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Argo (film)

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Pour les articles homonymes, voirArgo.

Argo
Description de cette image, également commentée ci-après
Faux poster créé en 1979 par laCIA pour la couverture de l'opération de sauvetage
Données clés
RéalisationBen Affleck
ScénarioChris Terrio
MusiqueAlexandre Desplat
Acteurs principaux
Sociétés de productionGK Films
Smokehouse
Pays de productionDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
Genrethrillerhistorique
Durée120 minutes
Sortie2012

Pour plus de détails, voirFiche technique etDistribution.

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Argo est unthrillerpolitiqueaméricain réalisé parBen Affleck et sorti en2012. L'acteur-réalisateur tient également le rôle principal. Le film retrace de façon romancée unfait historique survenu àTéhéran en1979, lesauvetage de six des otages de l’ambassade américaine durant laRévolution iranienne.

Très bien accueilli par les professionnels du cinéma, il est gratifié de troisOscars, dont celui dumeilleur film, et les critiques sont très élogieuses, en France notamment[1]. Le public est également au rendez-vous : plus d'1,3 million de spectateurs vont le voir dans les salles de l'Hexagone[2].

Cependant, des voix se sont élevées, auCanada notamment, sur les contre-vérités sur lesquelles repose le film. En effet, celui-ci minimise le rôle de l'ambassade du Canada dans l’exfiltration des otages pour en attribuer tous les mérites à un improbable agent de laCIA hors de contrôle de sa hiérarchie[3],[4].

Synopsis

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1979 : Téhéran est plongée dans l'effervescence de larévolution islamique iranienne. L'ambassade américaine est envahie par des émeutiers cautionnés par le régime deKhomeyni, les employés sont retenus prisonniers par lesGardiens de la Révolution qui tentent de s'en servir comme monnaie d'échange pour récupérer et juger leChah réfugié auxÉtats-Unis (cf.Crise iranienne des otages).

Sixdiplomates sont parvenus à s'échapper lors de la prise de l'ambassade et se sont réfugiés chez l'ambassadeur du Canada. LaCIA charge un de ses agents, Antonio Mendez (Ben Affleck), de les exfiltrer (cf.Subterfuge canadien). Il monte de toutes pièces un simulacre de projet de film descience-fiction,Argo, dans le but de les faire passer pour des membres de l’équipe de tournage venue faire quelques jours de repérages pour le film.

Cependant, la veille du départ du groupe pour les États-Unis, Mendez reçoit l'ordre d’abandonner cette mission car leprésidentCarter a opté pour uneintervention armée.

Fiche technique

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Producteurs délégués : Chris Brigham, Chay Carter, Tim Headington,Graham King, David Klawans et Nina Wolarsky

Distribution

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Source et légende :version française (VF) surRS Doublage[6] etAlloDoublage[7] ;version québécoise (VQ) surDoublage.qc.ca[8]

Production

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Genèse et développement

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Grant Heslov etGeorge Clooney découvrent un article de presse évoquant leSubterfuge canadien. Les deux partenaires y voient alors l'occasion d'en faire un film. Grant Heslov explique :« Je me suis tout de suite dit qu'il y avait là une matière formidable pour un film, et que j'avais envie de le produire, et George a partagé mon enthousiasme. » George Clooney contacte ensuiteBen Affleck via son amiMatt Damon[9].

Chris Terrio est chargé d'écrire le scénario d'après l'articleHow the CIA Used a Fake Sci-Fi Flick to Rescue Americans from Tehran de Joshuah Bearman publié en 2007 dans le magazineWired[10].

La participation de Ben Affleck est annoncée en février 2011[11].

Ben Affleck cite comme influences le travail deCosta-Gavras, ainsi que des films commeLes Hommes du président (1976) d'Alan J. Pakula,Meurtre d'un bookmaker chinois (1976) deJohn Cassavetes ou encoreLa Bataille d'Alger (1966) deGillo Pontecorvo[12].

Attribution des rôles

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En juin 2011,Alan Arkin rejoint la distribution[13].

Pour son troisième long métrage comme réalisateur, Ben Affleck offre à nouveau un rôle àTitus Welliver, présent sur les deux précédents.

Tournage

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Letournage débute àLos Angeles[14] en août 2011. Les prises de vues se déroulent également dans d'autres localités californiennes (Beverly Hills,Ontario,Warner Bros. Studios), ainsi qu'àMcLean enVirginie, àWashington, D.C. et àIstanbul[15],[16].

La scène dans laquelle Mendez arrive en voiture et entre dans le hall du siège de la CIA a été réellement filmée dans le bâtiment du siège de la CIA en Virginie. Toutes les autres scènes se déroulant à la CIA ont cependant été tournées dans le sous-sol duTimes Mirror Square (en) à Los Angeles[17].

Sortie et accueil

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Critique

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Aux États-Unis

Lors de sa présentation aufestival international du film de Toronto 2012, le film recueille des critiques unanimement favorables[18] :

  • The Guardian :« Un compte rendu divertissant, bien qu'enjolivé sans vergogne, de l’une des opérations les plus étranges menées par la CIA. »
  • The Hollywood Reporter :« Argo est un excellent thriller politique narré avec intelligence, un grand sens du détail et une dose surprenante d'humour barré, pour un film portant un regard sérieux sur la crise des otages iraniens de 1979-1981. »
  • Variety :« Riche en adrénaline et moins auto-satisfait qu'il en a l’air, le troisième long métrage étonnamment comique de Ben Affleck a tout ce qu’il faut pour ravir le public adulte. »
  • Film.com :« Gloire à Ben Affleck, acteur et réalisateur, pour avoir proposé un film d'action politique vivant et excitant. »

Dès sa sortie en salles,Argo est également acclamé par la critique, qui est très largement favorable, obtenant 96 % d'avis positifs sur le siteRotten Tomatoes, basé sur 253 commentaires collectés et une note moyenne de8.310[19] et un score de86100 sur le siteMetacritic, basé sur 45 commentaires collectés[20].

France

La critique hexagonale est à l'unisson.Allociné calcule une moyenne de 3,7 sur 5 pour 27 articles recensés. Ceux-ci notent que Ben Affleck a tenu la gageure de réaliser à la fois un film politique (genre souvent austère) et un thriller palpitant. L’hebdomadaireElle, par exemple, écrit : « Outre l'aspect historique (...) "Argo" est un film qui se regarde comme un thriller avec un suspense qui vous noue l'estomac. » EtParis Match renchérit : « ”Argo” vous colle au siège. » SeulPierre Murat deTélérama se déclare « ... navré, tout de même, de voir Ben Affleck (...) réalisateur plutôt doué se faire le héraut de cet héroïsme bêta et suranné. ». Il est le seul, avec le chroniqueur deLibération, à mettre le doigt sur la règle hollywoodienne qui met au centre de la plupart des productions un héros sans peur et sans reproche... même s’il n’existe pas dans la réalité qu’on est supposé relater.

Box-office

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En FranceArgo se classe40e aubox-office de l'année 2012 avec près d'1,4 million d’entrées dans les salles. Cela représente un peu plus de 9 millions de dollars de recettes pour ses producteurs américains. Aux États-Unis ces derniers empochent 136 millions $ et au niveau mondial près de 283 millions $[2].

Sorti le auxÉtats-Unis dans 3 232 salles,Argo démarre à la seconde place dubox-office pour le week-end, se positionnant derrièreTaken 2[21], en totalisant 19 458 109 $ de recettes[21],[22], pour une moyenne de 6,020 $ par salles[21],[22]. En première semaine, toujours en seconde position, également derrièreTaken 2[23],Argo a récolté 26 566 489 $[23],[24], pour une moyenne de 8,220 $ par salles[23],[24]. Obtenant 15 salles supplémentaires en second week-end[22] et seconde semaine[24] à l'affiche,Argo reste en seconde position dubox-office, la première place étant occupé parParanormal Activity 4[25],[26], en engrangeant 48 425 288 $ de recettes en semaine (6 732 $ par salles)[24],[26], dont 43 011 964 $ de recettes en week-end (5 065 $ par salles)[22],[25]. Toutefois, il connait une petite baisse de fréquentation de 15,5 % des recettes en week-end[22],[25] et 17,7 % des recettes en semaine[24],[26].

Malgré une baisse de fréquentations assez stable et une perte de 392 salles[22],[24],Argo prendra la première place dubox-officeaméricain au cours du troisième week-end, avec 60 510 347 $, pour une moyenne de 4,233 $ par salles[22],[27]. Il reste en tête pour sa troisième semaine, avec 65 651 137 $, pour une moyenne de 6,034 $ par salles[22],[28]. Le film atteint le cap des 100 millions de $ de recettes en huitième week-end[22]. Après vingt-neuf semaines à l'affiche,Argo termine son exploitation en salles avec 136 024 128 $[29].

Sorti enFrance le dans 343 salles,Argo démarre à la quatrième place dubox-office avec 365 701 entrées, se positionnant derrièreSkyfall,Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté etNous York[30], toutefois, la semaine suivante, ayant obtenu trois salles supplémentaires, le film monte en troisième position avec 245 395 entrées, pour un cumul de 611 096 entrées[31].Argo parvient à se maintenir dans le top 20 des meilleures entrées au box-office français durant les huit semaines suivantes et ce, de manière consécutive, tout en ayant obtenu une combinaison maximale de 363 salles en cinquième semaine et ayant atteint le million d'entrées durant cette même semaine[31],[32]. Resté vingt-quatre semaines en salles, le long-métrage a totalisé 1 375 884 entrées[31].

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Version longue

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Une version longue (extended cut) est éditée enBlu-ray. Elle est plus longue d'environ 9 minutes[33].

Commentaires, controverses et inexactitudes

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Polémique en Iran

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Legouvernement iranien a fortement critiqué le film. En plus de vouloir monter un projet cinématographique opposé, le gouvernement a contacté l'avocate françaiseIsabelle Coutant-Peyre afin de« voir s'il existe des moyens pour que la production spécifiquement anti-iranienne s’arrête ». L'avocate évoque notamment une« falsification historique » et« un cas de dénigrement, d’atteinte à l’honneur et à la considération de l’Etat iranien et de sa population par les producteurs du film », tout en précisant que les autorités iraniennes n'exigent pas le retrait du film, simplement« la diffusion d'un bandeau disant que les faits racontés ne correspondent pas à la réalité »[34].

Accusations de fabulation

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Selon un reportage deRadio-Canada, des témoins de l'évènement auraient affirmé que le film ne relaterait pas la vraie histoire de cette crise[35],[36]. Le film serait plutôt une fiction qui placerait de côté la vérité pour raconter une histoire plus glorieuse pour les États-Unis[37].

« Le film de Ben Affleck est une pure fabulation ! C'est un travestissement de la réalité pour des fins commerciales. » - Guy Gendron[37].

Sur les rôles comparés du Canada et de la CIA

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Après l'avant-première au festival du film international de Toronto 2012, de nombreux critiques déclarèrent qu’il glorifiait injustement les rôles de la CIA et minimisait de même celui dugouvernement du Canada (particulièrement celui de son représentant, l’ambassadeur M. Taylor) dans l’opération d’extraction[38]. L’hebdomadaire canadienMaclean's affirma que« le film réécrit l’histoire aux dépens du Canada, faisant d’Hollywood et de la CIA les sauveurs héroïques de la saga alors que Taylor est relégué au rang d’un aimable gardien d’ambassade. »[39] Le texte qui passe à l’écran à la fin du film dit que la CIA a laissé Taylor s’en attribuer le mérite car il avait un but politique ; certains critiques ont interprété que cela laissait entendre qu’il ne méritait pas les louanges qu’il avait reçues[40].En réponse à cette critique, Ben Affleck changea ce texte en :« L'implication de la CIA a complété les efforts de l’ambassade canadienne pour libérer les six réfugiés à Téhéran. À ce jour cette histoire se présente comme un modèle durable de coopération internationale entre gouvernements »[41]. LeToronto Star estima« même cela rend à peine justice au Canada »[42].

Des Américains accueillant les six diplomates américains de retour aux États-Unis et manifestant leurs remerciements au Canada en 1980

Dans une interview à CNN, l'ancien président USJimmy Carter a relancé la controverse :

« La contribution canadienne aux idées et à la réalisation du plan est de 90 % alors que le film en accorde presque tout le crédit à la CIA américaine ; mis à part ceci, le film est très bon. Mais le personnage joué par Ben Affleck dans le film n'a été que... un jour et demi à Téhéran. Et le héros principal pour moi a été Ken Taylor, l’ambassadeur canadien qui a orchestré l’ensemble[43]. »

Taylor fait remarquer,« En réalité le Canada eut la responsabilité des six otages et la CIA fut un partenaire subalterne. Mais je dois tenir compte que c'est un film et qu’il faut tenir les spectateurs accrochés à leur siège. »[41]. Dans le film, on montre Taylor menaçant de fermer l’ambassade canadienne. Ce ne fut pas le cas et les Canadiens n’ont jamais envisagé d’abandonner les six Américains qui avaient trouvé refuge sous leur protection[41].

Ben Affleck déclara :

« Du fait que nous disons que c'est basé sur une histoire vraie, nous avons le droit d’enjoliver le drame. Il y a une atmosphère de vérité… Les choses qui sont vraiment importantes pour la vérité y sont ; par exemple les relations entre les États-Unis et le Canada. Les États-Unis se sont dressés collectivement comme une seule nation et ont dit : “Nous vous aimons, nous vous apprécions, nous vous respectons, et nous avons une dette envers vous.”… Il y a des gens qui n’ont pas voulu se mouiller mais les Canadiens l’ont fait. Ils ont dit : “Nous allons risquer notre statut de diplomates, nos vies en hébergeant six américains parce que c’est la bonne chose à faire.” En faisant cela, ils ont sauvé la vie des otages[39]. »

Sur les rôles du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande

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Dès sa sortie en, le film fut critiqué car il suggérait que les ambassades britannique et néo-zélandaise avaient tourné le dos aux réfugiés américains de Téhéran. Or ces ambassades les ont aidés tout comme l'ambassade canadienne. Les Britanniques ont d’abord hébergé les réfugiés américains[44], mais on a considéré que le lieu n’était pas sûr, et tous les officiels impliqués ont pensé que la résidence de l’ambassadeur canadien était plus indiquée. L’ambassade de Nouvelle-Zélande a pris d’énormes risques : elle s’est préparée à les recevoir et à les cacher pour le cas où ils auraient à changer de refuge[45], puis emmener les Américains en voiture à l’aéroport quand ils se sont enfuis de Téhéran[46]. Des diplomates britanniques ont aussi aidé d’autres otages américains en plus du groupe des six évadés[47]. L’agent consulaire Bob Anders, joué dans le film parTate Donovan, déclara[48] : "Ils ont risqué leur vie pour nous. C’était risqué pour nous tous. J’espère que personne en Grande-Bretagne ne sera offensé par ce qui est dit dans le film. Les Britanniques ont été parfaits avec nous et nous leur en serons éternellement reconnaissants."[48]

Sir John Graham, alors ambassadeur britannique en Iran déclara[48] :

« Ma réaction immédiate en écoutant ceci fut de l'indignation. Depuis je me suis calmé, mais je suis toujours bouleversé par le fait que les réalisateurs se soient tellement trompés. Je suis préoccupé car ce récit inexact ne devait pas entrer dans la mythologie des évènements de Téhéran en novembre 1979[48]. »

Lechargé d'affaires britanniques de l’époque à Téhéran déclara que si les Américains avaient été découverts dans l’ambassade britannique, "je peux vous assurer que nous aurions tous été bons pour le grand saut."[49] Martin Williams, le secrétaire de Sir John Graham en Iran à l’époque est celui qui trouva les Américains, ceci après les avoir cherchés dans sa propre voiture, et qui, le premier les abrita chez lui[50]. La séquence du film où une gouvernante est confrontée à un camion transportant des Gardiens de la Révolution à la résidence de l’ambassadeur canadien ressemble de façon frappante à l’histoire de William. Il raconta comment un courageux garde de l’ambassade britannique, Iskander Khan, se retrouva face à des Gardiens de la Révolution fortement armés et les convainquit qu’il n’y avait personne à l’intérieur quand ils tentèrent de fouiller la maison de William pendant un black-out. William déclara ensuite :« Ils sont partis. Les Américains et nous avons eu beaucoup de chance dans notre fuite. » Plus tard, les fuyards ont rejoint la résidence de l’ambassadeur du Canada[50].

On cite Ben Affleck déclarant auSunday Telegraph :« J'ai consacré beaucoup de temps et d’efforts à cette séquence car elle présente la Grande Bretagne et la Nouvelle Zélande sous un angle qui n’est pas vraiment honnête. Mais je mettais au point une situation où on devait sentir que ces six personnes n’avaient nulle part ailleurs où aller. Ça ne signifie pas que le rôle de quiconque est minoré. »[48]

Le, laChambre des représentants de Nouvelle-Zélande a condamné moralement Ben Affleck en votant à l'unanimité le texte suivant, proposé parWinston Peters le leader du parti politiqueNouvelle-Zélande d'abord[51],[52] :

« …cette Chambre manifeste sa gratitude aux anciens diplomates de la Nouvelle Zélande Chris Beeby et Richard Sewell pour leur aide aux otages américains à Téhéran pendant la crise de 1979 et exprime des regrets que le réalisateur du film Argo ait fait des coupes qui ont trompé le public à propos de ce qui s'est réellement passé au cours de cette crise, alors qu’en fait, les actions inspirées de nos courageux diplomates ont apporté une aide significative aux otages américains et méritent une remise en place des faits réels et historiques. »

La réalité du danger pour le groupe

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Dans le film, les diplomates sont confrontés à des regards suspicieux de la part d'Iraniens à chaque fois qu'ils sortent en public et paraissent près d'être attrapés à plusieurs occasions au cours de leur escapade vers la liberté. En réalité, les diplomates n'ont jamais paru être en situation de danger imminent. En fait le groupe devant supporter un examen approfondi pendant qu'ils achetaient leurs billets d'avions, la femme de Taylor a acheté tranquillement sans aucun problème, bien à l'avance, trois séries de billets de trois compagnies différentes[53].

Autres inexactitudes ou controverses

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Le film comporte d'autres inexactitudes historiques :

  • Le scénario montre les évadés – Mark et Cora Lijek, Bob Anders, Lee Schatz, et Joe Cathy Stafford – s'installant à l’étroit dans une cohabitation forcée à la résidence de l’ambassadeur canadien Ken Taylor. En fait, après quelques nuits, le groupe s’est séparé entre la maison de Taylor et celle d’un autre officiel canadien, John Sheardown.
  • Mark Lijek déclara :« C'est faux d’avoir montré que nous ne pouvions jamais sortir. La maison de John Sheardown avait une cour intérieure avec un jardin et nous pouvions y marcher librement ».
  • Le rôle important du producteur de cinéma Lester Siegel joué parAlan Arkin est totalement fictif.
  • En montrant l'effort frénétique du quartier général de la CIA, à Langley, pour obtenir du président Jimmy Carter qu’il ré-autorise la mission de telle sorte que les billets d’avions déjà achetés soient toujours valables, un cadre de la CIA est montré entrant en communication avec l’opérateur téléphonique de laMaison-Blanche pour pouvoir parler au chef du cabinetHamilton Jordan et se faisant passer pour un représentant de l’école où va le fils de Jordan. En fait, Jordan était célibataire et n’avait pas d’enfants à cette époque.
  • Le film montre Mendez découvrant le script avec le titreArgo, en fait le script avait pour titreLord of Light adapté du livre deRoger Zelazny. C'est la CIA qui en changea le titre enArgo.
  • Le dessinateur de bandes dessinéesJack Kirby n'a pas illustré le scénario pour le film proposé par la CIA. Il l’a fait pour une tentative de production deLord of Light quelques années avant la prise d’otages en Iran.
  • On montre lepanneau Hollywood en ruines comme il l'a été au début des années 1970. Il a été réparé en 1978, deux ans avant les événements décrits dans le film.
  • On voit un drapeau de l'actuelleRépublique démocratique du Congo de l’une des fenêtres du quartier général de la CIA. En 1979/1980 ce pays s'appelait leZaïre et avait un drapeau complètement différent.
  • Le groupe de Mendez et des otages a pris un vol de laSwissair pour quitter Téhéran, on les voit prendre unBoeing 747, avec l'immatriculation fictive HB-ISO. Swissair avait un avion avec cette immatriculation mais qui en fait correspondait à unMcDonnell Douglas DC-9-51.

Controverse sur le casting

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Des Hispano-Américains et des critiques de cinéma ont reproché le choix de Ben Affleck pour le rôle de Mendez qui a des ancêtres mexicains du côté de son père. L'acteur et metteur en scènemexicano-américainEdward James Olmos ajoute qu'Affleck jouant Mendez est une« erreur » et que l’acteur« n'avait pas le sens de la culture du personnage qu’il jouait ».

Cependant, Mendez déclara qu'il ne voyait pas de souci avec le casting et précisa qu’il ne s’identifiait pas comme hispano-américain[54].

Notes et références

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  1. « Argo : Critique presse », surAllociné
  2. a etb« Argo. 1,3 million d’entrées en France. 232 millions $ de recettes dans le monde pour un budget de 44,5 millions », surJP's Box-Office
  3. « Argo, une pure fabulation, selon de nouvelles révélations », surici.radio-canada.ca
  4. « La CIA twitte la vraie histoire d'«Argo» », surliberation.fr
  5. (en)Dates de sortie surIMDB
  6. « Fiche de doublage VF du film » surRS Doublage, consulté le1er octobre 2012, m-à-j le 25 avril 2013
  7. « Deuxième fiche de doublage VF du film » surAlloDoublage, consulté le 7 novembre 2012
  8. « Fiche de doublage VQ du film » surDoublage.qc.ca, consulté le 18 novembre 2012
  9. Secrets de tournage -Allociné
  10. JoshuahBearman, « How the CIA Used a Fake Sci-Fi Flick to Rescue Americans from Tehran »,Wired,‎(lire en ligne, consulté le)
  11. DaveMcNary, « Affleck in talks to direct 'Argo' »,Variety,‎(lire en ligne[archive du])
  12. Jennifer Vineyard,« Ben Affleck on Why He Got to Look Hot in Argo »[archive du], surVulture, Vox Media, LLC.,(consulté le) :« Affleck: "I haven't done a movie that I haven't ripped off from another one! [Laughs.] This movie, we ripped off All the President's Men, for the CIA stuff, a John Cassavetes movie called The Killing of a Chinese Bookie, which we really used as a reference for the California stuff, and then there was kind of a Battle of Algiers, Z/Missing/Costa-Gavras soup of movies, that we used for the rest of it." »
  13. JeffSneider, « Alan Arkin first to board 'Argo' »,Variety,‎(lire en ligne[archive du])
  14. « Scenes from 'Argo' shot in 'Los Angeles' »[archive du], filmapia(consulté le)
  15. « Affleck starts shooting 'Argo' film in LA »,United Press International,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  16. « Filming & production » (tournage et production), surl'Internet Movie Database
  17. (en) JackEgan,« Contender – Director of Photography Rodrigo Prieto, Argo »[archive du], surBelow the Line,(consulté le)
  18. Toronto 2012 : le phénomèneLooper,Cloud Atlas etArgo ont-ils séduit la critique ? surAlloCiné
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  26. ab etc« Weekly Box Office Results for October 19-25, 2012 - Box Office Mojo », surwww.boxofficemojo.com
  27. « Weekend Box Office Results for October 26-28, 2012 - Box Office Mojo », surwww.boxofficemojo.com
  28. « Weekly Box Office Results for October 26-November 1, 2012 - Box Office Mojo », surwww.boxofficemojo.com
  29. (en) « Box-office d'« Argo » », surBox Office Mojo(consulté le).
  30. JP, « BoxOffice France -DU 07 AU 13 Novembre 2012 », surwww.jpbox-office.com
  31. ab etcJP, « Argo (2012)- JPBox-Office », surwww.jpbox-office.com
  32. « Argo dépasse le million d'entrées en France »,
  33. (en)Argo - Comparison: Theatrical Version / Extended Version - Movie-censorship.com
  34. AlloCine, « "Argo" : l’Iran ne décolère pas… »
  35. CTV:Argo: Iran hostage crisis film fiddles with the factsRead, 22 février 2013
  36. BBC News:Argo: The true story behind Ben Affleck's Globe-winning film, 13 janvier 2013.
  37. a etb« Argo: Iran hostage crisis film fiddles with the facts », surCTV News Vancouver, -Radio-Canada, « Argo, une pure fabulation, selon de nouvelles révélations », surwww.radio-canada.ca(consulté le)
  38. (en) « Argo: Iran hostage crisis film fiddles with the facts | CTV British Columbia News », Bc.ctvnews.ca(consulté le)
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  45. "Opinion: Ben Affleck must apologise to NZ for Argo's deception". 3 News NZ. February 27, 2013.
  46. "NZ's role in Iran crisis tainted in Affleck's film 'Argo' – Story – Entertainment". 3 News. Retrieved October 29, 2012.
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  48. abcd ete(en) DavidBarrett and Jacqui Goddard, « Ben Affleck's new film 'Argo' upsets British diplomats who helped Americans in Iran »,The Telegraph,‎(lire en ligne, consulté le)
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  50. a etbMartin Williams (March 2, 2013). "I rescued Argo hostages in my orange Austin Maxi... it had a GB sticker on! Hit film lauds American heroes and claims Brits refused to help, but our man in Iran reveals the real story". Daily Mail.
  51. "Motions—Iran Hostage Crisis—Fictional Representation of Role of New Zealand Diplomats". Hansard Office, New Zealand Parliament. March 12, 2013. Retrieved March 13, 2012.
  52. "Movie Argo 'misled the world'". Herald Sun. March 12, 2013. Retrieved March 12, 2013.
  53. "Argo : La véritable histoire" documentaire canadien de Jean-Claude Le Floch (2013)
  54. « Trivia » ((en) anecdotes), surl'Internet Movie Database

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