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Apostrophe (typographie)

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Pour les articles homonymes, voirApostrophe.

Page d’aide sur la police de caractères Unicode

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Apostrophe
’ ' ʼ
Graphies
Graphie’ ' ʼ
Codage
Nomsguillemet-apostrophe(recommandée comme ponctuation),
apostrophe(à usages variés),
lettre apostrophe(recommandée comme lettre)
UnicodeU+2019
U+0027
U+02BC
BlocsPonctuation générale
Commandes C0 et latin de base
Lettres modificatives avec chasse
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L’apostrophe (nom féminin) est un signetypographique pour l’élisiongrammaticale, ou éventuellement servir deponctuation ou servir à former undiacritique, voire servir delettre. Issue d’une ponctuation de l’alphabet grec qui indique l’élision, elle a été empruntée par d’autres écritures, dont l’alphabet latin principalement.

Aspect

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Apostrophe droite et apostrophe courbée sur une machine à écrire portable Remington de 1920.

L’apostrophe a traditionnellement la forme d’une virgule placée en hauteur. On retrouve déjà cette définition d’« une virgule que l’on met un peu au-dessus du mot » dès la première édition duDictionnaire de l’Académie française (1694)[1] et plus récemment chezJean-Pierre Lacroux :« Une virgule libérée de la pesanteur qui la clouait sur la ligne de base »[2]. En allemand, dans le langage courant ou populaire, elle est nomméeHochkomma, littéralement« virgule haute ». L’apostrophe est donc généralement courbe et plus ou moins inclinée ; cependant de nombreuses polices de caractères la représentent par une barre oblique.

En raison des contraintes techniques des claviers de machines à écrire, puis de nos jours de ceux des ordinateurs, elle est très souvent tracée comme une barre verticale droite dans les documents informatiques. Cette apostrophe est alors appelée« apostrophedactylographique » (car apparue avec lesmachines à écrire mécaniques utilisant une seule touche pour l’apostrophe et leguillemet anglais ouvrant ou fermant, ou même d’autres signes comme l’accent aigu),« apostrophe droite » (car elle est souvent droite pour le guillemet anglais ouvrant ou fermant, mais pas toujours),apostrophe informatique[3] ou d’autres noms plus imagés[4]. Les expressions« apostrophe dactylographique » et« apostrophe typographique » sont utilisées parAurel Ramat[5].

Selon les usages des typographes, l’apostrophe dactylographique ne devrait pas être employée[6],[7] et, par exemple, pour Lacroux, ce« n’est pas une apostrophe. […] Ce n’est typographiquement rien »[2].

Unicode distingue bien les différentsœils de l’apostrophe ainsi que ses différentes fonctions : signe typographique d’élision, signe diacritique ou lettre. Il recommande d’utiliser le guillemet-apostrophe «  » (U+2019) comme apostrophe typographique[8],[9]. Patrick Andries, expert Unicode, fait la même recommandation[10]. Le caractère apostrophe dactylographique hérité de l’ASCII conserve les sens qu’il a dans ce codage, c’est-à-dire « apostrophe, guillemet anglais fermant, accent aigu »[11] ; le caractère guillemet-apostrophe, recommandé pour l’apostrophe, ayant été codé pour enlever certaines ambiguïtés[12].

Signes proches

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Apostrophe et signes proches
Signe neutre ou ambiguSignes courbés à gaucheSignes inclinés à gaucheSignes droitsSignes courbés à droiteSignes inclinés à droite
Apostrophe dactylographiqueApostrophe typographiqueDemi-anneau droitSigne primeSigne accent aiguLigne verticaleSaltilloApostrophe culbutéeDemi-anneau gaucheSigne prime réfléchiSigne accent grave
o'ooʾooˊoˈoooʿooˋ

Il existe plusieurs signes proches de l’apostrophe. Il est fréquent qu’on emploie, dans une composition typographique moins appliquée, l’apostrophe au lieu d’un demi-anneau à droite dans la transcription deslangues sémitiques. L’utilisation d’une apostrophe « droite » est à déconseiller car il existe pour la transcription de ces langues deux consonnes qu’on note par les demi-anneaux, l’un tourné à droite, l’autre à gauche : l’apostrophe droite ne permet plus de différencier les deux. Ainsi,شَيْء [ʃajʔ], « chose » (arabe), peut être transcritšayʾ (anneau à droite) ou, moins conseillé,šay (apostrophe) mais, de préférence, pasšay' (apostrophe droite), qui ne permet pas de savoir si l’on a affaire à la consonne [ʔ], notée parʾ (parfois remplacée par) ou àʿ (anneau à gauche, parfois remplacé par, une apostrophe culbutée), notant [ʕ] (selon l’analyse traditionnelle ; on peut voir dans l’articlephonologie de l’arabe que le cas est plus complexe).

À l’inverse, l’okinahawaïenne, une apostrophe culbutée, note bien un coup de glotte. Enfin, on utilise pour l’alphabet phonétique international une ligne verticale courte en hauteur proche de l’apostrophe droite précédant la syllabe portant unaccent tonique (il existe aussi une ligne verticale basse, mais qu’on ne peut confondre avec une apostrophe). Enpandunia, l’apostrophe droite est précisément utilisée dans le but de signaler un accent tonique sur la syllabe finale d’un mot. Exemple :heroˈ est prononcé en appuyant surro.

Histoire

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L’apostrophe est initialementunsigne diacritique de l’alphabet grec[7], qui a donné naissance à undiacritique de cet alphabet[Quoi ?], lacorônis, de forme similaire, indiquant lacrase (contraction de deux voyelles enhiatus entre deux mots liés par le sens). On le retrouve en latin populaire et notamment dans des manuscrits deVirgile ouPriscien[7]. SelonWeil et Benloew, il aurait évolué à partir dusicilicus pour indiquer une lettre supprimée[13]. Au Moyen Âge, il apparaît en ancien français, par exemple dans le roman manuscritLancelot ou Chevalier de la charrette deChrétien de Troyes vers 1180 ; et auXVe siècle[14] dans la première grammaire italienne, aussi en manuscrit,Regole della lingua fiorentina deLeon Battista Alberti[7].

Enimprimerie, la première utilisation de l’apostrophe remonte auXVIe siècle en Italie.Alde Manuce l’utilise en 1501 dans l’ouvrageLe cose volgari di messer Francesco Petrarcha[7],[15]. En France, Balthazard de Gabiano l’utilisera àLyon dès 1502, etGeoffroy Tory l’utilisera de manière anecdotique en 1529 puis systématique en 1533[7]. En Angleterre, il faut attendre 1559 pour queWilliam Cuningham (en) l’emploie dansThe Cosmographical Glasse[16].

L’adoption de l’apostrophe dans l’imprimerie se fait donc relativement rapidement. Aussi rapidement les grammairiens recommandent son utilisation. Jacques Dubois, ditJacobus Sylvius, publie en 1531 une grammaire en latin nomméeIn linguam gallicam isagoge préconisant l’usage de l’apostrophe pour l’élision.Robert Estienne etÉtienne Dolet feront de même en 1539 et 1540[7].

Sa pratique s’élargit auxXVIe et XVIIe siècles puis connaît un recul progressif de ses domaines d’application qui sont actuellement relativement restreints[17].

En français

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C’est en français que l’apostrophe est la plus fréquente, et dans les grands textes traduits en plusieurs langues on retrouve toujours ces proportions[18] :

LangueFrançaisItalienAnglaisAllemandEspagnol
Nombre de points de fin de phrase9 0009 0009 0009 0009 000
Nombre d’apostrophes10 0006 000500Quelques-unesQuelques-unes

Élision

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Article connexe :Élision en français.

Enfrançais, l’apostrophe sert de signe typographique marquant l’élision des voyelles finalesa ete de certains mots, eti pour ce qui est de la conjonctionsi suivie du pronomil[19]. L’élision se fait lorsque ces mots sont suivis d’un mot commençant par une voyelle ou unh muet. Ainsi on a :la + apostrophel’apostrophe,le + oiseaul’oiseau,si + ils’il,que + elle/ilqu’elle/qu’il,presque + îlepresqu’île,le + hommel’homme,le + hôtell’hôtel,le + hôpitall’hôpital. Dans le langage populaire, l’élision de la voyelle finalei du pronom relatif sujetqui est aussi représentée par l’apostrophe par certains auteurs[19], et, dans le langage familier, pour l’élision de la voyelle finaleu du pronom personneltu[19]. Par exemple :qui estqu’est en langage populaire,tu est’es en langage familier. L’élision peut aussi porter sur une partie du mot, en particulier pour restituer certaines prononciations populaires défectueuses. Par exemplepauvre conpauv’ con.

En ce qui concerne les mots commençant par unh, il est nécessaire de savoir s’il estmuet ouaspiré. Avec les mots commençant par unh aspiré, l’élision ne se fait pas et par conséquent on n’utilise pas d’apostrophe. Ainsi on a :la haie,le haricot,la hâte,le hibou,la housse,la hutteetc. L’apostrophe n’est qu’une marque de confort, tant à l’oral qu’à la lecture. Cet usage, très courant en français, s’applique seulement à certains mots, le plus souvent monosyllabiques. Toutefois, l’emploi de l’apostrophe n’est pas seulement permis dans certaines circonstances, mais obligatoire : *« je te ai dit que il me aimait » est fautif. On doit dire et écrire : « je t’ai dit qu’il m’aimait ».

Des mots dont la voyelle finale peut être élidée incluent :

L’élision due muet final n’est pas soulignée par l’apostrophe dans les autres cas. On écrit en effetla cuisine est vaste et lumineuse.

Quelques mots notables ne pouvant être précédés d’une apostrophe incluent (dont l’élision ne peut se faire devant) :

Les voyellesa ete, de même quei pour ce qui est de la conjonctionsi suivie du pronom sujetil, étant les seules à pouvoir être élidées, en conséquence :

  • Lei dequi n’est jamais élidé. Il ne faut pas confondreque etqui notamment lorsqu’il s’agit d’utiliser une apostrophe. Comparez : « La photoqui illustre cette page » et « La pagequ’illustre cette photo ».
  • De même, leu dedu n’est jamais élidé. L’articledu — contraction dede le — ne peut être ni élidé, ni suivi d’un mot commençant par une voyelle ou unh muet. Avec un mot commençant par une voyelle ou unh muet, on doit utiliserde l’ comme dans l’exemple suivant : « l’équipagede l’avion » et non « d’avion ». À comparer avec : « l’équipagedu navire ».

Dans certains cas, l’emploi de l’apostrophe est erroné bien qu’entré dans l’usage au début duXXe siècle parhypercorrection. Il n’y a aucune élision dansprud’homme (prud, anciennementprod, c’est-à-direpreux, + homme) ougrand’rue (grand, forme de féminin en ancien français écrite normalementgrant, +rue). Aujourd’hui, dans ce cas, on écrirait plutôtprudhomme,grand rue ougrand-rue. En revanche, sigrand’mère a été employé jusqu’au début duXXe siècle, on n’est jamais allé jusqu’à écriremère grand’ ouRochefort’.

Autres usages

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Si les usages autres que l’élision sont considérés comme fautifs, on observe cependant de façon anecdotique d’autres utilisations. Il subsiste de façon archaïque, avec la fonction d’un trait d’union, dans des termes comme grand’mère, grand’voile ou grand’chose, dont l’élision semble absente (ce qui n’est en fait pas le cas ; les termes qualifiés pargrand’ étant toujours féminins, il s’agit d’une élision due final degrande). La huitième édition (1932-1935) duDictionnaire de l’Académie française entérine le remplacement de cette apostrophe par un trait d’union[20].Grand’ était alors invariable et l’on écrivait par exemple « les grand’mères » et « les grands-pères ». Les milieux proches de l’ordre national de la Légion d’honneur semblent attachés contre l’Académie à la graphie « grand’croix »[21].

L’apostrophe simple ou double peut aussi être utilisée comme substitut duguillemet (la première est renversée ou une virgule renversée), dans le cas où une citation ou un discours direct sont insérés dans une autre citation ; cet usage provient des guillemets anglais[22]. On la trouvait dans la typographie françaiseXVIIe - finXVIIIe siècle pour remplacer un accent aigu en la plaçant après un E majuscule pour accentuer des lettres capitales : E' était alors équivalent à É.

Séparateur de milliers

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Dans l’usagesuisse, quelle que soit la langue (allemand, français, italien,romanche), l’apostrophe droite est souvent utilisée comme séparateur de milliers, quoique leGuide du typographe préconise une espace fine insécable.

Exemple : 100'000 (cent-mille)

Équivaut à « 100 000 » selon la norme duBIPM (SI) et l’usage de l’Imprimerie nationale française, qui recommandent une espace insécable fine et non justifiante comme séparateur des milliers[23] ; ou « 100 000 » selon l’usage sur Wikipédia en français (qui ne justifie jamais les lignes) et l’usage auCanada francophone[24].

Autres langues et systèmes orthographiques

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En anglais

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Article connexe :Cas possessif ou génitif.

L’apostrophe est communément utilisée pour indiquer les caractères omis en raison d’unamuïssement :

  • dans desabréviations, commegov’t pourgovernment (« gouvernement ») ou’70s pour1970s (seventies) ;
  • dans descontractions telles quecan’t pourcannot (« ne pas pouvoir ») etit’s pourit is (« c’est ») ouit has (« cela a »).
    • De façon exceptionnelle, on peut aussi trouver une combinaison des deux :bo’s’n’s pourboatswain’s.

L’utilisation la plus courante de l’apostrophe, cependant, est liée augénitif anglais (encore appelécas possessif), qui se marque normalement par unedésinence« ’s » ajoutée au mot voulu. Autrefois le génitif et le pluriel étaient marqués à l’identique -(e)s, l’introduction de l’apostrophe a permis de distinguer le génitif du pluriel.

Enfin, l’apostrophe est utilisée par certains écrivains dans une fonction similaire de séparation des morphèmes pour despluriels d’abréviations ou de symboles dans lesquels n’ajouter que la désinence-s (homophone du-s de génitif) serait ambigu, comme dansmind your p’s and q’s plutôt quemind your ps and qs (« surveillez vosp etq », c’est-à-dire « comportez-vous correctement », expression idiomatique intraduisible telle quelle). Ce procédé n’est pas nécessaire quand il n’y a pas d’ambiguïté :CDs,videos et1960s suffisent,CD’s,video’s et1960’s n’ayant pas de justification liée à la lisibilité. De même, l’emploi systématique actuel de l’apostrophe pour des mots n’ayant normalement pas de pluriel (verbes, adverbes…) est souvent erroné : le titre du filmDating Do’s and Don’ts devrait être écritDating Dos and Don’ts.

Difficultés

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Le bon placement d’une apostrophe, en anglais, peut significativement changer le sens d’un énoncé. On prendra particulièrement garde aux cas suivants.

Homophonies
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L’apostrophe deit’s (« c’est » ou « cela a ») marque une contraction deit is ou bienit has. Le possessif (adjectif ou pronom)its (« son, sa », « le sien, la sienne », quand le possesseur estneutre) n’a pas d’apostrophe. On peut se souvenir qu’il n’y a pas d’apostrophe dans les pronoms possessifshis (masculin),hers (féminin) etits.

Who’s signifie « qui est » ou « qui a ». On ne le confondra pas avec le possessif dewho,whose « dont » / « à qui » :the person whose responsibility it is is the member who’s oldest (littéralement « la personne dont c’est la responsabilité est le membre qui est le plus âgé »).

You’re signifie « vous êtes [tu es] », qu’on ne confondra pas avec le possessifyour (« votre [ton/ta] »). « Your nuts » signifie « tes noix » alors que « you’re nuts » peut se traduire par « espèce de noix ! », idiotisme familier pour « tu es fou ».

Disparition du-s de génitif après un autre-s
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Quand un nom est mis au pluriel en-s, le génitif ne prend pas de-s supplémentaire mais l’apostrophe est conservée :lady’s hat, « le chapeau de dame » (singulier) maisladies’ hats, « le(s) chapeau(x) des dames » (pluriel). Les pluriels irréguliers sans-s sont construits normalement au génitif :child’s hat, « le chapeau de l’enfant »,children’s hats, « le(s) chapeau(x) des enfants ».

Un nom terminé au singulier par un-s peut ne pas recevoir un-s supplémentaire au génitif. Encore une fois, l’apostrophe est conservée :Jesus’ parables (« les paraboles de Jésus »). Cet usage est le plus courant aux États-Unis d’Amérique, surtout avec les noms anciens :Eros’ statue (« la statue d’Éros »),Herodotus’ book (« le livre d’Hérodote »). Des noms modernes se terminant par-es (prononcé avec /z/ et non /s/) suivent parfois cette règle :Charles’ car (« la voiture de Charles ») alors que lanorme enseigne qu’il faudrait écrireCharles’s car. Par extension, on fait aussi de même avec des mots terminés par-x ou-z. (À l’oral, on prononce le’s, par exemple « Jesus’ » se prononce souvent /dʒi:zəsəs/.)

Il existe des irrégularités, qu’on rencontre surtout dans lestoponymes : si on trouve àLondres unSt James’s Park (James est un singulier terminé par-s), il y a àÉdimbourg unePrinces Street, qu’il faudrait écrire avec une apostrophe puisquePrinces est au pluriel ;

Greengrocers’ apostrophes

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Des apostrophes mal placées, en particulier avec un « s » de pluriel, sont nomméesGreengrocers’ apostrophes (ou, ironiquement,Greengrocers apostrophe’s), « apostrophes de l’épicier » (littéralement, du primeur), en raison des occurrences erronées censées être fréquentes sur les panonceaux écrits à la main qu’on peut trouver dans leur magasin, indiquant despotatoe’s (« pommes de terre ») ou descabbage’s (« choux »).

En breton

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Enbreton le trigramme « cʼh » note une consonne fricative vélairevoisée,[ɣ], ousourde,[x], ou encore uneconsonne fricative glottale sourde,[h]. Par exemple dans les noms familles :Falcʼhun,Boulc'h,Créac'h,Floc'h,Guyonvarc'h,Le Cléac'h,Lozac'h,Pencreac'h ouVourc'h. Autrefois, le digramme ʼf notait un son intermédiaire entre f et v. Ce digramme est toutefois encore employé dans l’orthographe dite universitaire, mais cette orthographe est de plus en plus minoritaire.

L’utilisation de la lettre modificative apostrophe (ʼ, U+02BC) est recommandée par l’Office public de la langue bretonne[25], mais l’usage de l’apostrophe dactylographique (U+0027) ou de l’apostrophe typographique (U+2019) reste courant.

En espéranto

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Article détaillé :Apostrophe en espéranto.

L’usage de l’apostrophe typographique enespéranto est limité à la seule élision de la finale desnoms. Tout substantif se finit par-o et il est possible de retirer cette finale et de la remplacer par une apostrophe. L’article définila est également concerné par cette règle. Par exemple :

Ho, mia kor’! Post longa laborado
Ĉu mi ne venkos en decida hor’?
Sufiĉe! trankviliĝu de l’ batado,
Ho, mia kor’!

En principe, cetteélision est toujours correcte, mais en pratique elle est réservée à la poésie et est quasi inexistante dans la langue parlée[26].

L’apostrophe droite, quant à elle, était suggérée parLouis-Lazare Zamenhof sous l’appellation « petit trait » dans leFundamento de Esperanto pour séparer les groupes de lettres formant une idée :mal'san'ul'ejo est un hôpital, « lieu pour personne qui n’est pas en bonne santé » ; on rencontre plus souvent labarre oblique ou letrait d’union, de nos jours.

En gaélique

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L’amuïssement de certains phonèmes (apocope etaphérèse) se marque avec l’apostrophe engaélique (où il existe des amuïssements obligatoires et facultatifs, comme en anglais). Par exemple, engaélique écossais :is toil leam a bhith ag dannsadh’s [facultatif]toil leam a bhith a’ [obligatoire]dannsadh « j’aime danser »).

En néerlandais et turc

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L’apostrophe peut servir à séparer desmorphèmes, surtout dans des mots sentis comme étrangers ou spécifiques. Ainsi, ennéerlandais, elle peut être utilisée dans certains pluriels étrangers pour séparer leradical de laterminaison depluriel irrégulière :foto’s,taxi’s. Le procédé se retrouve enturc : elle sert surtout dans les noms propres et joue là aussi un rôle séparateur (entre le radical et les suffixes). On trouvera donc souvent écritİzmir’de, « à Izmir » au lieu deİzmirde. On a aussi vu que l’anglais fait parfois de même, dans des cas plus rares, cependant.

En pīnyīn

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Dans certainestranscriptions, dont lepīnyīn (romanisation dumandarin) et plusieurs transcriptions dujaponais (nippon-shiki,méthode Hepburn, par exemple), l’apostrophe permet de lever des ambiguïtés en séparant dessyllabes qu’on pourrait sinon lire de plusieurs manières dans des mots polysyllabiques.

Par exemple, en pīnyīnchangan est une graphie ambiguë : faut-il lirechang an ouchan gan ? L’ambiguïté disparaît une fois que l’on écritchang’an, l’apostrophe indiquant la séparation virtuelle entre les deux syllabeschang etan. Dans les faits,changan doit se lirechan gan et c’estchang an qu’on distingue par l’apostrophe (on n’écrit paschan’gan).

En japonais

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Pour le japonais, c’est avec lanasalemoraïque qu’on peut trouver des ambiguïtés : dans cette langue, en effet, il existe une consonne comptant pour une more et ne pouvant se trouver qu’en fin de syllabe et s’opposant à une consonne nasale simple n’existant qu’en début de syllabe. Dans un mot polysyllabique, la coupure entre les syllabes n’est pas toujours évidente dans la transcription : ainsikan’i (avec trois mores :ka+n+i) peut être différencié dekani (en deux mores :ka+ni) dès que l’on utilise l’apostrophe. Ce détail prend toute son importance quand on sait que l’orthographe enkanas change radicalement. Par exemple,kan’i s’écritかんい tandis quekani s’écritかに (hiragana).

Marque de palatalisation

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Il est fréquent que l’apostrophe serve, soit dans uneorthographe latine, soit dans lestranscriptions et translittérations, à noter la présence d’unepalatalisation. Elle joue là un rôlediacritique adscrit (l’apostrophe ne se place normalement pas sur ou sous une lettre ; c’est dans ce cas un autre type de diacritique, comme unevirgule sous- ou suscrite).

Le cas duslovaque et dutchèque est notable : alors que dans ces langues la palatalisation est normalement indiquée par leháček, il est d’usage, pour les textes imprimés, de le remplacer par une apostrophe après les consonnes à hampe, soientt,d,l et lacapitaleL. Cet usage permet d’améliorer la lisibilité mais n’est pas obligatoire avec toutes les lettres ; ainsi, on trouve les couples suivants :

  • Ť ~ť [c] ;
  • Ď ~ď [ɟ] ;
  • Ľ ~ľ (seulement en slovaque) [ʎ].

Selon la police de caractères à utiliser pour afficher cette page, il est possible que leháček soit utilisé à la place de l’apostrophe, surtout pourL ~l.

PourUnicode, ces caractères sont dits « avecháček », quel que soit l’œil du glyphe. L’apostrophe, le cas échéant, n’est pas un caractère supplémentaire mais fait bien partie de la lettre. Il serait maladroit d’écriredostʼ (ou, pire,dost') au lieu dedosť. Cette erreur est encore plus visible avec leĽ slovaque :Ľ n’est pas identique à ouL' (pour peu que votre navigateur affiche bien unL avec apostrophe adscrite). LeĽ ne doit pas non plus être confondu avec leĹ, l long, qui existe également dans cette langue.

L’apostrophe est aussi utilisée pour marquer la palatalisation dans certaines transcriptions de motsrusses. Dans l’alphabet cyrillique, c’est souvent un « signe mou » qui joue ce rôle. Ainsi, on pourra transcrireобъя́ть parob”ât’ « embrasser », oùt’ transcrit leт palatalisé (indiquéparь). Le signe dur (indiquant l’absence de palatalisation et la présence d’un phonème /j/ intercalaire) est rendu par un guillemet fermant courbe. Enbiélorusse et enukrainien, l’apostrophe est utilisée dans l’orthographe cyrillique entre une consonne et une voyelle molle pour indiquer la présence d’un phonème /j/ intercalaire au lieu du signe dur du russe.

Coup de glotte

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Dans diverses orthographes et transcriptions ou translittérations, l’apostrophe indique uncoup de glotte ([ʔ]) :cheyennema’eno [maʔɪno̥], « tortue » (orthographe) ouamharique ስብአsäbʾä [sɜbʔɜ], « peuple » (transcription). L’apostrophe est dans ce cas une lettre à part entière. Il est notable qu’elle est aussi utilisée à cet effet enturc, langue dans laquelle le coup de glotte n’est cependant pas pertinent (et rarement prononcé) :tel’in [telʔin], « dénonciation ». Le turc utilise donc ce signe de deux manières différentes (séparation des morphèmes et coup de glotte).

L’utilisation de l’apostrophe pour marquer le coup de glotte est aussi très répandue dans latranscription des langues sémitiques. Le caractère attendu dans une bonne composition typographique pour ces dernières langues, cependant, est un demi-anneau à droite,ʾ (voir plus haut). À l’inverse des conventions sémitiques, c’est une apostrophe culbutée, diteokina, qui note le coup de glotte propre à beaucoup delangues polynésiennes.

Glottalisation

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Enalphabet phonétique international ainsi que dans l’orthographe latine de certaineslangues d’Afrique, la lettre apostrophe placée après uneconsonne sourde indique qu’il s’agit d’uneéjective. Dans certaines langues d’Afrique (mais pas en API dans les cas les plus courants, où l’on utilise des lettres àcrosse : /ɓ, ɗ/), elle peut aussi précéder une consonne sonore pour en indiquer le caractèreinjectif ; inversement, la graphieconsonne sourde +lettre apostrophe est assez rare dans les orthographes africaines, des graphies avec un caractère à crosse étant préférées (ƙ,ƭ). Il faut donc là considérer la lettre apostrophe comme une consonne (notant en dernière analyse un coup de glotte) faisant partie d’undigramme.

Ainsi, en API [pʼ] note uneéjectivebilabiale et on trouve dans les orthographes de quelques langues d’Afrique les combinaisons suivantes (le nom du pays indiqué entre parenthèses n’est pas tant celui où la langue est parlée — certaines étant étendues sur plusieurs nations — que celle où l’orthographe indiquée est suivie) :

Remarque : le symbole deglottalisation simple, [ˀ], n’est pas non plus une apostrophe.

Dans certains cas, l’apostrophe ne joue qu’un rôle diacritique sans lien avec une éventuelle glottalisation :ng’ ensouahéli (Kenya) note /ŋ/ tandis queng noteŋg. Seulng’ est undigramme,ng étant une suite de consonnes.

On remarque que, dans ces deux derniers emplois, coup de glotte etglottalisation, l’utilisation de l’apostrophe est graphiquement liée (une consonne éjective pouvant être vue comme une consonne suivie d’un coup de glotte ou précédée d’un coup de glotte quand c’est une injective). Les graphies sont, dans les orthographes africaines, parfois plus analytiques qu’en API (k’ =k + = /k/ + /ʔ/ = /k’/ et inversement’b = +b = /ʔ/ + /b/ = /ɓ/).

Aspiration

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Dans la transcription traditionnelle de l’arménien, c’est le demi-anneau gauche qui note l’aspiration d’une consonne, souvent remplacé pour des raisons de commodité typographique par une apostrophe culbutée courbe, symbole qui s’utilise exclusivement pour la même fonction dans latranscription des langues chinoises. Ainsi, les digrammeskʿ ouk‘ se liront [kʰ].

Tonalité

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Texte en nyabwa avec le ton haut indiqué à l’aide de l’apostrophe.

Dans la transcription de certaines langues tonales africaines (comme l’attié, lebakwé, lebété, ledan, legodié, legrebo, lekaraboro, lekouya, lekroumen plapo, lekroumen tépo, lemuan, lenyabwa, lewan, lewè méridional, lewobé, ou leyaouré), l’apostrophe est utilisée commediacritique pour indiquer un ton spécifique. Le caractèreUnicode ʼ (U+02BC lettre modificative apostrophe) est préféré aux autres apostrophes ' (U+0027) ou ’ (U+2019).

En attié, grebo, nyabwa, wobé et yaouré, la double apostrophe ˮ (U+02EE lettre modificative double apostrophe) est utilisée pour indiquer le ton haut et le différencier du ton mi-haut, indiqué avec la simple apostrophe.

Domaines

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Mathématiques et physique

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L’apostrophe droite est souvent utilisée pour représenter le signemathématiqueprime, le symbole des mesures enpieds (en concurrence avecft) et desminutes d’arc :A' (ouA′ idéalement) se lit donc « A prime » et12' (ou12′ idéalement) vaut « 12 pieds » ou « 12 minutes d’arc » ( signifie alors respectivement « pouces » ou « secondes d’arc »). Il convient cependant de ne pas l’utiliser pour les minutes temporelles (dont l’abréviation estmin). Unicode prévoit cependant un caractère distinct (voir plus bas dans le tableau :#Codage du caractère apostrophe).

Certains logiciels de calcul scientifiques savent interpréter l’apostrophe droite comme un prime. AinsiMathematica (mais pasMaple) lit f' comme la dérivée de la fonction f (cela ne fonctionne que si f est une fonction d’une seule variable).

Informatique

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Caractères typographiques

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Caractères pouvant représenter une apostrophe ou lui ressemblant
nomglypheUnicodeVersion UnicodeWindows-1252MacRomanentitéHTMLAnglais
Apostrophe dactylographique (ouapostrophe droite)

Oo'Oo

U+0027 = 39Unicode 1.1.00x27 = 390x27 = 39'apostrophe
Guillemet-apostrophe

OoOo

U+2019 = 8217Unicode 1.1.00x92 = 1460xD5 = 213’right single quotation mark
Lettre modificative apostrophe

OoʼOo

U+02BC = 700Unicode 1.1.0
Lettre modificative virgule culbutée

OoʻOo

U+02BB = 699Unicode 1.1.0
Lettre modificative virgule réfléchie

OoʽOo

U+02BD = 701Unicode 1.1.0
Lettre modificative demi-anneau à droite

OoʾOo

U+02BE = 702Unicode 1.1.0
Lettre modificative demi-anneau à gauche

OoʿOo

U+02BF = 703Unicode 1.1.0
Lettre modificative ligne verticale

OoˈOo

U+02C8 = 712Unicode 1.1.0
Diacritique virgule en chef

Oo◌̓Oo

U+0313 = 787Unicode 1.1.0
Diacritique virgule en chef à droite

Oo◌̕Oo

U+0315 = 789Unicode 1.1.0
Apostrophe arménienne

Oo՚Oo

U+055A = 1370Unicode 1.1.0
Guillemet-apostrophe culbuté

OoOo

U+2018 = 8216Unicode 1.1.00x91 = 1450xD4 = 212‘left single quotation mark
Guillemet-virgule inférieur

OoOo

U+201A = 8220Unicode 1.1.00x82 = 1300xE2 = 226‚single low quotation mark
Guillemet-virgule supérieur culbuté

OoOo

U+201B = 8221Unicode 1.1.0
Virgule

Oo,Oo

U+002C = 44Unicode 1.1.00x2C = 440x2C = 44
Accent grave (avec chasse)

Oo`Oo

U+0060 = 96Unicode 1.1.00x60 = 960x60 = 96
Accent aigu (avec chasse)

Oo´Oo

U+00B4 = 180Unicode 1.1.00xB4 = 1800xAB = 171´acute accent
PrimeOoOoU+2032 = 8242Unicode 1.1.0′prime
Lettre modificative primeOoʹOoU+02B9 = 697Unicode 1.1.0
Prime réféchiOoOoU+2035 = 8245Unicode 1.1.0
Letter latin majuscule saltillo

OoOo

U+A78B = 42891Unicode 5.1.0
Letter latin minuscule saltillo

OoOo

U+A78C = 42892Unicode 5.1.0

Note : Les codes Unicode sont identiques aux codesASCII jusqu’à 127, et identiques aux codesISO/CEI 8859-1jusqu’à 255.

Unicode recommande l’utilisation du guillemet-apostrophe (U+2019) pour représenter l’apostrophe[8],[9].

Ambiguïtés

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Le caractère apostrophe ‹ ' › U+0027, codé dans le standard ASCII commeapostrophe, guillemet anglais fermant, accent aigu, et repris comme tel dans Unicode est ambigu. Des caractères supplémentaires ont été codés pour lever certaines ambiguïtés car celui-ci peut être courbe, droit ou oblique.Il est principalement utilisé pour représenter l’apostrophe mais il peut être utilisé pour représenter plusieurs signes ou lettres lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles :

  •  ’ ›, le caractère guillemet-apostrophe, dite apostrophe typographique, recommandée pour le signe d’élision apostrophe,
    par exemple « l'enfant » au lieu de « l’enfant » ;
  •  ʼ ›, la lettre apostrophe, lettre de certains alphabets ou symbole phonétique,
    par exemple « ma'eno » au lieu de « maʼeno », ou [p'] au lieu de [pʼ] ;
  •  ʻ ›, lalettre virgule culbutée ou okina, lettre de certains alphabets,
    par exemple « 'okina » au lieu de « ʻokina » ;
  •  ‘ ’ ›, leguillemet simple anglais de gauche ou de droite,
    par exemple « 'word' » au lieu de « ‘word’ » ;
  •  ˈ ›, la ligne verticale haute indiquant l’accent tonique principale dans l’Alphabet phonétique international,
    par exemple ['fa.to] au lieu de [ˈfa.to] ;
  •  Ꞌ ꞌ ›, lesaltillo majuscule ou minuscule, lettre de certains alphabets,
    par exemple « ME̱E̱'PHA̱A̱ » au lieu de « ME̱E̱ꞋPHA̱A̱ », ou « me̱e̱'pha̱a̱ » au lieu de « me̱e̱ꞌpha̱a̱ » ;
  •  ′ ›, leprime, symbole de mesure aussi utilisé pour laminute d’arc ou laminute de temps,
    par exemple « f'(x) » au lieu de « f′(x) », ou « 40° 20'50" » au lieu de « 40° 20′50″ » ;
  •  ʹ ›, leprime, lettre de certains systèmes de translittération,
    par exemple ять retranscrit par yat' au lieu de yatʹ ;
  •  ´ ›, l’accent aigu avec chasse ;
  •  ´ ›, la lettreaccent aigu, indiquant un ton ;
  •  ΄ ›, letonos grec,
    par exemple « Α' της » au lieu de « Α΄ της » ;
  •  ʿ ›, le demi-anneau à gauche, transcrivant leʿayn arabe,
    par exempleﻋﻴﻦ retranscrit par « 'ayn » au lieu de « ʿayn ».

Usage en langage informatique

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En raison de leur contemporanéité relative, les apostrophesASCII sont utilisées dans de nombreuxlangages informatiques pour délimiter leschaînes de caractères.

Dans certains langages, les apostrophes et les guillemets sont équivalents. Ainsi, on peut entourer sans ambiguïté de guillemets une chaîne contenant des apostrophes, et inversement, sans devoir utiliser uncaractère d’échappement. C’est par exemple le cas des langages respectant la syntaxeXML, commeXHTML :

<imgsrc='cui cui.jpeg'alt="l'oiseau"/>

Certains langages font la distinction entre un simplecaractère et unechaîne de caractères. Dans ce cas, les simples caractères sont entourés d’apostrophes et les chaînes de guillemets. Exemple enlangage C qui affiche « ABCD » :

putchar('A');puts("BCD");

Deslangages de script utilisent les apostrophes pour entourer les chaînes, les guillemets pour entourer les chaînes qui subissent une interpolation des variables, et l’accent grave pour entourer les chaînes qui sont remplacées par la sortie de la commande informatique qu’elles contiennent. Par exemple, le scriptshell Unix suivant :

A=`date`# A vaut le résultat de la commande dateecho'la date : $A'echo"la date :$A"

affiche :

la date : $Ala date : ven déc 31 19:39:43 CET 2004

Les apostrophes sont utilisées pour marquer l’emphase typographique dans la syntaxewiki du logicielMediaWiki. Ainsi, entourer un mot de deux apostrophes le met enitalique, de trois le fait représenter engras :''italique''italique,'''gras'''gras.

Usages de guillemets dans les langages informatiques
Types de guillemetsLangages
apostrophes et guillemets équivalentsSGML,XML,JavaScript
apostrophes pour les caractères, guillemets pour les chaînesC,C++,OCaml,Java
apostrophes pour les chaînes, guillemets pour interpoler les variables, accent grave pour les commandesShell Unix,Perl,PHP

Notes et références

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  1. EntréeApostrophe, première édition duDictionnaire de l’Académie française, 1694,lire en ligne.
  2. a etbEntréeApostrophe,Orthotypographie, parJean-Pierre Lacroux.
  3. Yann Haralambous,Fontes et codages, 2004,p. 29.
  4. aussi appelée de façon plus imagée« chiure de mouche » (dans l’argot des typographes) ouimpostrophe (néologisme et belgicisme,mot-valise composé de« imposteur » et« apostrophe »).
  5. Aurel Ramat,Le Ramat de la typographie : édition 2008,9e édition,2008, 224 pages(ISBN 9782922366044),page 170 : « Pour changer l’apostrophe dactylographique par l’apostrophe typographique on remplace Ansi Alt 039 par Ansi Alt 0146 dans {Outil, Correction automatique}. »
  6. [PDF]Les claviers disposent de l’apostrophe dactylographique ( ' ), mais il est préférable d’utiliser l’apostrophe typographique ( ’ ),Chronique de la société royale Le Vieux-Liège, Fabrice Muller, 2005.
  7. abcdef etgAndré 2008.
  8. a etb(en)[PDF]UnicodeIntervalle : 0000—007F.
  9. a etb(en)[PDF]UnicodeIntervalle : 2000—206F.
  10. Unicode 5.0 en pratique,chapitre 7 « Ponctuation », Patrick Andries.
  11. (en)ANSl X3.4-1986, Coded Character Set - 7-bit American National Standard Code for Information Interchange (ASCII), 1986,p. 12.
  12. (en)[PDF]UnicodeStandard 6.1.0,p. 193.
  13. Weil et Benloew 1815,p. 316.
  14. André 2008 (page 3) indique que la grammaire de Alberti est connue en 1494, d’autres sources donnent une année autour de 1450.
  15. Guillemain 2011.
  16. André 2008 (page 5) indiqueThe Cosmographical Glasse avec, par erreur, le nom « William Cunninghams ».
  17. Mat Pires, « Leçons de Gram’hair : fonctions de l’apostrophe en onomastique commerciale »,langage et société,no 91,‎,p. 60.
  18. JacquesAndré, « Funeste destinée : L’apostrophe détournée »,Graphê,no 39,‎,p. 7(ISSN 1168-3104,lire en ligne).
  19. ab etcGrevisse 1986 § 44, § 45 et § 106.
  20. Grevisse 2011 § 543.
  21. Sur la persistance de la graphie « grand’croix », voir le titre de l’ouvrage : Michel et Béatrice Wattel,Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Archives et Culture, 2009, 701 pages(ISBN 9782350771359).
  22. Grevisse 1986 § 133.
  23. Wikipédia:CCN#INSÉCABLES.
  24. Office québécois de la langue française, « Espace insécable », surBanque de dépannage linguistique, 2002–2019(consulté le) — Les recommandations de la BDL/OQLF, quin’ont pas un statut de « norme », tiennent compte des limitations (des claviers et) des logiciels de traitement de texte, et ne préjugent pas des « codes typographiques classiques et [de] leurs règles plus nuancées, auxquelles se conforment les maisons d’édition » :Office québécois de la langue française, « Types d’espacement », surBanque de dépannage linguistique, 2002–2019(consulté le)Office québécois de la langue française, « Espacement avant et après les principaux signes de ponctuation et autres signes ou symboles », surBanque de dépannage linguistique, 2002–2019(consulté le).
  25. Dans leCommon Locale Data Repository (CLDR),CLDR.
  26. (eo)Bertil Wennergren, « Normala apostrofado », surPlena Manlibro de Esperanta Gramatiko,(consulté le).

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Lien externe

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v ·m
Signe de ponctuation
  • (apostrophe typographique)
  • ' (dactylographique)
Lettres latines
  • ʼ (lettre apostrophe)
  • ˮ (double apostrophe)
  • Ꞌ ꞌ (saltillo)
  • ʻ (apostrophe culbutée)
  • ʾ (demi-anneau)
Combinaisons
Digrammes ou trigrammes latins
Lettres cyrilliques
v ·m
Ponctuation
Diacritique (de l’alphabet latin)
Symbole typographique
Symbole mathématique
Symbole logique
Symbole monétaire
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