À l'est, laValtiberina, premier cours du Tibre par le val du Torrino et la vallée duCerfone.
Le territoire de la commune est vaste et varié : des plaines du Val de Chiana et sur l'Arno, des collines au sud de la ville, des zones montagneuses situées à l'est.
À vol d'oiseau, la ville est située à 62 km au sud-est deFlorence, capitale de laToscane, ainsi qu'à 72 km au sud-ouest deSaint-Marin, 135 km à l'ouest d'Ancône, 55 km au nord-ouest dePérouse et 45 km au nord-est deSienne.
Arezzo, fondée vers leVe siècle av. J.-C., est une des principales citésétrusques[2]. Bien qu'aucun texte antique n'en conserve une liste, elle faisait probablement partie de laLigue étrusque. Elle apparaît à l’époque pré-étrusque dans une zone habitée depuis la préhistoire, comme le montre la découverte d’instruments en pierre et ce que l’on appellel’Homme de l'Olmo, qui remonte auPaléolithique et fut découvert en 1863 dans le hameau d'Olmo pendant les travaux de creusement d'un petit tunnel de la voie ferrée Rome-Florence.
Située à la jonction des vallées deValdarno, deVal di Chiana et deCasentino, la zone est en effet un passage naturel pour qui veut traverser lesApennins. On trouve des traces d'installations permanentes de l'époque pré-étrusque dans une zone peu éloignée de l'aire urbaine actuelle, le col de San Cornelio, où on a retrouvé des vestiges d'une enceinte de maçonnerie dont la datation est difficile puisqu’elle a été recouverte de murailles romaines importantes. L'habitat étrusque est apparu à son tour au col de San Donato, occupé par la ville actuelle. On sait que l'Arezzo étrusque, dont le nom continue à faire l'objet de conjectures[3] (en latinArretium) mais est lié de façon certaine à la déesseAritimi[4], existait déjà auIXe siècle av. J.-C.
Arezzo fut ensuite une des principales villes étrusques. C’est à cette époque que remontent des œuvres d'art d’une valeur exceptionnelle, comme laChimère, conservée aumusée archéologique national deFlorence (salle des grands bronzes), et dont l'image caractérise la ville au point d'en être presque devenue un second symbole. Il faut en outre signaler la vaste nécropole de Poggio del Sole, créée auVIe siècle av. J.-C. et utilisée jusqu'à l'époque romaine.
Pendant l'époque romaine, particulièrement pendant laRépublique romaine, Arezzo devient un symbole très important de l'expansionnisme romain vers le nord et un bastion défensif du futur empire, grâce à sa position stratégique qui faisait de lui une étape obligatoire pour quiconque voulait atteindre Rome, toujours plus puissante. Arezzo se trouve donc obligé de se défendre contre lesSénons,peuple Gaulois, qui marchaient contre Rome. Une puissante armée vient à sa rescousse, conduite par le consulLucius Metellus, qui arrête l'avance des Gaulois malgré la mort de son chef sur le champ de bataille. De cet épisode, il reste une trace dans un toponyme, Campoluci, qui indique la portion de terrain près de l'Arno où le consul combattit et mourut. Après cette bataille, Arezzo devient siège d'une garnison romaine permanente.
La ville reste cependant toujours jalouse de son autonomie, au point de chercher plusieurs fois à reprendre son indépendance en profitant des guerres civiles de la République romaine. Elle se range d'abord aux côtés deCaius Marius et par la suite dePompée.Sylla etJules César se vengent en faisant d’elle une colonie pour leurs vétérans, ce qui provoque un considérable brassage de population qui efface d'Arezzo - comme de toute l'Étrurie - les traces restantes de l’ancienne culture.
Au début de l’époque impériale, la ville, active et industrieuse, devient riche et prospère comme au temps desguerres puniques, lorsqu’elle avait été la principale fournisseuse d'armes pour l'expédition deScipion l'Africain en Afrique. S’édifient alors des nombreux établissements publics, comme le théâtre, les thermes et un amphithéâtre de grandes dimensions qui a subsisté jusqu'à nos jours. La vie culturelle connait une grande impulsion grâce à la féconde activité deMécène, premier des Arétins, illustre dans le monde des arts et des lettres et dont le nom reste toujours lié à la promotion de la culture. Arezzo devient un centre très actif de production d’objets en métal, et surtout decéramique sigillée à la belle couleur corail, d'où son nom decorallini. Elle est plus connue sous le nom de « céramique arétine » ou « céramique arrétine »[5],[6],[7]. Mais avec la découverte de nombreux autres ateliers hors d'Italie produisant le même type de sigillée, la typologie recommandée est maintenant de citer cette céramique comme « de type italien » ou « de type arétin »[8].
Malgré l'écroulement de l'empire et les invasions barbares, le prestige séculaire et la position favorable d’Arezzo sur laVia Cassia lui conservent une forte importance, même pendant les siècles sombres duhaut Moyen Âge. Terre de frontière entre les territoires dominés par lesGoths et l'exarchat byzantin deRavenne, la ville est témoin d'âpres heurts entre ces deux factions et un des premiers centres occupés par lesLombards. Goths et Lombards influencent beaucoup la composition ethnique et la langue des Arétins. Les Lombards construisent des châteaux et despieves, jetant ainsi les bases de l'Arezzo médiéval. LesFrancs deCharlemagne privilégient les rapports avec ce qui détenait sur place le pouvoir le plus élevé, l'évêché, la diffusion du Christianisme ayant fait de la ville un siège épiscopal. Arezzo fait partie en effet du petit nombre de villes dont on connaît tous les évêques qui se sont succédé jusqu'à nos jours. Après l’an mille, son évêque commence, le premier en Italie, à se donner le titre de « Comte ». À cette période, remontent leVieux Dôme (Duomo Vecchio), disparu du Col du Pionta, aux travaux duquel participaMaginardo, lacathédrale San Donato et la pieve de Sainte-Marie de l’Assomption[2].
Sous la protection de l'évêque, se développe également dans la campagne arétine un grand nombre d'abbayes qui contribuent à reconstruire un système d'échanges et un minimum d'ambiance culturelle. Durant cette période, Arezzo voit la naissance d'un autre de ses illustres fils :Guido d'Arezzo, moine bénédictin de l'abbaye de Pomposa et plus tard à Rome, qui élabore une nouvelle méthode de notation musicale et un tétragramme musical[9].
Constituée en commune libre de Toscane en1098, Arezzo poursuit son développement durant les siècles suivants. Des tours et un premier mur d'enceinte apparaissent. La puissance de la ville augmente encore auXIVe siècle sous la seigneurie desTarlati et nécessite la construction d'un deuxième mur d'enceinte. La ville passe toutefois sous la domination deFlorence en1384 et commence un lent déclin. AuXVIe siècle, sousCosmeIer de Médicis, Arezzo subit des transformations, avec notamment la construction de la citadelle et d'un troisième mur d'enceinte, travaux dirigés parGiuliano da Sangallo etAntonio da Sangallo le Jeune[2].
LePalazzo delle logge (palais des loges), construit dès 1573 sur un projet de Vasari et terminé en 1595 sous la direction d'Alfonso Parigi.
Le Palazzo Pretorio, (palais prétorien), témoignage de l'architecture médiévale datant duXIVe siècle, le palais abrite unebibliothèque qui conserve une collection d'ouvrages anciens.
Le pont Buriano[12], datant duXIIIe siècle, composé de sept arches ; la structure portante des arches ainsi que l'habillage des parois étant en pierre calcaire.
Cérémonie dans lacathédrale San Donato d'Arezzo pour honorer les chevaliers de Porta Santo Spirito comme vainqueurs de la Joute Sarrasine 2022 (en italienGiostra del Saracino) d'Arezzo. À cet événement, qui se déroule en juin et en septembre, participent les quatre quartiers de la ville d'Arezzo : Porta Crucifera, dite Culcitrone (vert et rouge), Porta del Foro, dite Porta San Lorentino (jaune et cramoisi), Porta Sant'Andrea (blanc et vert) et Porta del Borgo, aujourd'hui appelée Porta Santo Spirito (jaune et bleu). Septembre 2022.
UnCrucifix deCimabue sur le maître-autel de l'église San Domenico.
Au Duomo, la fresqueMarie-Madeleine de Piero della Francesca.
Le polyptyque dePietro LorenzettiVergine col Bambino e i Santi Giovanni Evangelista, Donato, Giovanni Battista e Matteo, sur le maître-autel de l'église Santa Maria della Pieve.
Agazzi, Antria, Badia San Veriano, Bagnaia, Bagnoro, Battifolle, Campoluci, Campriano, Ceciliano, Chiani, Chiassa Superiore, Cincelli, Frassineto, Gaville, Giovi, Gragnone, Il Matto, Indicatore, La Pace, Le Poggiola, Meliciano, Misciano, Molinelli, Molin Nuovo, Monte Sopra Rondine, Montione, Mugliano, Olmo, Ottavo, Palazzo del Pero, Patrignone, Pieve a Ranco, Poggio Ciliegio, Policiano, Pomaio, Ponte a Chiani, Ponte alla Chiassa, Pieve a Quarto, Pieve Santo Stefano, Ponte Buriano, Poti, Pratantico, Puglia, Policiano, Quarata, Rigutino, Ripa di Olmo, Rondine, Ruscello,S.Anastasio, San Firenze, San Giuliano, San Leo, San Marco Vill'Alba, San Polo, Santa Firmina, Santa Maria alla Rassinata, Sant'Andrea a Pigli, San Zeno, Sargiano, Staggiano, Stoppe d'Arca, Torrino, Tregozzano, Venere, Vitiano
↑Pittau, Massimo (2006).Toponimi Italiani di origine Etrusca. (Sassari, Magnum Edizioni). Référencé en anglais sur la liaison Aritimi-Rezzo dans l'ouvrage de Flavio Carnevale et Marcello Ranieri, "Lunistices at Sesto Fiorentino: An Investigation on Geometry and Alignments of the Tholos Tombs of the Etruscan Princes",Mediterranean Archaeology and Archaeometry 16/4 (2016), 224.En ligne
↑« Glossaire »,Musée du Pègue, surgoogle.com/museedupegue(consulté le).
↑[Waesberghe (Van) 1953] JosephSmits Van Waesberghe,De musico-paedagogico et theoretico Guidone Aretino eiusque vita et moribus, Florence (It.), éd. L. S. Olschki,(présentation en ligne).
↑I ponti sull'Arno dal Falterona al mare, Francesco Gurierri, Lucia Bracci et Giancarlo Pedreschi, éditions Polistampa (per Cassa di risparmo di Firenze), 1988, Florence, pages 122 à 126