Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Prunes, les Doucets, Bournoiseau, le Plessis, l'Étang Marie, la Tuilerie des Prunes, le Breuil, le Terrier Joli et les Chaillots[2].
Au, Argenton-sur-Creuse est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].Elle appartient à l'unité urbaine d'Argenton-sur-Creuse[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle estville-centre[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Argenton-sur-Creuse, dont elle est la commune-centre[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
La commune se situe dans l'unité urbaine d’Argenton-sur-Creuse, dans l’aire urbaine d'Argenton-sur-Creuse, dans la zone d’emploi de Châteauroux et dans le bassin de vie d'Argenton-sur-Creuse[14].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment laCreuse. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1990, 1999, 2006 et 2008[24],[22].
Pour anticiper une remontée des risques defeux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec ledérèglement climatique, les services de l’État en régionCentre-Val de Loire (DREAL,DRAAF,DDT) avec lesSDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Luzeraize, est classée au niveau de risque 4, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)[25].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Argenton-sur-Creuse.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[26].
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 96,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 348 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2311 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[27],[28].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1993, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[22].
La commune est en outre située en aval duBarrage d'Éguzon, de classe A[Note 5] et faisant l'objet d'unPPI, mis en eau en 1926, d’une hauteur de 58 mètres et retenant un volume de57,3 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[31].
Le nom vient d'Argantomagos (Argentomagus),oppidum gaulois, puis importanteagglomération secondaire gallo-romaine, située sur la commune voisine deSaint-Marcel. Argentomagus se compose du gauloisargantos, « argent » (cf. vieil irlandaisargat) etmagos « lieu de marché[32] » ou « plaine[33] ».
Parmi les fossiles trouvés dans les marnières d'Argenton, étudiés parGeorges Cuvier, se trouve unCrocodylomorphe terrestre du début de l'ère tertiaire, leBoverisuchus. L'animal adulte mesurait environ 3 mètres de long et s'est éteint à la fin de l'Éocène, lors du refroidissement de laGrande Coupure[36].
En 1899, dans le quartier de la Croix de Laumay, à la limite entre Argenton etLe Pêchereau, une sépulture datée duNéolithique fut trouvée[37].
Eugène Hubert, dans son ouvrage sur le canton d'Argenton, édité en 1905, cite la présence de 3 mégalithes en centre-ville d'Argenton, à l'emplacement de l'hôpital (ancienne école maternelle Rollinat). Ces mégalithes auraient été détruits vers 1840[37].
Durant leMoyen Âge, elle devient une place fortifiée sur la colline dominant la vallée. En 761,Pépin le Bref prend la ville fortifiée d’Argenton et son château au ducWaïfre.
Un atelier monétaire frappait une monnaie locale auXIe siècle[38].
Il reste aujourd’hui quelques vestiges de la tour du Midi et de la tour d’Héracle. Le château est pris parPhilippe Auguste en 1188, parHenri IV en 1589 et il est enfin démantelé sousLouis XIII en 1632, par ordre deRichelieu.
La châtellenie d'Argenton appartenait très anciennement aux Maisonsde Limoges-de Brosse, puis deDéols(sires de Châteauroux/Château-Raoul et princes de Déols, fondus vers 1200 dans lesChauvigny par le mariage deDenise avecAndréIer ; aussivicomtes de Brosse par le mariage vers 1314 d'André II avec l'héritière Jeanne de Brosse ; la châtellenie d'Argenton resta vassale de la terre de Châteauroux), d'où elle est passée successivement dans celles de Bourbon-Montpensier(Louise de Bourbon-Montpensier, fille du comteGilbert de Montpensier, ayant épousé en premières noces André III ou IV de Chauvigny : veuve sans postérité, elle en garda Argenton qu'elle transmit à la descendance de son deuxième mariage), de Bourbon-Vendôme-La-Roche-sur-Yon(Louise ayant épousé en secondes nocesLouisde Bourbon-Vendôme,prince de La Roche-sur-Yon : d'où la suite desducs de Montpensier) et de Bourbon-(Vendôme)-Orléans(la dernière des Montpensier,Marie, épousaGaston duc d'Orléans frère de Louis XIII ; leur fille unique,la Grande Mademoiselle, légua une bonne partie de ses biens, dont Argenton, à son cousin germain le ducPhilippeIer d'Orléans, frère de Louis XIV et père duRégent). Le duc Philippe II d'Orléans, futur Régent de France, en fit don à Marie-Louise Lebel (Le Bel) de la Boissière-Séry, sa maîtresse, qui lui donna trois enfants (un seul vécut ?,Jean-Philippe, né en 1702, légitimé en 1706), et en faveur de laquelle la seigneurie d'Argenton fut érigée encomté vers 1706[40]. Elle le vendit en 1730, au ducLouisIer d'Orléans, fils du Régent. En 1770, leduc d'OrléansLouis-Philippe, fils du duc Louis, échangea le comté d'Argenton avecLouis XV contre laforêt de Bondy. En 1776,Louis XVI apanagea son dernier frère lecomte d'Artois, aussi duc de Châteauroux, du comté d'Argenton.
En 1589, Argenton était uneplace protestante[43]. À la suite de l'édit de Nantes, Argenton est répertorié comme laplace de sûreté protestante de lagénéralité de Bourges (autrement dit duBerry). La défense devait être assurée par une garnison de 25 hommes financée par le roi. Elle a probablement varié en fait de 10 à 50 hommes et fut financée en partie localement[44]. En 1599 le colloque réformé du Berry Bourbonnais a lieu à Argenton, et en 1617 un synode réformé du Berry-Orléanais (comprenant Blois, Nevers, Moulins, Aubusson)[45]. D’après les minutes de Me Bidault, notaire attitré de la plupart des familles protestantes locales, et des relations d’affaires et liens de parenté qu’elles stipulent : les Protestants étaient plus souvent que les autres des notables qui étaient par ailleurs bien intégrés au milieu catholique majoritaire[46].
L'exercice public du culte avait lieu dans la forteresse ou à la chapelle Saint-Benoît[47]. Puisque les cimetières existants étaient réservés aux catholiques, en 1604 le gouverneur réformé d’Argenton fait financer par la ville la création d’un cimetière dont une partie est réservée aux Protestants[48]. Ce cimetière sera agrandi dix ans plus tard.
Pendant la guerre de Trente ans, la place de sûreté est démantelée en 1620[45]. le château de la ville est cédé àLouis XIII en 1624. L'exercice public du culte réformé y est supprimé. Le temple sera ultérieurement détruit en 1686. Pour leur culte les Protestants se réfugient auchâteau de Chabenet dans le cadre de l'exercice particulier du culte de la famille de Pierrebuffière[49]. En 1632Louis XIII y est hébergé par le baron dePrunget et seigneur deChabenet, Charles dePierre-Buffière. La forteresse réformée d’Argenton, elle, est détruite. Trois ans plus tard les fortifications du château sont réduites sur ordre deRichelieu. En 1636 il est demandé au nouveau pasteur, Elie Péju, de ne pas habiter à Argenton.
En 1660 il n’existe plus ni paysan-journalier, ni manœuvre, parmi les Protestants de la région d’Argenton. Ils sont artisans, commerçants, membres de profession libérale, représentants de l’État. En 1663 les pouvoirs publics font fermer le cimetière protestant d’Argenton officiellement pour trouble à l’ordre public. Deux ans plus tard il l'est définitivement. À la suite de la révocation de l'édit de Nantes la partie protestante du cimetière est désaffectée[50]. En 1673 une plainte contre le curé d'Argenton figure parmi les plaintes protestantes destinées à informer le roi sur les persécutions subies (au-delà de la pression exercée par les mesures vexatoires officielles)[51]. L'argumentation catholique s'est par ailleurs développée : en 1680 fut publiée uneLettre à Messieurs de la religion prétendue réformée du prêche de Chabenet les Argenton écrite par un prêtre missionnaire,Charles-Bénigne Hervé[52].
Une liste, datant des mois qui précèdent la révocation de l’édit de Nantes en 1684, compte pourtant encore 153 protestants (marchands, avocats, procureur, maître de poste, médecin, armurier, cabaretier…)[53]. La veille de la révocation de l’édit de Nantes six pour cent de la population d’Argenton est ainsi encore protestante. Depuis 1544 la lignée familiale propriétaire duchâteau de Chabenet avait pris le parti de laRéforme. En 1685, année de l’édit de Fontainebleau, l’héritier de la famille propriétaire du château de Chabenet, Charles-Benjamin de Pierre-Buffière, fils de Charles-Abel et de Catherine Couraud, devient officiellement catholique, à l’âge d'environ 11 ans[54]. Il se mariera dix ans plus tard avec Anne-Marthe de Renard, d’origine protestante. L’édit de Fontainebleau prévoyant un minimum de liberté de conscience, Catherine de Couraud, dame en titre du château de Chabenet par son mariage avec le fils de Charles et le père de Charles-Benjamin, Charles-Abel de Pierre-Buffière, n’abjurera toutefois que peu avant sa mort à l’âge de94 ans en 1735. Elle put ainsi avoir des obsèques légales. Ce château était-il jusque-là un lieu de réunion clandestine pour des protestants ?
Fin 1685 beaucoup de réformés avaient officiellement abjuré la « religion prétendue réformée » :64 personnes à Argenton[47]. La menace desdragonnades qui sévissaient dans la région n'est sans doute pas pour rien dans ce phénomène[55]. Combien sont cependant restés réformés de conviction. Pendant le quart de siècle qui a suivi la révocation de l’édit de Nantes, dans deux tiers des cas les personnes issues de familles protestantes se mariaient entre elles[56],[57]. La tolérance de la population catholique locale permit une transmission de convictions protestantes au sein de certaines familles[57]. D’autres protestants préféreront persévérer officiellement quitte à être privés de sépulture[58],[Note 6], et leurs héritiers de leur héritage[56].
De manière échelonnée sur plus d’un demi-siècle -certains ayant espéré un retour de la tolérance parmi la population argentonnaise déclarée auparavant comme réformée au moins 12 % va s’exiler dans divers pays (Angleterre, Hollande, Suisse, Allemagne protestante, Prusse)[59]. Des registres de ces pays font mention entre autres professions de médecins ou chirurgiens originaires d’Argenton.
Après l'entrée enguerre en août 1914, la ville accueille un camp d'internement temporaire, parmi de nombreux autres, destiné aux sujets civils de nationalité allemande et austro-hongroise restés en France[60].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[109]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[110].
En 2023, la commune comptait 4 786 habitants[Note 12], en évolution de −2,86 % par rapport à 2017 (Indre : −2,77 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Festival Les Intemporel-les (musique). La première édition des Intemporel-les prend place en 2022, à la place du festival Debussy dont la programmation se centrait sur les œuvres du compositeurClaude Debussy. Les Intemporel-les a lieu au même emplacement, à la même période : dans les Jardins de la Grenouille à Argenton-sur-Creuse la dernière semaine de juillet[113],[114], et propose une programmation variée allant de lamusique classique à lamusique du monde en passant par lejazz, lamusique électronique et la chanson[115],[116].
Festival Mercuria (musique)
Festival des Milliaires, du nom des bornes des voies romaines. Ce festival propose, autour d'une ancienne voie romaine allant d'Argenton au Blanc, des spectacles, échanges ou conférences adaptés aux lieux qui jalonnent cette voie. Depuis sa création, le festival a reçu des artistes tels que les Ménestriers Picards,Philippe Brunet, sa compagnie Demodocos et le chœur antique de la Sorbonne, etc.
Le culte des Argentonnais pour laVierge Marie qui domine leur ville remonte au moins auXVe siècle. Le premier pèlerinage connu a lieu en 1633. Notre-Dame-des-Bancs[Note 13] ou des Vignes a été initialement la chapelle castrale érigée par un Chauvigny pour la forteresse construite sur la ville haute ainsi qu'une étape sur lavia Lemovicensis, le chemin allant deVézelay àSaint-Jacques-de-Compostelle. Elle est devenue une vicairie dont l’histoire est connue dès 1430. En 1631, le château est démantelé sur ordre deRichelieu mais la chapelle est conservée. Une épidémie de peste l’année suivante épargne Argenton. En témoignage de reconnaissance, les habitants font le vœu de « chomer et de solenniser tous les ans à perpétuité la fête de la Présentation de Notre-Dame et d’aller en procession et chanter la grand’messe à Notre-Dame-des-Bancs ». À partir de 1633, une statue duXVe siècle de laVierge à l'Enfant est ainsi conduite chaque année par les paroissiens jusqu’à la chapelle. À laRévolution française, la statue est profanée. Corde au cou, elle est conduite à laCreuse et jetée à la rivière. Une femme pieuse l’a récupérée et restituée après laTerreur. Le pèlerinage a repris en 1802.
En 1942, un prêtre breton, l’abbé Letourneux, prisonnier évadé, se réfugie à Argenton. Nommé en 1943 vicaire de l’église Saint-Sauveur, il décide de reprendre le pèlerinage traditionnel pour les malades et handicapés qui désirent se mettre sous la protection de la Bonne-Dame. En septembre de chaque année, les paroissiens se réunissent à l’église Saint-Sauveur. Ils vont en procession par le Vieux-Pont vers la chapelle, escortant en chantant la statue de laVierge à l’Enfant, portée à l’épaule par quatre Argentonnais. Des arcs de triomphe, des fleurs, des tentures, des bannières décorent le parcours vers le coteau. Après la guerre, le monument, en mauvais état, a été restauré et la statue redorée. Lors des fêtes du cinquantenaire de la première restauration par l’abbé Moulin, le cardinalJoseph-Charles Lefebvre, archevêque de Bourges, a béni la chapelle remise en état. Le pèlerinage des malades et handicapés est toujours célébré chaque année, le deuxième dimanche de septembre. La statue de laVierge à l’Enfant duXVe siècle est désormais conservée dans la chapelle et une copie a été déposée à Saint-Sauveur.
Il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges de l'immense forteresse, flanquée de dix tours, qui fut détruite sur ordre de Richelieu. Construit sur un promontoire dominant la ville, le château était devenu une menace permanente pour le pouvoir royal.
Sur l'aire de stationnement dont l'accès se fait par l'avenue Rollinat, on peut voir les ruines de la tour du Midi, surnommée la « tour Philipienne ». La tour d'Héracle, dont il reste quelques vestiges, était la plus grosse tour du château. Héracle fut lieutenant de l'empereur romainDecius. Dans le terrier d'Argenton conservé aux Archives de l'Indre, il est dit que c'est sous le règne de l'empereur Décius que furent livrés au martyre et à la mort Anastaise et Marcel.
Un premier édifice chrétien aurait été construit au début duMoyen Âge sur le site d'un ancien édifice païen situé au croisement de deux voies antiques, à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Étienne, et qui fut la paroisse primitive d'Argenton. Selon Maurice de Laugardière[133], cette implantation d'église faisait partie d'un vaste projet de l'archevêché de Bourges de construire un réseau de succursales de la cathédrale en différents lieux du diocèse :
« En effet, écrit Armelle Querrien[134], la répartition des églises Saint-Étienne, églises qui ont le même patron que lacathédrale de Bourges, quadrille le territoire du diocèse et coïncide avec les agglomérations protohistoriques et gallo-romaines et avec les grands carrefours routiers antiques. Ce réseau serait postérieur au décret deValentinien III de 435, ordonnant de détruire les derniers temples païens et antérieurs à 470, et aux persécutions desWisigoths, adeptes de l'arianisme. L'église d'Argenton aurait donc été bâtie avant le passage de Saint Yrieix. Elle a essaimé en trois lieux proches dont l'église a le même patron,Tendu,Bouesse etVelles, et peut-être plus loin, àCrozant,Éguzon etCuzion. »
Cette chapelle desXVe et XVIe siècles a été construite à l'initiative deLouis de Bourbon, seigneur d'Argenton, et d'Antoine Barbault, prieur de Saint-Marcel, probablement avec la destination indiquée par un titre de 1517 concernant lachapelle du petit collège d'Argenton. L'édifice a été très ébranlé en 1740, au moment où l'on ouvrit une tranchée pour faire passer la nouvelle route. La chapelle a été vendue commebien national en 1793 et recédée à la ville par les acquéreurs en l'an III. Elle a ensuite servi d'entrepôt de grains et d'annexe du marché au blé. Elle a été restaurée en 1873 sous la direction de l'architecte Dauvergne. Aujourd'hui, elle sert de lieu d'exposition. Elle fait l'objet d'un classement au titre desMonuments historiques depuis le[135]
La chapelle de la Bonne-Dame, précédemment Notre-Dame-des-Bancs, où a lieu chaque année un pèlerinage. Reconstruite auXVe siècle, sur les restes d'un sanctuaire érigé auIIe siècle parsaint Ursin, premier évêque duBerry, cette chapelle est surmontée d'une gigantesque statue de la Vierge. La petite statue qui se trouve au-dessus du maître-autel est vénérée sous le vocable de « Bonne Dame d'Argenton », qui protégea la ville de la peste en 1632.
LeMusée de la chemiserie et de l'élégance masculine[136] est situé dans le premier atelier de lingerie ouvert en 1860 par Charles Brillaud, il permet de découvrir le travail des « chemisières » qui ont fait la renommée d’Argenton-sur-Creuse pendant un siècle[137]. Il retrace le travail des ouvrières mais présente également l’histoire de la chemise masculine grâce à une présentation chronologique de vêtements et accessoires duMoyen Âge à nos jours.
Jean-Baptiste Aucler-Descottes (1737-1826), médecin des Lumières,constituant de sensibilité monarchiste constitutionnelle, maire d’Argenton et chroniqueur de sa ville (son journal a été publié en 1899) est né et mort à Argenton.
Jean-Marie Cubel ou Lothaire Kübel (1918-2010), héros dumassacre d'Argenton-sur-Creuse du[142] ; le nom de Lothaire Kubel a été donné au complexe sportif des Marais et à la rue de la Piscine.
Henri Rognon (1925-1944), soldat tué au feu dans des conditions héroïques le. Une plaque commémorative a été érigée, le[143], sur le lieu du combat.
Matthieu Galey (1934-1986), critique littéraire et écrivain, qui a fait de nombreux séjours dans la maison de ses grands-parents à la Colombe, route de Vaux et a écrit sur Argenton[144].
Antoine Berman (1942-1991), né à Argenton, philosophe et traducteur.
Gilles Clément (né en 1943 à Argenton), botaniste, jardinier et écrivain.
Pierre Brunaud (né en 1944 à Argenton), historien, cofondateur duCercle d'histoire d'Argenton.
Parti : au premier coupé : en chef d'argent à la fasce fuselée de gueules surmontée d'un lambel de six pendants de sable, en pointe d'argent à la croix de gueules, au second d'azur aux trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules.
AntoineGrosset,Recherches historiques et statistiques sur la ville d'Argenton et son territoire (Indre), Châteauroux, Imprimerie de Migné,, 46 p.(BNF30545886,lire en ligne).
PierreBrunaud,Argenton et son histoire : Bibliographie d'Argenton et du canton, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton,,3eéd..
PierreBrunaud,Argenton de A à Z en 44 rubriques historiques : Les chemisières, Argenton-sur-Creuse, Imprimerie Bonnamour,, 175 p.(ISBN978-2-9546955-0-1,BNF43750277).
Laurence Chatel de Brancion [dir.],Val de Creuse et Val d'Anglin. Nature et patrimoine. Guide, Bélâbre, Histaval, 2023, p. 53-58 (notice de Gérard Coulon).
PhilippeBarlet,Une révolution provinciale : Argenton et la Révolution française, Argenton-sur-Creuse, Imprimerie Le Trépan,, 101 p.(ISBN978-2-9511617-1-9,BNF40218437).
Cercle laïque culturel d'Argenton : Argenton au vingtième siècle, Argenton-sur-Creuse, Imprimerie Le Trépan,, 95 p.(ISBN978-2-909184-22-7,BNF38809601).
JeanAnatole,Personnages ayant marqué la ville d'Argenton-sur-Creuse et sa région, Argenton-sur-Creuse, Imprimerie Le Trépan,, 171 p..
JeanMartinat,Argenton et son histoire : Saint-Étienne et la Ville-Basse, Argenton-sur-Creuse, Cercle d'histoire d'Argenton-sur-Creuse,,29eéd.(ISSN0983-1657),p. 19-26.
Guillaume Lévêque, « L'extinction de la communauté réformée d'Argenton-sur-Creuse (XVIIe et XVIIIe siècles) »,Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry,no 138,.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine d'Argenton-sur-Creuse, il y a une ville-centre et deux communes de banlieue.
↑Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[30].
↑Bénéficiant de l'Edit de tolérance promulgué par Louis XVI, l'acte de décès en 1788 de Prudence Godin indique de la Religion protestante de Calvin. Son corps a été ce jourd'huy enterré sans cérémonie dans un jardin appartenant à lad. Prudence Godin et à son frère.
↑Conseil municipal provisoire désigné par le préfet.
↑Premier conseil municipal élu après la Libération.
↑Démissionnaire après son élection de président de la région Centre.
↑Démissionnaire après sa nomination ministérielle.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Les bancs étaient des murailles transversales construites pour adoucir une pente trop forte d'un promontoire.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Marc Lagonotte, « Les cimetières d'Argenton : Historique et description du cimetière Saint-Paul »,Argenton et son histoire, Cercle d'Histoire d'Argenton,no 33,,p. 9.
↑Yves Gueneau,Protestants du Centre 1598-1685, Tours, Thèse de doctorat3e cycle,,p. 63-64.
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↑Dr Desgardes, « Quelques abjurations protestantes à Argenton à la fin duXVIIe siècle d'après les registres paroissiaux »,Revue du Berry,,p. 2.
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↑Jean-Michel Bonnin, « Michel Sapin reste le maître : Après avoir orchestré sa succession à la tête de la Ville et de la communauté de communes, le ministre du Travail continuera à œuvrer pour la politique locale »,La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,(lire en ligne, consulté le).
↑Jean-Michel Bonnin, « Michel Quinet prône le dialogue : En prenant ses fonctions, le nouveau maire d’Argenton a assuré qu’il serait à l’écoute de tous les habitants, et notamment de l’équipe d’opposition »,La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,(lire en ligne, consulté le).
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