Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Anna Magnani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirMagnani.

Anna Magnani
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo d'Anna Magnani en1961.
Données clés
Surnom« La Magnani »
« Nannarella »
Naissance
Rome (Italie)
NationalitéItalienne
Décès (à 65 ans)
Rome (Italie)
ProfessionActrice
Films notablesRome, ville ouverte
Bellissima
La Rose tatouée
Mamma Roma

modifier

Anna Magnani[ˈannamaɲˈɲaːni][1], née le àRome (région du Latium,Italie) et morte le dans la même ville, est uneactriceitalienne decinéma et dethéâtre.

Considérée comme l'une des plus grandes interprètes féminines de l'histoire du cinéma[2],[3],[4],[5], elle est parmi les rares actrices et la première italienne à être appréciée comme un authentique mythe dans le monde entier[6].

Parfois surnommée « Nannarella », elle incarne, à l'instar d'Alberto Sordi et d'Aldo Fabrizi, l'une des figures prééminentes de laromanité cinématographique duXXe siècle[7]. Ses prestations sont célèbres, notamment dans des films tels queRome, ville ouverte,Bellissima,Mamma Roma ouLa Rose tatouée. Ce dernier film lui vaut en 1956 l'Oscar de la meilleure actrice, devenant la première actrice non-anglophone à remporter un Oscar. Elle remporte également cinq fois unRuban d'argent, laCoupe Volpi à laMostra de Venise 1947 et, en 1958 et 1959, leDavid di Donatello.

Biographie

[modifier |modifier le code]
La Via San Teodoro àRome vue depuis lemont Palatin, où Anna Magnani a passé son enfance.

Anna Magnani est née àRome, dans la Via Salaria 126, près de laporta Pia (dans l'actuel quartier deNomentano)[8], le. Sa mère, Marina Magnani, était unecouturière originaire deFano (dans laprovince de Pesaro et d'Urbino)[9] qui, après lui avoir donné naissance, la confia définitivement aux soins de sa grand-mère maternelle Giovanna Casadio, originaire deRavenne[10],[11], avec laquelle elle grandit dans la Via San Teodoro, entre leCapitole et lemont Palatin[9]. Elle n'a jamais connu son père naturel[9]. À l'âge adulte, en recherchant l'identité de son père, Anna découvre ses originescalabraises[9] et ce qui aurait dû être son nom de famille, Del Duce (son père était Pietro Del Duce, juriste et noble de naissance)[12] ; elle dit alors, ironiquement, qu'elle s'est arrêtée dans ses recherches parce qu'elle ne voulait pas passer pour « la fille duDuce »[13].

Après avoir abandonné sa fille, Marina Magnani a émigré àAlexandrie, enÉgypte, où elle a rencontré et épousé un riche et opulentAutrichien[14]. C'est la raison pour laquelle on a longtemps cru que Magnani était née en Égypte ; par la suite, cependant, la vérité est apparue, d'abord de l'aveu même de l'actrice, puis grâce aux confirmations de son fils Luca. Anna est élevée par sa grand-mère dans une maison habitée par ses cinq tantes Dora, Maria, Rina, Olga et Italia. La seule présence masculine était l'oncle Romano. C'était une « enfant ordinaire, frêle et à l'esprit mélancolique ». Ses grands-parents compensaient en la dorlotant avec de la nourriture et des jolis vêtements. Pourtant, en grandissant, on dit qu'elle se sentait plus à l'aise avec des compagnons « plus truculents », se liant souvent d'amitié avec « l'enfant le plus dur à cuire du quartier »[15]. Ce trait de caractère s'est poursuivi dans sa vie d'adulte lorsqu'elle a proclamé : « Je déteste la respectabilité. Donnez-moi la vie de la rue, celle des gens ordinaires »[15].

La grand-mère a travaillé dur pour élever et éduquer sa petite-fille, l'inscrivant dans un pensionnat de religieuses françaises, où elle n'est restée que quelques mois. Anna se met rapidement à étudier le piano et s'inscrit auconservatoire Sainte-Cécile, où elle reste pendant deux ans[16]. Entre-temps, elle s'est rendue à Alexandrie pour rendre visite à sa mère, mais elle est revenue très affligée par cette expérience, qui s'est avérée très douloureuse car la relation affectueuse mère-fille qui lui a toujours fait défaut n'a pas réussi à se développer entre les deux femmes.

De retour à Rome, elle décide d'abandonner l'étude de la musique, qui ne la satisfait pas pleinement, et se tourne vers la comédie.

Débuts

[modifier |modifier le code]
Anna Magnani dansLa fortuna viene dal cielo (1942).

En janvier 1927, elle commence à fréquenter avecPaolo Stoppa l'école d'art dramatiqueEleonora Duse dirigée parSilvio D'Amico, devenue plus tardAcadémie nationale d'art dramatique Silvio-D'Amico de Rome. Elle a pour professeurIda Carloni Talli. Silvio D'Amico a tout de suite compris la force perturbatrice de cette jeune fille dont, dit-il, « l'École ne pouvait pas lui apprendre beaucoup plus que ce qu'elle avait déjà en elle... », car elle avait déjà ce charisme qui la rendrait inoubliable. Il raconte à sa sœur (scénariste) : « Hier, une petite fille est arrivée, petite, aux cheveux noirs et aux yeux expressifs. Elle ne joue pas, elle vit les rôles qui lui sont attribués. Elle est déjà une actrice... »[17]. Entre 1929 et 1932, elle fait partie de la compagnie Vergani-Cimara, dirigée parDario Niccodemi.

En 1932, Anna Magnani et Paolo Stoppa se retrouvent à travailler ensemble dans la compagnie d'Antonio Gandusio, qui tombe rapidement amoureux de Magnani et apprécie ses qualités à tel point qu'il l'encourage à s'essayer également à la réalisation de films. En 1934, elle passe à larevue, aux côtés desfrères De Rege, puis travaille dans une série de spectacles à succès avecTotò à partir de 1941. En 1944, elle joue dans la revueCantachiaro deFranco Monicelli,Italo De Tuddo,Garinei et Giovannini, et en 1945 dans la revueSoffia so'....

Elle fait ses débuts au cinéma dans le filmLa Prisonnière des ténèbres (1934) deNunzio Malasomma, bien qu'en 1928 elle soit déjà apparue, dans un rôle marginal, dans le filmScampolo d'Augusto Genina. Le 3 octobre 1935, elle épouse le réalisateurGoffredo Alessandrini, avec qui elle tourneLa Cavalerie héroïque en 1936. Le couple se sépare en 1940, pour ne divorcer qu'en 1972[12]. En 1938, elle participe au filmTarakanowa deMario Soldati, où elle ne joue pas avec sa propre voix, mais se fait doubler parMarcella Rovena.

Succès

[modifier |modifier le code]
Anna Magnani dansCampo de' Fiori (1943).

Après de nombreux films dans lesquels elle jouait des rôles de serveuses ou de chanteuses, elle parvient à se faire un nom en tant qu'interprète dramatique. C'estVittorio De Sica qui lui offre pour la première fois la possibilité de construire un personnage non négligeable, celui de Loretta Prima, une artiste de variétés, dans le filmMademoiselle Vendredi (1941). Elle joue dans l'avanspettacolo deTotò et interprète le rôle de la marchande de légumes romaine dansCampo de' Fiori (1943) deMario Bonnard, aux côtés d'Aldo Fabrizi.

Le, elle donne naissance à son unique enfant, Luca, fruit d'une brève liaison avec l'acteur Massimo Serato, qui l'abandonne dès qu'elle est enceinte. En raison de sa grossesse, Magnani doit renoncer au tournage du filmLes Amants diaboliques deLuchino Visconti et se fait remplacer parClara Calamai. L'actrice réussit à imposer son propre nom de famille à son fils, tout comme sa mère Marina l'avait fait avec elle, un des rares cas de généalogie matrilinéaire qui s'est poursuivie jusqu'à trois générations[18]. Toujours en 1942, elle joue dans le filmFinalmente soli deGiacomo Gentilomo, dans lequel elle est doublée parTina Lattanzi. Ces années-là, elle a également tenu des rôles importants dansLa vita è bella (1943) deCarlo Ludovico Bragaglia et dansLe Diamant mystérieux (1943) deMario Mattoli.

Anna Magnani dansRome, ville ouverte (1945).

Elle atteint la célébrité mondiale en 1945 et remporte son premierRuban d'argent[19] grâce à sa prestation dans le film manifeste du néoréalisme,Rome, ville ouverte deRoberto Rossellini (avec qui elle établit une relation romantique), avecAldo Fabrizi,Marcello Pagliero etMaria Michi. Dans ce film, Magnani joue l'une des séquences les plus célèbres de l'histoire du cinéma : la course derrière un camion allemand, dans lequel son mari est prisonnier, à la fin de laquelle son personnage est tué par la mitrailleuse des Allemands. La même année, elle participe au filmQuartetto pazzo deGuido Salvini, également doublée à cette occasion par Lattanzi, tandis que l'année suivante elle participe au film musicalDevant lui tremblait tout Rome deCarmine Gallone, où elle est doublée pour les scènes de chant lyrique par la soprano Elisabetta Barbato. Toujours en 1946, elle chante aux côtés deVittorio de Sica dans la comédieAu diable la richesse deGennaro Righelli, où elle incarne l'exubérante Gioconda Perfetti, une vendeuse de fruits qui s'enrichit rapidement grâce aumarché noir dans la Rome de l'après-guerre.

En 1947, elle remporte son deuxième Ruban d'argent[20],[21] et le prix de la meilleure actrice à laMostra de Venise 1947[22] pour le filmL'Honorable Angelina réalisé parLuigi Zampa, où elle est rejointe parAve Ninchi.

Les deux hommes politiquesGiovanni Ponti etGiulio Andreotti entourant Anna Magnani à laMostra de Venise 1947.

En 1948, elle joue dans son dernier film avec Roberto Rossellini, avant la rupture de leur relation,L'amore, divisé en deux parties. La première partie (inspirée de la pièce en un acte deJean Cocteau,La Voix humaine) est un long monologue au téléphone d'une femme abandonnée par son compagnon. La seconde partie est l'histoire d'une paysanne naïveviolée par un berger (joué par un jeuneFederico Fellini) en croyant qu'il s'agit desaint Joseph[23] ; ensuite enceinte, elle est l'objet de la méchanceté des villageois qui notamment l'affublent d'une cuvette sur la tête[24]. À laMostra de Venise 1948, Anna Magnani présenteL'amore deRoberto Rossellini en compétition. Le jury voulait lui remettre le prix de la meilleure actrice pour ce film , mais comme elle l'avait reçu en 1947 et que le jury voulait soutenir un jeune talent, c'estJean Simmons qui l'obtient pour son rôle dansHamlet deLaurence Olivier. Le Père dominicain Felix Morlion a été membre du jury international, et son comportement amical avec Anna Magnani a provoqué des problèmes au Vatican :« Comme le fait d'avoir un prêtre dominicain habitant de Rome dans le jury constituait un précédent inusité, il n'est pas surprenant qu'une femme malveillante ait envoyé au Saint Père une illustration d'un journal où je suis présenté comme donnant la bénédiction à Anna Magnani, très décolletée, j'ai déjà fait la déclaration nécessaire que je n'ai pas donné cette bénédiction, et en fait j'ai parlé avec Anna Magnani sur sa demande, pour donner mon avis sur (un film...) qu'elle voudrait tourner[25] ». Pour ce film, elle a également reçu son troisièmeRuban d'argent.

En 1949, elle tourneVulcano, réalisé parWilliam Dieterle, avecRossano Brazzi etGeraldine Brooks, sur l'île voisine de celle où Rossellini tourneStromboli avec sa nouvelle partenaire Ingrid Bergman. Le tournage des deux films est resté dans l'histoire du cinéma comme la « guerre des volcans »[26].

En 1951, avec le personnage mémorable de Maddalena Cecconi, elle est la protagoniste du filmBellissima deLuchino Visconti, scénarisé parCesare Zavattini, avecWalter Chiari,Corrado,Alessandro Blasetti,Tecla Scarano et une jeuneNora Ricci. Elle y joue une mère surprotectrice et prête à tout pour que sa fillette devienne actrice àCinecittà. Ce film la consacre comme la « Louve romaine »[27]. Elle remporte à cette occasion son quatrième Ruban d'argent. Le cinquième et dernier Ruban d'argent lui a été attribué pour le filmSœur Letizia (1956) deMario Camerini.

En 1952, elle incarne Anita Garibaldi dans le filmLes Chemises rouges, aux côtés deRaf Vallone et sous la direction de son ex-mariGoffredo Alessandrini, avec lequel elle se heurte amèrement, au point que ce dernier quitte le plateau avant la fin du tournage (achevé par l'assistant réalisateur, le nouveau venu de l'époqueFrancesco Rosi). La même année, elle joue dansLe Carrosse d'or deJean Renoir, le premier film européen tourné entechnicolor. Sa participation au projet ne s'est faite que sur le conseil deLuchino Visconti qui admirait Renoir[28]. Le personnage de Camilla dans le film est une sorte de mise en abyme d'Anna Magnani, son interprète. Renoir ne fut pas de ceux qui reprochèrent à Anna son jeu flamboyant, hyperbolique ; au contraire, il l’encouragea[28]. Les critiques italiennes ont mal accueilli le film alors qu'il est considéré par d'autres commeFrançois Truffaut[29] ouÉric Rohmer comme remarquable. En 1953, jouant son propre rôle, elle est à nouveau dirigée par Visconti dans le cinquième segment du film à sketchesNous les femmes.

Dans sa villa de Circeo, elle accueillait souvent un petit groupe d'amis, dontMarisa Merlini,Elsa De Giorgi,Franco Monicelli,Alberto Sordi etSuso Cecchi d'Amico[30].

Internationalisation

[modifier |modifier le code]
Cristina Gajoni et Anna Magnani dansL'Enfer dans la ville (1958).

Le, elle est la première actrice italienne de l'histoire des Oscars à remporter l'Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation dans la version cinématographique deLa Rose tatouée[31] d'après la pièce deTennessee Williams (dont elle était une amie proche). Elle est ainsi la première actrice non-anglophone à recevoir unOscar[32], qui lui est décerné pour son interprétation de Serafina Delle Rose dans le filmLa Rose tatouée (1955), avecBurt Lancaster, réalisé parDaniel Mann. Pour ce même rôle, elle a également remporté leBAFTA de l'actrice internationale de l'année et leGolden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique. Magnani n'a pas assisté à la cérémonie : l'Oscar a été récupéré des mains de Jerry Lewis parMarisa Pavan, qui était nommée pour le meilleur second rôle féminin dans le même film. Lorsqu'un journaliste américain annonce qu'elle a remporté l'Oscar, Magnani reste silencieuse, puis s'exclame en anglais« Magnani is happy » (litt. « Magnani est contente ! »)[33].

Un autre prix international, celui de la meilleure actrice à laBerlinale, lui est décerné en 1958 pour sa prestation dans le filmCar sauvage est le vent (1957) deGeorge Cukor, dans lequel elle retrouveAnthony Quinn etAnthony Franciosa. Pour le même rôle, également en 1958, elle remporte son premierDavid di Donatello de la meilleure actrice et elle est nommée pour un deuxième Oscar, qui sera attribué àJoanne Woodward pourLes Trois Visages d'Ève deNunnally Johnson (1957). En 1959, elle remporte son deuxième David di Donatello pour le filmL'Enfer dans la ville (1958) deRenato Castellani, dans lequel elle joue aux côtés deGiulietta Masina : le film, plutôt inhabituel dans le paysage cinématographique italien de l'époque, se déroule dans une prison pour femmes. En 1960, elle retourne àHollywood pour la dernière fois, pour jouer aux côtés deMarlon Brando etJoanne Woodward dans le filmL'Homme à la peau de serpent deSidney Lumet, où elle interprète un personnage tragique écrit spécialement pour elle parTennessee Williams[34].

En 1960, et malgré sa volonté initiale, elle ne devient pas la vedette deLa ciociara : le film, initialement réalisé parGeorge Cukor, devait la voir dans le rôle de Cesira, alors queSophia Loren avait déjà été choisie pour incarner sa fille Rosetta[35]. Magnani a fini par refuser le rôle parce qu'elle se considérait trop mûre pour ce personnage, et ne voulait pas jouer la mère de Sophia Loren. C'est donc Loren elle-même, à peine vieillie par le maquillage, qui a joué le rôle de Cesira (ce qui lui a valu un Oscar en 1962), tandis que le rôle de Rosetta a été confié à l'adolescente italo-américaineEleonora Brown.

Anna Magnani dansMamma Roma (1962) dePier Paolo Pasolini.

Sans la présence de Magnani, Cukor décide de se retirer de la production et se fait remplacer parVittorio De Sica[35]. Le projet étant tombé à l'eau, la même année, elle partage l'affiche avecTotò etBen Gazzara dans la comédieLarmes de joie deMario Monicelli, un film qui devait également relancer l'actrice dans lecinéma italien après son intermède américain, mais qui n'a pas eu de succès.

En 1962, elle joue dansMamma Roma dePier Paolo Pasolini, un réalisateur avec lequel elle entretient une relation conflictuelle. Pasolini, après ses débuts en 1961 avecAccattone, tente par tous les moyens de travailler avec la grande actrice, de plus en plus sélective dans le choix de ses rôles ; Magnani accepte, mais tous deux sont insatisfaits du résultat. Elle a déclaré que « Pasolini s'est servi de moi »[36], tandis qu'il a affirmé qu'elle avait été « trop bourgeoise »[36]. Quoi qu'il en soit, malgré leurs malentendus sur le plateau, qui n'ont d'ailleurs jamais entamé leur estime mutuelle, le film a connu un grand succès auprès du public et de la critique, notamment en France, tandis qu'en Italie, le grand succès critique a été suivi d'une billetterie décevante.

Ayant dépassé la cinquantaine, non revalorisée par le grand public avec les films de Monicelli et Pasolini et peu convaincue par les rôles qu'on lui propose alors en Italie malgré son succès international incontesté, elle se rend en France en 1963 pour jouer dans la comédieLe Magot de Josefa deClaude Autant-Lara, aux côtés deBourvil etPierre Brasseur, qui connaît cependant un tournage difficile et un échec public retentissant[12]. Après avoir joué en 1965 dansLa famiglia, l'un des épisodes d'À l'italienne deNanni Loy, elle participe à son dernier film américain tourné en Italie,Le Secret de Santa Vittoria (1969) deStanley Kramer, où elle partage l'affiche avecAnthony Quinn, son partenaire dès 1957,Virna Lisi,Hardy Krüger,Giancarlo Giannini etRenato Rascel ; pour ce rôle, elle est nommée pour le Golden Globe de la meilleure actrice. En 1965, elle revient au théâtre avecLa lupa deGiovanni Verga, mis en scène parFranco Zeffirelli, et en 1966 avecMédée deJean Anouilh, mis en scène parGian Carlo Menotti.

Télévision

[modifier |modifier le code]
Anna Magnani lors de la remise duDavid di Donatello de la meilleure actrice en 1958 pourCar sauvage est le vent.

Déjà marquée par la maladie, elle s'essaie pour la première fois à la télévision en 1971. Sous la direction d'Alfredo Giannetti, elle joue dans un téléfilm en trois parties intituléTre donne (it), dont la bande originale a été composée parEnnio Morricone et produite parBruno Nicolai. Les trois parties consistent en1943 : un incontro (1969),La Chanteuse (1970) etL'Automobile (1972). Giannetti dirige ensuite Magnani dans un quatrième téléfilm,Correva l'anno di grazia 1870. Dans ces films, ses partenaires étaientMassimo Ranieri,Vittorio Caprioli,Enrico Maria Salerno etMarcello Mastroianni.

Sur ces quatre films, les trois premiers ont été diffusés sur la chaîne Programma Nazionale (aujourd'huiRai 1) enpremière partie de soirée entre le et le. Le quatrième,Correva l'anno di grazia 1870, en revanche, était initialement destiné au circuit du cinéma et n'a été diffusé que plus tard à la télévision sur la chaîne Secondo Programma (aujourd'huiRai 2) sous le simple titre1870. Pour la presse, une projection en avant-première de la version télévisée a lieu à Rome, au siège de la Rai, Viale Mazzini, mais l'actrice n'assiste pas à la présentation car elle est déjà très malade : elle meurt en effet quelques heures avant la diffusion, prévue, dans une douloureuse coïncidence, pour la soirée du[37].

Mort

[modifier |modifier le code]

Sa dernière apparition à l'écran remonte à 1972, dans l'hommage que son amiFederico Fellini rend à sa ville natale,Fellini Roma. La nuit, une Anna Magnani triste marche dans les ruelles d'une Rome silencieuse et déserte pour rentrer chez elle. Elle répond à Fellini sur un ton de surprise, le congédie rapidement et, en souriant, ferme la porte devant la caméra : c'est ainsi que l'actrice termine sa longue carrière cinématographique. Sa dernière phrase, récitée en romanesco, était :« No, nun me fido. Ciao. Buonanotte! » (litt. « Non, je n'ai pas confiance. Au revoir. Bonne nuit ! »)[38]. Sa dernière apparition lors d'un événement public a eu lieu lors d'une première au théâtre à Rome au début de l'été 1973.

Elle meurt à la clinique Mater Dei de Rome le, à l'âge de 65 ans, terrassée par uncancer du pancréas[39] ; elle sera soignée jusqu'à la fin par son fils Luca et parRoberto Rossellini, dont elle s'était rapprochée dans ses dernières années et qui s'occupera personnellement de ses funérailles en l'église Santa Maria Sopra Minerva, auxquelles assisteront des milliers de personnes. Après une première inhumation aucimetière monumental du Verano à Rome, ses restes reposent depuis 1988 dans la chapelle familiale du petit cimetière deSan Felice Circeo, non loin de sa villa, sur ordre de son fils Luca[40].

Vie privée

[modifier |modifier le code]
L'actrice Anna Magnani en 1961 sur la terrasse du toit de son appartement,Palazzo Altieri, Via degli Astalli 19,Rome.

Pendant lerègne deBenito Mussolini, Magnani était connue pour faire des blagues grossières sur leparti fasciste italien[41].

Elle a épouséGoffredo Alessandrini, le réalisateur de ses premiers films, en 1935, deux ans après qu'il l'eut découverte sur scène. Après leur mariage, elle s'est retirée du métier d'actrice à plein temps pour « se consacrer exclusivement à son mari », bien qu'elle ait continué à jouer de petits rôles au cinéma[15]. Ils se sont séparés en 1942.

Magnani a eu une liaison avec l'acteurMassimo Serato, avec qui elle a eu son seul enfant, un fils nommé Luca[41], né le à Rome, après sa séparation d'avec Alessandrini. À l'âge de 18 mois, Luca a contracté lapolio et a perdu l'usage de ses jambes en raison de la paralysie qui en a résulté. En conséquence, Magnani dépense la plupart de ses premiers revenus pour des médecins spécialistes et des hôpitaux. Après avoir vu un jour unvétéran de guerrecul-de-jatte se traîner sur le trottoir, elle dit : « Je me rends compte maintenant que c'est pire quand ils grandissent », et décide de gagner suffisamment d'argent pour « le mettre à l'abri du besoin pour toujours »[15].

En 1945, elle tombe amoureuse du réalisateurRoberto Rossellini alors qu'elle travaille surRome, ville ouverte (1945). « Je pensais avoir enfin trouvé l'homme idéal... [Il] avait perdu son propre fils et j'ai senti que nous nous comprenions. Surtout, nous avions les mêmes conceptions artistiques ». Rossellini est ensuite devenu violent, versatile et possessif, et ils se disputaient constamment à propos de cinéma ou par jalousie. « Dans des accès de rage, ils se jetaient de la vaisselle à la figure »[15]. En tant qu'artistes, cependant, ils se complétaient bien en travaillant sur des filmsnéoréalistes. Ils se séparent finalement lorsque Rossellini tombe amoureux d'Ingrid Bergman qu'il épouse.

Magnani avait un penchant mystique et consultait desastrologues, tout en croyant à lanumérologie. Elle mangeait et buvait très peu et pouvait subsister pendant de longues périodes sans rien d'autre que du café noir et des cigarettes. Cependant, ces habitudes affectaient souvent son sommeil : « Mes nuits sont épouvantables », dit-elle. « Je me réveille dans un état de nervosité et il me faut des heures pour reprendre contact avec la réalité »[15].

Hommages

[modifier |modifier le code]

« Je salue la fraternité des hommes, le monde des arts, et Anna Magnani. »

— Message deYouri Gagarine lors du premier vol spatial habité le[42].

Jean Renoir a écrit : « Magnani est la quintessence de l'Italie[43], et aussi la personnification la plus complète du théâtre, du vrai théâtre avec des décors en papier mâché, un mensonge fumeux et des chiffons dorés, je devais logiquement me réfugier dans lacommedia dell'arte et emmener Magnani avec moi dans ce bain, je lui suis reconnaissant de symboliser dans mon film toutes les autres actrices du monde ».

Antonello Trombadori se souvient d'elle en ces termes : « Leromanesco était pour elle un moyen de communiquer avec le public. En fait, Anna Magnani était une intellectuelle ratée, elle n'était pas une actrice populaire mais une actrice qui visait à être extrêmement fonctionnelle et intellectuelle. Elle n'était pas instinctive, mais méditée et réfléchie. Plus que ce que l'on pourrait croire. L'instinct et l'impulsion de communiquer n'ont pas libre cours chez elle, mais contenus et contrôlés. Ses personnages ne sont donc pas son point de départ, mais une façon d'être afin de se rendre populaire »[44].

L'étoile d'Anna Magnani àCinecittà.

Quelques jours après son arrivée en Amérique, la presse a déclaré : « Comparées à elle, nos actrices sont des mannequins de cire par rapport à un être humain »[45]. LeTime écrit : « Divin, tout simplement divin »[45].

Après le tournage du filmMamma Roma,Pier Paolo Pasolini a commenté leur collaboration en ces termes : « Anna est romantique, elle voit la figure dans le paysage, elle est commePierre-Auguste Renoir, moi par contre je suis sur la voie deMasaccio ».

Après sa mort, de nombreuses initiatives ont été prises en Italie et à l'étranger pour se souvenir d'Anna Magnani. Parmi les plus importantes, celle de 2002 auMuseum of Modern Art deNew York, qui lui a rendu hommage en lui consacrant une rétrospective avec la projection de 14 de ses films[46].

Gianni Togni lui a dédiéNannarè, contraction romane du surnom « Nannarella », contenu dans l'albumBersaglio Mobile de 1988, tout commePino Daniele avecAnna verrà, inclus dans l'albumMascalzone latino de 1989 ; mêmeCarmen Consoli a écrit une chanson intituléeAnna Magnani, chantée parAdriano Celentano.

Paola Turci, dans son albumIl secondo cuore de 2017, lui dédie le titre de clôtureMa dimme te, dont les strophes résument la fougue et la passion de l'actrice.

Uncratère de 26 km de diamètre sur la planèteVénus lui est dédié[47].

Elle était « la femme la plus mystérieuse et la plus transparente que la mythologie du cinéma ait inventée, (...) une femme de caractère », a écritOriana Fallaci dans l'Europeo[48].

D'aprèsMeryl Streep elle est « La déesse. Fantastique. Regardez ces yeux. Une telle intensité. Un engagement total dans tout ce qu'elle faisait. Un engagement qui éclatait dans tout ce qu'elle faisait »[49].

Filmographie

[modifier |modifier le code]

Cinéma

[modifier |modifier le code]

Télévision

[modifier |modifier le code]

Films se référant à sa vie d'actrice

[modifier |modifier le code]

Théâtre

[modifier |modifier le code]
  • 1929 :Le Plus heureux des trois d'Eugène Labiche etEdmond Gondinet, mise en scèneDario Niccodemi etRuggero Lupi. Compagnie drammatica Italiana,Teatro Valle de Rome
  • 1929 :Laboremus de Sabatino Lopez, mise en scène Dario Niccodemi et Ruggero Lupi. Compagnie drammatica Italiana,Teatro Olimpia de Milan
  • 1930 :Triangoli de Dino Falconi etOreste Biancoli, mise en scène Dario Niccodemi et Ruggero Lupi. Compagnie drammatica Italiana,Teatro Manzoni de Milan
  • 1930 :La donna in vetrina deLuigi Antonelli, mise en scène Dario Niccodemi et Ruggero Lupi. Compagnie drammatica Italiana,Teatro Argentina de Rome
  • 1930 :Un uomo, una donna, un milione de Giuseppe Bevilacqua, mise en scène Nera Grossi Carini. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro degli Arcimboldi de Milan
  • 1930 :Confidenza d'Alessandro Greppi, mise en scène Nera Grossi Carini. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1930 :Affari d'America deFrank I. Hirschfeld, mise en scène Nera Grossi Carini. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1930 :Luciano 1930 deLeonida Rèpaci, mise en scène Nera Grossi Carini. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1931 :Facciamo due chiacchiere de Dino Falconi et Oreste Biancoli, mise en scèneGero Zambuto. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1931 :I documenti del console Touquet de Giulio Cesare Gallia, mise en scène Gero Zambuto. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1931 :Paggio Fernando de Mura, mise en scène Gero Zambuto. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1931 :La fiera lampionaria de Pietro Mazzuccato, mise en scène Gero Zambuto. Compagnie du teatro Arcimboldi, Teatro Arcimboldi de Milan
  • 1931 :800-900-1000 de Carlo Veneziani, mise en scène Carlo Veneziani. Compagnie Fontana, Teatro Odeon de Milan
  • 1931 :Un uomo che ispira fiducia dePaul Armont, mise en scèneAntonio Gandusio etLuigi Almirante. Compagnie Gandusio-Almirante,Teatro Carignano de Turin
  • 1931 :Bourrachon de Laurent Doillet, mise en scène Antonio Gandusio et Luigi Almirante. Compagnie Gandusio-Almirante, Teatro Carignano de Turin
  • 1932 :Tifo! de Celso Maria Poncini et Roberto Biscaretti, mise en scène Antonio Gandusio et Luigi Almirante. Compagnie Gandusio-Almirante, Politeama Chiarella de Turin
  • 1932 :L'amore canta deJacques Bousquet,Alessandro de Stefani etHenri Falk, mise en scène Antonio Gandusio et Luigi Almirante. Compagnie Gandusio-Almirante, Teatro Barberini de Rome
  • 1932 :Amore mascherato deSacha Guitry, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :Il profumo de mia moglie de Leon Lenz, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :L'uomo del piacere (L'homme de joie) dePaul Géraldy etRobert Spitzer, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :Il primo letto d'Andrea Bisson, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :Bourrachon de Laurent Doillet, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :Baciatemi deTristan Bernard,Yves Mirande etGustave Quinson, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :L'acquolina in bocca (L'Eau à la bouche) dePhilippe Parès,Serge Véber etGeorges van Parys, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1932 :Jim la Houlette, roi des voleurs deJean Guitton, mise en scène Aristide Baghetti et Ermete Liberati. Compagnie de spettacoli comici et musicali Baghetti-Liberati, Teatro Argentina de Rome
  • 1935 :Casanova, non sei più tu! d'Egeo Carcavallo, mise en scène Gero Zambuto. Compagnie Spettacoli Eliseo, Teatro Eliseo de Rome
  • 1935 :Gangster del mio cuore de Giovanni Manca, mise en scène Gero Zambuto. Compagnie Spettacoli Eliseo, Teatro Eliseo de Rome
  • 1935 :I milioni de Michele Galdieri et Arturo Milone, mise en scène Michele Galdieri. Compagnie Spettacoli Eliseo, Teatro Eliseo de Rome
  • 1938 :La foresta pietrificata deRobert Emmet Sherwood, mise en scène Anton Giulio Bragaglia. Compagnie du teatro delle Arti, Teatro delle Arti de Rome
  • 1938 :Nessuno ha visto d'Anthony Armstrong et Henry Simpson, mise en scèneAnnibale Betrone. Compagnie Spettacoli Elle Betrone-Magnani,Teatro Eliseo de Rome
  • 1938 :Il sorprendente dottor Klitter deBarré Lyndon, mise en scène Annibale Betrone. Compagnie Spettacoli Elle Betrone-Magnani, Teatro Eliseo de Rome
  • 1938 :Metropoli d'Alessandro De Stefani, mise en scène Annibale Betrone. Compagnie Spettacoli Elle Betrone-Magnani, Teatro Eliseo de Rome
  • 1938 :Palcoscenico de Geoffry G. Ames, mise en scène Annibale Betrone. Compagnie Spettacoli Elle Betrone-Magnani, Teatro Eliseo de Rome
  • 1938 :La mascherata de San Silvestro d'Andrea dello Siesto, mise en scène Annibale Betrone. Compagnie Spettacoli Elle Betrone-Magnani, Teatro Eliseo de Rome
  • 1939 :Anna Christie d'Eugene O'Neill, mise en scène d'Anton Giulio Bragaglia. Compagnie du teatro delle Arti, Teatro delle Arti de Rome
  • 1940 :Quando meno te l'aspetti de Michele Galdieri, mise en scène de l'auteur. Compagnie dule grandi riviste Totò de Remigio Paone, Teatro Quattro Fontane de Rome
  • 1942 :Volumineide de Michele Galdieri, mise en scène de l'auteur. Compagnie Totò-Magnani, Teatro Lirico de Milan
  • 1944 :Che ti sei messo in testa? de Michele Galdieri, mise en scène de l'auteur. Compagnie Totò-Magnani,Teatro Valle de Rome
  • 1944 :Con un palmo de naso de Michele Galdieri, mise en scène de l'auteur. Compagnie Totò-Magnani, Teatro Valle de Rome
  • 1944 :Cantachiaro deFranco Monicelli, Italo De Tuddo, Pietro Garinei, Sandro Giovannini, Compagnie Magnani-Ninchi, mise en scène Oreste Biancoli, Teatro Quattro Fontane de Rome
  • 1944 :Carmen deProsper Mérimée, mise en scèneGherardo Gherardi. Compagnie Magnani-Ninchi, Teatro Quirino de Rome
  • 1944 :Jegor Bulycov et gli altri deMaxime Gorki, mise en scène Vito Pandolfi. Compagnie Magnani-Ninchi, Teatro Quirino de Rome
  • 1944 :Così per gioco d'Armand Salacrou, mise en scèneCarlo Ninchi. Compagnie Magnani-Ninchi,Teatro Quirino de Rome
  • Scampolo de Dario Niccodemi. Compagnie Magnani-Ninchi, Teatro Quirino de Rome
  • 1945 :Soffia so'... dePietro Garinei etSandro Giovannini, mise en scèneMario Mattoli, Compagnie Za-Bum, Teatro Quattro Fontane de Rome
  • 1945 :Cantachiarono 2 d'Italo De Tuddo, Pietro Garinei, Sandro Giovannini, Franco Monicelli, Compagnie Magnani-Ninchi, mise en scène Oreste Biancoli, Teatro Quattro Fontane de Rome
  • 1945 :Maya deSimon Gantillon, mise en scène Orazio Costa, Teatro Eliseo
  • 1945 :Scampolo de Dario Niccodemi. Compagnie Anna Magnani, Teatro Quirino de Rome
  • 1945 :Anna Christie d'Eugene O'Neill, mise en scèneOrazio Costa. Compagnie Anna Magnani, Teatro Eliseo de Rome
  • 1946 :Sono le dieci et tutto va bene dePietro Garinei,Sandro Giovannini etMarcello Marchesi, mise en scène Mario Mattoli. Compagnie Za-Bum, Teatro Quattro Fontane
  • 1953 :Chi è de scena? de Michele Galdieri, mise en scène de l'auteur. Compagnie Anna Magnani, Teatro del Casinò deSanremo
  • 1965 :La lupa deGiovanni Verga, mise en scèneFranco Zeffirelli.Teatro della Pergola deFlorence
  • 1966 :Medée deJean Anouilh, mise en scèneGian Carlo Menotti. Compagnie Cisan, Teatro Quirino de Rome

Distinctions

[modifier |modifier le code]

Récompenses

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Plusieurs ouvrages lui sont consacrés, notamment deux biographies :

Le poèteBernard Noël a également fait d'Anna Magnani le sujet d'un roman :Bernard Noël,La Langue d'Anna : roman, Paris, France, P.O.L,, 101 p.(ISBN 978-2-86744-597-2,BNF 37319018)

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Prononciation enitalien standardretranscrite selon lanorme API.
  2. (it) Giancarlo Governi,« Anna Magnani, l'attrice simbolo della ricostruzione e del riscatto », surglobalist.it,(version du surInternet Archive)
  3. (it)« ANNA MAGNANI. LA PIÙ GRANDE ATTRICE DELLA STORIA DEL CINEMA ITALIANO, NEI SUOI FILM PASSIONE E NEOREALISMO. », surunmondoditaliani.com(version du surInternet Archive)
  4. (it) « Anna Magnani una delle più grandi attrici del cinema italiano, commemorata con una esposizione che racconta in 287 foto la sua vita », surfondazioneitalianelmondo.com
  5. (it) Pippo Augliera,« Ritratto di Anna Magnani: la tempesta e la quiete. Gli omaggi in occasione del 40° anniversario dalla scomparsa », surmusicalnews.com,(version du surInternet Archive)
  6. (it) « Magnani, Anna », surtreccani.it
  7. (it) « Aldo Fabrizi », surmymovies.it
  8. (it) Laura Finocchiaro, « INTERVISTA ANNA MAGNANI - "TV7", 1964 © RAI TECHE », surArchivio Anna Magnani,
  9. abc etd(it)« Magnagni, Anna », surtreccani.it(version du surInternet Archive)
  10. (it) Giulia Foschi, « Romana? No, romagnola: Ravenna celebra la "sua" Anna Magnani », surbologna.repubblica.it,
  11. (it) Matilde Hochkofler,Anna Magnani: La biografia, Giunti,(ISBN 9788858763780,lire en ligne)
  12. ab etc(it) Matilde Hochkofler et Luca Magnani,Ciao Anna,vol. 3, Edizioni Interculturali,coll. « Arte e spettacolo. Grandi testimoni '900 »,(ISBN 9788888375519,lire en ligne)
  13. (it) Joe Denti,La Storia del Cinema vissuta dai Capolavori del Neorealismo...,vol. 8, Simonelli Editore,coll. « SENTIERI DI CELLULOIDE »,(ISBN 9788876476167,lire en ligne)
  14. (it) Claudio Colaiacomo,I love Roma, Newton Compton Editori,(ISBN 9788854170544)
  15. abcde etf(en) John Kobler, « Tempest on the Tiber »,Life,‎
  16. (it) Matilde Hochkofler,Anna Magnani, Rome, Gremese,(ISBN 88-8440-086-4)
  17. (it) « ANNA MAGNANI SCRIVE LA SUA BIOGRAFIA », surarchivioannamagnani.it(consulté le)
  18. (it) Gianmaria Cataldo, « Anna Magnani: 10 cose che non sai sull’attrice », surcinefilos.it
  19. (it) « HISTOIRE(S) DU CINÉMA: Roma città aperta di Roberto Rossellini », surmuseocinema.it
  20. « L'onorevole Angelina Premi vinti e nomination », surcomingsoon.it
  21. (it) « L'onorevole Angelina », surmovieplayer.it
  22. (it) « Festival di Venezia 1947 », surmymovies.it
  23. Le Louvre, Auditorium, Festival de cinéma 17-26 novembre 2023, "Le Miracle, épisode deAmore."[1]
  24. Cinéclub de Caen, "Le Miracle, Roberto Rossellini, 1948"[2]
  25. Lettre du Père Felix Morlion au comte Elio Zorzi, directeur du festival de Venise en octobre 1948
  26. (it) « Bergman & Magnani - La guerra dei vulcani - documentario realizzato da Francesco Patierno », suriicparigi.esteri.it
  27. « Ciné+ Classic fête Anna Magnani, l’autre Louve romaine », surtelerama.fr
  28. a etbChristian Viviani, « Anna Magnani, l’actrice Louve », suropenedition.org
  29. FrançoisTruffaut,« Un Festival Jean Renoir », dansLes Films de ma vie, Flammarion,coll. « Champs arts », (1re éd. 1975),p. 62
  30. (it) « Non ho mai tradito la mia gente », surrepubblica.it,
  31. Silvia Bizio et Claudia Laffranchi,Gli italiani di Hollywood: il cinema italiano agli Academy Awards, Gremese Editore,(ISBN 978-88-8440-177-9,lire en ligne)
  32. Sette, settimanale del Corriere della sera surGoogle Livres
  33. (it) « L'oscar alla Magnani », surarchivioannamagnani.it
  34. Williams, Tennessee.Life magazine,
  35. a etb(en) Pauline Small,Sophia Loren: Moulding the Star, Intellect Books,(ISBN 9781841502342),p. 77
  36. a etb(it) « I ricordi di Carlo Verdone su “Mamma Roma” »,(consulté le)
  37. (it) Giuseppe Bocconetti, « Grazie, ma non telefonate »,Radiocorriere,no 39,‎ 23-29 septembre 1973,p. 104-106(lire en ligne).
  38. (it) Marianna Dell'Aquila, « “Roma”, la dichiarazione d'amore di Federico Fellini alla città eterna »,(consulté le)
  39. (it) Corona Perer, « Anna Magnani, una grande italiana », surgiornalesentire.it
  40. « Anna Magnani », surfindagrave.com
  41. a etb(en) Franco Zeffirelli,Zeffirelli: An Autobiography, Weidenfeld & Nicolson,,p. 78
  42. Extrait de l'article« Celebrazioni All’Istituto italiano: Anna, anche Parigi la ricorda con Gagarin » (Célébrations à l'Institut italien : Paris se souvient d'Anna avec Gagarine) publié surArchivio Storico.unità.it du 23 septembre 2008
  43. « DIMANCHE 8 MARS LE CARROSSE D'OR : FR 3, 22 h 55 Couleur théâtre », surlemonde.fr
  44. Citation de Simonetta Ramogida,Roma Città Aperta, 2015
  45. a etb(en) Martina Zito, « Anna Magnani », suritalian-traditions.com
  46. (it) Samantha De Martin, « Anna Magnani: la vita e il cinema raccontati in una mostra », surarte.it,
  47. (en) « Magnani (Venus) », surwenamethestars.inkleby.com
  48. (it) « Anna Magnani, 60 anni fa l’Oscar », suriodonna.it,
  49. [vidéo] « Meryl Streep e Tom Hanks (5^ parte) - Che tempo che fa 14/01/2018 », surYouTube

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Années 1940-1950
Années 1960-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020
v ·m
Années 1940-1950
Années 1960-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020
v ·m
David di Donatello
Années 1950-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020-2030
v ·m
Années 1950-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2020
À partir de 2021, le prix est remplacé par l'Ours d'argent de la meilleure performance.
v ·m
Années 1920-1930
Années 1940-1950
Années 1960-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020-2030
v ·m
Années 1953-1968
Britanniques
Étrangères
Années 1969-1979
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020-2030
v ·m
Années 1950
Années 1960-1970
Années 1980-1990
Années 2000-2010
Années 2020
v ·m
Années 1930
Années 1940
Années 1950
Années 1960
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010
Années 2020
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Anna_Magnani&oldid=232752416 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp