affluents

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Hydrologie

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Sonrégime hydrologique est ditnival.

Climat

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Article détaillé :Climat d'Andorre.
Article détaillé :Climat de l'Ariège.
Article détaillé :Climat de la Haute-Garonne.
Article détaillé :Climat des Pyrénées-Orientales.

L'Ariège à Pinsaguel

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Le débit de l'Ariège a été observé pendant une période de 30 ans (1911-1940), àPinsaguel, localité du département de laHaute-Garonne, située près de son confluent avec laGaronne[2]. La surface ainsi étudiée est de 4 120 km2[2], c'est-à-dire environ la totalité du bassin versant de la rivière, à 4 135 km2[1].

Lemodule de la rivière à Pinsaguel est de 76,4 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : O1882510- l'Ariège àPinsaguel pour un bassin versant de 4 120 km2[2]
(données calculées sur 30 ans)
Source :Banque Hydro -MEDDE

L'Ariège présente des fluctuations saisonnières de débit typiques des grandes rivières de haute montagne. Les hautes eaux se déroulent au printemps et poussent le débit mensuel moyen à des niveaux situés entre 113 et 156 m3/s, d'avril à juin inclus, et sont liées avant tout à la fonte des neiges. Dès le mois de juillet, le débit diminue rapidement (65,6 m3/s) pour aboutir à la période des basses eaux. Celles-ci ont lieu en été et en automne, de fin juillet à fin octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 28,6 m3/s au mois de septembre[2], ce qui reste d'ailleurs très consistant.

Étiage ou basses eaux

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LeVCN3 peut chuter jusque 15 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, ce qui est encore très satisfaisant et très loin d'être sévère.

Crues

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D'autre part les crues peuvent être extrêmement importantes. La série desQIX n'a pas été calculée, mais la série desQJX l'est. Les QJX 2 et QJX 5 valent respectivement 550 et 760 m3/s. Le QJX 10 est de 900 m3/s, le QJX 20 de 1 000 m3/s, tandis que le QJX 50 atteint pas moins de 1 200 m3/s.

Le débit journalier maximal enregistré à Pinsaguel durant cette période de 30 ans, a été de 1 030 m3/s le 6 février 1919. En comparant ce chiffre aux valeurs des différents QJX de la rivière, il apparaît que cette crue était d'ordre vicennal et donc destinée à se répéter tous les 20 ans en moyenne.

Lame d'eau et débit spécifique

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Lalame d'eau écoulée dans le bassin de l'Ariège est de 586 millimètres annuellement, ce qui est élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France (320 millimètres par an), et supérieur aussi à l'ensemble du bassin versant de laGaronne (384 millimètres par an auMas d'Agenais). Ledébit spécifique (ou Qsp) atteint18,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologie

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Faune aquatique

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Quelques espèces rencontrées dans l'Ariège : la brème (Abramis brama), le brochet (Esox lucius) ou encore le chevaine (Squalius cephalus)[6].

Activités touristiques

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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Références

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  1. abcde etfSandre, « Fiche cours d'eau - L'Ariège (O1--0250) »(consulté le)
  2. abcde etfBanque Hydro -Ministère de l'Écologie, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Ariège à Pinsaguel (O1882510) »(consulté le)
  3. a etb« SYMAR ou syndicat mixte d'aménagement des rivières : Haute Ariège, Vicdessos, pays de Foix », surwww.banatic.interieur.gouv.fr(consulté le)
  4. Aperçu historique sur l'exploitation des métaux dans la Gaule. A. Daubrée.p. 300.
  5. Pierre-Henri Billy,Dictionnaire des noms de lieux de la France, Éditions Errance,, 639 p.(ISBN 978-2-87772-449-4),p. 78
  6. « fede-peche31.com/Coin-de-peche… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
v ·m
de 300 à 499,9 km
de 100 à 299,9 km
de 50 à 99,9 km
de 30 à 49,9 km
de 20 à 29,9 km
de 10 à 19,9 km
inférieurs à 10 km
longueur inconnue(Canal de la Gimone)
v ·m
Les sous-affluents (affluents d'affluents) sont indiqués entre parenthèses.
Adour
Charente
Dordogne
Garonne
Fleuves côtiers
DirectionAtlantiqueDirectionMéditerranée
Pic d'Escobes
Ariège (rivière)
Pas de la Case
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