
Cet article d'histoire doit êtrerecyclé().

Cet articlene cite pas suffisamment ses sources().
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».
En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?La crise économique qui a éclaté aux États-Unis en se mondialise. LaFrance, sensiblement moins touchée que d'autres pays européens comme l'Allemagne, connaît néanmoins des difficultés économiques et sociales qui se répercutent sur la vie politique desannées 1930. Ces difficultés se traduisent par une forte instabilité ministérielle car les gouvernements (ministres et présidents du conseil) sont souvent renversés par la Chambre des Députés. Par ailleurs, des scandales politiques comme l'affaire Stavisky, donnent une image négative de la classe dirigeante, offrant des arguments auxligues et la presse d'extrême-droite. Ces mouvementsantiparlementaristes contestent le système républicain et démocratique et en appellent à un régime "fort" commandé par un chef et diffusent des idées extrémistes.
La situation internationale se détériore, la politique étrangère des démocraties (France,Royaume-Uni,États-Unis) ne brillant guère par sa clairvoyance. Laconférence de Munich (1938) est restée ainsi lesymbole de cette passivité face auréarmement du Troisième Reich et à sa politique expansionniste (annexions de l'Autriche -Anschluss - en et desSudètes en septembre de la même année). Le,Pétain obtient les pleins pouvoirs : laTroisième République laisse la place aurégime de Vichy.
En 1929 une crise économique touche les États-Unis puis toute l'Europe et surtout en Allemagne et au Royaume-Uni. Cette crise provoque une forte montée des prix et une baisse de la production industrielle. Dans les années 1930 il y a une montée de dictatures de types fascistes.
À la suite d'un krach boursier aux États-Unis, unecrise mondiale se révèle brusquement en 1929, la France apparaît comme un « îlot de prospérité », effet produit par son relatif retard économique. Le poids de l'agriculture et l'importance des petites et moyennes entreprises limitent pour quelques mois le nombre de faillites.
La crise économique mondiale accentue les déséquilibres structurels et L'économie française n'est plus compétitive, surtout après la dévaluation dulivre sterling en 1931, année de la faillite duCredit Anstalt. Les campagnes sont gravement atteintes par la baisse des prix agricoles, les faillites se multiplient. Lechômage, complet ou à temps partiel, touche toutes les catégories sociales.
L'impuissance des gouvernements, les scandales financiers, comme l'affaire Marthe Hanau (1928), l'affaire Oustric (1931) et l'affaire Stavisky (1934) sous legouvernement Chautemps II, l'attrait des modèlesfasciste etsoviétique accentuent les divisions politiques. La démocratie parlementaire, voire le régime républicain lui-même, sont contestés de plus en plus vivement. Lemouvement des non-conformistes surgit alors, tentant d'explorer diverses voies pour répondre à la crise politique et sociale. Le philosophe catholiqueEmmanuel Mounier fonde ainsi la revueEsprit, en 1931, puis le courantpersonnaliste. Avec l'aide deJacques Maritain rallié à la démocratie, celui-ci rénove profondément la penséecatholique, y compris à l'étranger, en offrant une critique simultanée de l'individualisme libéral et du collectivisme. Une partie des membres de l'Action française rejoint alors la « Jeune Droite ». Ailleurs, laphénoménologie d'Husserl etHeidegger d'un côté, lemarxisme de l'autre, commencent à faire sentir leur influence dans lescercles philosophiques etlittéraires.
Par ailleurs, des polytechniciens créent legroupe X-Crise, influencé par leplanisme, qui récuse lelibéralisme de Manchester affirmant, face à la crise, la nécessaire intervention de l'État dans l'économie. Ce mouvement irrigue d'autres courants et touche dont lesJeunes-Turcs (Pierre Mendès France,Pierre Cot, etc.) duParti radical-socialiste, véritable centre de gravité de la Troisième République.
Enfin, ces remises en cause affectent aussi laSFIO, avec la scission desnéo-socialistes (Marcel Déat,Adrien Marquet, etc.), qui lorgnent vers le fascisme.
Sous le secondCartel des gauches (1932-1934), lesémeutes du 6 février 1934, provoquées par des associations d'anciens combattants et desligues d'extrême droite (Croix-de-Feu,Jeunesses patriotes,Action Française, etc.) est ressentie comme une menace fasciste par les partis de gauche, qui se mobilisent. C'est la naissance duComité de vigilance des intellectuels antifascistes et d'un réflexe républicain qui mène à la victoire duFront populaire.
Entre-temps, legouvernement Daladier doit démissionner, les modérés (le centre-droit) reviennent au pouvoiravec Doumergue, et bientôt en 1935 legouvernement Laval. On croit pendant quelque temps à la formation d'un front Italie-Royaume-Uni-France lors de laConférence de Stresa (1935) qui fait suite aurétablissement de la conscription par l'Allemagne.

Socialistes,communistes etradicaux signent un accord électoral deFront populaire et gagnent lesélections législatives de 1936. Le socialisteLéon Blum devient président du Conseil, étant immédiatement soumis aux invectivesantisémites du vice-président du groupe parlementaire de laFédération républicaine (droite),Xavier Vallat.
Un mouvement massif degrèves, déclenché en, aboutit à des négociations arbitrées par le gouvernement, et à la signature desaccords Matignon, qui prévoient une hausse des salaires et la reconnaissance des droits syndicaux. La semaine de40 heures et deux semaines decongés payés sont instaurées.
Cependant, les difficultés financières et les oppositions politiques s'amoncellent. Les communistes reprochent au gouvernement sa non-intervention dans laguerre d'Espagne. En 1937, le gouvernement du Front populaire est renversé.
Édouard Daladier revient au pouvoir, mettant fin au gouvernement du Front populaire.
Les Français sont encore plus divisés et surtout préoccupés des menaces extérieures. La capitulation diplomatique franco-britannique devant Hitler àMunich, en 1938, ne sauve que momentanément la paix.
Peu de temps après, la « drôle de guerre » commence, prélude à l'« étrange défaite » (Marc Bloch) et auvote des pleins pouvoirs de juillet 1940, véritable blanc-seing donné aumaréchal Pétain pour mettre en œuvre sa « Révolution nationale » : « travail, famille, patrie »... etcollaboration avec le Reich. Avec laloi constitutionnelle du 10 juillet 1940, laTroisième République cède la place aurégime de Vichy.

Lesconventions bibliographiques ne sont pas respectées().