Anna Freud est la plus jeune enfant deSigmund etMartha Freud[1]. Sixième d'une fratrie nombreuse et dont la naissance n'est pas désirée[2], elle lutte pour être reconnue[1]. Elle souffre d'anorexie[3]. Elle suit une formation d'enseignante à l'écoleMontessori de Vienne[4] et passe le concours pour devenirinstitutrice en 1914, devenant la seule fille de Freud qui exerce un métier[5]. Elle est titularisée en 1917, année où elle souffre detuberculose[6], et enseigne jusqu'en 1920[7],[8].
Sa premièreanalyse est menée par son pèreSigmund Freud de 1918 à 1922 (puis une seconde analyse de 1924 à 1929). À ce sujet, Freud écrivit plus tard àEdoardo Weiss, qui lui demandait conseil à propos de son fils, que, même si avec sa fille il avait bien réussi, prendre un fils en analyse, c’était une chose qu’il ne pouvait pas conseiller[9]. (Au début duXXIe siècle, devenu critique de la psychanalyse,Jacques Van Rillaer ira jusqu'à qualifier l'analyse d'Anna avec son père d'analyse « incestueuse », car en contradiction avec la« procédure en principe proscrite »[10]).
Schlagephantasie und Tagtraum (conférence du 31 mai 1922)
À la suite de cette analyse, Freud publie en 1919 une étude intitulée « Un enfant est battu, Contribution à la connaissance de la genèse des perversions sexuelles », où l’un des cas cités, le cinquième, ne peut être que celui de sa propre fille[11]. Cette hypothèse est reprise par Linda Hart etTeresa de Lauretis[12]. Or le, alors qu’elle suivait déjà depuis plusieurs années de façon informelle leurs discussions, Anna Freud se présente devant les membres de laSociété psychanalytique de Vienne, avec une conférence d’admission intitulée « Schlagephantasie und Tagtraum (Fantasme d’être battu(e) et rêverie diurne) »[13]. La conférencière remarque dès le début : « Dans la communication que j'apporte, il s'agit d'une petite illustration d'une étude du professeur Freud " Un enfant est battu ". Elle est née d'une série de conversations avecMmeLou Andreas-Salomé, que je dois beaucoup remercier pour son intérêt et pour son aide. » Selon Elisabeth Young-Buehl[14] et Ruth Menahem[15], le cas exposé, celui d’une jeune fille de 15 ans, est en réalité le sien propre, puisqu’à cette époque elle n’avait pas encore de patients.
En 1920, Sigmund Freud a offert à Anna « l'anneau réservé aux membres du Comité »[16] : uneintaille montée sur un anneau d'or[17]. Alors qu'elle pratique la psychanalyse depuis 1923 à Vienne[18], elle est acceptée comme membre de laSociété psychanalytique de Vienne en 1924[19]. D'après Plon et Roudinesco[20], à la suite de la rupture de Sigmund Freud avecOtto Rank en 1924, elle remplace celui-ci au comité secret, écrivant àMax Eitingon : « [le comité] me reçoit en tant que membre » (lettre du)[21]. Selon Barratt, elle n'intègre le comité qu'à la mort deKarl Abraham, en 1926[22].
Elle demeure tout au long de sa vie proche de son père, affectivement et intellectuellement, devenant, avec son frère Ernst, héritière légale des archives et de l’œuvre de S. Freud[24].
Laplanche etPontalis considèrent qu'à la suite des apports scientifiques sur lesmécanismes de défense enmétapsychologiefreudienne après 1926,« l'étude des mécanismes de défense est devenue un terme important de larecherche psychanalytique, notamment avec l'ouvrage d'Anna Freud qui leur est consacré »,Le moi et les mécanismes de défense (Das Ich und die Abwehrmechanismen, 1936)[25]. Sans« se placer dans une perspective exhaustive ni systématique »,« cet auteur », disent-ils,« s'attache sur des exemples concrets à décrire la variété, la complexité, l'extension des mécanismes de défense, montrant notamment comment la visée défensive peut utiliser les activités les plus diverses (fantasme, activité intellectuelle), comment la défense peut porter non seulement sur des revendicationspulsionnelles, mais sur tout ce qui peut susciter un développement d'angoisse: émotions, situations, exigence dusurmoi, etc. »[25]. Selon Laplanche et Pontalis, Anna Freud est la première à décrire et à isoler dans cet ouvrage le mécanisme de défense de l'identification à l'agresseur[26].
Sa première analyse d'enfant est celle de son neveu,W. Ernest Freud, qui est lui-même l'enfant observé par Freud dans le « jeu de la bobine »[29].
Elle fonde en 1927 àVienne, avecEva Rosenfeld puisDorothy Burlingham une école inspirée à la fois par la psychanalyse et par la pédagogie nouvelle, notamment la pédagogie par les projets[30]. Elle est appuyée dans cette entreprise parAugust Aichhorn[31]. L'école deHietzing (quartier de Vienne) existe jusqu'en 1932[32],[33].
En[34], elle fonde, grâce au soutien financier de la psychanalyste Edith Jackson, et avec l'appui de Dorothy Burlingham, une institution, la Jackson Nursery, à mi chemin entre la crèche et la nurserie[35], qui est avant tout destinée à prendre soin — selon des principes psychanalytiques — d'une douzaine d'enfants nécessiteux de moins de deux ans ; dans cet établissement les premiers stades de l'enfance[36] sont observés. Après son exil en Angleterre et du fait de la guerre, elle ouvre une institution pour enfants, la Hampstead War Nursery, qu'elle tient avec D. Burlingham[37]. Cette institution sert de laboratoire à ses recherches, où elle forme ses collaborateurs[38].
Par rapport au conflit qui opposeMelanie Klein et Anna Freud,Sophie de Mijolla-Mellor estime au cours d'une étude intitulée « Des femmes théoriciennes de la psychanalyse », que la filiation« à un père imaginaire est nettement plus aisée que lorsqu'il s'agit d'un père réel ». Elle renvoie à l'ouvrage de Riccardo Steiner, aux yeux duquel Anna Freud et Mélanie Klein« sont “deux filles luttant pour l'amour et la possession d'un père” »[39].
Opposition théorico-clinique sur la « psychanalyse des enfants »
En 1927, Anna Freud écritIntroduction à la psychologie des enfants, point de départ de dissensions importantes avecMelanie Klein portant sur la conception du cadre analytique pour enfants. Pour Anna Freud, la psychanalyste établit un transfert positif, et assure un rôle pédagogique et éducatif avec l'enfant analysé, alors que Melanie Klein prône le jeu, qui correspond aux libres associations de la cure pour adultes.
Ces divergences prennent de l'ampleur à partir de 1938, lorsque Anna Freud s'exile après l'Anschluss pour échapper aux menaces antisémites et s'inscrit à laSociété britannique de psychanalyse. Elles donnent lieu à descontroverses scientifiques, qui se déroulent au sein de la Société, entre 1941 et 1945[40].
Aux yeux des psychanalystes, Anna Freud est le plus souvent considérée comme« le garant de l'orthodoxie freudienne »[41]. Mais selon Pamela Tytell, elle aurait mis à profit cet avantage pour influer sur la doctrine, d'une part en « déjargonisant » le vocabulaire freudien afin de mettre la théorie psychanalytique à la portée de non-analystes comme les parents et leséducateurs (L'Initiation à la psychanalyse pour éducateurs), d'autre part et surtout« en accentuant le rôle de l'ego dans la personnalité et en infléchissant les théories de son père dans le sens d'unepsychologie du moi »[41].
Dans l'histoire du mouvement psychanalytique,Élisabeth Roudinesco et Michel Plon définissent « annafreudisme » par opposition àkleinisme comme un« courant représenté par les divers partisans d'Anna Freud »[42]. Étant donné que la division entre le kleinisme et l'annafreudisme recouvre celle entrepsychose etnévrose, elle est notamment au cœur de la question de lapsychanalyse des enfants[42]. Par rapport aux kleiniens et post-kleiniens qui étendent lacure psychanalytique (référée aux névroses et aucomplexe d'Œdipe) aux très jeunes enfants, auxétats-limites et à la relation archaïque à la mère, les annafreudiens« conçoivent le traitement des psychoses à partir de celui des névroses en y introduisant une dimension sociale etprophylactique », tandis qu'une telle dimension n'est pas prise en compte dans la théorie kleinienne qui se réfère seulement à laréalité psychique ou à l'imaginaire dusujet[42].
L'Enfant dans la psychanalyse (traduit de l'anglais parDaniel Widlöcher, François Binous et Marie-Claire Calothy), avant propos de Daniel Widlöcher, Gallimard (collection « Connaissance de l'inconscient »), 1976
Le Moi et les mécanismes de défense (Das Ich und die Abwehrmechanismen, 1936), Puf, 2001(ISBN2130518346)
Le Traitement psychanalytique des enfants (Textes de 1926, 1927, 1945), traduit de l'allemand par Elisabeth Rochat, traduit de l'anglais parAnne Berman, Puf, 2002(ISBN2130527264)
Initiation à la psychanalyse pour les éducateurs, Toulouse, Privat, 1972.
Anna Freud avec Thesi Bergmann,Les Enfants malades : introduction à leur compréhension psychanalytique, traduit par Julien Etoré et Jacques Chazaud, Toulouse, Privat, 1976.
Sigmund Freud,Lettres à ses enfants, édition de Michael Schröter avec la collaboration d’Ingeborg Meyer-Palmedo et Ernst Falzeder, traduction de l’allemand par Fernand Cambon, Paris, Aubier, 2012.
La figure d'Anna Freud semble intéresser particulièrement l'opinion sur deux thèmes croisés d'ordre biographique plus dans le registre de leur réception aujourd'hui : la relation d'Anna Freud à son père et au « père » de la psychanalyse et l'émancipation relative d'Anna Freud par rapport au même père comprenant son interprétation rétrospective sur le thème actuel du « genre » dans l'histoire des idées au début duXXIe siècle.
Anna Freud mettrait en question la théorie freudienne durefoulement des désirsincestueux dans lecomplexe d’Œdipe.Teresa de Lauretis[43],[44] parle d’un « pas-si-refoulé-que-ça ». Anna Freud aurait contribué à ce que les conceptions de Freud sur la sexualité féminine, sur le complexe d’Œdipe, soient bouleversées. Plusieurs groupes de chercheurs ont suivi cette piste : en France, Isabelle Mangou a parlé de « Queer Anna », Mayette Viltard, se référant à l'étude de laGradiva de Jensen, évoque le psychanalyste comme « un cas de nymphe »[45]. Quand Linda Hart analyse la Conférence d’admission à laSociété psychanalytique de Vienne, qu’Anna Freud prononce le mercredi 31 mai 1922, sous le titre : « Schlagephantasie und Tagtraum (Fantasme d’être battu(e) et rêverie) » comme « un dialogue fille/père, où la fille parle à la fois le langage du père et le sien propre », ce qui fait de la conférence une performance, Colette Piquet, avec un groupe de recherche de l’École lacanienne de psychanalyse, analyse, quant à elle, le texte de la conférence comme une pièce de théâtre où chaque protagoniste joue son propre rôle, Freud, Anna Freud et Lou Andreas-Salomé[46].
La relation Anna Freud - Sigmund Freud - Lou Andreas-Salomé
Dans le cadre d'une rencontre de l'A.I.H.P. surLes femmes dans l'histoire de la psychanalyse, Inge Weber étudie cette« “liaison à trois” » qui se noue entre Anna Freud, Sigmund Freud etLou Andreas-Salomé:« il s'agit d'une relation unique dans l'histoire du mouvement psychanalytique, la relation durable entre un père, sa fille et une amie qui devient également l'amie de sa fille »[47], écrit-elle.
Hypothèses sur une « homophobie » et « homosexualité » d'Anna Freud
Tandis que pourFreud, rappelle Albert Le Dorze,« tout humain est pervers polymorphe », que« l'intérêt sexuel exclusif de l'homme pour la femme n'est pas une chose qui va de soi... mais bien un problème qui a besoin d'être éclairci » (Freud dans lesTrois essais) et que« persécuter l'homosexualité est un crime et une cruauté »,Ernest Jones, pour qui« l'homosexualité est un crime répugnant »,Karl Abraham, les berlinois, Anna Freud« considèrent les homosexuels comme des pervers incapables de devenir psychanalystes »[48]. Dans sa préface à laCorrespondance : 1904-1938 de Sigmund Freud et d'Anna Freud, parue en 2012,Élisabeth Roudinesco rapporte qu'Anna Freud, elle aussi, s'oppose effectivement à l'exercice de la psychanalyse par des homosexuels[49].
Par ailleurs, Élisabeth Roudinesco a relevé en 2011, qu'Anna Freud est « la compagne de toute une vie » deDorothy Burlingham[50], et que celle-ci s'installe en 1929 avec ses quatre enfants dans un appartement de l'immeuble viennois où habitent les Freud, et où Anna a un appartement[28].
Toujours d'après Roudinesco, la cure avec son père lui fait« haïr sa propre homosexualité »[49] tout en lui permettant de vivre une vie d'intellectuelle et de faire autorité dans le mouvement psychanalytique. Elle est conservatrice sur le plan moral parce qu'elle est dépositaire de l'orthodoxie[51]. Pour Annie Fortems, son« discours quasi-homophobe »[52] s'apparente à une« haine de soi » qui lui permet aussi de se protéger à une époque où l'homosexualité est illégale ; il est également destiné à l'IPA, qui est hostile à cette pratique[52], dont Anna représente l'un des principaux courants[53].
Le journaliste Matthew Campbell rapporte que selon Roudinesco, elle fut accusée, comme d'autres disciples de Freud, d'homophobie[54].
SelonJean Allouch,« l'homosexualité d'Anna » (une relation avecLou Andreas-Salomé qu'il qualifie de« lesbianisme » qui ne contestait pas lephallocentrisme et le familialisme) était encouragée par Sigmund Freud et connue de quelques-uns au moins des élèves de celui-ci[55]. D'aprèsMichel Onfray, elle est homosexuelle[3]. D'après Maxime Foerster, elle est à la fois « lesbienne et homophobe »[56].Daniel Borrillo, qui note le caractèrehétérosexiste de la psychanalyse, considère Anna comme« lesbienne »[57]. PourClémentine Portier-Kaltenbach elle est une« homosexuelle homophobe[58] ».
↑a etbchapitre X de la deuxième partie intitulé « L’Antigone vierge et martyre" » deMichel Onfray,Le crépuscule d'une idole. L'Affabulation freudienne." Grasset, Paris, 2010.
↑Florian Houssier,Anna Freud et son école. Créativité et controverses, Paris, Campagne première,, 304 p.(ISBN978-2-915789-56-0),p. 55
↑Teresa de Lauretis,The Practice of Love : Lesbian Sexuality and Perverse Desire, Indiana University Press, 1994. Lynda Hart,Between the body and the flesh, performing sadomasochism, 1998, tr. fr. :La Performance sado-masochiste, entre corps et chair, Paris, EPEL, 2003.
↑Cette conférence est traduite inFéminité mascarade, Paris, Seuil, 1994.
↑«Désorientations sexuelles. Freud et l’homosexualité», de Ruth Menahem,Revue française de psychanalyse, 2003/1 (Vol. 67)« En 1922, Anna fait une conférence pour être admise à la société viennoise ; on sait maintenant qu’elle y a exposé son propre cas. »
↑Sigmund Freud, « Principe du plaisir et névrose traumatique. Principe du plaisir et jeux d'enfants », inAu-delà du principe de plaisir (1920), chap. 2, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2010(ISBN2-228-90553-4)
↑Alexandra Devilers, « Teresa de Lauretis, Théorie queer et cultures populaires », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, mis en ligne le 11 octobre 2023, consulté le 13 décembre 2025, DOI :https://doi.org/10.4000/lectures.62260
↑Colette Piquet,Le Petit Théâtre d'Anna Freud, Paris, l'Unebévue, 2008,[lire en ligne]
↑Inge Weber, « Une relation à trois, unique dans l'histoire de la psychanalyse: Anna Freud - Sigmund Freud - Lou Andreas-Salomé », inLes femmes dans l'histoire de la psychanalyse (Coll. sous la dir. de S. de Mijolla-Mellor), Actes du Colloque de l'Association Internationale d'Histoire de la Psychanalyse (VIIe Rencontre Internationale de l'A.I.H.P., Londres, 16-18 juillet 1998), Bordeaux-Le-Bouscat,L'Esprit du Temps, 1999,p. 161-182.
↑« Mais, en même temps, il l’a poussée à assumer le destin moderne d’une femme intellectuelle. Anna a fait des études et elle a réussi à s’imposer dans le mouvement psychanalytique comme un véritable chef d’école. Elle a été l’une des pionnières de la psychanalyse des enfants et elle a donné naissance à un courant qui porte son nom : l’annafreudisme. [...] Anna Freud est une « fille au père », en quelque sorte, gardienne de l’héritage et de la tradition, et donc forcément conservatrice en matière de mœurs sexuelles. Elle a été une orthodoxe de la doctrine », Élisabeth Roudinesco, « Psychanalyse et homosexualité : réflexions sur le désir pervers, l'injure et la fonction paternelle », Cliniques méditerranéennes 1/2002 (no 65),p. 7-34.DOI 10.3917/cm.065.0007
↑a etbAnnieFortems, « Tabou : la famille homoparentale de la fille de Freud - Rue89 »,Rue89,(lire en ligne)
↑article payantFreud slips into France’s row over gay marriage par Matthew Campbell, le 13 janvier 2013.« "Freud's historians have always hidden it", she said, accusing many of his disciples of homophobia, an accusation that has also been levelled at Anna, who described homosexuality as an "illness". [...] It was different in Freud's day, when homosexuality was illegal. »
AnnieFortems, « Tabou : la famille homoparentale de la fille de Freud - Rue89 »,Rue89,[lire en ligne]
Peter Heller,Une analyse d'enfant avec Anna Freud, Paris, Puf, coll. « Le Fil rouge », Paris, 1996,(ISBN213046551X). (L'auteur est un ancien élève de l'école de Hietzing, analysé par Anna Freud).
Uwe Henrik Peters,Anna Freud, traduit de l'allemand par Jeanne Etoré, Balland, 1986, (1991 Québec)
Michel Plon, « Sigmund Freud et Anna Freud, Correspondance. Sigmund Freud, Lettres à ses enfants »,Essaim, 2013/1,no 30,p. 171-177.[lire en ligne].
Georges Pragier et Sylvie Faure-Pragier, « Une fille est analysée : Anna Freud »,Revue française de psychanalyse,vol. 57,no 2,,p. 447-457(lire en ligne, consulté le).
Élisabeth Roudinesco, « Psychanalyse et homosexualité : réflexions sur le désir pervers, l'injure et la fonction paternelle »,Cliniques méditerranéennes, no 65(1),p. 7-34, 2002,[lire en ligne]
« identification à l'agresseur », dans Alain de Mijolla (dir.),Dictionnaire international de la psychanalyse, Paris, Hachette,(ISBN201279145X),p. 815-816.